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Julien Coupat, né le 4 juin 1974 à Bordeaux, est un des fondateurs en 1999 de l’éphémère revue philosophique française Tiqqun[1]. Depuis le 15 novembre 2008, il est suspecté d’avoir formé une « cellule invisible » – selon l’expression du procureur Jean-Claude Marin – à laquelle est imputé le sabotage d’une caténaire de ligne TGV[2], action qui a été revendiquée par un groupe allemand le 9 novembre 2008[3]. Il est mis en examen et détenu pour « direction d’une association de malfaiteurs et dégradations en relation avec une entreprise terroriste » avec quatre autres personnes qui ont toutes été remises en liberté sous contrôle judiciaire.
Cette affaire a déclenché une importante polémique : de nombreux comités de soutien sont créés en France et à l’étranger, et une manifestation de soutien réunit entre 1 200 et 3 000 personnes à Paris le 31 janvier 2009[4]. Des intellectuels, des parlementaires et les autres personnes mises en cause dénoncent un montage policier et une instrumentalisation politique de l’affaire[5]. Le quotidien Le Monde, dans son éditorial du 17 mars 2009, souligne qu’en l’absence de flagrant délit, d’aveux, et même d’indices, « la justice et les enquêteurs se doivent [de] répondre rapidement. Sauf à accréditer le sentiment croissant que cette affaire est artificielle, effectivement absurde, donc profondément choquante[6]. » Le 16 avril, le quotidien Libération parle de « fiasco judiciaire »[7].
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Biographie
Fils de Gérard Coupat, médecin, et de Jocelyne Coupat, cadre supérieure chez Sanofi-Aventis[8], Julien Coupat étudie en classes préparatoires au lycée privé Sainte-Geneviève avant d’intégrer l’ESSEC[9]. Il s’oriente ensuite vers la sociologie politique et il devient doctorant à l’EHESS. Il n’achève cependant pas son doctorat[10].
Son nom, associé aux situationnistes, est cité par Luc Boltanski[11] dans les remerciements d’un livre de 1999, Le nouvel esprit du capitalisme. La même année, Julien Coupat co-fonde la revue Tiqqun[12] dont il reste ensuite l’un des animateurs. C’est le philosophe Giorgio Agamben, avec lequel il se lie, qui trouve un imprimeur pour la revue[13].
Julien Coupat s’établit en 2005[14] sur le plateau de Millevaches, à Tarnac (Corrèze)[9] où, avec des amis, il reprend l’épicerie du village.
Affaire des sabotages de caténaires
D’après un article du magazine L’Express, se référant à un arrêt de la chambre de l’instruction de Paris du 2 décembre, la voiture de Julien Coupat et de sa compagne, Yildune Levy, filée par la police dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, se serait arrêtée vingt minutes à Dhuisy, en Seine-et-Marne, à l’aplomb de la voie TGV où un fer à béton provoqua une heure plus tard la panne du premier TGV de la journée, à cinq heures du matin[15]. Ces informations sont contenues dans un rapport de la police anti-terroriste daté du 15 novembre[16].
Le 11 novembre 2008, il est arrêté par la police anti-terroriste avec neuf autres personnes et mis en garde à vue[17] dans le cadre d’une enquête sur le sabotage de lignes de TGV du 8 novembre 2008. Les personnes arrêtées sont soupçonnées par la ministre de l’intérieur Michèle Alliot-Marie d’appartenir à un groupuscule de « l’ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome »[18].
Le 15 novembre 2008, Julien Coupat est mis en examen[19] pour « direction d’une structure à vocation terroriste », « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et « dégradations en réunion en relation avec une entreprise terroriste ». Il est placé en détention provisoire avec quatre autres suspects. Quatre autres personnes furent remises en liberté sous contrôle judiciaire. En réaction, un « Comité de soutien aux inculpés de Tarnac »[20] est créé par des habitants de Tarnac et des environs, demandant la « libération immédiate » des détenus[21].
