Journée des femme (1/ ?)

CC, 8 mars 2010

Libéralisme : 186 articles



Article importé depuis l’article Libéralisme (historique) de Wikipédia, disponible sous licence GFDL.


Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Aller à : Navigation, Rechercher
Pour les articles homonymes, voir Libéralisme (homonymie).

Le libéralisme est un mouvement intellectuel né dans l’Europe des Lumières aux XVIIe et XVIIIe siècles, qui affirme les principes de liberté et de responsabilité individuelle. Il repose sur l’idée que chaque être humain possède des droits fondamentaux qu’aucun pouvoir ne peut violer. En conséquence, les libéraux veulent limiter, au profit du libre choix de chaque individu, les obligations imposées à la société par l’État ou par d’autres formes de pouvoir, quels qu’en soient la forme et le mode de désignation.

Le libéralisme est d’abord une morale individuelle, ensuite une philosophie de la vie en société dérivée de cette morale, enfin seulement, une doctrine économique qui se déduit logiquement de cette morale et de cette philosophie. Pour les libéraux et pour certains penseurs[1], la dichotomie entre «  libéralisme économique  » et «  libéralisme politique  » n’existe pas. Il n’y a qu’un seul libéralisme.

Au sens large, le libéralisme prône une société fondée sur la liberté d’expression des individus, le respect du droit et le libre échange des idées. Elle doit joindre d’une part économiquement l’initiative privée et son corollaire l’économie de marché, d’autre part politiquement un pouvoir limité, par la loi et les contre-pouvoirs, idéalement à ses fonctions régaliennes au maximum, élu par le peuple et responsable devant lui, transparent et soumis à une constitution garantissant les droits des minorités.

Sommaire

Présentation générale

L’individu est au centre du libéralisme. La plus haute tâche de l’État est d’assurer et de défendre la liberté individuelle qui est considérée comme imprescriptible. La liberté individuelle étant aux yeux des libéraux la norme fondamentale et le fondement de la société humaine autour de laquelle l’État, l’ordre politique et économique doivent être structurés.

Mais, alors que pour les libéraux classiques, la primauté de la liberté individuelle est un principe absolu qui s’applique à tous les domaines de la vie en société, il est devenu courant de subordonner l’application de ce principe aux circonstances, de considérer que les volets philosophique, politique, social et économique du libéralisme sont indépendants les uns des autres, voire de réduire le libéralisme à ses aspects économiques comme le fait l’usage moderne français.

Les différents courants au sein du libéralisme

Il existe plusieurs courants de pensée libéraux qui se différencient notamment par leurs fondements philosophiques, par les limites et les fonctions qu’ils assignent à l’État, et par le domaine auquel ils appliquent le principe de liberté (économie, institutions politiques, domaine social). Il est ainsi courant de distinguer le libéralisme classique d’un Adam Smith du social-libéralisme et du libertarianisme (minarchisme, agorisme et anarcho-capitalisme).

Doctrines et systèmes politiques auxquels s’oppose le libéralisme

Doctrine individualiste, le libéralisme s’oppose aux doctrines holistes telles que le socialisme, l’étatisme ou le communautarisme qui définissent la personne comme faisant partie d’un corps social (groupe social, société...) auquel ses comportements et ses choix sont ou doivent être subordonnés. Il s’oppose aussi au totalitarisme et à toutes les formes d’abus de pouvoir qui limitent voire détruisent la liberté des individus. En prônant la liberté individuelle, notamment par rapport aux traditions, le libéralisme peut s’opposer également au conservatisme.

Il s’oppose également aux théories prônant soit la collectivisation totale de l’économie (comme le communisme), ou la régulation de l’économie par l’État (comme le keynésianisme). Si la reconnaissance et l’acceptation des versants social et politique dépasse le courant libéral, la liberté économique est beaucoup moins acceptée (nombreuses prestations étatiques obligatoires, tentatives de contrôle de l’économie par le collectif).

Le mot «  libéralisme  » est utilisé dans des sens différents, plus ou moins larges, et quelquefois contradictoires. En partie à la faveur de ce flou sémantique, le libéralisme est l’objet de controverses nombreuses et souvent violentes et ce surtout en France, qui résultent souvent d’un désaccord sur le sens même du terme. Certains opposants le redéfinissent comme une idéologie responsable de la plupart des maux du monde, ou comme un courant de pensée étant aujourd’hui détourné de sa vocation d’origine, considérant que la liberté économique n’est pas automatiquement factrice de libertés individuelles pour tous les acteurs économiques.

Usages du terme

Dans la tradition la plus ancienne, la liberté individuelle est un principe général qui s’applique à tous les domaines de la vie en société. Selon ce point de vue, c’est une erreur de séparer différentes formes de libéralisme, car toutes sont des conséquences indissociables d’un seul et même principe philosophique de liberté. Ce courant est souvent appelé «  libéralisme classique  » pour le distinguer des autres usages modernes du mot «  libéralisme  ».

D’autres auteurs ne voient pas le principe de liberté comme absolu et le prônent selon le domaine. Ils sont rejoints par des spécialistes qui ne s’intéressent qu’à un domaine bien précis, et qui pour cette raison évitent de parler du libéralisme en général sur lequel ils ne travaillent pas. On distingue alors trois domaines principaux  :

  • le libéralisme politique au sens étroit (organisation des droits politiques) ou large (coutumes, mœurs, éventuellement religion)  ;
  • le libéralisme économique  ;
  • le libéralisme en matière de mœurs et sur les questions de société.

