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CC, 8 mars 2010

Capitalisme : 170 articles



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Le capitalisme est un système économique et social, qui est défini de plusieurs façons différentes par des groupes se réclamant d’idéologies différentes, ces définitions du terme se distinguant par les poids différents qu’elles accordent aux caractéristiques suivantes  :

Dans une première définition, le capitalisme est entièrement défini par la propriété privée des moyens de production. En effet celle-ci implique le droit de disposer librement des biens en question et des fruits de leur utilisation, donc de les échanger librement avec d’autres agents. Dans ce régime, les propriétaires de moyens de production peuvent arbitrer de diverses façons entre le souci de servir les consommateurs, la recherche du profit et l’accumulation de capital, faisant ainsi de la recherche du profit monétaire et de l’accumulation de capital des possibilités offertes aux agents, mais pas des éléments de la définition du capitalisme. On considère néanmoins qu’en régime capitaliste, le mobile principal de l’activité économique est la recherche du profit qui trouve sa contrepartie dans le risque (Larousse 2000).

Une deuxième définition, d’inspiration marxiste, met en avant la recherche du profit, l’accumulation de capital, le salariat et le fait que les travailleurs ne sont pas propriétaires de leurs outils. Contrairement à la première, cette définition admet la possibilité d’un capitalisme d’État où toutes les ressources et tous les moyens de production seraient propriété d’un État. Ce régime est alors dénoncé, comme le capitalisme en général, si les moyens de production sont utilisés dans l’intérêt du groupe au pouvoir, comme le ferait une personne privée, et non dans l’intérêt de la collectivité.

Dans les sociétés réelles, les cinq caractéristiques ci-dessus peuvent exister indépendamment les unes des autres, et chaque trait peut être plus ou moins prononcé. La propriété des ressources et moyens de production est en fait souvent partagée entre des individus, groupements et des États, donnant naissance à une gamme continue de sociétés d’économie mixte. Par ailleurs, la séparation entre les rôles de détenteur de capitaux (rémunéré par le profit) et de travailleur (rémunéré par un salaire) tend à devenir plus floue, ces derniers pouvant posséder une part plus ou moins grande des moyens de production, dans un contexte de plus en plus mondialisé.

De même, la propriété privée des ressources ou moyens de production peut coexister avec un haut degré d’interventionnisme de la part de l’État, par exemple la fixation autoritaire des prix et des conditions d’échange, que condamne théoriquement le libéralisme économique. De telles pratiques non-libérales peuvent être souhaitées par certains propriétaires privés ou publics de ressources et moyens de production qui y voient un moyen de protéger et augmenter leurs profits en demandant à l’État de les protéger contre la concurrence, éventuellement contre la volonté des consommateurs.

Sommaire

Historique du terme

Capitalisme et capitaliste, dérivé de capital, a d’abord signifié (1753[1]) l’état de la personne qui possède des richesses. Le sens moderne est donné par Richard de Radonvilliers en 1842. Il est repris par Pierre Leroux (1848), William Thackeray (1854, première apparition en anglais), Pierre Joseph Proudhon (1867), Louis Auguste Blanqui (1869), parmi d’autres. Karl Marx et Friedrich Engels parlent de forme capitaliste de production (« kapitalistische Produktionsform »), puis dans Le Capital de capitaliste.

Au début du XXe siècle, le terme est de plus en plus utilisé, comme avec Max Weber dans L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme en 1904. L’analyse de l’émergence du capitalisme selon Max Weber est maintenant la référence  : le capitaliste (pour des raisons que Weber analyse comme religieuses) renonce à consommer ses biens tout en voyant dans leur quantité un indicateur de conduite de sa vie  ; il s’organise donc de façon rationnelle et méthodique dans le seul but de produire, et il accumule et investit ses biens pour en produire de plus en plus, non pas dans un but de consommation future ou de sécurité, mais dans une logique de pure croissance. C’est là, et seulement là, qu’il apparait une rupture majeure par rapport aux systèmes antérieurs, qui fonctionnaient (à l’exception des plus primitifs) également au moins en partie sur la recherche de profit et l’accumulation de capital.

C’est en 1906 que Werner Sombart parle de capitalisme moderne, celui dont il est question ici.

Le capitalisme est à l’origine un concept, sociologique, d’analyse du fonctionnement économique de certaines sociétés.

On oppose alors le capitalisme

  • à l’économie primitive, où les échanges sont marginaux et chaque groupe exploite la nature pour son propre compte.
  • à l’économie de potlatch, où les échanges, même importants, ne visent pas à une accumulation de capital (ni parfois même à la consommation  : il arrive que les biens soient détruit purement et simplement à l’issue de l’échange), mais à une démonstration symbolique de puissance statutaire.
  • au communisme, qui désigne d’une manière générale une théorie d’organisation politique, sociale et économique sans classe sociale censée bénéficier de la mise en commun des moyens de production et des biens de consommation pour répondre aux besoins de chacun (cependant, peu d’expériences de société communiste ont été réalisées).
  • au socialisme d’État, où la propriété privée est réduite au minimum, et où tout le capital productif est géré collectivement  ; toutefois, dans ce contexte économique, on trouve aussi le terme de capitalisme d’État, que certains socialistes utilisent pour désigner l’économie où l’État est seul et unique propriétaire de capital, ce qui n’en fait, de leur point de vue, qu’un capitalisme totalitaire (nota : l’expression est née avant la diffusion des idées de Weber, ce qui a un impact direct sur le sens à donner au mot «  capitalisme  »  : il faut entendre le sens de 1750-1850, et non le sens moderne)

On notera par ailleurs que les formes politiques sont rarement «  pures  » en pratique, de sorte que le capitalisme coexiste très largement avec les autres systèmes. De nombreux théoriciens préconisent même explicitement des formes mixtes, avec des dosages variés selon le domaine et le but.

