France : Régionales 1er tour

Paul Jorion, 15 mars 2010

Benoit XVI : 8 articles



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Benoît XVI
Pape de l’Église catholique romaine
Image du pape Benoît XVI
Nos ergo debemus sublevare huiusmodi, ut cooperatores simus veritatis
Armoiries pontificales de Benoît XVI
Nom de naissance Joseph Alois Ratzinger
Naissance Marktl, 16 avril 1927
Élection
au pontificat
19 avril 2005
Intronisation : 24 avril 2005
Fin du
pontificat  :

fin pontificat

Prédécesseur  : Jean-Paul II
Successeur  :

successeur

note

Antipape  :

antipape

Listes des papes : chronologie · alphabétique
Projets Catholicisme et Cliopédia · Modèle

Joseph Alois Ratzinger (16 avril 1927 à Marktl en Allemagne), a été élu 265e pape de l’Église catholique romaine le 19 avril 2005, et a choisi le nom de Benoît XVI (en latin Benedictus XVI, en italien Benedetto XVI, en allemand Benedikt XVI., en espagnol Benedicto XVI, en portugais Bento XVI, en anglais Benedict XVI, en polonais Benedykt XVI).

Sommaire

Jeunesse

Né le 16 avril 1927 au numéro 11 de la Schulstraße à Marktl (ou Marktl am Inn), village de Haute-Bavière non loin de la frontière autrichienne, Joseph Ratzinger, fils de Joseph Ratzinger (1877-1959) et de Maria Peintner (1884-1963), a eu une enfance marquée par les fréquentes interventions de son père officier de police et fervent pratiquant catholique. En 1932, la famille déménage à Aschau am Inn. Il a une sœur également prénommée Maria, née en 1921, qui s’est occupée de son ménage jusqu’à sa mort en 1991, et un frère aîné, Georg, prêtre lui aussi. Il entre au séminaire de Traunstein en 1939.

Pendant la seconde Guerre mondiale, il est enrôlé dans les jeunesses hitlériennes, ce qui est obligatoire depuis 1938. À l’âge de 16 ans, il est versé, avec toute sa classe de séminaristes dans la lutte antiaérienne (DCA) allemande puis, en 1944, à 17 ans, il est enrôlé dans la Wehrmacht (l’armée allemande), qui manque d’hommes. L’ensemble de sa classe est affectée à la défense de l’usine BMW des environs de Munich, jusqu’en septembre 1944. Dans ses mémoires, le futur pape déclare n’avoir jamais tiré un seul coup de feu. Il déserte quelques jours avant la reddition allemande. Il est ensuite interné jusqu’au 19 juin 1945 dans un camp de prisonniers de guerre à Bad Aibling, où Günter Grass dit l’avoir rencontré[1].

Après sa libération, il retourne au séminaire. Il poursuit des études de philosophie et de théologie à l’université de Munich, puis à l’École supérieure de Freising. Entre autres professeurs, Gottlieb Söhngen et Joseph Pascher exercent sur lui une influence notable. Le 29 juin 1951, il est ordonné prêtre en même temps que son frère dans la cathédrale de Freising, par le cardinal Michael von Faulhaber. Après une année de ministère paroissial en la paroisse du Précieux Sang, à Munich, il soutient sa première thèse de doctorat en juillet 1953  ; elle porte sur Le Peuple et la maison de Dieu dans la doctrine ecclésiale de saint Augustin (Volk und Haus Gottes in Augustins Lehre von der Kirche). Le 21 février 1957, il soutient sa thèse d’habilitation, intitulée  : La Théologie de l’histoire chez saint Bonaventure (Die Geschichtstheologie des Heiligen Bonaventura).

Sa maison de naissance à Marktl dans le sud de la Bavière en Allemagne.
Sa maison de naissance à Marktl dans le sud de la Bavière en Allemagne.

Le théologien

En 1958, après une année de travail paroissial, durant laquelle il sillonne Munich à bicyclette, il est nommé professeur en dogmatique et théologie fondamentale à l’École supérieure de Freising, puis professeur de théologie à l’Université de Münster de 1959 à 1963, devenant un des plus jeunes et des plus populaires théologiens d’Allemagne, puis professeur de théologie à l’université de Bonn de 1963 à 1966.

Il participe au concile œcuménique Vatican II (quatre sessions de 1962 à 1965) en tant que consulteur théologique auprès du cardinal-archevêque de Cologne Joseph Frings, qu’il aide à préparer ses interventions. Lors de ce concile, Ratzinger passe pour quelqu’un de novateur et de précis, ce qui l’amène à être remarqué par le pape Paul VI. L’un de ses travaux concerne la nécessité d’entreprendre une réforme du Saint-Office qui deviendra la congrégation pour la doctrine de la foi.

De 1966 à 1969, il enseigne la théologie à la faculté de théologie de l’université de Tübingen, alors dirigée par le théologien Hans Küng.

En 1968, il a fait partie des mille trois cent soixante théologiens signataires d’une pétition demandant une réforme du Saint Office de façon à donner plus de droits aux théologiens suspectés d’erreur doctrinale. [2]

Fervent défenseur des réformes, il est cependant inquiet de l’esprit de contestation qui gagne aussi les facultés de théologie, et en particulier, de l’intérêt que plusieurs théologiens allemands portent au marxisme, et se déclare partisan d’une interprétation plus authentique de Vatican II.

En 1969, il devint titulaire de la chaire de dogmatique et d’histoire des dogmes à l’Université de Ratisbonne et vice-président de celle-ci.

Archevêque et cardinal

C’est par un courrier donné en main propre par le nonce apostolique, alors qu’il se trouve à Ratisbonne, qu’il apprend, le 24 mars 1977 que le pape Paul VI le nomme archevêque de Munich et Freising. C’est le premier prêtre diocésain à accéder à ce siège important depuis 80 ans. Le 28 mai 1977, il est consacré archevêque, et le 27 juin de la même année, il est promu cardinal.

Lors de l’assemblée synodale sur la catéchèse de 1977, il fait la connaissance du cardinal Karol Wojtyła (devenu Jean-Paul II en 1978) avec lequel il échangeait depuis plusieurs années une correspondance, des idées et des livres. Il s’entend bien avec lui, et apprécie chez lui la franchise, la simplicité, la cordialité, l’ouverture d’esprit, la culture philosophique et théologique.

En 1980, il fut rapporteur du Ve synode des évêques, sur le thème  : «  Les missions de la famille chrétienne dans le monde d’aujourd’hui  ».

Préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi

Benoît XVI lors de la messe inaugurale de son pontificat le 24 avril 2005
Benoît XVI lors de la messe inaugurale de son pontificat le 24 avril 2005

Le 25 novembre 1981, quatre ans et demi après leur première rencontre, Jean-Paul II nomme le cardinal Ratzinger préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, l’un des dicastères de la curie romaine, anciennement nommé le Saint-Office (l’ancienne Inquisition), ce qui l’amène, le 15 février 1982, à renoncer à la charge pastorale de l’archidiocèse de Munich et de Freising. La mission confiée à ce théologien sûr et cultivé est de préserver l’orthodoxie de la doctrine catholique, de la préciser au milieu des développements divers du monde moderne, y compris la philosophie, les sciences humaines, la biologie et la politique, et surtout de tenter de discerner la vérité parmi toutes les idées «  à la mode  » qui se succèdent.

Le poste dont il a eu la charge est un des postes capitaux de la curie, mais est aussi présenté comme l’un des plus impopulaires, car son titulaire passe pour un défenseur des conservateurs, un héritier de la Sainte Inquisition, un ennemi de la créativité et de l’ouverture, alors qu’il était, jusqu’à cette nomination, considéré comme un théologien aux idées novatrices.

Durant 23 ans, il rencontre le pape au moins deux fois par semaine au déjeuner du mardi, entourés d’autres théologiens, pour des discussions sur des questions générales  : bioéthique, œcuménisme, théologie de la libération, etc. Tous les vendredis soirs, Jean-Paul II et lui travaillent ensembles, en tête-à-tête.

En janvier 1983, lors d’un voyage à Lyon et à Paris, il déclare que «  ce fut une première et grave faute de supprimer le catéchisme  », dénonce «  la grande misère de la catéchèse nouvelle  », qui oublie «  de distinguer le texte de son commentaire  » et ajoute qu’«  il faut oser présenter le catéchisme comme un catéchisme  », phrase qui semble alors s’appliquer directement au catéchisme français Pierres vivantes. Les évêques expliquent que le cardinal n’entend nullement «  s’ingérer dans les affaires françaises mais traiter globalement de la situation de la catéchèse  ».

En 1983, il fut le président du VIe synode sur le thème  : «  réconciliation et pénitence dans la mission de l’Église  ».

Son ouvrage, Entretien sur la foi (1985) expose sa vision ferme et lucide du catholicisme après Vatican II et notamment de ce qu’il considère comme les dérives politiques de certains courants, notamment la théologie de la libération, qui justifient les mouvements révolutionnaires par des arguments religieux, ce qu’il réprouve sans appel. Il défend aussi les positions de l’Église sur la contraception artificielle, sur le célibat des prêtres et sur le non-accès des femmes au sacerdoce. Il a aussi développé l’idée qu’aucun œcuménisme ne saurait se construire sur la base du plus petit dénominateur commun.

En octobre 1986, le pape décide de constituer une commission de cardinaux et d’évêques pour préparer un projet de catéchisme universel romain et en confie la présidence au cardinal Ratzinger.