Les historiens des idées politiques, de leur côté, s’intéressent aux courants qui se sont réclamés du libéralisme à différentes époques et en différents lieux. Ils sont ainsi amenés à distinguer un grand nombre de variétés plus fines de courants libéraux [2]. Il apparaît alors que le terme «  libéralisme  » recouvre aussi des réalités diverses selon les pays et leur histoire politique.

  • Aux États-Unis, on appelle «  liberals  » des progressistes, à peu près équivalents aux sociaux-démocrates européens mais en moins étatistes, ce qui les place à la gauche voire à l’extrême gauche  : l’accent est mis sur la liberté de mœurs et l’égalité en droits (notamment sur le plan racial). Par contrecoup, les adversaires de l’État ont créé le terme «  libertarian  » (dont une des formes les plus radicales est l’anarcho-capitalisme).
  • En Europe, au contraire, le qualificatif «  libéral  » sert la plupart du temps à désigner une personne favorable au libéralisme économique, sans nécessairement faire référence à la philosophie libérale.

Histoire du libéralisme

Bien que le terme «  libéralisme  » pour désigner un courant de pensée ne soit apparu qu’en 1823 dans le Dictionnaire universel de la langue française, les origines de ce mouvement sont lointaines.

Origines

Pour certains historiens, la tradition libérale prolongerait le mouvement d’idées qui, depuis Aristote, Épictète et les Stoïciens, Diogène et les Cyniques, affirme la primauté de l’individu, réaffirmée par le monothéisme abrahamique (judaïsme, christianisme et islam), puis l’humanisme de la Renaissance.
Dès le XVIe siècle, les philosophes de l’école de Salamanque reformulent la notion de droit naturel héritée d’Aristote et de Thomas d’Aquin, et en déduisent les principes de souveraineté du peuple et de séparation des pouvoirs. Dans le domaine économique, ils justifient la propriété privée, la libre circulation des personnes et des biens et défendent le libre marché. Au XVIIe siècle, le mouvement libéral s’incarne en particulier dans les levellers de la révolution anglaise de 1642.

Naissance du libéralisme

John Locke
John Locke

La pensée libérale se construit entre le milieu du XVIIe siècle et le milieu du XVIIIe siècle, sous l’impulsion des philosophes des Lumières, en opposition à l’absolutisme politique légitimé par des conceptions religieuses.

John Locke pose ce qui deviendra les fondements de la philosophie libérale moderne, en organisant et en développant ses thèmes principaux  : théorie des droits naturels, limitation et séparation des pouvoirs, justification de la désobéissance civile, affirmation de la liberté de conscience, séparation de l’Église et de l’État.

Hume, Condillac, Montesquieu développent les conséquences de leurs positions philosophiques libérales dans les domaines politique et économique. Des penseurs plutôt connus en tant qu’économistes, comme Turgot, Adam Smith ou John Stuart Mill, prennent soin de rattacher leurs positions économiques aux racines philosophiques du libéralisme. L’école libérale dite «  classique  » se constitue alors comme une pensée cohérente englobant tous les domaines de l’action humaine étudiés à cette époque.

Influence grandissante en occident

Montesquieu
Montesquieu

Le libéralisme a exercé une profonde influence sur la révolution américaine de 1775. Une partie des élites, notamment bourgeoises, ayant soutenu la Révolution française de 1789 et dirigé le pays après la chute de la monarchie constitutionnelle, était partisane du libéralisme qui se traduisait en France par une pensée subversive à l’encontre de la monarchie absolue de droit divin. Certains des principes fondateurs du libéralisme sont contenus dans le préambule de la Constitution américaine de 1787, ainsi que dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. La révolution américaine est riche d’auteurs libéraux, de Thomas Jefferson et Benjamin Franklin à Thomas Paine.
Le début du XIXe siècle voit l’approfondissement des idées libérales, avec, par exemple dans le domaine politique, Benjamin Constant et le cercle de Coppet qui rassemble des opposants libéraux à Napoléon, et Jean-Baptiste Say dans le domaine économique. Les libéraux s’efforcent de diffuser largement leurs idées, qui s’opposent aux idées étatistes prédominantes dans les cercles du pouvoir. Au milieu du siècle sont publiés les célèbres pamphlets de Frédéric Bastiat.

De la Révolution industrielle à nos jours

À partir de la fin du XIXe siècle, des divergences apparaissent au sein du courant libéral qui portent sur le role et la nature des interventions de l’État. Un courant progressiste apparait avec L.T.Hobhouse qui tente de prendre davantage en considération les conditions sociales qui permettent la liberté de chacun.

Au XXe siècle, les deux guerres mondiales et les grandes crises économiques (1929) entraînent une redéfinition du rôle et des contours de l’État dans le sens d’une intervention croissante. Les controverses et les débats autour du libéralisme portent surtout sur l’économie considérée de façon indépendante. La philosophie libérale classique reste néanmoins vivace bien que très minoritaire, portée notamment par des philosophes comme Mario Vargas Llosa ou, en France, par Alain, Bertrand de Jouvenel, Raymond Aron et Jean-François Revel, ainsi que par des auteurs de la tradition dite autrichienne, surtout connus comme économistes (Ludwig von Mises, Friedrich Hayek, Murray Rothbard, Pascal Salin).