Le capitalisme est dépendant du système politique et législatif en place. Il nécessite  :

Il est communément admis qu’un État est nécessaire pour remplir ce rôle. Mais dans la réalité, le capitalisme fonctionne très largement (et même essentiellement, pour le grand commerce international) sur la base d’un arbitrage privé, où l’État n’intervient qu’à titre d’acteur potentiel en dernier ressort (sachant qu’il ne faut pas négliger l’effet économique d’une simple possibilité d’intervention). On notera aussi que les anarcho-capitalistes considèrent que l’État est illégitime et dangereux, et qu’on peut parfaitement s’en passer en s’appuyant sur le droit naturel, sa propre capacité de défense, et des organismes privés. Pour eux, le capitalisme apparaît à la fin du XVIIIe siècle, puis est décrit et théorisé par Karl Marx au milieu du XIXe siècle.

Depuis la fin de la Guerre froide, le capitalisme tend à s’appuyer principalement sur les capitaux financiers, devenus la forme de capital la plus influente du système, dans un contexte d’interdépendance et de mondialisation croissante.
Les marchés boursiers et les régulations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) étant les organes de régulation du système.

Historique et formes du capitalisme

Article détaillé  : Histoire du capitalisme.

Les premières formes de capitalisme au sens moderne sont graduellement apparues en Occident à la suite du Moyen Âge, d’abord dans les cités marchandes d’Italie et d’Europe du Nord (Ligue de la Hanse, Pays-Bas). Le système prend son essor avec la Révolution industrielle.

Le capitalisme est le produit d’initiatives et d’adaptations successives au cours du temps. Il a pris diverses formes, qui pour la plupart coexistent encore de nos jours et continuent d’évoluer.

Formes de capitalisme

De nombreux auteurs distinguent plusieurs formes de capitalisme, selon la nature des moyens de production qui prédominent ou qui leur semblent prédominer dans une société. Ils repèrent ainsi, selon les circonstances historiques :

  • un capitalisme à base foncière, exploitant les rentes constituées par les différences de rendement agricole  ;
  • un capitalisme minier, interférant avec la politique internationale quand le contrôle des ressources relève du pouvoir politique  ;
  • un capitalisme industriel, exploitant un stock de machines onéreuses concentrées dans des manufactures ou usines  ; la place accordée aux travailleurs est alors variable, elle peut se réduire à un rôle d’objet sans plus d’importance qu’un cheval ou qu’un tas de charbon, ou obtenir plus de respect et de considération comme dans le fordisme  ;

Les critiques du capitalisme utilisent également le terme de capitalisme financier à des fins dépréciatives. Ils l’emploient pour critiquer les bourses, les banques ou ceux qu’ils définissent comme des «  spéculateurs  »[2].

La mutation des conditions de production fait appel de plus en plus au capital-savoir

Michel Albert a en outre proposé dans Capitalisme contre capitalisme (1991) une distinction qui a remporté un certain succès entre  :

  • le capitalisme rhénan, caractérisé par un poids majeur des banques (détentrices de près de la moitié des actions des sociétés cotées, et très influentes sur les autres entreprises), et une influence importante de syndicats puissants  ;
  • le capitalisme anglo-saxon, désignant une forme où ce sont les actionnaires individuels, souvent regroupés dans des fonds d’investissement, dont les fonds de pension pour les futurs retraités, qui ont l’influence déterminante.

Cette typologie a été reprise par exemple par Alberto Alesina dans The future of Europe, Reform or Decline (2006).

Mécanismes

Dans un régime capitaliste, les biens qui forment le capital, comme tous les facteurs de production, appartiennent à des personnes ou des entreprises privées. Les rôles de détenteur de capitaux, d’apporteur de travail et d’entrepreneur y sont dissociés et peuvent être joués par des individus différents, chacun cherchant à satisfaire ses propres objectifs. Si pour l’analyse théorique il est commode d’insister sur cette séparation, en pratique un même individu peut jouer simultanément ou successivement plusieurs de ces rôles, en plus de son rôle de consommateur.

Une des caractéristiques essentielles du capitalisme est de fonctionner sur la base de la recherche du profit par le capitaliste. Le profit effectivement réalisé dépend, lui, de la réaction du marché aux offres des entrepreneurs qui mettent en œuvre ce capital.

Dans le régime capitaliste, l’existence de l’entreprise est soumise au jugement des détenteurs de capitaux, sous la contrainte de satisfaire les actionnaires, qui tiennent le destin de l’entreprise entre leurs mains. Les intérêts des hommes en tant qu’entrepreneurs sont donc subordonnés à leurs intérêts en tant que consommateurs ou détenteurs de capitaux. Cette pression subie par les producteurs tend à mettre les facteurs de production entre les mains de ceux qui savent le mieux les utiliser pour la satisfaction des actionnaires.

Cas particulier de certaines entreprises

Si, en général, le profit s’entend comme une maximisation financière pour le capitaliste en tant qu’investisseur, il existe des cas particuliers où le capitaliste recherche une maximisation à un autre titre que celui d’investisseur (d’une certaine façon, il réclame un profit en nature et non en argent). C’est notamment le cas pour les sociétés où l’investissement dans l’entreprise est subsidiaire parce que l’investisseur assume d’autres rôles, et que le capital n’est pas complètement séparé des autres éléments de l’entreprise.