Le 13 janvier 1992, l’Institut de France, l’élit comme membre associé étranger à l’Académie des sciences morales et politiques au fauteuil du défunt physicien nucléaire russe et prix Nobel de la paix Andreï Sakharov.

Le cardinal Joseph Ratzinger visitant la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre
Le cardinal Joseph Ratzinger visitant la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre

En 1993, le 5 avril, il est promu cardinal-évêque titulaire de l’église suburbicaire de Velletri-Segni dans la banlieue de Rome.

En 1998, il est nommé la commandeur de Légion d’honneur française et reçoit les insignes de l’Ordre le 11 mai de la même année à la villa Bonaparte par Jean-Louis Lucet, ambassadeur de France auprès du Saint-Siège.

Le 10 novembre 1999 il est fait docteur honoris causa en jurisprudence de la Libre Université Marie Très-Sainte Assomption de Rome.

Le 27 novembre 1999, le cardinal Ratzinger participe au colloque 2000 ans après quoi  ? [3] organisé par la Sorbonne à l’occasion des festivités du passage au XXIe siècle. Les larges extraits de son discours Vérité du Christianisme [4] reproduits dans le journal La Croix suscitent une vive réaction dans les colonnes du même journal de la part du cardinal archevêque de Bordeaux Pierre Eyt, président de la Commission doctrinale de la conférence des évêques de France, qui lui reproche de ne pas assez tenir compte des problèmes structurels de l’Église.

Le 26 juin 2000, il signe un document donnant l’interprétation officielle du message de Fatima.[5]

Le 6 août 2000, il publie la déclaration Dominus Iesus dans laquelle il affirme la supériorité du catholicisme sur le protestantisme, semblant prendre ainsi le contre-pied des efforts d’œcuménisme mis en acte avec la Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification co-signée l’année précédente par le conseil (du Saint-Siège) pour l’unité des chrétiens et la Fédération luthérienne mondiale. Cinquante-trois théologiens catholiques belges protestent contre cette déclaration.

Le 13 novembre 2000, il est nommé académicien honoraire de l’Académie pontificale des sciences.

Le 24 janvier 2001 la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, décide de rédiger une notification, qu’il signe, «  dans le but de sauvegarder la doctrine de la foi catholique d’erreurs, d’ambiguïtés ou d’interprétations dangereuses  » qu’elle a relevées dans le livre Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux. [6]

En 2002, à l’occasion de son 75e anniversaire, il propose, suivant la coutume, sa démission au pape, mais Jean-Paul II ne désire pas se séparer de ce précieux collaborateur, et le 6 novembre, il est élu doyen du Sacré Collège des Cardinaux, élection approuvée par le pape le 30 novembre, et titulaire de l’église d’Ostie, disposant déjà de celui de Sainte Marie-Consolatrice al Tiburtino.

Lors d’une interview donnée à l’agence Zenit le 3 mai 2003, [7] il réaffirme l’opposition du Vatican à la guerre d’Irak menée par les États-Unis, impossible d’après lui à justifier selon la doctrine de la guerre juste.

En janvier 2004, à l’occasion d’un débat avec le philosophe Jürgen Habermas à l’Académie catholique de Bavière, il reconnaît, à l’heure de la mondialisation, la «  non-universalité de fait des deux grandes cultures de l’Occident, celle de la foi chrétienne et celle de la rationalité séculière  » [8]

Le 8 avril 2005, étant le doyen du Collège des cardinaux, il a la responsabilité de diriger l’office religieux des funérailles du pape Jean-Paul II.

Après avoir été perçu comme un théologien progressiste durant sa participation au concile, le cardinal Ratzinger est au moment de son élection réputé pour ses vues conservatrices sur la foi et les moeurs, sur des sujets comme la régulation des naissances ou l’œcuménisme. Il est parfois surnommé par les médias «  le Panzerkardinal  », allusion à son intransigeance supposée et à sa nationalité allemande.

Il est connu pour avoir une position conservatrice vis-à-vis des pratiques homosexuelles (christianisme et homosexualité) et de l’avortement direct. Il soutient le pape Jean-Paul II contre l’avis d’une majorité d’évêques allemands, dans sa décision à la fin des années 1990 de faire fermer quelque 260 centres de «  conseil pour les grossesses conflictuelles  » (de:Schwangerschaftskonfliktberatung) administrés par l’Église catholique allemande. Ces centres doivent se réorganiser sous une forme associative non reconnue par l’Église. [9]

Il a été membre du Conseil de la IIe Section de la Secrétairerie d’État  ; des Congrégations pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements  ; pour les Évêques  ; pour l’Évangélisation des Peuples  ; pour l’Éducation catholique ; du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens  ; des Commissions pontificales pour l’Amérique latine  ; Ecclesia Dei.

Le pape Benoît XVI est Bailli Grand Croix de l’Ordre de Malte. Il est ainsi, après Jean XXIII, le deuxième pape membre de cet Ordre.

Nouveau pape

L’Habemus papam de Benoît , prononcé le 19 avril 2005 par le cardinal protodiacre Jorge Arturo Medina Estévez.

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Après un conclave d’à peine plus de vingt-quatre heures, le 19 avril 2005, la fumée blanche apparaît sur le toit de la chapelle Sixtine à 17h56. À 18h35, le cardinal protodiacre chilien Jorge Arturo Medina Estévez, annonce publiquement sur la place Saint-Pierre le traditionnel habemus papam et l’élection du cardinal Ratzinger comme successeur de Jean-Paul II en tant que 265e pape sur le trône pontifical.[10]

Lors de sa première apparition publique ce 19 avril 2005, avant la première bénédiction Urbi et orbi de son pontificat, le nouveau pape, sous le nom de Benoît XVI, prononce les mots suivants  :

«  Chers frères et chères sœurs, après le grand pape Jean-Paul II, Messieurs les Cardinaux m’ont élu moi, un simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur. Le fait que le Seigneur sache travailler et agir également avec des instruments insuffisants me console et surtout, je me remets à vos prières, dans la joie du Christ ressuscité, confiant en son aide constante. Nous allons de l’avant, le Seigneur nous aidera et Marie, Sa Très Sainte Mère, est de notre côté. Merci.[11]  »

Le cardinal Joseph Alois Ratzinger
Le cardinal Joseph Alois Ratzinger

Après Albino Luciani (Jean-Paul Ier) et Karol Wojtyła (Jean-Paul II), c’est le troisième cardinal nommé par Paul VI à devenir pape. Pourtant, sur les cent quinze cardinaux ayant pris part au conclave, seuls deux n’avaient pas été nommés par Jean-Paul II.

À 78 ans, il est le pape le plus âgé au jour de sa prise de fonctions depuis Clément XII en 1730. Il s’agit du premier pape d’origine germanique depuis Victor II (1055-1057), originaire de la Souabe, et Adrien VI (15221523), hollandais originaire d’Utrecht (Pays-Bas espagnols), alors relevant du Saint Empire romain germanique.

La messe d’inauguration du pape Benoît XVI a eu lieu le 24 avril 2005 en présence de nombreux hauts dignitaires de la planète. La France est représentée par le Président de la République, Jacques Chirac et son épouse, et les États-Unis par ses trois derniers présidents George Bush père et fils et Bill Clinton. Dans sa première homélie, le pape Benoît XVI précise qu’il ne va pas livrer de "programme". On note toutefois que contrairement au dialogue avec le monde juif et l’œcuménisme, le dialogue avec l’islam n’est pas cité parmi ses priorités.

Au cours des mois qui ont suivi, le pape a mis en pratique un dicton bavarois qui recommande à un évêque d’observer pendant au moins un an et de ne rien toucher à l’administration de son diocèse. Depuis lors, le pape a sèchement renvoyé le président du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Mgr Fitzgerald, "promu" nonce apostolique en Égypte, alors qu’on le donnait comme pouvant être promu au rang de cardinal, et fusionné ce conseil avec celui de la culture.

Le pape a effectué plusieurs voyages, en Italie (notamment à Bari, dans les Pouilles), en Allemagne (août 2005 pour les journée mondiale de la jeunesse et septembre 2006), en Pologne (mai 2006), en Turquie (novembre 2006), au Brésil (mai 2007) et en Autriche en septembre 2007.

Ces voyages ont relevé la popularité de Benoit XVI, dont les débuts de pontificat n’avaient pas été marqués par un accueil très chaleureux des italiens.[réf. nécessaire]

Les secrets du conclave

En septembre 2005, la revue de géopolitique italienne Limes publie un texte présenté comme le Journal du conclave d’un cardinal ayant pris part au vote. Ce texte affirme que le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio aurait été son plus sérieux rival. Ces chiffres auraient dû rester secrets, d’autant plus qu’avant de rentrer en conclave les cardinaux électeurs ont tous solennellement juré de ne jamais violer le secret de l’élection, sauf autorisation papale. Or, dès la sortie du conclave, plusieurs cardinaux n’ont pas manqué de raconter quelques confidences et anecdotes, comme celle des difficultés de faire fonctionner le vieux poêle en fonte prévu pour brûler les bulletins, les feuilles de décomptes et annoncer l’élection d’un nouveau pape grâce à une fumée blanche. L’histoire récente avait déjà connu des témoignages anonymes.

Le cardinal Joseph Alois Ratzinger
Le cardinal Joseph Alois Ratzinger

Au premier tour, le cardinal «  papabile  » Carlo Maria Martini, jésuite de 78 ans et ancien archevêque de Milan et chef de file du camp dit «  progressiste  », connu pour sa rigueur doctrinale mais surtout pour ses positions novatrices sur les questions sociales et pastorales et donné favori par les journalistes vaticanistes, n’aurait recueilli que 9 voix, le cardinal Jorge Mario Bergoglio, 10 et le cardinal Ratzinger, 47.