Les fondements du libéralisme

Les droits naturels

Déclaration des droits de l'homme et du citoyen
Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

Le fondement de la pensée libérale est une théorie du droit selon laquelle chaque être humain est seul maître de lui-même et possède des droits fondamentaux et inaliénables qui découlent de sa simple existence et sont inhérents à la nature humaine, indépendamment des structures sociales dans lesquelles il est (ou n’est pas) inséré. Ces droits sont le droit à la liberté et le droit à la propriété.

Du droit à la vie découlent le droit de légitime défense contre toute agression, le droit à la sûreté et le droit de résistance à l’oppression.

La définition de la liberté individuelle la plus courante est celle de l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789  :

«  La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui  : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits.  »

Certains philosophes des Lumières lui préfèrent la définition suivante  :

«  La liberté est l’autorisation de n’obéir à aucune autre loi extérieure que celles auxquelles j’ai pu donner mon assentiment  » (Kant, note de la 2e section de Vers la paix perpétuelle).

La liberté se traduit par le droit pour chacun d’agir comme il le décide afin de poursuivre ses objectifs propres par ses moyens propres, d’échanger, de s’associer et de contracter librement, de s’exprimer librement et de choisir librement ses sources d’information.

Le droit de propriété est le droit pour chaque individu de disposer à sa guise du fruit de son activité et des richesses qu’il a créées ou acquises de façon légitime, ainsi que de s’approprier toute chose (par exemple l’espace qu’il occupe ou l’air qu’il respire) qui n’est pas déjà la propriété d’un autre individu. Ces droits ont un caractère universel. Ils sont applicables à tous les êtres humains, à tout moment et en tout lieu, ce qui fonde l’égalité en droit.

Un droit naturel se distingue d’un droit positif en ce que son exercice ne suppose rien quant à l’action d’autres personnes et qu’il ne découle pas d’une définition législative. «  Personnalité, Liberté, Propriété [...] sont antérieures et supérieures à toute législation humaine  »(Bastiat).

La thèse des droits naturels est largement développée par John Locke. De cette théorie est issue la conception moderne des droits de l’homme qui a fourni historiquement une partie de la justification idéologique de la Révolution américaine et de la Révolution française.

Cependant, la théorie des droits naturels a été vigoureusement contestée par Jeremy Bentham et John Stuart Mill. Selon ces deux auteurs, dont les idées sont déjà présentes in nucleo chez David Hume (Enquête sur les principes de la morale, Section V, Pourquoi plaît l’utilité, Deuxième partie), les principes du libéralisme ne ressortissent pas au respect de droits naturels dont Bentham et Mill nient par ailleurs l’existence, mais à la contribution essentielle de la liberté à notre bonheur. Pour les utilitaristes, une société heureuse est une société libre où chacun vit comme il l’entend tant que cela ne nuit pas à autrui. C’est le principe de non-nuisance développé par J.S. Mill dans son On Liberty. L’utilitarisme pose donc que les sociétés libérales sont celles qui maximisent notre bonheur.

On voit dès lors où se situe la différence entre l’école libérale des droits naturels dont Kant est un des représentants les plus marquant, et le libéralisme utilitariste. L’utilitarisme admettra par exemple le sacrifice de certains au bonheur du plus grand nombre tandis que le libéralisme d’obédience kantienne tiendra la vie humaine pour sacrée et inaliénable puisque le respect absolu de la vie d’autrui est imposée par le droit naturel. Se pose alors la question de savoir si une démocratie libérale a le droit d’enrôler ses citoyens lorsqu’elle est en danger. Faute d’envisager des cas tels que la guerre, la théorie libérale des droits naturels s’interdit de penser le rôle de l’État (dont la version extrême libertarienne conteste du reste la légitimité) dans les relations internationales. Inversement, l’utilitarisme libéral court le danger grave de justifier les raisonnements du type la fin justifie les moyens. Jusqu’où a-t-on le droit de sacrifier le bonheur de certains au bonheur du plus grand nombre  ? Ou bien encore  : y a-t-il place pour l’eugénisme dans une société libérale  ?

L’éthique

La morale libérale peut se résumer par un seul précepte  : Tu ne violeras pas les droits naturels d’un autre être humain. Elle laisse chacun libre de choisir ses propres fins, ses propres moyens et sa propre morale, dans la mesure où il n’empêche pas les autres d’en faire autant.

Réciproquement, ces droits impliquent des obligations qui forment le noyau d’une morale personnelle. Ils impliquent l’interdiction de toute agression contre l’intégrité de la personne, du meurtre, du vol et de l’esclavage sous toutes leurs formes, et de toute forme de dictature. Ils commandent la tolérance à l’égard des idées, des croyances et des actes d’autrui.

À part cela, le libéralisme ne prescrit aucun comportement particulier au niveau individuel. Il considère que la morale et les religions sont hors de son domaine et se borne à interdire l’usage de la contrainte en matière religieuse ou morale, comme dans toutes les autres matières.

La responsabilité, inséparable de la liberté et de la propriété, dit que chaque individu doit supporter les conséquences de ses actions, bonnes ou mauvaises. C’est une condition de la liberté  : si autrui devenait responsable de nos actions, il devrait acquérir l’autorité pour nous imposer ses vues et donc restreindre notre liberté. C’est aussi une composante de la sûreté d’autrui.

La notion de liberté est liée à celle d’égalité en droit  : la liberté des autres implique de leur reconnaître les mêmes droits que ceux qu’on s’accorde. Pour les libéraux, tous les êtres humains doivent être traités comme des égaux quelles que soient leurs différences.