Travailleurs indépendants

Un secteur très important dans les pays d’économie de marché, sont les travailleurs indépendants. Le détenteur du capital a la particularité d’être à la fois le travailleur unique et le chef d’entreprise.

Une variante de cette modalité est la société familiale, dont le capital est entièrement détenu par un groupe d’individus proches, qui tient également les commandes de l’entreprise. Il n’a de compte à rendre à personne en-dehors du groupe. Des entreprises importantes, parfois de taille mondiale, sont ainsi en dehors de la bourse.

Coopératives, mutuelles, associations, GIE, et l’économie sociale

Très généralement, les entreprises de l’économie sociale, qui regroupent les coopératives, les associations et les mutuelles  :

  • lient l’obtention du service à une adhésion (historiquement souvent soumise à une condition de statut de la personne, mais de plus en plus libre)  ; de ce fait,
  • elles ont un capital détenu par les usagers (mutuelles, associations, coopératives de crédit et de consommation) ou par leurs salariés (coopératives de production et SCIC), et
  • elles ont un capital variable, au gré des entrées et sorties de membres.
  • appliquent le principe démocratique «  une personne, une voix  » pour les prises de décision, mais
  • préfèrent traduire le profit en service «  en nature  », au profit de leurs adhérents (dans le cas où les bénéficiaires du service ne sont pas les adhérents, mais une population qu’il s’agit d’«  aider  », on peut discuter de savoir s’il s’agit encore d’une forme capitaliste car pour prendre l’exemple des assurances ou des mutuelles payantes, le profit engrangé est supérieur à l’aide fournie - car les versements se poursuivent que l’on rencontre ou non l’accident- )  ;

Ces entreprises peuvent tenir une place importante dans certains secteurs économiques (par exemple en France  : la banque, l’assurance, la santé  ; les coopératives agricoles ont même une place dominante dans le négoce et la transformation agricole).

Rien n’oblige les adhérents à être des personnes physiques  : ainsi, des personnes morales et notamment des entreprises peuvent également s’associer sous cette forme. Un Groupement d’intérêt économique leur permet de coopérer sur certains points non stratégiques ou pour lesquels la concurrence à moins d’avantage que la coopération. Cela leur permet de mettre en place des services communs (carte bancaire, approvisionnement de magasin, marketing, exportation, recherche, etc.). Deux des trois plus grands systèmes français de grande distribution sont construits autour d’un GIE, dont les adhérents sont les magasins distributeurs, propriétés de capitalistes locaux.

Le terme d’économie sociale recouvre des sociétés et groupes très divers. Ce secteur représente environ 10% des emplois en France .

Institutions

Pour des raisons historiques, il existe des groupes particuliers dont les autorités politiques reconnaissent un rôle spécifique. Les chambres de commerce, par exemple.

Cas particulier de l’État

L’État dans les pays «  capitalistes  »

L’État dispose d’un «  domaine privé  », correspondant aux propriétés privées d’un individu ordinaire ou d’un groupe privé. Très souvent, la distinction n’est pas bien faite entre ce domaine privé et le domaine public (la partie dont l’État est gestionnaire pour le compte de la collectivité). D’autant que dans certains cas un même bien peut appartenir, en fonction des circonstances, au domaine privé de l’État ou au domaine public, et que la gestion des possessions de l’État (publiques ou privées) est l’occasion de débats aussi bien théoriques que pratiques.

  • Par rapport à son domaine privé, l’État se trouve en théorie dans la même situation qu’un capitaliste ordinaire. Mais c’est en fait rarement le cas  : les impératifs et les méthode de gestion politiques l’emportent très généralement sur les exigences économiques.
  • Par ailleurs, il arrive, dans le cadre d’une économie de marché, que l’État agisse avec une participation capitalistique, mais en recherchant une optimisation politique et non une optimisation économique de sa participation  : voir économie mixte et société d’économie mixte.

L’État dans les pays «  communistes  »

Article détaillé  : capitalisme d’État.

Les communistes qui n’ont pas adhéré aux conceptions et aux pratiques qui ont instauré les régimes du «  bloc communiste  », ont dès la fin du XIXe siècle désigné par capitalisme d’État le cas où l’État est propriétaire de tout le capital (ou presque).

Depuis la chute du mur de Berlin en 1989, les États soviétiques ayant pratiqué cette économie, fonctionnent sous un régime de libéralisme économique avec une privatisation pratiquement totale, en général avec une appropriation par les anciennes élites.

L’impérialisme et le colonialisme

impérialisme et le colonialisme ont parfois été présentés comme des formes extrêmes du capitalisme, notamment par Rudolf Hilferding (Le Capital financier, 1910), Rosa Luxemburg (L’Accumulation du capital, contribution à l’explication économique de l’impérialisme, 1913), ou Lénine (L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme, 1916).

L’existence de pays capitalistes qui ne sont ni impérialistes ni colonialistes, par exemple la Suisse et les pays scandinaves, peut être présentée comme une réfutation de cette thèse. À cela, les auteurs marxistes répondent que ces pays sont de fait intégrés à un ensemble économique plus grand, dans lequel il y a une certaine division du travail entre les États.

A l’argument inverse qu’il existe des pays impérialistes qui ne sont pas capitalistes, par exemple la Rome antique ou l’Union soviétique, les auteurs marxistes répondent qu’ils ne prétendent pas que l’impérialisme est exclusivement capitaliste, mais que à un certain stade de développement, le capitalisme est forcément impérialiste, ce qui est fort différent.