Au deuxième tour, le lendemain matin, le cardinal Carlo Maria Martini n’aurait recueilli aucune voix, le cardinal cardinal Jorge Mario Bergoglio en aurait recueilli 35 et le cardinal Joseph Ratzinger en aurait réuni 65. Au déjeuner, le cardinal Bergoglio, par des gestes, aurait fait comprendre à ses partisans qu’il ne voulait pas être élu. Au troisième tour, l’élection finale du cardinal Ratzinger n’aurait plus fait de doute, le cardinal Bergoglio n’aurait recueilli que 40 voix et le cardinal Ratzinger 72. Au quatrième tour, le cardinal Bergoglio n’aurait recueilli que 26 voix et le cardinal Ratzinger aurait obtenu 84 voix sur 115 cardinaux, soit 7 de plus que la majorité requise pour être élu pape. Selon le journal, l’annonce des résultats aurait été suivie d’un long silence puis saluée «  d’un long et cordial applaudissement ».

Le cardinal chilien Jorge Arturo Medina Estévez, qui, en tant que protodiacre, a annoncé depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre au monde entier le nom du nouveau pape, pense que ce témoignage anonyme d’un prince de l’Église manque de noblesse  : «  Je trouve cela extrêmement désagréable.  »

Choix du nom de règne

Le pape Benoît XVI en Pologne en 2006 avec le président polonais Lech Kaczynski
Le pape Benoît XVI en Pologne en 2006 avec le président polonais Lech Kaczynski

Le choix du nom de règne a une valeur symbolique et tend à inscrire le nouveau pape dans la ligne du précédent pape ayant porté le même nom. Le choix de ne pas continuer la lignée des «  Jean  » et des «  Paul  » montre donc une distance avec ses quatre prédécesseurs immédiats, par modestie ou par souci d’évolution. Il n’est d’ailleurs jamais arrivé que trois papes consécutifs portent le même nom de règne.

Au cours de l’audience générale du mercredi 27 avril 2005, le pape a expliqué, en français, pourquoi il avait choisi le nom de Benoît  :

«  J’ai choisi le nom de Benoît en référence à Benoît XV, qui a guidé l’Église dans la période difficile de la Première Guerre mondiale. Sur ses traces, je désire participer à la réconciliation et à l’harmonie entre les hommes et entre les peuples.

Le nom de Benoît évoque aussi le père du monachisme occidental, co-patron de l’Europe, particulièrement vénéré dans mon pays et surtout en Bavière. Saint Benoît (Benoît de Nursie) avait inscrit dans sa règle de ne rien mettre au-dessus du Christ. Nous lui demanderons donc de nous aider à rester le regard fixé sur le Christ. »

Le précédent pape portant ce nom, Benoît XV, régna de 1914 à 1922. Tout en restant neutre dans le conflit, il chercha pendant tout son pontificat une issue chrétienne à la Première Guerre mondiale, proposant en vain une paix sans vainqueurs ni vaincus. Son attitude lui vaudra le surnom de «  pape boche  » de la part du camp français et de «  pape français  » de la part du camp allemand. Pour l’Église, il reste comme le «  pape de la paix  ». Il tenta également de trouver une solution de consensus à la crise moderniste.

Le pape Benoît XIV, quant à lui, était un législateur de l’Église moderne qui avait marqué le XVIIIe siècle par son long pontificat et par son envergure intellectuelle. Son pontificat s’est déroulé au dit siècle des Lumières.

Mais Benoît XVI fait d’abord référence à saint Benoît de Nursie, patron de l’Europe, né vers 480 à Norcia (Nursie en Italie), fondateur du principal ordre monastique occidental, l’ordre des Bénédictins.

Avant les explications données par le pape lui-même, d’autres interprétations ont circulé  :

Joseph Ratzinger est né en Bavière le 16 avril 1927. Le saint du calendrier qui correspond à ce jour-là est Benoît Joseph Labre, mort cette même date. Une hypothèse émise est que Benoît XVI ait souhaité marquer une filiation avec lui.

De plus, certains journaux font également remarquer que le 1er avril 2005, la veille de la mort de Jean-Paul II, le cardinal Ratzinger a reçu à Subiaco le prix Saint Benoît pour la promotion de la vie et de la famille en Europe.

Enfin, quelques interprétations font référence à la prophétie de saint Malachie, qui attribue à chaque pape une devise  : à Benoît XVI, est attribuée la devise gloria olivae (la gloire de l’olive). L’olivier est le symbole des olivétains, une des branches de l’Ordre de Saint Benoît, ce qui faisait croire à certains que le pape serait bénédictin, en confondant bénédictins et olivétains.

Joseph Ratzinger n’était ni l’un ni l’autre, mais il a choisi le nom de Benoît.

Armoiries et devise

De gueules chappé d’or, au 1 à la tête de maure brunâtre coiffée de sable, les lèvres, la couronne et le collier de gueules, et portant à l’oreille un anneau d’or, qui est de Freising, au 2 à la coquille d’or qui est de Saint Jacques, au 3 à l’ours brunâtre lampassé de gueules portant un bât de gueules croisé de sable, qui est de Saint Corbinien, l’écu posé sur deux clés passées en sautoir, l’une d’or en barre, l’autre d’argent en bande, qui sont de Saint Pierre, liées en pointe par un cordon de gueules sur lequel est placé un pallium, et surmonté d’une mitre pontificale d’argent bordée d’or frappée d’une croix de même.

Le blason figurant sur les nouvelles armoiries papales, rendues publiques le 26 avril 2005, est une simplification de celui qu’il utilisait en tant qu’archevêque de Munich et de Freising, puis de préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi. Le reste du dessin présente cependant une innovation  : la tiare qui, en signe d’humilité, n’était plus portée par les papes depuis les premières années du règne de Paul VI, mais qui restait représentée sur les armoiries papales, est désormais remplacée par une simple mitre d’évêque. La dignité papale, c’est-à-dire d’évêque de Rome, est représentée par l’ensemble de la mitre épiscopale, des clés de saint Pierre et du pallium archiépiscopal pendant sous le blason.

Le blason est de type «  écu à calice  », d’un écu de gueules chapé d’or, portant les emblèmes du Maure, de la coquille et de l’ours. Ces trois symboles signifient «  l’universalité  » de l’Église, «  sans acception de personne  », la «  marche permanente  » du chrétien, et la «  bête de trait  », au «  service  » de Dieu  :

  • À gauche se trouve le «  Maure de Freising  », une tête d’Éthiopien couronnée qui figure depuis l’évêque Conrad III en 1316 sur les blasons de l’évêché-principauté de Freising.
  • Au centre du blason, une coquille Saint-Jacques évoque notamment le monastère Saint-Jacques de Ratisbonne, où se trouve le séminaire de prêtres du diocèse où Joseph Ratzinger a enseigné la théologie. Elle évoque également, entre autres, les pèlerinages de Saint-Jacques-de-Compostelle.
  • À droite figure «  l’ours de Saint Corbinien  », l’évêque de Freising (680-730 après J.C.) qui a converti la Bavière païenne à la religion catholique au VIIIe siècle. L’animal fait référence à l’ours qui tua la monture de Saint Corbinien lors d’un voyage à Rome, et auquel Corbinien ordonna de lui servir de monture jusqu’à la ville sainte, avant de lui rendre sa liberté une fois arrivé à destination. L’ours de Saint Corbinien symbolise ainsi la «  domestication de la sauvagerie païenne  » par la foi catholique et en même temps «  le fardeau de la fonction » en tant que «  porteur de Dieu ».

Lors de la messe inaugurale du 24 avril 2005, Benoît XVI insista longuement sur le rôle donné au pallium  :

«  Le pallium, tissu en pure laine placé sur mes épaules […] peut être considéré comme une image du joug du Christ. […] Et cette volonté n’est pas pour moi un poids extérieur, qui nous opprime et nous enlève notre liberté. […] En réalité le symbolisme du pallium est encore plus concret  : la laine d’agneau entend représenter la brebis perdue ou celle qui est malade ou celle qui est faible, que le pasteur met sur ses épaules et qu’il conduit aux sources de vie. […] Le fils de Dieu […] ne peut abandonner l’humanité à une telle condition misérable. Il se met debout, il abandonne la gloire du ciel, pour retrouver la brebis et pour la suivre, jusque sur la croix. Il la charge sur ses épaules, il porte notre humanité, il nous porte nous-mêmes.  »

Benoît XVI a choisi pour devise une parole extraite de la troisième lettre de saint Jean  : «  Coopérateurs de la vérité  ».

Son pontificat

Benoît XVI
Benoît XVI

la Curie

Nomination

En avril 2005 il nomme monseigneur Georg Gänswein comme secrétaire particulier.

Le 13 mai 2005, il nomme préfet de l’importante congrégation pour la doctrine de la foi l’archevêque de San Francisco, William Joseph Levada. C’est la première fois qu’un citoyen des États-Unis est nommé à ce poste.

Le 22 février 2006, il crée 15 nouveaux cardinaux. Contrairement à son prédécesseur il respecte strictement le nombre de 120 cardinaux électeurs fixé par Paul VI.

Article détaillé  : Cardinaux créés par Benoît XVI.

Réformes

  • Élection des papes.