Trois des personnes arrêtées en même temps que Julien Coupat sont remises en liberté le 2 décembre 2008[22]. Vendredi 19 décembre, le juge des libertés et de la détention ordonne le jour même, la remise en liberté de Julien Coupat, mais, mesure exceptionnelle, le parquet dépose aussitôt un appel suspensif via une procédure rarement employée : le référé-détention[23]. Pour son avocate, Irène Terrel, « symboliquement, ce qui se passe dans ce dossier est très grave. C’est un nouveau concept : une incrimination "préventive" bâtie sur du vent »[24]. Le 23 décembre 2008, la Cour d’appel de Paris rejette la demande de libération sous contrôle judiciaire de Julien Coupat, la présidente de la cour d’appel, Brigitte Bliecq, estimant que la mise en œuvre de la procédure d’urgence par le parquet pouvait se justifier dans ce dossier[25]. La décision de maintien en détention est confirmée de nouveau le 26 décembre[26].
La demande de remise en liberté d’Yildune Lévy, compagne de Julien Coupat, est rejetée le 19 décembre 2008 (confirmée en appel le 6 janvier 2009[27]) par un juge des libertés et de la détention au motif que le juge d’instruction chargé du dossier ne l’a pas encore entendue. Le 14 janvier 2009 une ordonnance de remise en liberté sous contrôle judiciaire est signée, suspendue par le parquet par référé-détention[28]. Le 16 janvier, la cour d’appel ordonne finalement sa remise en liberté sous contrôle judiciaire[29]. Cette remise en liberté a été confirmée le vendredi 23 janvier par la cour d’appel de Paris[30].
Le 30 janvier, le 19 février et le 13 mars 2009 les demandes de remise en liberté de Julien Coupat ont toutes été rejetées par la cour d’appel[31],[32]. Son avocate, qui dénonce un « fiasco politico-judiciaire », va demander « à ce que la juridiction antiterroriste soit déclarée incompétente »[32]. Les huit autres inculpés, dans une tribune publiée dans Le Monde, s’adressant à la police et à la justice, déclarent après avoir expliqué leur position et exprimé leur solidarité avec Julien Coupat : « nous ne vous dirons plus rien et cela jusqu’à ce que vous le libériez, jusqu’à ce que vous abandonniez la qualification de chef pour lui et de terrorisme pour nous tous. En résumé, jusqu’à ce que vous abandonniez les poursuites[33]. »
Controverse
La matérialité des preuves et la qualification « terroriste » des faits font l’objet de vives critiques de la part d’universitaires[34], d’habitants de Tarnac[9], d’avocats[35], des parents des prévenus[36], de journalistes[37] et de gendarmes[38]. Le quotidien Libération, qui soutient les inculpés, écrit « chaque jour, la baudruche semble se dégonfler un peu plus »[23].
Des universitaires et des juristes dénoncent l’« inconsistance » des charges retenues, le « tour clairement politique » qu’a pris l’affaire, et réclament sa libération immédiate[39]. La Ligue des droits de l’homme s’inquiète également d’« une procédure qui ne s’embarrasse pas du respect des libertés individuelles et se déroule sous l’œil de médias alimentés d’informations uniquement à la charge des personnes mises en cause »[40].
Le Canard enchaîné suggère que cette lutte à bon compte contre un supposé ennemi intérieur permet de faire oublier l’impuissance du gouvernement français face aux nationalistes corses et ajoute : « la hâte avec laquelle ce groupe a été supposé coupable et assimilé à la bande à Baader, à Action directe, voire à Ben Laden, témoigne d’une étrange confusion dont ne peuvent se réjouir que les terroristes, les vrais[41] ». Pour Giorgio Agamben, « on cherche le terrorisme et on finit par le construire, tout ça pour répandre la peur chez les jeunes gens[13] ». Quant à Serge Quadruppani, il y voit la « farce du retour de l’épouvantail terroriste » et la « fabrication de la "mouvance anarcho-autonome" »[42] par le Ministère de l’Intérieur et les médias.
Pour le mensuel CQFD, qui fustige le délit d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste – « une qualification aussi implacable qu’impalpable qui autorise toutes les interprétations et toutes les dérives » –, « un "faisceau d’indices" (en clair, une absence de preuves tangibles), des écrits, des soupçons, un témoignage sous X farfelu, voilà qui est suffisant pour jeter aux oubliettes la présomption d’innocence et maintenir des coupables idéaux en prison préventive pendant des mois, voire des années »[43].