Le libéralisme n’est pas l’anomie comme absence de règles de droits. Le droit est formé d’une part par le droit naturel, et d’autre part par le droit positif qui est le produit des contrats passés entre les individus.

Les différents aspects du libéralisme

Aspect social

Le libéralisme exige de la société le respect des droits naturels et la limitation des compétences de l’État comme le fit le philosophe allemand Wilhelm von Humboldt dans son Essai sur les limites de l’action de l’État (1792). Une société libérale est le résultat des choix et des actions effectués librement par l’ensemble de ses membres, ce qui lui permet théoriquement de prendre des formes très diverses.

Cependant, la plupart des auteurs libéraux forment un pronostic explicite ou implicite sur la forme que doit prendre une société libérale. Ils partent du constat que l’être humain est un animal profondément social, qui est attentif aux sentiments et au bien-être de ses semblables et sait que l’association avec eux est le moyen de sa propre survie et de sa propre satisfaction. Tout en reconnaissant l’extrême diversité des êtres humains, les penseurs libéraux ont a priori confiance dans leur action spontanée, et pensent que les individus sont conduits par leurs instincts et leur raison à coopérer et à mettre en place des solutions efficaces d’un point de vue individuel et social (principe revendiqué par les libéraux depuis Mandeville dans La Fable des abeilles, Montesquieu ou Adam Smith avec sa «  main invisible  » souvent mal comprise).

Rien dans le libéralisme ne s’oppose aux actions collectives, à condition que les associations qui les entreprennent soient entièrement volontaires et n’exercent aucune contrainte ni sur leurs membres, qui doivent pouvoir les quitter librement, ni sur les autres individus.

Selon les projets auxquels il veut participer, chaque être humain peut appartenir à un nombre quelconque de communautés, chacune ne pouvant lui demander que ce qui est nécessaire à la réalisation de son objet particulier. La société libérale idéale n’est ni une juxtaposition d’individus égoïstes étrangers les uns aux autres, ni une juxtaposition de communautés séparées, mais plutôt un enchevêtrement d’associations volontaires de toutes natures à travers lesquelles chacun peut travailler aux fins qu’il se donne, en coopérant librement avec ceux qui partagent tel ou tel de ses idéaux.

Par l’exemple et l’imitation, les objectifs, les règles et les méthodes adoptés par certains groupes peuvent se diffuser à l’ensemble de la société, faisant émerger un ordre spontané que les libéraux considèrent comme le seul légitime, à condition qu’il ne viole pas les droits naturels des individus.

Aspect politique

Le libéralisme classique admet que l’institution de l’État est nécessaire pour faire respecter l’interdiction de la violence. Chacun doit renoncer à utiliser la violence, selon le principe fondamental de responsabilité individuelle, et en confier à l’État le monopole, au service de la protection de chacun contre tous les autres.

L’État étant une organisation humaine, les libéraux pensent que le risque que les hommes qui le composent abusent de ce monopole de la violence est permanent. En même temps qu’il est le garant des libertés, l’État est donc perçu comme la plus grave menace pour ces mêmes libertés. Lui accorder «  le monopole de la violence légitime  » (Max Weber) a pour contrepartie nécessaire de limiter son domaine d’action de façon rigoureuse.

Pour les libéraux classiques, les seules fonctions légitimes de l’État sont celles qui assurent la protection du citoyen  : police, justice, diplomatie et défense nationale. Ces fonctions forment l’État minimal limité à ses fonctions dites régaliennes. Dans l’exercice de ces fonctions, l’État doit être soumis aux mêmes lois que les citoyens, et ne pas faire de lois qu’il ne s’appliquerait pas à lui-même.

Le libéralisme classique ne se prononce pas sur la forme institutionnelle de l’État, mais seulement sur l’étendue de ses pouvoirs. Il préfère néanmoins les dispositions qui permettent de limiter effectivement ces pouvoirs, comme la démocratie et la séparation des pouvoirs.

Le libéralisme classique ne reconnaît pas de droits particuliers aux majorités, même démocratiquement élues. De la même façon qu’il interdit à un plus fort d’imposer sa volonté à un plus faible, il interdit à un plus grand nombre d’individus d’imposer leur volonté à un plus petit nombre. Le rôle de l’État libéral n’est pas de faire régner la loi de la majorité, mais au contraire de protéger la liberté des individus et des minorités contre les plus forts et les plus nombreux. En particulier, le libéralisme classique refuse qu’une majorité même démocratique puisse étendre le domaine d’action exclusif de l’État au-delà de l’État minimal.

Cette philosophie politique pourrait se résumer en trois citations[3]  :

Montaigne  : «  Les princes me donnent prou s’ils ne m’ôtent rien, et me font assez de bien quand ils ne me font point de mal  ; c’est tout ce que j’en demande  » (nota  : prou = beaucoup)  ;
Jean-Baptiste Say  : «  À la tête d’un gouvernement, c’est déjà faire beaucoup de bien que ne pas faire de mal  »  ;
Frédéric Bastiat  : «  N’attendre de l’État que deux choses  : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième  ».