Benoît XVI a changé les règles d’élection du pape, revenant à celles d’avant la modification décidée en 1996 par Jean-Paul II. Le prochain souverain pontife devra donc recueillir deux tiers des voix des cardinaux réunis en conclave pour être élu, quel que soit le nombre de scrutins. Jean Paul II avait en effet permis l’élection à la majorité absolue en cas de blocage des tractations pendant plusieurs jours. [12]

  • Réforme de la Curie

Le 12 mars 2006, Benoît XVI entame la réforme de la Curie romaine. Le conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes itinérantes et le conseil pontifical Justice et Paix sont réunifiés, sous la direction du cardinal Renato Raffaele Martino (73 ans), tout comme ceux du dialogue interreligieux et de la culture. Il est désormais à la tête de deux dicastères. La réunion des dicastères est un signe de la volonté de Benoît XVI de réduire la Curie. [13]

Le 25 juin 2007, Benoît XVI nomme le cardinal Jean-Louis Tauran à la tête du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, faisant redevenir ainsi le dialogue interreligieux comme un service distinct de la Curie romaine. [14]

Pastorale

  • Béatifications

Le 13 mai 2005, il annonce le début du procès en béatification de Jean-Paul II, en exerçant sa prérogative de ne pas tenir compte du délai de cinq ans après la mort normalement requis par le droit de l’Église.

  • Canonisations

Dans la lignée de son prédécesseur Jean-Paul II, le pape Benoît XVI continue - mais à un rythme beaucoup plus lent - à canoniser des chrétiens et chrétiennes qui peuvent être considérés comme modèles de vie évangélique.

Article détaillé  : Liste des canonisations par Benoît XVI.
  • Apparitions et exhortations publiques

En mai 2005, il restreint les rallyes d’activistes franciscains[15].

Dans son premier message de Noël, adressé au monde depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre de Rome, le 25 décembre 2005, le pape Benoît XVI appelle l’humanité du 3e millénaire à un réveil spirituel, sans lequel a-t-il dit «  l’homme de l’ère technologique risque d’être victime des succès même de son intelligence  ».

Enseignements

Vision de Vatican II

Benoît XVI est favorable au concile Vatican II, dont il a été l’un des acteurs. Il raconte  :«  J’ai vécu, moi aussi, l’époque du concile Vatican II, j’étais dans la basilique Saint-Pierre avec beaucoup d’enthousiasme  ». Il racontera ainsi sa vision de l’après-concile, qui sont selon Benoît XVI toujours difficile, et faite de crise dans un entretien avec des prêtres lors de ses vacances le 24 juillet 2005 [16].

Le lendemain de son élection en tant que pape il affirme que «  la mise en œuvre du concile Vatican II  » est sa priorité «  en continuité fidèle avec la tradition bimillénaire de l’Église  », phrase qui a été très commentée. Benoit XVI critique ainsi la vision du Concile Vatican II qui serait une rupture dans l’histoire de l’Église. Il y voit au contraire non pas une rupture radicale mais un «  renouveau dans la continuité  » de l’Église. Benoit XVI dans une intervention du 22 décembre 2005 s’explique plus longuement[17]  ; il dénonce une certaine vision du Concile Vatican II qu’il nomme un certain «  esprit du concile  », qui opposerait «  la lettre et l’esprit du Concile  », un débat central qui divise l’intérieur de l’Église depuis quarante années entre ceux qui se réjouissent de voir que l’Église catholique s’est «  ouverte au monde  » (l’esprit du concile) et ceux qui déplorent sa perte de substance et appellent à un nouvel enracinement (ceux qui ne voit que la lettre du concile). Benoit XVI considère donc que l’Église a, avec le Concile Vatican II, « maintenu et approfondi sa nature intime et sa profonde identité  ». Il affirme ainsi que «  Ceux qui attendaient avec ce ‘‘oui’’ fondamental à l’époque moderne (du Concile Vatican II) que toutes les tensions disparaissent, et que l’ouverture au monde se transforme en une pure harmonie ont sous évalué les tensions intérieures et aussi les contradictions de cette époque moderne [18] ».

Voyages et pélerinages

En Italie, Benoît XVI s’est rendu en 2005

  • Bari (clôture du XXIV Congrès eucharistique national italien)

en 2006

  • Manoppello (visite du sanctuaire de la Sainte-Face)
  • Vérone (IV Congrès ecclésial national de l’Eglise Italienne)

en 2007

  • Vigevano et Pavie
  • Assise (7e centenaire de la conversion de Saint François)
  • Lorette (renconre Agora 2007 avec les Jeunes italiens)
  • Velletri
  • Naples (rencontre internationale pour la Paix)

Encycliques

Deus Caritas Est

Le 25 janvier 2006, il publie sa première encyclique Deus Caritas Est, «  Dieu est amour  ». Dans cette encyclique le pape tente d’expliquer le sens chrétien de l’Amour, critiquant le fait que le nom de Dieu soit associé à la vengeance ou la violence. Pour cela il parle de l’Amour que l’Église doit transmettre. L’encyclique obtient un succès éditorial (vendue a plus d’1,45 million d’exemplaires[19]).

Article détaillé  : Deus Caritas Est.

Spe Salvi

Le 30 novembre 2007, Benoît XVI publie sa seconde encyclique : Spe Salvi (Sauvés par l’Espérance) qui est une réflexion sur le thème de l’espérance chrétienne, prennant comme référence la Lettre de Saint Paul aux Romains, «  c’est en espérant que nous avons été sauvés  » (Chapitre VIII verset 24).

Article détaillé  : Spe Salvi.

Caritas in Veritate

Une encyclique consacrée aux problèmes sociaux[20] intitulé "Caritas in Veritate" (L’amour de la Vérité) serait en cours de préparation[21]. Elle devait être publiée le 1er mai 2008, le jour de la fête de Saint Joseph, saint patron des travailleurs, mais la nécessité de la traduire en chinois pourrait en retarder la parution.

Article détaillé  : Caritas in Veritate.

Livre

Benoît XVI publie en mai 2007 son premier livre en tant que pape. Le livre est le premier tome de la vie du Christ, Jésus de Nazareth. Il signe "Joseph Ratzinger, Benoît XVI", car il veut affirmer par là même que ce livre est une vision personnelle de la vie de Jésus et non un enseignement dogmatique, relevant du magistère pontifical. En signant Joseph Ratzinger, il insiste sur le fait que cet ouvrage n’entre pas dans le champ de l’infaillibilité pontificale. . Benoît XVI affirme le 17 juillet 2007 travailler sur le second tome de la vie du Christ[22]

Liturgie

Au début de 2007, il publie une exhortation apostolique post-synodale du nom de Sacramentum Caritaris qui vise à défendre la beauté et la nécessité du culte eucharistique, central dans la liturgie chrétienne.

Motu proprio Summorum Pontificum

Dès le début de son pontificat, la presse évoque une possible réconciliation avec la fraternité sacerdotale Saint-Pie-X et la libéralisation du rite tridentin. L’épiscopat français, cependant, exprime des réserves sur cette éventualité, ce qui cause divers problèmes internes à la curie. Les journalistes évoquent les discussions entre Jean-Pierre Ricard, Bernard Fellay et Benoît XVI ; ainsi que le projet de Mgr Ranjith pour mener à terme la réforme liturgique en s’ouvrant entièrement à Sacrosanctum Concilium, qui permet l’usage moderne du latin.

Effectivement, le samedi 7 juillet 2007, Benoît XVI publie le motu proprio Summorum Pontificum[23], permettant la célébration du missel de 1962 (ou messe dite de saint Pie V dans sa version révisée par Jean XXIII) par tous les prêtres sur demande des paroissiens, accompagné d’une lettre aux évêques [24]. La lettre du pape affirme ainsi que la messe de Pie V dans sa version de 1962 et celle de 1970 de Paul VI ne sont qu’un seul et même rite ayant deux expressions différentes (critiqué par le courant lefevriste), dénonçant les excès «  insupportables  » de la réforme liturgique post-conciliaire (conformément à la pensée de ce même courant), il appelle par ce texte à «  une réconciliation interne  » au sein de l’Église catholique, ainsi que l’unité des chrétiens schismatiques (Lefevristes). Ce texte peut ainsi apparaître comme une victoire pour les Lefevristes, qui se réjouissent de sa publication [25]. Cependant Benoît XVI reste dans la ligne directe de Vatican II (affirmation de la validité de la messe de Paul VI, comme expression du rite ordinaire alors que la messe de Pie V est reconnue, mais en reste l’expression extraordinaire…[26].). Ainsi la publication du motu proprio apparait comme une volonté de réconciliation et d’unité des chrétiens au même titre que la lettre demandant l’unité des chrétiens de Chine[27].

Article détaillé  : Summorum Pontificum.

Dialogue interreligieux

  • Juifs

Le 29 mai 2006, au cour d’un voyage en Pologne, pays de son prédécesseur, le pape Benoît XVI se rend à Auschwitz, visite hautement symbolique du fait de la nationalité du pape qui est allemand [28].

  • Islam

Les relations avec l’islam s’avèrent très vite difficile dans le pontificat de Benoît XVI, du fait du contexte international tendu après le 11 septembre 2001, de l’affaire des Caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten, mais aussi parce que le pape avait soutenu le refus de l’entrée dans la Turquie dans l’Europe. Les extraits du propos du pape, lors du discours de Ratisbonne sont alors considéré par certains comme une provocation, chose que le pape n’a semble-t-il pas voulu.