Selon Mediapart, le témoin « sous X » de l’affaire des sabotages qui a accusé Julien Coupat sur procès-verbal, n’est pas crédible. Ce témoin est en effet sous le coup d’une condamnation pour « dénonciation de délits imaginaires »[44],[45].
Christophe Bourseiller (acteur et journaliste) déclare pour sa part ne pas croire que l’affaire des sabotages relève du terrorisme, attendu qu’il ne s’agissait pas de vouloir causer des morts ou des destructions importantes, et y voit plutôt l’œuvre de « jeunes théoriciens désireux d’ourdir des actions symboliques pour faire avancer leurs idées »[46].
Le Canard enchaîné a fustigé les conditions de détention d’Yildune Levy à la maison d’arrêt des femmes de Fleury-Mérogis : la nuit, toutes les deux heures, la lumière s’allume dans sa cellule pour officiellement « la protéger d’elle-même » mais il s’agit selon l’hebdomadaire, qui cite les juges, d’« attendrir la viande » de cette « dangereuse terroriste ». L’hebdomadaire précise qu’il s’agit du mode de surveillance réservé aux « détenus particulièrement surveillés »[47].
Julien Coupat estime pour sa part que « l’antiterrorisme est la forme moderne du procès en sorcellerie »[48].
Réactions politiques
L’affaire est rendue publique par un communiqué de Michèle Alliot-Marie qui se félicite de l’arrestation des inculpés de Tarnac. L’ensemble de la classe politique s’en félicite alors. Y compris le porte parole de la LCR, Olivier Besancenot, qui condamne les « actes de sabotages » commis par une « dizaine de personnes »[49].
Les Verts sont les premiers politiques à réagir au niveau national en faveur des inculpés. Fin novembre, Cécile Duflot (Secrétaire nationale des Verts) dénonce une « opération disproportionnée, en l’absence de preuves formelles, menée à grand bruit médiatique » et se demande si son « but n’est pas de se construire des "ennemis de l’intérieur" à partir d’une petite communauté qui prône l’anti-consumérisme et un autre modèle de société »[50]. Elle interviendra à diverses reprises dans les médias[51] ou en étant présente au tribunal[52]. Dans le même temps Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé intervient sur Libération et dénonce une « construction idéologique dangereuse » de la part de la ministre de l’intérieur[53].
La sénatrice verte Dominique Voynet, après avoir rendu visite fin décembre 2008 à Julien Coupat à la prison de la Santé, dénonce quant à elle « les conditions de l’interpellation, la qualification invraisemblable des faits ainsi que la durée de la détention provisoire[54] ». Le 11 décembre une conférence de presse à l’Assemblée nationale réunit les députés Patrick Braouzec (PCF), Noël Mamère, Martine Billard (Verts) et la sénatrice de Corrèze Bernadette Bourzai (Parti socialiste). Le 16 décembre 2008, Noël Mamère évoque le problème dans une question à l’Assemblée. La Ministre de l’Intérieur lui répond que « des personnes sont mises en examen et devront répondre de leurs actes devant la justice »[55].
Des manifestants anarchistes en Grèce, déclarent soutenir Julien Coupat à plusieurs reprises[56].
Fin décembre, Martine Aubry évoque prudemment les atteintes à la présomption d’innocence, mais n’évoque pas le fond de l’affaire[57]. Le 15 janvier 2009, François Hollande prend position en faveur des inculpés et dénonce « l’hystérie sécuritaire »[58]. Le député André Vallini, qui avait présidé la commission parlementaire d’Outreau, estime le 17 janvier 2009 que « les leçons d’Outreau ne semblent décidément ne pas avoir été retenues par la justice française. Les décisions des juges du siège se succèdent et se contredisent et le parquet semble recevoir ses instructions du ministère de l’Intérieur autant que du ministère de la Justice »[59]. Jean-Claude Marin, procureur de la République de Paris, répond publiquement à André Vallini sur RTL, ce qui est inhabituel : « Je pense que M. Vallini a une connaissance très complète du dossier de l’instruction qui lui permette de prendre cette position. J’ai une lecture assez complète de ce dossier et je n’arrive pas à la même conclusion. [...] Ce dossier n’est pas vide, c’est totalement inexact de le dire. Je ne dis pas que M. Coupat est coupable, il est encore présumé innocent. Le juge d’instruction est en train de voir si les éléments qui sont dans le dossier sont à charge ou pas suffisamment à charge à l’égard de ce garçon et d’autres »[60].