Ces positions ont été développées au XXe siècle par l’École des choix publics, qui analyse les actions de l’État comme celles d’une organisation comme les autres (qui défend les intérêts particuliers de ceux qui la composent ou qui la soutiennent) et constate la non-existence de l’«  intérêt général  » (dans la mesure où il est impossible d’en donner la moindre définition ou caractéristique). Les libéraux les plus radicaux, les libertariens ou anarcho-capitalistes, affirment que la sphère des attributions légitimes du pouvoir politique est vide, et que le risque pris en confiant à l’État le monopole de la violence est trop grand pour valoir d’être couru. Ils considèrent donc l’État comme un ennemi et prônent sa disparition totale et la fin du politique. Par opposition, les tenants des positions classiques sur l’État minimal sont souvent appelés minarchistes.

Les démocraties modernes sont qualifiées de libérales car y sont institués l’État de droit, la séparation et la limitation des pouvoirs ainsi que la liberté de la presse. Elles prennent soit la forme d’une république (exemple  : Allemagne, Inde, France) soit d’une monarchie constitutionnelle (exemple  : Espagne, Norvège, Pays-Bas, le Royaume-Uni et son Commonwealth, Suède).

Aspect économique

Article détaillé  : Libéralisme économique.

Deux positions coexistent dans la tradition classique. À la suite d’Adam Smith, l’école classique anglaise (Smith, Malthus, Ricardo, Stuart Mill) légitime une certaine intervention de l’État dans la sphère économique en lui assignant d’abord trois devoirs  :

«  Le souverain n’a que trois devoirs à remplir [...]. le premier, c’est de défendre la société de tout acte de violence ou d’invasion de la part d’autres sociétés indépendantes [...]. Le deuxième, c’est de devoir protéger, autant qu’il est possible chaque membre de la société contre l’injustice ou l’oppression de tout autre membre, ou bien le devoir d’établir une administration exacte de la justice [...]. Et le troisième, c’est le devoir d’ériger ou d’entretenir certains ouvrages publics et certaines institutions que l’intérêt privé d’un particulier ou de quelques particuliers ne pourrait jamais les porter à ériger ou à entretenir, parce que jamais le profit n’en rembourserait la dépense à un particulier ou à quelques particuliers, quoique à l’égard d’une grande société ce profit fasse plus que rembourser les dépenses  »
    — Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, Livre IV, chap. IX

Au fil de la Richesse des nations, Adam Smith ajoute d’autres prérogatives à l’État. Il prévient que la «  main invisible  » n’intervient que dans des situations de concurrence, comme dans le petit artisanat, et avertit que, pour leur part, les industriels conspirent toujours ensemble afin de faire monter les prix. L’État a donc le devoir de sauvegarder les conditions de la concurrence contre les capitalistes. Enfin, certaines activités de l’industrie ont des effets non souhaitables (principe des externalités)  : la division du travail abrutit les hommes  ; et il faut souhaiter que l’État prenne en charge ces désagréments, en assurant l’éducation de la population par exemple.

Pour les classiques français (Turgot, Condillac, Say), le libéralisme économique est essentiellement l’application de la philosophie libérale aux actes économiques  : l’économie n’est qu’un des domaines de l’activité humaine où l’État n’a pas de légitimité à intervenir autrement que comme un acteur économique sans privilèges particuliers, et dans le plus petit nombre de domaines possible  : la protection des citoyens, l’exécution de la justice et la défense contre d’éventuels agresseurs. Ils jugent inutile et dangereuse toute intervention supplémentaire, considérant d’une part que l’initiative privée, informée par le marché, est à même de suppléer avantageusement la plupart des fonctions de l’État, et, d’autre part, que l’extension de la sphère d’intervention de l’État conduit à une croissance non maîtrisée de la sphère publique au détriment de l’initiative privée, à des inefficacités chroniques, et même à des dérives totalitaires.

À cette forme du libéralisme classique, l’École autrichienne ajoute l’idée que tout accord librement consenti ou ensemble d’échanges librement consentis augmente la satisfaction des participants telle que perçue par chacun d’entre eux, car s’il en était autrement, celui qui se sentirait lésé refuserait cet accord qui n’aurait donc pas lieu. La liberté d’échanger et d’entreprendre est vue par ces auteurs à la fois comme un cas particulier du principe philosophique de liberté, donc un impératif moral qui s’impose indépendamment de ses conséquences, et comme un moyen qui conduit le plus probablement à la plus grande satisfaction générale.

La vision conséquentialiste du rôle de l’État est devenue prédominante de nos jours avec la conception néoclassique, qui voit dans la liberté des échanges un moyen d’arriver à un optimum économique. Pour certains néoclassiques, l’État doit alors faciliter l’enrichissement des citoyens, jouer un rôle primordial en tant qu’arbitre des échanges économiques, assurer le respect de l’exécution des contrats, encadrer les échanges marchands par une législation adaptée afin de corriger les défaillances du marché, gérer les biens publics, ouvrir des voies commerciales, etc. D’autres néoclassiques arrivent à la conclusion d’une nuisance générale des ingérences de l’Etat.

De même, le keynésianisme ou les diverses formes du «  libéralisme de gauche  » [4], tout en se réclamant du libéralisme, recommandent une intervention «  raisonnable  » et limitée de l’État dans l’économie pour assurer le plein emploi, la stabilité économique et la croissance  ; mais aussi pour mettre en place un «  plancher  » sous la société libérale afin d’aider les plus démunis, tout en gardant à l’esprit qu’il importe d’interférer le moins possible avec les libertés économiques et politiques fondamentales.