Une puissance économique et technique (notamment en matière d’armement et de logistique) supérieure est un facteur nécessaire à l’expansion impérialiste et coloniale d’un État, et de ce point de vue, du fait du capitalisme, les États européens ont été les premiers et les mieux dotés en canons, navires et chemin de fer, conserves et moyens médicaux. Dans l’autre sens, une telle puissance économique peut rechercher des ressources qu’elle ne trouve pas ou plus sur son territoire, et le commerce pacifique n’est pas le seul moyen d’y parvenir.

On peut remarquer aussi que, dans le cas de l’Angleterre victorienne, les échanges avec les colonies (importation des colonies vers la métropole de matières premières, de biens agricoles et textiles, poussant la production en métropole vers des biens plus élaborés) ont été un facteur favorable au développement du capitalisme. En revanche, à l’inverse, pour l’Espagne des XVIe et XVIIe siècles, les richesses tirées d’Amérique du Sud ont plutôt constitué un frein qu’un moteur de développement économique.

Enfin, l’habitude prise par des gouvernements de déporter (ou de forcer à fuir) vers les colonies les criminels (ce qui incluait à leurs yeux des opposants politiques) peut également être mentionnée comme facteur politique favorable au capitalisme, bien que d’autre formes de répression sans lien avec les colonies ont pu avoir le même effet.

Critiques du capitalisme

Représentation syndicale (Industrial Unionism, 1911) de la structure hiérarchisée, pyramidale et de classe du capitalisme, incluant l'importance du soutien de l'armée ou de l'industrie de l'armement et du clergé.
Représentation syndicale (Industrial Unionism, 1911) de la structure hiérarchisée, pyramidale et de classe du capitalisme, incluant l’importance du soutien de l’armée ou de l’industrie de l’armement et du clergé.

Le capitalisme est l’objet de nombreuses controverses. Ces controverses peuvent porter :

  • sur l’accumulation du capital en elle-même,
  • sur la propriété du capital,
  • sur le comportement des propriétaires du capital,
  • sur les conséquences humaines, sociales, écologiques et économiques d’un système dont la logique de fonctionnement est la croissance du capital.

On trouve sous un régime capitaliste de nombreuses inégalités de revenu, de patrimoine, des déséquilibres d’imposition favorisant le capital au détriment du travail, etc. Beaucoup y voient un scandale spécifique au capitalisme, et préconisent d’autres systèmes.

Une autre caractéristique avancée pour le capitalisme est une forme de schizophrénie  : à cause de la séparation des rôles, le même individu s’inflige à lui-même, via la machine sociale et économique, une bonne partie des tourments dont il se plaint (l’exemple archétypique étant qu’on ne peut à la fois réclamer des prix bas et des services à tout moment du jour et de la semaine, et se plaindre des «  délocalisations  » ou des conséquences négatives pour les travailleurs). Voir à ce sujet Devereux pour qui la schizophrénie est une psychose ethnique, nourrie et entretenue par la civilisation.

Récemment, des critiques ont vu jour devant une forme exacerbée du capitalisme, comme celle de Jean Peyrelevade qui parle de «  capitalisme total  »[3]. Cet auteur propose notamment d’interdire les stocks-options comme part de la rémunération des dirigeants pour éviter les conflits d’intérêts et d’offrir des dividendes plus avantageux aux actionnaires anciens afin de limiter les allers retours spéculatifs.

Le jugement des courants de pensée économiques

Marxisme

L’analyse marxiste, inspirée par Karl Marx à travers plusieurs ouvrages, dont le plus connu est Le Capital, est que dans une société capitaliste, le prolétariat est obligé de vendre sa force de travail pour subvenir à ses besoins. Ils sont contraints de travailler pour vivre.

Cette dépendance les place dans une situation d’exploitation (domination) par les capitalistes, propriétaires du capital. La force de travail seule ne produit que de la valeur d’usage, pas de valeur d’échange, elle nécessite des matières premières et des moyens de production, donc l’usage de capital, détenu par les capitalistes. Le «  travail vivant  » (l’usage de la force de travail) est transformé en «  travail mort  » (le capital)[4].

Dans les entreprises qui survivent à la compétition, le salaire est moindre que ce que le travail effectué a créé comme valeur d’échange, une part étant prélevée par le capitaliste (propriétaire individuel, ou actionnaires) au titre de la «  rémunération du capital  » (le bénéfice de l’entreprise). En plus de ce bénéfice, le capitaliste regagne le capital investi, qui retourne alors à l’accumulation du capital (développement de l’entreprise qui lui permettra à son tour d’acheter d’autres groupes, qui lui profiteront à leur tour, outils de marketing, publicités...).

Le capitalisme implique aussi des crises de surproduction, car le but de l’économie capitaliste n’est pas de répondre à une demande, mais d’accroître les profits du capital. À cela, les marxistes opposent la socialisation des moyens de production, qui devraient être contrôlés par la collectivité dans l’intérêt de la collectivité entière et non plus d’une classe possédante. Cette transformation des rapports de production doit entraîner dans la perspective marxiste la disparition des classes sociales.

Selon les marxistes le capitalisme oppose les êtres humains entre eux (notamment par la lutte des classes), ils souhaitent donc l’abolition du capitalisme, afin de remplacer la compétition par la solidarité (ce serait alors le passage d’un capitalisme largement développé vers le socialisme - ou communisme).

Libéralisme classique

Pour les libéraux classiques, le système ne doit pas être jugé (seulement) en termes d’utilitarisme, mais (surtout) d’un point de vue moral  : il appartient aux seuls propriétaires des biens qui sont utilisés comme moyens de production de déterminer ce qu’ils font de ce capital. Les libéraux ne nient pas les rapports de forces économiques, mais ils nient qu’une intervention autoritaire puisse les équilibrer ou les résoudre  : on peut selon eux seulement les déplacer avec une perte due à la prise en compte de critères moins pertinents du point de vue de l’allocation optimum des ressources, et sans garantir de «  justice sociale  ». Toute notion d’arbitrage par l’État est alors considérée comme un leurre.