Toutefois, seules Bernadette Bourzai et Martine Roure signent au Parti socialiste la tribune « Tarnac ou l’antiterrorisme à grand spectacle » parue dans Le Monde le 2 février 2009 co-signée par plusieurs communistes, Verts et responsables associatifs[61]. Le 11 mars 2009, Ségolène Royal refuse de donner son avis sur « un sujet » qu’elle ne « maîtrise pas »[62].
Écrits
Le nom de Julien Coupat a été associé à plusieurs publications[12] :
- Tiqqun, Organe conscient du Parti Imaginaire - Exercices de Métaphysique critique, 162 pages, auto-édition, 1999
- Tiqqun, Organe de liaison au sein du Parti Imaginaire - Zone d’Opacité Offensive, 292 pages, éditions Les Belles-Lettres, 2001 (ISBN 2913372112)
En effet, Julien Coupat a fait partie du comité de rédaction de cette revue de 1998 à 2001. Il est aussi auteur ou co-auteur de plusieurs articles publiés dans les deux numéros.
- Appel, 2003 [lire en ligne]. Le texte est anonyme, mais Le Point évoque de possibles parallèles idéologiques entre ce livre et L’Insurrection qui vient[63], attribué par la police[64] à Julien Coupat.
- L’insurrection qui vient, La Fabrique, 2007 (ISBN 2-913372-62-7) [lire en ligne]. Ce livre, rédigé par un « Comité Invisible », est attribué par la police[64] à Julien Coupat. Cependant, selon l’éditeur Éric Hazan, « Julien n’a jamais fait partie du comité d’auteurs, qui m’a demandé un anonymat que je respecte. Le pointer ainsi du doigt est une pure construction policière participant à l’intoxication générale de l’opinion publique[65] ». Avant le déclenchement de l’affaire, le livre s’était vendu à 8 000 exemplaires[66]. Le 9 avril 2009, Hazan a été entendu par la sous-direction de l’anti-terrorisme de la police judiciaire qui souhaite pouvoir établir que Coupat est bien l’auteur de ce texte[67].
Notes et références
- ↑ « L’aventure théorique de Julien Coupat », Libération, 22 avril 2009.
- ↑ « Sabotage à la SNCF : Coupat maintenu en détention », nouvelobs.com, 24 décembre 2008.
- ↑ « Ce que contient le dossier d’instruction de l’affaire Tarnac », Le Monde, 25 mars 2009.
- ↑ « Soutien aux inculpés de Tarnac : les autonomes font le plein », Rue89, 31 janvier 2009.
- ↑ Voir par exemple cette tribune : « Tarnac ou l’antiterrorisme à grand spectacle », Le Monde, 2 février 2009.
- ↑ « Terroristes ? », Le Monde, 17 mars 2009.
- ↑ « La fabrique d’un présumé coupable », Libération, 16 avril 2009.
- ↑ Appointments at the Communications Department of the sanofi-aventis Group, PR News Wire, 22 septembre 2004
- ↑ a b c « Julien Coupat, étudiant brillant et chef présumé des saboteurs », NouvelObs.com, 18 novembre 2008.
- ↑ SNCF : Julien Coupat, itinéraire du supposé saboteur, Le Point, 2 décembre 2008
- ↑ Luc Boltanski, Ève Chiapello, Le nouvel esprit du capitalisme, Gallimard, Paris, 1999 (ISBN 9782070749959).
- ↑ a b Chloé Leprince, « On a retrouvé les écrits du gardé à vue pour sabotages à la SNCF », Rue89, 13 novembre 2008.
- ↑ a b « Les neuf de Tarnac », Le Monde, 20 novembre 2008.
- ↑ SNCF : Julien Coupat, itinéraire du supposé saboteur, Le Point, 2 décembre 2008
- ↑ Eric Pelletier et Anne Vidalie, Tarnac, les sept clés de l’enquête, L’Express, 16/12/2008
- ↑ Rapport de la sous-direction antiterroriste de la direction centrale de la police judiciaire au procureur de Paris, 15 novembre 2008, sur le site de Mediapart.