Compte tenu d’un risque naturel de constitution de cartels (ou trusts), toutes les grandes démocraties occidentales se sont dotées de lois antitrusts comme le Sherman Act, qui visent à rétablir la fluidité des rapports économiques et protéger voire institutionnaliser la libre concurrence. Cette soi-disant protection de la libre concurrence est souvent dénoncée comme une imposture, par exemple par Alan Greenspan[5]. Pour la même raison - interdiction d’entente entre des producteurs économiques, mais cette fois-ci des ouvriers - que la grève fut quelque temps au XIXème siècle considérée comme activité illégale.

Critiques

Les critiques de nature strictement économique et sociale sont détaillées dans l’article Critique du libéralisme économique.

Certains avancent que la liberté et le libre arbitre seraient des illusions (déterminisme, fatalisme...). Ou encore que les présupposés individualistes du libéralisme seraient scientifiquement faux car contraires à la réalité humaine  : l’unité sociale active serait essentiellement le groupe, et l’individu ne pourrait être appréhendé dans sa totalité sur des bases uniquement et strictement individuelles[6]. Selon le groupe qui est considéré, on trouve différentes variétés de holisme prenant en compte des réalités collectives telles que l’entreprise, l’association, la famille... Selon ces critiques, l’«  individualisme bien compris passe par l’action collective  ».

D’autres avancent que les êtres humains devraient se soumettre à des principes supérieurs de nature morale, religieuse ou politique. Cette position n’est pas en soi contraire aux principes libéraux tant que cette soumission reste volontaire  ; mais elle le devient quand, par exemple, certains hommes, même élus démocratiquement, entreprennent de faire des lois selon le principe de l’intérêt général.

Une autre objection, transversale à plusieurs courants de pensée, est que le «  libéralisme philosophique  » n’aurait pas d’existence réelle dans la pratique économique, sociale, et même philosophique. Selon ce point de vue, le libéralisme constitue un corpus idéologique disparate utilisé par ses adeptes pour «  justifier  » les inégalités dont ils profiteraient. Outre que cette attitude passe à la trappe des auteurs aussi importants que Locke, Montesquieu ou Kant, les libéraux voient, dans cette personnalisation de l’argumentation, un essai d’autres penseurs de justifier leurs propres ambitions de prise en main de la société, quitte à l’uniformiser.

Pour une partie des anarchistes, la liberté économique défendue par les libéraux serait une source d’inégalités et de restrictions de libertés qui nuiraient en réalité à la véritable liberté, notamment politique. Dans les sociétés libérales actuelles, ils critiqueraient en plus l’incitation à la consommation (par la publicité normalement) qui limiterait la liberté économique.

D’autres critiques de nature économique se fondent sur la différence entre libertés formelles (droit de circuler, par exemple) et libertés réelles (capacité économique de réellement circuler, par exemple) et reprochent au libéraux de ne considérer que les premières.

Selon les libéraux, les critiques les plus nombreuses ne reposeraient que sur une divergence d’interprétation du terme libéralisme, ce que ses adversaires dénoncent sous le nom de «  libéralisme  » n’étant qu’une construction intellectuelle bien éloignée de la position des libéraux eux-mêmes qui se considèrent comme «  les premiers à réprouver les restrictions aux libertés individuelles  », comme le montre la citation suivante  : «  Les adversaires du libéralisme [...] sont partis en guerre contre les fictions que sont l’ultra-libéralisme et le néo-libéralisme, deux concepts construits de toutes pièces par les collectivistes et dans lesquels les libéraux ne se reconnaissent pas  » (Pascal Salin)[réf. souhaitée].

Notes et références

  1. voir par exemple Jean-Claude Michéa, L’Empire du moindre mal  : Essai sur la civilisation libérale, 2007
  2. Voir par exemple les travaux du politologue français Jean Touchard
  3. Gérard Dréan, Qu’est ce que le libéralisme, Sociétal, 1er trimestre 2008, p.23
  4. Pour une présentation succincte du libéralisme de gauche, voir Raymond Boudon, Pourquoi les intellectuels n’aiment pas le libéralisme, Odile Jacob, 2004,(ISBN 978-2738113986) ou encore, Thierry Leterre, La gauche et la peur libérale, Presses de Science-Po, 2000, (ISBN 978-2724608038)
  5. Antitrust, lien donné sur l’article "Concurrence" de wikibéral
  6. Jean-Claude Michéa, L’Empire du moindre mal  : essai sur la civilisation libérale, Climats, 2007, p. 131-160.

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Ouvrages fondateurs —

Ouvrages de référence —

Autres ouvrages —

  • Léo Strauss, Droit naturel et histoire, Champs Flammarion, 1999, (ISBN 978-2080811585)
  • Valérie Charolles, Le libéralisme contre le capitalisme, Fayard, 2006, (ISBN 978-2213630748)
  • C.B. Macpherson, La théorie politique de l’individualisme possessif  : De Hobbes à Locke, Gallimard, 2004, (ISBN 978-2070316670)
  • Jacques de Saint-Victor, Les racines de la liberté  : Le débat français oublié, 1689-1789, Perrin, 2007 (ISBN 978-2262023799)

Articles —

Liens externes

Sélectionné sur le web [rss] [email]

Le crime administratif, en action

Eolas, 10 mars 2010 10:20

L’Italie va-t-elle légaliser la xénophobie ?