Le 12 septembre 2006, dans un discours à l’Université de Ratisbonne, il déplore énergiquement toute violence commise pour des desseins religieux. Son argument est ceci  : Dieu est le Verbe, le Logos, la Raison primordiale. Or, la raison s’oppose à violence et passions.

Dans ce discours, il cite notamment l’empereur byzantin du XIVe siècle Manuel II Paléologue  : « Montre-moi ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu ne trouveras que des choses méchantes et inhumaines, comme son ordre de diffuser par les moyens de l’épée la foi qu’il professait  ». Cette évocation détachée de son contexte a déclenché des réactions dans le monde musulman, réactions qui allèrent jusqu’à brûler des effigies et à commettre des agressions.

  • Bouddhisme

Le 13 octobre 2006, le pape Benoît XVI a reçu le 14e Dalaï Lama, leader spirituel bouddhiste du Tibet dans le cadre d’une «  rencontre privée, de courtoisie, aux contenus religieux  ».[29] Le 13 décembre 2007, Benoît XVI devait recevoir le Dalaï Lama au Vatican[30]. Cependant, suite à une pression du gouvernement chinois, le Vatican déclare que le pape n’envisage pas de rencontrer le Dalaï Lama à cette date [31], soulevant une critique.[32] Le Dalaï Lama a déclaré qu’il était désolé de ne pas voir le Pape pendant sa visite de 10 jours en Italie.[33]

  • Indigène

Le 13 mai 2007, dans son discours d’ouverture de la cinquième Conférence générale de l’épiscopat latino-américain et des Caraïbes, à Aparecida, au Brésil, Benoît XVI a dit que les indigènes étaient silencieusement en attente du Christ. Il ne faisait que citer la doctrine catholique sur les religions non-chrétiennes, mais cela a provoqué des protestations de la part de responsables religieux et experts des communautés amérindiennes (AFP 14 mai 2007). Plus tard, il a déclaré que les conquistadors avaient commis de sérieux crimes mais que l’Église avait déjà dénoncé ces mêmes erreurs par le passé. [34]

Dialogue œcuménique

  • Orthodoxes

Le 1er mars 2006 Benoît XVI a pris la décision de renoncer au titre de «  Patriarche de l’Occident.  »[35]. Ce renoncement a deux objectifs, le premier est de ne retenir que le titre universel du pape et non plus que celui de Patriarche de l’Occident, la deuxième raison vise à se rapprocher des chrétiens orthodoxes, car le titre de patriarche de l’Occident a été créé en grande partie par opposition au patriarche d’Orient, et donc orthodoxe.

Le 16 mars 2006, des échanges de lettres entre Benoît XVI et le patriarche de Moscou Alexis II sont publiés, cet échange montre un début de rapprochement, Benoît XVI voulant "une collaboration plus intense dans un esprit de vérité et de charité" et le patriarche quant à lui affirme que l’Occident "est confrontée à de graves défis qui exigent des engagements communs". Les relations entre Jean-Paul II et Alexis II étaient beaucoup plus tendues. [36]

  • Anglicans

Le 23 novembre 2006, le pape et l’archevêque de Canterbury Rowan Williams, chef de l’Église anglicane, ont reconnu l’existence dans une déclaration commune «  le long chemin que les deux Églises ont parcouru ensemble depuis 40 ans impose de reconnaître publiquement le défi présenté par de nouveaux développements qui (…) constituent de sérieux obstacles au progrès œcuménique  », souligne cette déclaration. Ils s’engagent à «  poursuivre le dialogue  ». Les deux chefs religieux ont aussi appelé leurs fidèles à témoigner et agir ensemble pour «  la paix au Proche-Orient et dans d’autres parties du monde  »". [37]

  • Autres chrétiens

Le 29 août 2006 le pape Benoît XVI rencontre monseigneur Bernard Fellay, supérieur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X [38] , cette rencontre vise au rapprochement «  par étape  » avec la communauté traditionnaliste, dont le fondateur a été excommunié en 1988. Benoît XVI a contribué à rapprocher l’Église et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, notamment avec la publication du Motus Proprio Summorum Pontificum, le 7 juillet 2007.

Positions Politique

  • Da Vinci code

Mgr Angelo Amato, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi dont le pape Benoît XVI a été le préfet jusqu’à avril 2005, a dénoncé les "erreurs", les "calomnies" et les "insultes" contre l’Église contenues dans l’ouvrage. [39] Le pape Benoît XVI quant à lui rappelle le 30 avril 2006, au cours de la prière publique dominicale, que « la résurrection du Christ est le point central du christianisme (…). La nier comme on a tenté de le faire de différentes manières et comme on continue à le faire, c’est amoindrir (la) foi », [40] critiquant ainsi de manière indirecte le livre qui affirme que Jésus serait marié avec Marie Madeleine et montrant l’Opus Dei, et l’Église catholique comme des institutions qui ne cherchent qu’à cacher la vérité de leur mariage et de leur descendance. [41]

D’une façon générale, le pape n’a pas pris autant que son prédécesseur part au débat politique. Certains choix religieux ont cependant des echos politiques lisibles (ainsi, la canonisation de religieux espagnols tués au cours de la guerre d’Espagne au moment où le gouvernement socialiste de J-L Zapatero reconnaissait les combattants républicains). L’entourage du Pape a également laissé entendre en 2008 qu’il fallait conserver une autonomie politique à la démocratie chrétienne en Italie.

Diplomatie

Le 1er janvier 2006, au cours de la messe célébrée au Vatican, à l’occasion de la Journée mondiale de la paix, Benoît XVI a appelé l’Organisation des Nations unies (ONU) à une conscience renouvelée de ses responsabilités pour promouvoir la justice, la solidarité et la paix dans le monde.

Il prononce un discours devant l’assemblée épiscopale européenne dans lequel il critique fermement le refus de l’Union européenne de reconnaître les racines chrétiennes du continent. De plus, il affirme que l’Europe risque de passer à l’histoire si elle ne se retourne pas vers l’espoir et vers Dieu.

Citations

  • Au sujet du pape Jean-Paul II  : «  L’exemple d’un pape qui souffre est très important. Souffrir est une manière particulière de prêcher. Beaucoup de gens qui souffrent se sentent finalement acceptés.  »
  • Sur la laïcité et la séparation de l’Église et de l’État  : «  Ce courant de pensée souhaite que la vie publique ne soit pas touchée par la réalité chrétienne et religieuse. Une telle séparation, que je qualifierais de “profanité” absolue, serait certainement un danger pour la physionomie spirituelle, morale et humaine de l’Europe.  » «  La distinction entre ce qui est à César et ce qui est à Dieu (cf. Mt 22, 21), à savoir la distinction entre État et Église ou, comme le dit le concile Vatican II, l’autonomie des réalités terrestres, appartient à la structure fondamentale du christianisme. L’État ne peut imposer la religion, mais il doit en garantir la liberté, ainsi que la paix entre les fidèles des différentes religions. De son côté, l’Église comme expression sociale de la foi chrétienne a son indépendance et, en se fondant sur sa foi, elle vit sa forme communautaire, que l’État doit respecter. Les deux sphères sont distinctes, mais toujours en relation de réciprocité.  » (encyclique Deus Caritas est).
  • Sur l’Europe  : «  L’Europe est un continent culturel et non pas géographique. C’est sa culture qui lui donne une identité commune. Les racines qui ont formé et donc permis la formation de ce continent sont celles du Christianisme.  ».
  • Sur la connaissance et l’action  : «  [...] de même que la religion, en tant qu’attitude ultime de l’homme, n’est jamais seulement de la théorie. Elle exige cette combinaison de connaissance et d’action, qui a fondé la force de conviction du Christianisme des Pères.  » (Discours à la Sorbonne).
  • Sur la nation et la culture  : «  Pour une culture et une nation, se couper des grandes forces éthiques et religieuses de son histoire revient à se suicider.  » (discours du 6 novembre 1992 à l’Académie des sciences morales et politiques).
  • Sur la dictature et le nihilisme  : «  […] dans la dictature nationale-socialiste comme dans la dictature communiste il n’y avait aucune action qui aurait été regardée comme mauvaise en soi et toujours immorale. Ce qui servait les buts du mouvement ou du parti était bon, si inhumain que cela pût être. Ainsi pendant des décennies entières on assista à un écroulement du sens moral qui devait nécessairement se transformer en nihilisme complet le jour où aucun des buts précédents n’eut plus de valeur […]  » (discours du 6 novembre 1992 à l’Académie des sciences morales et politiques).
  • Sur l’éducation  : «  Le rapport éducatif est par nature une chose délicate  : il met en effet en cause la liberté de l’autre qui, si doucement soit-il, est cependant poussé à une décision. Ni les parents, ni les prêtres, ni les cathéchistes, ni les autres éducateurs ne peuvent se substituer à la liberté.  » (discours du 7 juin 2005 au congrès diocésain).
  • Sur l’évangélisation de l’Amérique latine  : «  L’annonce de Jésus et de son Évangile n’a comporté à aucun moment une aliénation des cultures précolombiennes et n’a pas imposé une culture étrangère  » et «  le Christ était le sauveur auquel ils [les Amérindiens] aspiraient silencieusement  » (discours à la Conférence des évêques d’Amérique latine (Celam) à Aparecida, au Brésil, 13 mai 2007)[42].
  • Sur la place des pauvres  :" Les personnes pauvres des banlieues urbaines ou de la campagne ont besoin de sentir la proximité de l’Église, que ce soit à travers l’aide pour les nécessités les plus urgentes, ou la défense de leurs droits et la promotion commune d’une société fondée sur la justice et sur la paix. Les pauvres sont les destinataires privilégiés de l’Évangile (…)" (homélie aux évêques du Brésil, 13 mai 2007) [43]