Libéralisme néoclassique

L’école néoclassique d’économie voit dans le capitalisme une coopération générale (la concurrence poussant les acteurs à se positionner au mieux compte tenu des positions des autres) qui inclut les générations passées et futures, et un accroissement de production général qui bénéficierait à tous. Une interférence du pouvoir politique ne peut que perturber le système économique, provoquer des pertes et bloquer la société

Interventionnisme

Les interventionnistes de gauche et de droite jugent le système à ses résultats sociaux. Selon eux, le capitalisme produit des rapports entre riches et pauvres toujours plus déséquilibrés en terme de pouvoir et d’inégalités économiques, et une sclérose sociale qui nuit à l’économie générale. Il appartient alors au pouvoir politique de rétablir à la fois l’équilibre et les conditions de la prospérité générale et de développement.

Selon leur sensibilité à l’un ou l’autre aspect et leur appréciation globale de la situation, les utilitaristes préconiseront un arbitrage politique variable adapté.

Notes et références

  1. Dictionnaire historique de la langue française, édité par Alain Rey, Dictionnaire Le Robert, Paris, 1992.
  2. Définition de capitalisme financier , vernimmen.net
  3. Jean Peyrelevade, Le Capitalisme total, Seuil, 2005.
  4. Karl Marx, Le Capital, chapitre 10.

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Ouvrages fondateurs

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Le zarkozysme est mort, vive Nicolas Sarkozy !

Allain Jules, 11 mars 2010 12:37

Rien, cette fois-ci, ne peut justifier un quelconque soutien à la bouffonnerie ambiante, aux voltiges mensongères tous azimuts servies depuis bientôt 3 ans. Le sauveur de la France aux agissements à la coupe comme un vulgaire pizzaiollo partageant l’Hexagone en distribuant des morceaux aux amis, s’est finalement révélé (...)

Quinquennat Sarkozy

Afghanistan : l'analyse de Gilles Derronsoro

Rimbus, 11 mars 2010 11:36

Une intéressante analyse de Gilles Derronsoro, spécialiste de l’Afghanistan. Il y parle de Gulbuddin Hekmatyar, un des chefs de guerre les plus influents, qui est souvent cité sur ce blog, en soulignant sa position ambiguë. Hekmatyar, le chef du Hezb-e-islami qui contrôlait la frontière afghano-pakistanaise proche de (...)

Afghanistan

Que vive la rumeur sur internet : #carlabiolay

Peuples.net, 11 mars 2010 10:39

Guy Birenbaum , et Jean-Michel Aphatie , deux notables des médias venant respectivement du web et des médias classiques, s’en prennent aujourd’hui aux internautes sur le mode « vous ne nous méritez pas ». c’est en tout cas ce que l’on peut penser en lisant leurs deux tribunes sur leurs blogs. Ces deux billets se font (...)

Médias, Carla Bruni

le retour de Gérard Longuet

pas perdus, 11 mars 2010 07:35

Longuet ? Tout le monde en parle ! On croyait qu'il avait disparu de la surface du globe. Il ne nous manquait pas celui-là. Longuet ? Une jeunesse de facho avec les Madelin, Novelli et consorts, fondateur du Front National, une vie d’adulte de politicien ultra-libéral dans le MoDem UDF avec la bande à Léo, (...)

Racisme

TRP, les conclusions de Barcelone

Osiris, 11 mars 2010 07:34

On ne redira jamais assez que le Tribunal Russell pour la Palestine qui s’est réuni à Barcelone au tout début Mars 2010 s’était donné pour mission d’évaluer la responsabilité de la communauté internationale et, plus spécifiquement celle de l’Union Européenne quant à sa possible collaboration, active ou passive, avec les (...)

Israël, Palestine

Pourquoi nous voterons à gauche dimanche prochain

Raphaël Anglade, 11 mars 2010 06:30

Il se passe tant de turpitudes au sommet du pouvoir que le vote sanction est une grande tentation. Pourtant, au delà des petites magouilles entre amis, au delà d’une France de moins en moins solidaire et de plus en plus dure aux petits, au delà même de la déliquescence de nos institutions et je dirais même de l’esprit (...)

Régionales 2010

Ô race ! Ô désespoir !

Gabale, 10 mars 2010 23:22

Spécimen de race française label bleu A peine Gérard Longuet a-t-il été blanchi par la justice dans l’affaire du financement frauduleux de l’ex-Parti Républicain (une casserole que l’intéressé traînait depuis une quinzaine d’années), que celui-ci fait désormais à nouveau irruption sur la scène médiatique. Interrogé ce (...)

UMP, Racisme

La grève du 12 mars 2010 : explication de la stratégie des syndicats enseignants.

Mathieu L., 10 mars 2010 16:00

Cher lecteur, je pourrais te parler de la journée internationale des droits des femmes, mais d’autres le font très bien : je t’invite à consulter ma blogroll. Comme tu le sais sans doute, cher lecteur, l’intersyndicale de l’Éducation appelle à une grève nationale vendredi 12 mars. Ah, encore une grève, une de plus, qui ne (...)

Mouvement social

Plus… clean qu’Ali Soumaré, tu meurs !

Allain Jules, 10 mars 2010 15:50

Coup de théâtre dans l’affaire qui a suscité une vive émotion dans le Val d’Oise il y a quelques semaines autour de la tête de liste du Parti socialiste, Ali Soumaré. Jugé comme étant » un délinquant multirécidiviste chevronné » par des élus UMP, il n’avait reconnu qu’une seule affaire sur cinq à lui imputées. Mais ce matin, (...)