René Dassié, 10 mars 2010 09:33

Internet et LA rumeur…

Guy, 10 mars 2010 09:18

Luc Chatel s'attelle au remplacement

Nicolas, 10 mars 2010 08:58

La Justice en miettes

Georges Moréas, 10 mars 2010 08:32

Rumeur, premières leçons

Anglade, 10 mars 2010 08:15

Elections : Sarkozy ne pense qu’à un rendez vous, le sien.

mbruceforever@mageos.com (Juan de Sarkofrance), 10 mars 2010 06:06

Le putsch Fillon

Jean François Kahn, 10 mars 2010 05:01

Enlevement en afghanistan : contre l’oubli !

mbruceforever@mageos.com (Juan de Sarkofrance), 10 mars 2010 00:12

Europe : le racisme ordinaire contre les noirs.

Allain Jules, 9 mars 2010 23:41

Après la Grèce, la France ?

Quatremer, 9 mars 2010 22:34

Outreau, ad nauseam

Gascogne, 9 mars 2010 21:40

Paroles de femmes en burqa

Laurent Lévy, 9 mars 2010 21:29

La suppression de la retraite...

CC, 9 mars 2010 18:37

Les machines à voter lavent plus blanc

Anglade, 9 mars 2010 17:43

élections, pièges à con… tradictions ?

gauchedecombat, 9 mars 2010 17:32

élections, pièges à con… tradictions ?

gauchedecombat, 9 mars 2010 17:32

Irak : Le bulletin de vote plus fort que la bombe

Jean-Louis Bianco, 9 mars 2010 17:22

Comment le gouvernement efface les chômeurs en fin de droits

Slovar - Blogueur associé, 9 mars 2010 17:01

Lefebvre, remboursez !

Rva, 9 mars 2010 16:46

Google - public data

jon, 9 mars 2010 15:15

L’ère des robots-journalistes

Anglade, 9 mars 2010 14:50

Le Pentagone veut son propre Google Earth

Slate.fr, 9 mars 2010 13:05

Google, les dessous du business de la pub

La Rédaction, 9 mars 2010 13:04

Du community management politique

Luc Mandret, 9 mars 2010 13:00

Sarkozy le "PPP" (prince pompier pyromane)

Pascal Riché, 9 mars 2010 12:17

A-quoi-bonnite aiguë

Agnès Maillard, 9 mars 2010 12:01

Vous avez dit réchauffement climatique ?

Jean-Louis Bianco, 9 mars 2010 11:59

Parions politique !

FalconHill, 9 mars 2010 11:52

Obama relance l’électricité nucléaire aux USA

Héloïm Sinclair, 9 mars 2010 11:39

Obama relance l’électricité nucléaire aux USA

Héloïm Sinclair, 9 mars 2010 11:39

BHL, l’affabulation à visage humain

Anglade, 9 mars 2010 11:39

BABEL MED, phare des musiques du monde

Rimbus, 9 mars 2010 11:04

Eric Zemmour n’aime plus la France

Antidote - blogueur associé, 9 mars 2010 11:01

La France a perdu ses ambitions industrielles

Gilles Bridier, 9 mars 2010 10:42

l'écologie sociale et l'agriculture en régions

pas perdus, 9 mars 2010 09:45

Publier ailleurs

Eric Mainville, 9 mars 2010 09:00

Yves Jego encore plus bête

Rva, 9 mars 2010 08:51

Petit hommage à Jacques Marseille !

Nicolas, 9 mars 2010 08:30

Qu’allez-vous faire le soir des élections ?

Yann Savidan, 9 mars 2010 08:12

Corrélation entre inégalités et mortalités

Christophe, 9 mars 2010 08:04

Storytelling 2.0

Auteur Invité, 9 mars 2010 07:58

Environnement : Sarko le faux écolo se dévoile

mbruceforever@mageos.com (Juan de Sarkofrance), 9 mars 2010 06:06

Sarkozy a un problème avec la Justice

Gilles Devers, 9 mars 2010 00:45

La France a peur

philippe.bilger, 9 mars 2010 00:00

Quelle place pour les femmes dans les religions ?

comite de la jupe, 8 mars 2010 22:19

La naissance tumultueuse de Facebook

Anglade, 8 mars 2010 20:17

Pour une Journée de la jeunesse

Le coucou, 8 mars 2010 20:01

Le blues de mars

Gabale, 8 mars 2010 19:06

Fils de pub !

TGB, 8 mars 2010 18:44

Le tournant des régionales

Gérard Grunberg-, 8 mars 2010 17:47

Nos articles [rss]

« L’objectif de Google n’est pas d’afficher l’information la plus pertinente »

Electron libre, 10 mars 2010 13:04

Surprise ! Mon Ecran Radar s’ouvre à des contributions extérieures. Promis, juré, craché c’est bien plus l’envie d’offrir un espace Freestyle à d’autres journalistes/bloggeurs/Xperts qui motive cette décision qu’un mauvais prétexte pour ne pas vous livrer mon post hebdomadaire (Il arrive ce billet, il faut juste que je trouve (...)

Google

Evo Morales, Président pull-over

Lémi, 10 mars 2010 10:00

On peut penser que la personnalité d’un dirigeant ne compte pas. On peut - au contraire - estimer essentiel de se pencher sur le parcours et le caractère de celui qui tient les rênes. Evo, biographie du président bolivien par le journaliste argentin Martin Sivak, penche pour la deuxième option. Moi aussi. D’autant que (...)