- ↑ « TGV sabotés : les secrets de l’enquête », LeParisien.fr, 13 novembre 2008.
- ↑ « Sabotages : Trois suspects libérés », Maud Pierron, le JDD, 2 décembre 2008.
- ↑ « Sabotages à la SNCF : le responsable présumé de la "cellule invisible" mis en examen et écroué », NouvelObs.com, 15 novembre 2008.
- ↑ Site du « Comité de soutien aux inculpés de Tarnac ».
- ↑ Texte de la conférence de presse du 20 novembre publié le 21 novembre sur le site du Comité de soutien.
- ↑ « Sabotages SNCF : trois suspects remis en liberté », Le Monde.fr, 2 décembre 2008.
- ↑ a b « Un pas vers la liberté pour Julien Coupat », Libération, 20 décembre 2008
- ↑ « "L’incrimination préventive de Julien est bâtie sur du vent" », Libération, 22 décembre 2008.
- ↑ « SNCF : la demande de libération de Julien Coupat rejetée », Le Monde, 23 décembre 2008.
- ↑ « Sabotages à la SNCF : Julien Coupat maintenu en détention », Le Monde, 26 décembre 2008.
- ↑ « Sabotage SNCF : la cour d’appel confirme le maintien en détention d’une des mises en examen », AFP, le 06/01/2009 [1]
- ↑ « Le juge ordonne la libération de Yildune Levy », Libération, 14 janvier 2009.
- ↑ « Sabotages SNCF : Yildune Levy, libre », Le Figaro, 16 janvier 2009
- ↑ http://www.liberation.fr/societe/0101314241-sabotages-sncf-yldune-levy-ne-retourne-pas-en-prison Sabotages SNCF : Yldune Lévy ne retourne pas en prison
- ↑ « Coupat : La charge explosive de la cour d’appel », Bakchich, 30 janvier 2009.
- ↑ a b « Affaire Tarnac : Julien Coupat reste en détention », Le Monde, 13 mars 2009.
- ↑ « Face à un pouvoir toujours plus absurde, nous ne dirons plus rien », Le Monde, 16 mars 2009.
- ↑ Propos de Sébastien Schifres recueillis par Aziz Zemouri, « Sabotage : "Sans coupables, la police en fabrique" », LeFigaro.fr, 13 novembre 2008 : « Aujourd’hui, un intellectuel est en garde à vue pour ses idées. Il n’y a aucun élément matériel pour appuyer la thèse de la police. Et évidemment, quand la police ne trouve pas de coupables, elle les fabrique. En Julien Coupat elle a donc trouvé un faux coupable sous prétexte qu’il a écrit dans une revue révolutionnaire. »
- ↑ Positions de Mes Dominique Valles, Cédric Alépée et Irène Terrel dans « SNCF : cinq des neuf autonomes placés en détention provisoire après leur audition », LeMonde.fr, 16 novembre 2008.
- ↑ Gérard Coupat sur Europe 1 et RTL, 18 novembre 2008 [écouter en ligne].
- ↑ Le Canard enchaîné du 19 novembre 2008 titre : « Vandalisme à la SNCF : des zozos qualifiés de "terroristes" : la justice pique une crise... de caténaires. »
- ↑ Un officier a déclaré « cette histoire de caténaire, ce n’est jamais que du vandalisme », Le Journal du Dimanche, 23 novembre 2008.
- ↑ « Non à l’ordre nouveau », Le Monde, 27 novembre 2008.
- ↑ « Sabotage SNCF : des intellectuels et la LDH dénoncent la législation antiterroriste », Libération, 27 novembre 2008.
- ↑ « Les briseurs de caténaires font dérailler la justice », Le Canard enchaîné, 19 novembre 2008, p. 3.
- ↑ Serge Quadruppani, « Extrême gauche : on fabrique un épouvantail médiatique », Rue89, 18 novembre 2008.
- ↑ « Tarnac résiste à l’arnaque », CQFD, décembre 2008, p. 11.
- ↑ « Tarnac : le témoin à charge contre Coupat serait un mythomane », Mediapart, 22 janvier 2009.