Régionales 2010, manipulation de l’opinion

« L’objectif de Google n’est pas d’afficher l’information la plus pertinente »

Electron libre, 10 mars 2010 13:04

Surprise ! Mon Ecran Radar s’ouvre à des contributions extérieures. Promis, juré, craché c’est bien plus l’envie d’offrir un espace Freestyle à d’autres journalistes/bloggeurs/Xperts qui motive cette décision qu’un mauvais prétexte pour ne pas vous livrer mon post hebdomadaire (Il arrive ce billet, il faut juste que je trouve (...)

Google

Evo Morales, Président pull-over

Lémi, 10 mars 2010 10:00

On peut penser que la personnalité d’un dirigeant ne compte pas. On peut - au contraire - estimer essentiel de se pencher sur le parcours et le caractère de celui qui tient les rênes. Evo, biographie du président bolivien par le journaliste argentin Martin Sivak, penche pour la deuxième option. Moi aussi. D’autant que (...)

Amérique Latine

Pas si fous, les émetteurs de Credit-Default-Swaps (CDS), par Jean-Pierre

Paul Jorion, 10 mars 2010 09:47

Billet invité. Fous, les émetteurs de Credit-Default-Swaps (CDS) ? Pas tant que cela. Il suffit de savoir s’y prendre. Commençons par comprendre ce qu’est un CDS. C’est une assurance, ciblée et négociable, d’un type particulier ayant trait à des actifs financiers, de préférence négociables eux aussi. Deux parties (...)

Finance

Bella ciao

Rimbus, 10 mars 2010 09:01

BellaCiao-HD envoyé par bubblemando. - Regardez la dernière sélection musicale. Un matin, je me suis réveillé,O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciaoUn matin, je me suis réveilléEt j’ai trouvé l’envahisseurOh partisan emmène-moiO bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciaoOh partisan emmène-moiCar je me sens (...)

luttes sociales

Et la philosophie fut logique

Nonfiction, 10 mars 2010 08:53

Inconnu du grand public, Maurice Boudot (1931-2003) fut professeur à l'université Paris-Sorbonne où il enseignait la logique et la philosophie des sciences. L'auteur de Logique inductive et probabilités 1 a laissé un certain nombre de réflexions éparpillées dans des revues et des annales de congrès où elles sont (...)

Philosophie

Quel est ce mal ou cette malédiction qui nous accable, nous Français, en ce moment ? (zaz)

Ocsena, 10 mars 2010 08:27

Avertissement : L’Ocséna comme vous le savez, chers amis, est un collectif critique qui considère l’humour comme l’arme heuristique et démocratique par excellence : en lui réside l’espérance politique et l’avenir. Il va de soi quand tu y réfléchis que l’humour de l’Ocséna n’est forcément pas plus humoristique a priori (...)

zaz

La France des vieux "qu’ont de l’âge" ?

Duboubou, 10 mars 2010 08:21

Voilà une expression populaire qui a de la bouteille, mon brave homme de père l’employait et mon toubib, qui lui en est encore à la fleur de l’âge, me confirmait récemment que son père l’utilisait aussi non sans humour ! Mais à cette époque c’était une sorte de boutade presque joyeuse, on signalait ainsi à sa famille et à ses (...)

Seniors

Acturevue fête ses 1 an et remercie Betapolitique

Acturevue, 10 mars 2010 07:18

Acturevue a 1 an et se félicite que Betapolitique participe à sa liberté d’expression et de diffusion.

Blogosphère

Le Président Kleenex

Nouvel Hermès, 10 mars 2010 06:30

Le 21 mars, le rideau se fermera sur la tragicomédie sarkoziste. Ce sera le dernier "Sarkozy day". Quelque soit l’ampleur de la défaite, la droite n’aura d’autre choix que de se débarrasser du looser. Finis les espoirs placés sur le cheval fringant quand les paris auront été perdus et que le Pool se trouvera désemparé. (...)

Sarkozy, Régionales 2010

La réforme contre les sciences sociales

guillaume, 9 mars 2010 15:01

La réforme présentée par Luc Châtel est de bien mauvais augure pour l’enseignement de l’histoire-géographie au lycée et celui des sciences humaines et sociales (SHS) en général. Contrairement à la grande envolée médiatique qui a suivi l’effet d’annonce ministériel, le problème est loin de pouvoir se limiter à la suppression du (...)

Sciences humaines

La liberté fond, le conformisme monte

Le coucou, 9 mars 2010 09:56

Deux informations m’ont frappé aujourd’hui, à priori sans contenu politique —mais je suis de ceux qui trouvent de la politique partout. Fort éloignées l’une de l’autre à la fois dans l’espace et dans leurs implications, elles me paraissent pourtant témoigner pareillement de la bien-pensance fétide qui gagne le monde. La (...)

Société

Le blog : forme majeure

Thierry Crouzet, 9 mars 2010 09:00

Un blog n’est pas nécessairement un ramassis de textes insignifiants et qui ne se suivent pas. Laissons le temps passer et je suis persuadé que les textes les plus importants du début du XXIe siècle auront tous été publiés dans des blogs, tout au moins en ligne en échappant au circuit de validation de l’édition (...)

Blogosphère

Vers les monnaies libres : une alternative décentralisée au système monétaire capitaliste, par zoupic

Paul Jorion, 9 mars 2010 08:57

Billet invité. Depuis août 2007, je suis la crise du subprime au jour le jour. J’ai cherché de blog en blog des possibilités, des solutions concrètes pour sortir de ce système. Après avoir longtemps cherché, être parti du plus bas : l’individu, et être monté jusque dans les sphères de la spéculation financière et du casino (...)