Œuvres

Liste non exhaustive  :

  • Foi chrétienne hier et aujourd’hui, Mame, 1976, (ISBN 2-7289-0008-6)  ;
  • Entretien sur la foi, entretien avec Vittorio Messori, Fayard, 1985  ;
  • Les Principes de la théologie catholique, Téqui, 1985  ;
  • Église, œcuménisme et politique, Fayard, 1987  ;
  • La Théologie de l’histoire de saint Bonaventure, Presses universitaires de France, coll. «  Théologiques  », 1988  ;
  • Serviteurs de votre joie, Fayard, 1990  ;
  • Regarder le Christ, Fayard, 1992  ;
  • Appelés à la communion, Fayard, 1993  ;
  • La Mort et l’au-delà, Fayard, coll. «  Communio  », 1994  ;
  • Petite introduction au Catéchisme de l’Église catholique, en coll. avec Christophe Schönborn, Le Cerf, coll. «  Documents des Églises  », 1995  ;
  • Un tournant pour l’Europe  ? Diagnostics et pronostics sur la situation de l’Église et du monde, Flammarion, 1997  ;
  • Le Sel de la terre. Le christianisme et l’Église catholique au seuil du troisième millénaire entretiens avec Peter Seewald, Flammarion, 1997  ;
  • Ma vie (autobiographie), Fayard, 1998  ;
  • L’Unique alliance de Dieu et le pluralisme des religions, Parole & Silence, 1999  ;
  • L’Esprit de la liturgie, Ad Solem, 2001  ;
  • Voici quel est notre Dieu, Mame, 2001, (ISBN 2-259-20298-5)  ;
  • Un chant nouveau pour le Seigneur, Desclée, 2002  ;
  • La Fille de Sion, Parole & Silence, coll. «  Cahiers de l’École cathédrale  », 2002  ;
  • Faire route avec Dieu  : l’Église comme communion, Parole & Silence, 2003  ;
  • Dieu nous est proche  : l’Eucharistie au cœur de l’Église, Parole & Silence, 2003  ;
  • Église et théologie, Mame, coll. «  Théologie  », 2003.
  • Chemins vers Jésus, Parole & Silence, 2004  ;
  • Foi, vérité, tolérance, Parole & Silence, 2005. À paraître.
  • Deus Caritas Est, Dieu est amour, encyclique (lire).
  • Sacramentum Caritatis, Exhortation apostolique, 2007  ;
  • Jésus de Nazareth, Flammarion, 2007

Bibliographie

  • Bernard Lecomte, "Benoît XVI, le dernier pape européen" (Perrin, 2006)
  • Constance Colonna-Cesari, Benoît XVI  : les clés d’une vie. – Paris  : Philippe Rey, 20 mai 2005. – 197 p.-[12] p. de pl., 22 cm. – ISBN 2-84876-035-4.
  • Éric Lebec, Benoît XVI  : les défis d’un pape. – Paris  : l’Archipel, 25 mai 2005. – 261 p., 23 cm. – ISBN 2-84187-719-1.
  • Jacques Duquesne et Giancarlo Zizola, Benoît XVI ou le Mystère Ratzinger (la seconde partie traduite de l’italien par Jean-Pierre Bagot et Anna Colao). – Paris  : Desclée de Brouwer, 27 mai 2005. – 239 p., 23 cm. – ISBN 2-220-05223-0.
  • Greg Watts, Benoît XVI  : son histoire. – Paris  : Salvator, 1er août 2005. – 122 p.-[4] p. de pl., 21 cm. – ISBN 2-7067-0408-X. – Titre original  : Labourer in the Vineyard : A Portrait of Pope Benedict XVI (Lion Publishing Plc, 1er juin 2005, 96 pages, ISBN 0-7459-5218-6).
  • Jean-Marie Guénois, Benoît XVI, le pape qui ne devait pas être élu. – Paris  : Jean-Claude Lattès, 8 juin 2005. – 201 p., 21 cm. – ISBN 2-7096-2467-2.
  • Patrice de Plunkett, Benoît XVI et le plan de Dieu. – Paris  : Presses de la Renaissance, 25 août 2005. – 331 p., 23 cm. – ISBN 2-7509-0161-8.
  • Michel Kubler, Benoît XVI, pape de contre-réforme  ?  : l’ouverture d’un pontificat. – Paris  : Bayard Cenurion, 15 septembre 2005. – 159 p., 21 cm. – ISBN 2-227-47545-5.
  • Jean Chélini, Benoît XVI  : l’Héritier du Concile. – Paris  : Hachette, 16 novembre 2005. – 360 p., 23 cm. – ISBN 2-01-235945-0.

Voir aussi

Références

  1. Benoît XVI retrouve sa Bavière en plein débat sur le passé nazi
  2. Pétition demandant une réforme du Saint Office, 1968. Sources  : [1] [2]
  3. Actes du colloque  : Christianisme  : Héritage et Destins, Cyrille Michon, livre de poche 2002 ISBN 2-253943185
  4. Vérité du Christianisme, texte du discours de Benoît XVI.
  5. Interprétation du message de Fatima, Benoît XVI, le 26 juin 2000.
  6. Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux (Cerf 1997 ISBN 2-204-05759-2) du théologien jésuite belge Jacques Dupuis.
  7. Interview donnée à l’agence Zenit, le 3 mai 2003.
  8. Sources sur la «  non-universalité de la foi chrétienne et la rationalité sécuière  »  :
  9. Voir (de) de:Donum Vitae.
  10. Réactions après l’annonce de l’élection de Benoît XVI.
  11. Première déclaration de Benoit XVI, Bénédiction Apostolique "Urbi et Orbi" (19 avril 2005), sur le site du Vatican
  12. Le Salon Beige : Réforme de l’élection du Pape
  13. Article sur la réforme de la Curie
  14. Article annonçant la nomination de Jean-Louis Tauran
  15. (en) Article affirmant la restriction fait aux franciscains
  16. Article donnant les propos du pape sur l’après Vatican II
  17. Texte intégral du pape le 22 décembre 2005 sur le site liberté politique
  18. Article citant Benoit XVI sur le Concile Vatican II
  19. Article parlant du succès de Deus caritas est
  20. http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php ?page=2802087_encyclique, développement des thèmes contenu dans l’encyclique
  21. http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php ?page=1203087_caritas_in_veritate, Site faisant mention de l’encyclique du pape
  22. Article du site d’actualité catholique eucharistie
  23. Motu proprio sur le site du Vatican  : texte uniquement en latin
  24. Lettre du pape Benoît XVI aux évêques qui accompagne la lettre apostolique motu proprio data sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 sur le site du Vatican
  25. Communiqué officiel à la publication du motu proprio par la fraternité saint Pie X
  26. Lettre du pape Benoît XVI aux évêques qui accompagne la lettre apostolique motu proprio data sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 sur le site du Vatican
  27. Note explicative de la lettre de Benoît XVI aux catholiques chinois
  28. Prière du pape à Auschwitz publié dans Le Figaro
  29. Benoît XVI reçoit le Dalaï-Lama
  30. Le pape recevra bientôt le Dalaï Lama
  31. Le pape ne recevra pas le dalaï-lama, rectifie le Vatican
  32. Le Pape doit-il rencontrer le dalaï-lama  ?
  33. Dalai Lama says sorry he can’t meet Pope
  34. Article de KIPA sur la réponse du pape aux critique de ses discours au Brésil
  35. Le journal italien Corriere della Sera du 1er mars 2006
  36. article de Eurocles.com sur les liens entre le pape et le patriarche de Moscou
  37. Article du site Eucharistie sur la rencontre du pape avec le chef de l’Église anglicane le 23 novembre 2006
  38. Article du site Eucharistie sur la rencontre entre Benoît XVI et Mgr Fellay
  39. Mgr Amato, collaborateur de Benoît XVI, blâme Da Vinci Code
  40. Article du Figaro
  41. Article du Figaro
  42. LeMonde.fr avec AFP, 14 mai 2007
  43. Homélie aux évêques du Brésil, 13 mai 2007

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Benoît XVI.

Articles connexes

Sur Benoît XVI  :

Sur les papes  :

Liens externes


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Jean-Paul II
Liste des papes
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Notes

[1] Marktl

[2] 16 avril

[3] 1927

[4] 19 avril

[5] 2005

[6] 24 avril

[7] 2005

[8] Jean-Paul II

Sélectionné sur le web [rss] [email]

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L’ "A quand l’amour ?" de Jean Allouch

Nonfiction, 18 mars 2010 15:42

"L'un des plus curieux sillages de 1968 sera de susciter dans l'Université et ses alentours, jusque dans les endroits les plus inattendus, des séminaires de "lecture de Lacan" qui, pour le malheur de la littérature universelle, n'ont pas trouvé leur Flaubert" 1. Pour être cruel, ce mot (...)

psychologie / psychanalyse

Révélations d’une source interne à EDF : l’EPR risque l’accident nucléaire !

Betablog, 18 mars 2010 13:40

Le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle des documents confidentiels, divulgués par une source anonyme interne à EDF. Ces documents démontrent que la conception de l’EPR implique un sérieux risque d’accident majeur – risque pris en conscience par EDF pour des raisons de calcul économique. Potentiellement sujet à un emballement (...)