- ↑ « Tarnac : le témoin contre Coupat serait un mythomane », Libération, 22 janvier 2009.
- ↑ À propos des inculpés de Tarnac, blog de Christophe Bourseiller, reproduisant un entretien accordé au Matin, 18 novembre 2008.
- ↑ « Caténaires de la guerre », Le Canard enchaîné, 17 décembre 2008, p. 8.
- ↑ « Des neuf interpellés pour terrorisme, un seul est toujours incarcéré », Le Monde, 26 mars 2009.
- ↑ Une dizaine de personnes ont été placées en garde à vue suite à des actes de sabotage commis contre des caténaires SNCF+. Ces méthodes-là n’ont jamais été, ne sont pas et ne seront jamais les nôtres Site agoravox
- ↑ L’affaire des irlandais de Tarnac ?, Site des Verts
- ↑ Intervention sur RTL, 26 décembre 2008
- ↑ Le Jura libertaire
- ↑ Podcast sur liberation.fr
- ↑ « Voynet rend viste à Coupat », Le Figaro, 31 décembre 2008.
- ↑ Compte rendu de la 2ème scèance du 16 décembre 2008
- ↑ Julien Coupat héros grec, Le Point
- ↑ Libération, 25 décembre 2008
- ↑ La Télé libre
- ↑ « Détention de Julien Coupat : la justice oublie "les leçons d’Outreau" », nouvelobs.com, 18 janvier 2009.
- ↑ « Tarnac : Affrontement politico-judicaire », Le Journal dimanche, 23 janvier 2009.
- ↑ Tarnac ou l’antiterrorisme à grand spectacle, Le Monde, 2 février 2009
- ↑ http://www.dailymotion.com/video/x8napp_silence-de-pantoufle_news Retransmission vidéo de l’interview donnée à France inter
- ↑ Le petit livre beige des saboteurs de la SNCF. Selon l’article, "le petit livre beige de 2005 ne figure pas parmi les documents saisis [...]".
- ↑ a b Rapport de la Sous-Direction Anti-Terroriste de la Direction Nationale de la Police Judiciaire au Procureur de Paris Citation : « [...] tel qu’il est mentionné au sein du pamphlet intitulé L’Insurrection qui vient signé du Comité invisible, nom du groupe constitué autour de Julien Coupat »
- ↑ « SNCF : l’étrange itinéraire du saboteur présumé », Le Figaro, 19 novembre 2008.
- ↑ Éric Hazan précise : « Avant cette affaire, on en avait vendu 8000. Entre nos mains, une vente pareille c’est bien. Maintenant je ne sais pas où on est en. Ça n’a pas doublé, mais enfin on en a vendu pas mal depuis cette affaire, ça c’est sûr ! Depuis le début nous en sommes à deux réimpressions », « L’Insurrection qui vient est en avance sur l’horaire », AgoraVox, 12 décembre 2008.
- ↑ « Affaire Coupat : un éditeur entendu par l’antiterrorisme », Rue89, 9 avril 2009.
Liens externes
- Site de soutien aux inculpés du 11 Novembre
- « Aux sources de l’affaire Tarnac », Libération, 11 décembre 2008.
- « La Caténaire, voilà l’ennemie », Esprit, par Nathanaël Dupré la Tour, 14 novembre 2008.
- « La police a fait "un pur montage" », Mediapart, enquête vidéo, 15 décembre 2008.
- « Tentative de réorganisation chronologique de l’affaire dite "de Tarnac" » et « De durs rêveurs », Le Tigre, 15 décembre 2008.
- « Tarnac, les sept clés de l’enquête », L’Express, par Éric Pelletier et Anne Vidalie, 16 décembre 2008.
- « Quelques mots sur l’affaire Coupat », 20 décembre 2008 et Affaire des terroristes de Tarnac : mise au point du juge d’instruction, 27 janvier 2009, sur le site de Maître Eolas.
- « L’affaire de Tarnac : symptôme d’une société psychotique » par Jean-Claude Paye, 17 janvier 2009.
- « Tarnac ou les fantasmes du pouvoir, par Gabrielle Hallez », Le Monde, 20 janvier 2009.
- « Libérez Julien Coupat ! » par Irène Terrel, Le Monde, 28 avril 2009.







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