Économie

L’Europe a-t-elle une aversion pour le risque ?

Zaki Laïdi-, 9 mars 2010 08:37

Le retrait annoncé des troupes néerlandaises d’Afghanistan a conduit le secrétaire d’État américain à la Défense, Robert M. Gates, à affirmer le 23 février que « la démilitarisation de l’Europe – où une grande partie du grand public et de la classe politique est opposée à la force militaire et aux risques qui y sont associés – (...)

Europe

Un ouvrage déjà célèbre toujours in progress

Nonfiction, 9 mars 2010 08:26

Aux éditions Payot, est parue une nouvelle édition de l’ouvrage déjà célèbre de Noam Chomsky.Dans quelle mesure l’augmentation d’un même texte, ici par quatre chapitres inédits, le change-t-elle en un autre ? Quelle unité reconnaître à un projet théorique quand, par-delà les ans et les controverses comme les adhésions qu’il a (...)

Lectures

Dette islandaise. Que les plus riches paient !

babelouest, 9 mars 2010 08:01

Les Islandais ont voté. Selon les résultats portant sur 32% des bulletins dépouillés le “non” a recueilli 93,1% des suffrages exprimés, contre 1,6% pour le “oui”, a annoncé la chaîne de télévision publique RUV. (AFP) C'est logique : ils n'ont pas à supporter les conséquences des erreurs plus ou moins volontaires (...)

luttes sociales

L’électeur de base serait-il aveugle, sourd et aussi gogo que le prétendent ses tuteurs ?

Duboubou, 9 mars 2010 07:46

L’électeur de base serait-il aveugle, sourd et aussi gogo que le prétendent ses tuteurs ? Si cela se confirmait l’on pourrait alors affirmer qu’une grande partie de nos malheurs actuels viennent de cet électeur là ! Le responsable de nos problèmes serait alors identifié et l’on crierait une nouvelle fois haro sur une (...)

démocratie

Egal Pay Day

Raphaël Anglade, 9 mars 2010 07:30

Trouvé chez Bah !? by CC Les femmes sont moins payées que les hommes, pour le même boulot, les mêmes compétences...On ne le répète jamais assez... Une idée marquante : c’est comme si, chaque jour, les femmes travaillaient gratuitement à partir de 15h05. Il est temps de changer ça...car c’est une vraie insulte...(le clip (...)

Femmes

Petite leçon de manipulation politique

CAC 69, 9 mars 2010 06:45

10 et 35, ce sont les deux chiffres clés de cette semaine, deux chiffres qui nous auront permis d’assister à un nouveau sketch de la part de notre président. 10, c’est le taux de chômage qui à franchi cette fameuse barre dans la semaine, un chiffre qui n’avait jamais été atteint durant le mandat de Nicolas Sarkozy. 35, ce (...)

Nicolas Sarkozy, chômage, Martine Aubry, manipulation de l’opinion

« L’horizon de la présidentielle de 2012″ par Jacques Sapir

Jean-Louis Bianco, 8 mars 2010 17:37

J’ai reçu il y a quelques jours un intéressant texte (mais qui est à débattre) de Jacques Sapir dont je voudrais vous faire part. En voici un rapide résumé. Tout d’abord un constat de l’auteur : « Nous sommes depuis l’été 2007 dans la plus grave crise économique que l’on ait connue depuis celle de 1929. Elle se double d’une (...)

Présidentielles 2012

Une seule solution démocratique : l’école commune

Jean-Pierre Terrail, 8 mars 2010 15:53

L’éducation scolaire des jeunes générations pose trois questions : Qu’est-ce qu’on transmet ? À qui le transmet-on ? Comment le transmet-on ? Contribuant à modeler l’avenir de nos sociétés, le contenu des transmissions (question 1) devrait constituer un objet de délibération démocratique et pas seulement de controverses (...)

Education

148ème semaine de Sarkofrance : la poule mouillée du Salon de l’Agriculture

Juan de Sarkofrance, 8 mars 2010 14:26

Les élections régionales approchent. Les sondages restent mauvais. Nicolas Sarkozy met les bouchées doubles pour soutenir « ses » listes UMP. Cette semaine fut hyper-active pour le président français. Il fallait faire oublier son absence remarquée au Salon de l’Agriculture. Toute la semaine, on n’a pourtant pensé qu’à ça. (...)

Quinquennat Sarkozy, Agriculture

Journée des femmes : aperçu du parcours du combattant...

Raphaël Anglade, 8 mars 2010 13:09

Trouvé sur Dailymotion : Un parcours hautement sportif pour de jeunes couples se transforme en épopée humoristique. La journée de la femme le 8 mars 2010, c’est l’occasion de souligner des combats... à mener tout au long de l’année ! Source des chiffres mentionnés dans la vidéo : Europe 1 Autre source chiffrée sur (...)

Femmes

Vivre pour écrire ou écrire pour vivre

Thierry Crouzet, 8 mars 2010 12:51

Je suis fatigué d’entendre dire qu’il faut offrir ses textes sous prétexte qu’ils sont publiés sur un blog et qu’il faut gagner sa vie autrement. Vous voulez donc que je ressorte la barque de mon père et que j’aille pêcher des anguilles devant chez moi ? Ou que je redevienne journaliste ? Ou que je redevienne salarié et (...)

Blogosphère

Canal TV politique en Région Centre : une première en France.