Nucléaire

L’Internet comme enfer

Yann Leroux, 18 mars 2010 11:47

Trouvé via Serial Mapper,cette superbe carte de l’Internet inspirée l’enfer tel que Dante l’imagine dans La Divine Comédie. Elle fera sourire tous ceux qui ont connu l’Internet du temps du RTC, des Newsgroups, listes de diffusion et autres forums. A cette époque, l’Internet était un autre lieu dans lequel on allait après (...)

Numérique

Élections, consommation, piège à con !

JBB, 18 mars 2010 10:47

Marque, produit, offre politique… A l’évidence, la politique est exclusivement devenue affaire de consommation. Avec ce paradoxe que si l’électeur achète, c’est l’élu qui devient propriétaire de sa voix, libre de capitaliser sur ce suffrage. Logique - donc - que l’abstention atteigne des records : c’est le seul moyen pour (...)

Société de consommation

Mon premier est une abstention record (zaz)

Ocsena, 18 mars 2010 08:43

Abstract 1 Mon premier est une abstention record et une vaste et un peu fausse interrogation sur ce sujet dans les journaux 2 Mon second est la pénible insistance dans l’erreur de la pitre force farce de l’UMP 3 Mon troisième est la dérive délirante globale de la France 4 Ma quatrième est l’inventaire des (...)

zaz, Régionales 2010

Milgram et la société française : la zone extrême

Christophe, 18 mars 2010 06:40

Je viens de regarder l’émission du jeu de la mort sur France2, celle-ci a confirmé tout le bien que j’en pensais à priori. Bref, l’expérience de Milgram démontrait que 65 % des individus se soumettaient à l’autorité scientifique, la zone extrême nous démontre aujourd’hui que 81 % des Français se soumettent à l’autorité (...)

Télévision, psychologie / psychanalyse

Le jeu de la mort : du bon boulot France2 !

Christophe, 17 mars 2010 18:20

A lui seul le titre de cette émission de France2 est aussi ambitieux que l’expérience qui a été menée dans les années 60 aux états-unis. L’expérience de Milgram montre que 65 % des êtres Humains sont prêts, grâce à des stimulis autoritaires, à tuer des inconnus en toute connaissance de cause. Cette émission sera diffusée (...)

Télévision, psychologie / psychanalyse

La genèse de la civilisation judéo-chrétienne

Nonfiction, 17 mars 2010 16:36

Dès le début du christianisme, la lecture du texte biblique restant l’apanage des scribes ou des lettrés, la religion chrétienne trouva dans le recours aux symboles un véritable réservoir d’images susceptibles d’éclairer les fidèles sur le contenu des principaux épisodes bibliques. En effet, à l’origine, le mot grec " (...)

Histoire

Entre rillettes et rions ensemble

Le Hezo, 17 mars 2010 15:18

La soirée télé ? les chiens de garde du sarkozysme étaient lâchés. Mais on a quand même bien rigolé... Mieux que les grands du rire du samedi. Une vraie soirée de crétinisme et de mauvaise foi.

Régionales 2010

De quelques idées reçues sur le métier d’éditeur

Lémi, 17 mars 2010 14:22

Par l’autre bout de la lorgnette. Martine Prosper, auteur d’Édition, l’envers du décor, a choisi d’aborder une question que l’on connait finalement peu : celle des réalités du métier d’éditeur. Derrière le mythe poussiéreux hérité du 19e siècle, une profession depuis longtemps rattrapée par les techniques de gestion moderne et (...)

Culture

Dans le doute, abstiens-toi

b.mode, 17 mars 2010 10:47

Plus d'un français sur deux est resté chez lui. Ou alors il était allé taquiner le goujon ou la belette. C'est dire si nos politiques de tout bord présentent un visage avenant. En plein marasme économique, tandis que la société explose de toute part, une grosse moitié du peuple n'a pas jugé nécessaire de (...)

Régionales 2010

Quel beau dimanche ça aura été...

Cromwellbar, 17 mars 2010 09:49

Tout a été si parfait. Le peuple tout d’abord par son abstention comme un dégoût venu du froid des masses silencieuses. Une véritable insurrection muette et citoyenne pour une nouvelle république. Un grand merci à M. Besson, Hortefeux et les autres pour le retour du Front National, piège mortel pour le monarque. À trop (...)

Régionales 2010

L’histoire de la Marine, revue et corrigée

Nonfiction, 17 mars 2010 08:43

Il est d’usage, lorsqu’on étudie la Marine de Vichy, d’insister sur cette "marée bleue" qui se serait abattue sur la France au lendemain de la défaite de juin 1940 : beaucoup de contemporains eurent alors le sentiment que les allées du pouvoir –et ses coulisses- se peuplaient d’officiers de la (...)

Histoire

Benoît Hamon interviewé par Acturevue

Acturevue, 17 mars 2010 08:42

Reportage au sein du Parti Socialiste

Régionales 2010

Ce Pays, appelé USA, en banqueroute d'Etat. Effondrement URSS-USA - Commencement du 3ème millénaire

Thomas, le Cimbre,, 17 mars 2010 06:30

Le 17 octobre 2008 j'avais écrit un article intitulé "Ce Pays, appelé USA, en banqueroute d’État. Effondrement URSS-USA - Commencement du 3ème millénaire" en annonçant de manière effrontée que "J’ai écrit cet article le 17 octobre 2008. A partir d’aujourd’hui il constitue, lui aussi, une antériorité sur le (...)

Crise mondiale

Internet : L’étau se resserre ?

Duboubou, 16 mars 2010 16:46

L’espace de "Liberté" que représente le Net, ou s’exprime aussi le peuple de France semble de plus en plus menacé. Ce n’est pourtant pas dans les colonnes, de ce qui reste de notre presse prétendue libre, que le petit peuple peut participer au débat d’idées indispensable au bon fonctionnement de notre démocratie, même si on (...)

Liberté d’Internet

Une interprétation intempestive ?

Nonfiction, 16 mars 2010 16:00

Pendant l’hiver 1938-1939, Martin Heidegger tint un cours. Alors que la vie quotidienne annonçait la guerre, le professeur de philosophie, penseur de la quotidienneté, choisit de faire son séminaire. L’ouvrage traduit par Alain Boutot, parfois répétitif, répétitif comme un cours au final doit l’être, et à la rédaction (...)

Philosophie

la preuve de la fidélité

entre2eaux, 16 mars 2010 12:19

Sans lui, je n’aurais pas été ce que je suis. Bien sûr, il y avait mon père, ce héros, qui avait payé de la prison l’engagement pour ses convictions. Il y avait ma mère, prête à tout donner pour un avenir meilleur. Il y avait nos distributions de tracts, de boîtes en boîtes, sur les épaules de l’un ou de l’autre, il y avait (...)

Disparition

Parution du n°34, "Urgence écologique, urgence démocratique"

Betablog, 16 mars 2010 11:30

Crise climatique, crise énergétique, crise alimentaire, crise économique, crise de sens, crise de civilisation... La crise écologique, d’ampleur mondiale et aux conséquences "glocales" et transgénérationnelles, n’est plus une menace. C’est une réalité, une urgence. Face à cet impératif écologique, André Gorz nous mettait en (...)

Écologie, Économie, démocratie

Casting de Télé Réalité : Attention Arnaque !

Betablog, 16 mars 2010 08:15

Voici le témoignage d’une personne ayant voulu travailler dans une émission de Télé Réalité, qui a été abusé par les producteurs qui lui ont fait miroiter n’importe quoi pour le jeter comme une serpillière ensuite. Aux alentours du 15 Décembre, une personne m’a contacté pour participer à un CASTING pour une émission de (...)

Télévision, TF1

Israël : La paix dans la guerre

Acturevue, 16 mars 2010 08:09

Rapport Amnesty international Des chiffres de la dernière offensive. Des chiffres de la colonisation. Des chiffres qui n’annoncent pas de paix. Des chiffres qui n’offensent pas la communauté internationale. Des chiffres sombres...

Israël

La gauche ? Un avenir pas si rose.

Nouvel Hermès, 16 mars 2010 06:45

Que la Gauche ne se réjouisse pas trop vite ! Elle a gagné, certes, mais faute de combattants. Car, conduites par un clown, les troupes de la droite auraient été défaites par un âne. Et croire que, par son génie, elle aurait terrassé l’adversaire peut s’avérer une illusion mortelle. C’est le sarkozime qui a été abattu à (...)

Gauche (politique)

Engelmann, premier interprète de Wittgenstein

Nonfiction, 15 mars 2010 17:00

« N’oublie jamais, lorsque tout va bien, que rien n’oblige à ce qu’il en soit ainsi. » Gottfried Keller, une des citations favorites de Wittgenstein. La correspondance entre Wittgenstein et Paul Engelmann est un document de première importance sur la naissance de la philosophie de Wittgenstein, mais aussi sur la mort (...)

Philosophie

ACTA : le bash des eurodéputés à Strasbourg

bluetouff, 15 mars 2010 15:13

De mémoire d’eurodéputé, rarement un clash aura été aussi violent dans l’enceinte du Parlement Strasbourgeois que celui de mardi dernier. ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement), le traité international de lutte contre la contrefaçon négocié secrètement depuis 2007 a du essuyer les salves des eurodéputés, particulièrement (...)

Liberté d’Internet

Les premiers résultats déjà commentés

vidberg, 15 mars 2010 10:09

Avant 20 heures, la loi interdit la publication de résultats même partiel. Si les grands médias respectent cette règle, il est beaucoup plus difficile de contrôler les réseaux sociaux. Sur Twitter, des sondages réalisés à la sortie des urnes circulent déjà depuis 18 heures. Attention, vous n’avez pas le droit d’aller voir, (...)