Raphaël Jornet, 8 mars 2010 11:58

C’est une véritable information, hors de tout parti pris. « Hervé Novelli vient de lancer sa propre télévision, sobrement baptisée Novelli.TV » indique le 3 mars 2010 LibéOrléans. « Vient de lancer » n’est pas bien choisi, même s’il y a du vrai : il a essayé un truc qui a fait pchitt. Mais il aura innové. C’est une première en (...)

Régionales 2010

Sermon sur la montagne

Pierre Duhem, 8 mars 2010 10:30

Trouvé sur une autre liste : En voyant la foule de gens, Jésus alla sur la montagne. Et lorsqu’il fut assis, les douze vinrent à lui. Il leva les yeux sur ses disciples et dit : « Bienheureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux leur appartient. Bienheureux ceux qui souffrent car ils seront consolés. (...)

Education

L’Esperanza de Greenpeace au Havre pour empêcher Areva de polluer la Russie

LGV, 8 mars 2010 09:53

L’Esperanza est au Havre. LeGrandVillage soutient Greenpeace dans sa lutte contre la pollution. Areva envoit ses déchets en Russie où ils sont entreposés sans respecter les règlementations internationales et Européennes. Parce qu’on ne sait pas recycler ces matières dangereuses et pour faire l’économie de dépenses de (...)

Nucléaire

Faut-il interdire les CDS ?

Michel Santi, 8 mars 2010 09:49

Préalablement à la crise, seuls les initiés de Wall Street, de la City ou de Francfort étaient en mesure d’expliquer que derrière l’abréviation de "CDS" se cachait un contrat dérivé permettant d’assurer - ou de spéculer - contre un défaut de paiement d’un Etat souverain. Les titulaires de ces Credit Default Swaps n’étant (...)

Finance

Journée des femme (1/ ?)

CC, 8 mars 2010 09:05

Plusieurs petites choses, plusieurs grandes choses...Tout au long de la journée. Le rally des gazelles, par exemple : Chantal Fredet et Virginie Marquet-Thome, courent pour l’association “Le Cancer du Sein, Parlons en !”. Une association qui n’a pas été choisi au hasard et qui tient particulièrement à coeur à Chantal. (...)

Femmes

Le poltron-minet

Le Hezo, 8 mars 2010 08:59

Il est venu à reculons pour annoncer qu’on pouvait s’affranchir des contraintes environnementales quand on était agriculteur. Et pour promettre du blé. A quand l’avoinée ?

Agriculture

Louise Michel traînée dans la Mouise Anspach

, 8 mars 2010 07:56

Hier soir, à la téloche, annoncé avec grand fracas une énième adaptation gromancée de la déportation de Louise Michel en Nouvelle Caledonie. (Kanaky). Nous nous sommes dits que ça valait peut-être le coup de s’y attarder un peu, de voir ce que Solveig Anspach avait à nous en dire, dans son téléfilm programmé à 20h 35 (...)

Colonisation, colère, Anarchie

Oh ! La vilaine dette publique !

Christian Sautter, 8 mars 2010 06:30

La dette publique des pays méditerranéens et celle du Royaume-Uni agitent sérieusement les esprits fantasques des marchés. Faisons un détour vers le pays qui détient la médaille d’or de ces jeux olympiques du futur à crédit : le Japon. Le tocsin a déjà sonné : Standard & Poors a récemment menacé de dégrader la dette (...)

Japon, Dette publique

Au salon de l’Agriculture, Sarkozy s’est donc caché

Juan de Sarkofrance, 7 mars 2010 15:25

Une semaine de suspense incroyable. les conseillers du Monarque élyséen cherchaient comment faire venir leur patron au Salon de l’Agriculture sans couacs ni manifestations hostiles. Ils ont finalement trouvé la parade : une arrivée avant le public, très tôt. Puis une table ronde cloitrée dans une cabine à l’écart. (...)

Agriculture

Robins des mers ? Le pirate dans l’imaginaire occidental.

Nonfiction, 7 mars 2010 14:00

Un mythe occidental Jean-Pierre Moreau a choisi de s’intéresser dans le détail au phénomène de la piraterie dans l’Océan atlantique et le sud de l’Océan indien., tel qu’il a marqué les esprits contemporains. Il le fait à travers une succession de personnages présents dans les écrits des XVIIe et XVIIIe siècles. Traquer la (...)

Lectures

Le complexe éducatif de Mike Kelley

Nonfiction, 7 mars 2010 14:00

Mike Kelley : Educational Complex Onwards 1995-2008 présente une série d’œuvres réalisées par l’artiste plasticien Mike Kelley entre 1995 et 2008 au sujet des processus éducatifs, et plus précisément des interprétations surgies autour de la remémoration partielle des événements et des lieux qui les structurent. Cet ouvrage (...)

Education

gattaca*, ici et maintenant (enfin, là-bas et maintenant pour l'instant, mais faisons confiance à nos élites)

dessillons, 7 mars 2010 12:54

Aux États-Unis, les nouveaux-nés sont systématiquement soumis à un dépistage des maladies génétiques. "Étant donné que les tests sont mandatés par le gouvernement, ils sont souvent réalisés sans consentement parental", explique Brad Therrell, directeur du centre national de dépistage néonatal et de ressources génétiques (...)

Génétique, Libertés individuelles

Pour qui sonne le gras ?

b.mode, 7 mars 2010 12:03

Inlassablement, la cloche sonne pour appeler le fidèle. Le muezzin le fait avec sa voix, le Choffar avec sa corne. Inlassablement, Xavier Bertrand, quant à lui, siffle toujours le même air à ses ouailles : le chef a toujours raison. A l'instar d'un Lefebvre ou d'une Morano, il approuve la moindre décision (...)

Xavier Bertrand

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