Sondages, twitter

La troisième frontière du Web

Patrice, 15 mars 2010 09:11

Chacun sent que le Web entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son développement. Les tentatives de synthèse fleurissent, mais ne semblent pas suffire à rendre compte des évolutions en cours. Peut-être sont-elles encore trop vagues ? ou déjà trop précises ? Le concept de “Web Squared” s’ajuste assez bien au “Web (...)

Numérique

Facebook pourrait ouvrir ses données à l’occasion de la conférence F8

Marshall Kirkpatrick, 15 mars 2010 09:09

Selon nos investigations, Facebook aurait l’intention d’annoncer l’ouverture des données de ses utilisateurs lors de la conférence F8 qui réunit chaque année en avril les développeurs travaillant sur la plateforme Facebook. Une telle offre serait similaire à l’ouverture pratiquée par Twitter avec une sélection de (...)

Facebook

Google ou le côté obscur de la Force ?

Electron libre, 15 mars 2010 08:49

1 milliard de recherches par jour, 450.000 serveurs, 180 milliards de dollars de capitalisation boursière, 23,6 milliards de chiffre d’affaires, 6,5 milliards de profits...Google veut-il notre Bien comme l’affirme sa jolie devise "Don’t Be Evil" ou la firme de Mountain View est-elle plus dangereuse aujourd’hui que (...)

Google

L’Enfer du travail précaire

Christian Sautter, 15 mars 2010 07:30

Florence Aubenas a écrit un livre bouleversant et digne du centième anniversaire de la lutte des femmes pour leur dignité (« Le quai de Ouistreham », Olivier, janvier 2010). À l’évidence, il reste fort à faire et, loin de s’améliorer, la situation des femmes peu qualifiées ne fait qu’empirer. On est à des années-lumière des (...)

Précarité

Abstention massive, N'est-ce pas là l'un des symptômes d'une crise politique profonde ?

Stef, 15 mars 2010 06:20

Record à la baisse pour la participation lors de ce premier tour des élections régionales, est-ce une surprise ? Sûrement pas, la campagne n’ayant pas eu lieu, ou restant du niveau des cours d’écoles, les gens n’auront pas été accrochés, aucunement intéressés à ce scrutin. F.Fillon s’est empressé de rappeler que la (...)

Régionales 2010

Cohn-Bendit interviewé par Acturevue

Acturevue, 14 mars 2010 18:30

"On n’est pas les uns contre les autres mais les uns à côté des autres." "Oui, on est à côté de l’UMP, c’est vrai." "L’UMP est incapable de rassembler. Il y a une diversité dans l’électorat, il faut mobiliser cette diversité".

Daniel Cohn Bendit

Quelques remarques et précisions sur le concept juridique de « faillite » appliqué aux Etats, par Valérie Bugault

Julien Alexandre, 14 mars 2010 14:59

Billet invité. De façon liminaire, il importe de préciser que le terme de « faillite » n’a plus court dans le langage juridique et judiciaire actuel ; cette notion a été remplacée par la périphrase « procédures collectives », dont le régime juridique a évolué, ces dernières décennies, dans le sens d’une diversification et (...)

Économie

149ème semaine de Sarkofrance : le piège régional

Juan de Sarkofrance, 14 mars 2010 11:48

A quelques heures du premier tour des élections régionales, Nicolas Sarkozy a annonce une pause dans ses réformes, pour le second semestre 2011. Ensuite il confirmera qu’il est bien candidat, et le Parlement aura quelques mois pour digérer la diarrhée législative du Monarque. Pour l’année 2010, le président français (...)

Régionales 2010

Sus à l’ordre symbolique, place aux ordres symboliques

Nonfiction, 14 mars 2010 11:34

Cet ouvrage, étonnamment, n’a reçu quasiment aucune critique, alors qu’il annonce un travail minutieux et novateur, pétri du désir d’analyser la situation française actuelle à l’aune des questions de genre – dans une perspective constructionniste clairement revendiquée et amplement développée. Marie-Josèphe Bertini, (...)

Lectures, Société

Jean Ferrat s’est cassé. Les moustaches un peu en avant,... à contre vents,

Steph de l’Ocs, 14 mars 2010 08:57

Jean Ferrat s’est cassé. Les moustaches un peu en avant, à contre vents, enfin presque ! Salut Jeannot ! T’as enfin rendu ta carte au Parti... Ben dis donc:T’auras mis le temps !!! C’est pas qu’on t’aimait, ou pas...T’étais simplement "l’artiste engagé" , obstiné, pas "dégagé" qui a cru tellement longtemps qu’il était (...)

Capitalisme, colère, Disparition, communisme

Une présidence banalement de droite

Nonfiction, 14 mars 2010 08:40

A contrario de Serge Portelli, qui avait tenté de discerner une idéologie avec "le Sarkozysme sans Sarkozy", Thomas Legrand n'est pas impressionné par la pensée du président de la République ou son impact dans l'histoire. L'éditorialiste politique de France Inter décrit dans Ce n’est rien une (...)

Lectures, Quinquennat Sarkozy

Dans le futur, chacun aura droit à son quart d’heure d’anonymat

Jean-Marc Manach, 14 mars 2010 08:40

Google, Facebook et consorts sont à la libération de la parole publique ce que l’industrie du sexe fut à la libération sexuelle : une façon d’exploiter et de faire commerce d’une nouvelle liberté, mais, et dans le même temps, l’un des vecteurs de banalisation, et donc de diffusion, de cette libération. L’explosion du web, (...)

Libertés individuelles

Les Flèches de BiBi (8-15 mars)

Pensez BiBi, 14 mars 2010 07:54

Rumeur de Salon. La rumeur aurait débuté puis enflé au Salon (de l’Agri-cul-ture) mais la Presse française, digne et exemplaire, se tait. Cela n’empêche guère Paris-Match d’exhiber Cécilia à New-York, Carla de s’étaler sur son bonheur d’héroïne de « Conte de Fée » et Luc Châtel, gros client d’Intermarché, de brandir le respect (...)

actualité

La Clusaz : La Station de Ski Championne de L’Exclusion

Betablog, 14 mars 2010 07:46

Voici une histoire terrible d’une femme renvoyée de chez elle en plein hiver parce que son mari l’a abandonnée et que c’est lui qui était officiellement propriétaire du logement qui nous montre comme les politique sont inhumains dans l’application des lois et règlements. Cette histoire se passe à La Clusaz (station de (...)

Discriminations

Epilogue

Raphaël Anglade, 14 mars 2010 04:30

Ce texte d’Aragon, chanté par Ferrat... cherchez-le et écoutez-le. S’il existe une espérance sans Dieu, il l’a trouvée. La vie aura passé comme un grand château triste que tous les vents traversent Les courants d’air claquent les portes et pourtant aucune chambre n’est fermée Il s’y assied des inconnus pauvres et las (...)

Disparition

Hadopi pourrait bien causer beaucoup de tort aux ayants droits

Fabrice Epelboin, 13 mars 2010 17:45

Hadopi, en concentrant son attaque sur le Peer to Peer n’a eu pour l’instant comme effet que d’initier plus encore de Français aux joies du piratage. Pratiquer le P2P n’a plus la cote, les internautes ayant désormais conscience d’être surveillés, mais plutôt que de freiner le piratage, Hadopi n’a fait qu’en faire évoluer (...)

Hadopi

Ma France – Jean Ferrat est mort

paturage, 13 mars 2010 16:38

Le chanteur-compositeur-parolier Jean Ferrat vient de mourir, à l’âge de 79 ans. Il s’est éteint en Ardèche, où il résidait depuis des années.

Disparition

tous égaux en France (mais ça reste plus facile pour certains)

dessillons, 13 mars 2010 15:50

inégalités en hausse : inégalités en baisse : Le paysage dressé par nos données est double. (...) Globalement les revenus augmentent, les conditions de vie s’améliorent, on est mieux formé et on vit plus longtemps. Oui mais voilà : ces progrès sont de moins en moins bien partagés. Les plus riches ont vu leurs revenus (...)

Inégalités

La réforme des collectivités territoriales : un danger pour les politiques culturelles ...

Terra Nova, 13 mars 2010 09:48

Le maillage culturel du territoire français, condition de l’égalité d’accès à la culture par tous, est mis en péril par la réforme des collectivités territoriales actuellement en voie d’adoption au Parlement. En particulier, la disparition de la clause générale de compétence limitera les financements croisés des projets et (...)

Culture, décentralisation

Fonds Vautours : oiseaux de mauvais augure ou éboueurs des marchés financiers ?, par Alain Gauvin

Paul Jorion, 13 mars 2010 09:38

Billet invité. Le 23 février dernier, je publiais un article dans Les Echos sur les Fonds Vautours. Le titre attribué à cet article : « Les Etats à la merci des Fonds Vautours », ne reflète pas ce que je pense de ces opérateurs financiers : il donne le sentiment que j’en condamne l’action, ce qui est faux. Certains de (...)

Finance

Rechercher les bienfaits d’une société plus égalitaire

Nonfiction, 13 mars 2010 08:25

La question de la justice sociale donne, à nouveau, lieu à des débats nourris. L’auteur1 y apporte avec cet ouvrage une contribution qui vise essentiellement à montrer les limites d’une conception entièrement axée sur l’égalité des chances. Une première conception de la justice sociale met l’accent sur l’égalité des places ou (...)

Justice sociale

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