Amérique Latine

Pas si fous, les émetteurs de Credit-Default-Swaps (CDS), par Jean-Pierre

Paul Jorion, 10 mars 2010 09:47

Billet invité. Fous, les émetteurs de Credit-Default-Swaps (CDS) ? Pas tant que cela. Il suffit de savoir s’y prendre. Commençons par comprendre ce qu’est un CDS. C’est une assurance, ciblée et négociable, d’un type particulier ayant trait à des actifs financiers, de préférence négociables eux aussi. Deux parties (...)

Finance

Bella ciao

Rimbus, 10 mars 2010 09:01

BellaCiao-HD envoyé par bubblemando. - Regardez la dernière sélection musicale. Un matin, je me suis réveillé,O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciaoUn matin, je me suis réveilléEt j’ai trouvé l’envahisseurOh partisan emmène-moiO bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciaoOh partisan emmène-moiCar je me sens (...)

luttes sociales

Et la philosophie fut logique

Nonfiction, 10 mars 2010 08:53

Inconnu du grand public, Maurice Boudot (1931-2003) fut professeur à l'université Paris-Sorbonne où il enseignait la logique et la philosophie des sciences. L'auteur de Logique inductive et probabilités 1 a laissé un certain nombre de réflexions éparpillées dans des revues et des annales de congrès où elles sont (...)

Philosophie

Quel est ce mal ou cette malédiction qui nous accable, nous Français, en ce moment ? (zaz)

Ocsena, 10 mars 2010 08:27

Avertissement : L’Ocséna comme vous le savez, chers amis, est un collectif critique qui considère l’humour comme l’arme heuristique et démocratique par excellence : en lui réside l’espérance politique et l’avenir. Il va de soi quand tu y réfléchis que l’humour de l’Ocséna n’est forcément pas plus humoristique a priori (...)

zaz

La France des vieux "qu’ont de l’âge" ?

Duboubou, 10 mars 2010 08:21

Voilà une expression populaire qui a de la bouteille, mon brave homme de père l’employait et mon toubib, qui lui en est encore à la fleur de l’âge, me confirmait récemment que son père l’utilisait aussi non sans humour ! Mais à cette époque c’était une sorte de boutade presque joyeuse, on signalait ainsi à sa famille et à ses (...)

Seniors

Acturevue fête ses 1 an et remercie Betapolitique

Acturevue, 10 mars 2010 07:18

Acturevue a 1 an et se félicite que Betapolitique participe à sa liberté d’expression et de diffusion.

Blogosphère

Le Président Kleenex

Nouvel Hermès, 10 mars 2010 06:30

Le 21 mars, le rideau se fermera sur la tragicomédie sarkoziste. Ce sera le dernier "Sarkozy day". Quelque soit l’ampleur de la défaite, la droite n’aura d’autre choix que de se débarrasser du looser. Finis les espoirs placés sur le cheval fringant quand les paris auront été perdus et que le Pool se trouvera désemparé. (...)

Sarkozy, Régionales 2010

La réforme contre les sciences sociales

guillaume, 9 mars 2010 15:01

La réforme présentée par Luc Châtel est de bien mauvais augure pour l’enseignement de l’histoire-géographie au lycée et celui des sciences humaines et sociales (SHS) en général. Contrairement à la grande envolée médiatique qui a suivi l’effet d’annonce ministériel, le problème est loin de pouvoir se limiter à la suppression du (...)

Sciences humaines

La liberté fond, le conformisme monte

Le coucou, 9 mars 2010 09:56

Deux informations m’ont frappé aujourd’hui, à priori sans contenu politique —mais je suis de ceux qui trouvent de la politique partout. Fort éloignées l’une de l’autre à la fois dans l’espace et dans leurs implications, elles me paraissent pourtant témoigner pareillement de la bien-pensance fétide qui gagne le monde. La (...)

Société

Le blog : forme majeure

Thierry Crouzet, 9 mars 2010 09:00

Un blog n’est pas nécessairement un ramassis de textes insignifiants et qui ne se suivent pas. Laissons le temps passer et je suis persuadé que les textes les plus importants du début du XXIe siècle auront tous été publiés dans des blogs, tout au moins en ligne en échappant au circuit de validation de l’édition (...)

Blogosphère

Vers les monnaies libres : une alternative décentralisée au système monétaire capitaliste, par zoupic

Paul Jorion, 9 mars 2010 08:57

Billet invité. Depuis août 2007, je suis la crise du subprime au jour le jour. J’ai cherché de blog en blog des possibilités, des solutions concrètes pour sortir de ce système. Après avoir longtemps cherché, être parti du plus bas : l’individu, et être monté jusque dans les sphères de la spéculation financière et du casino (...)

Économie

L’Europe a-t-elle une aversion pour le risque ?

Zaki Laïdi-, 9 mars 2010 08:37

Le retrait annoncé des troupes néerlandaises d’Afghanistan a conduit le secrétaire d’État américain à la Défense, Robert M. Gates, à affirmer le 23 février que « la démilitarisation de l’Europe – où une grande partie du grand public et de la classe politique est opposée à la force militaire et aux risques qui y sont associés – (...)

Europe

Un ouvrage déjà célèbre toujours in progress

Nonfiction, 9 mars 2010 08:26

Aux éditions Payot, est parue une nouvelle édition de l’ouvrage déjà célèbre de Noam Chomsky.Dans quelle mesure l’augmentation d’un même texte, ici par quatre chapitres inédits, le change-t-elle en un autre ? Quelle unité reconnaître à un projet théorique quand, par-delà les ans et les controverses comme les adhésions qu’il a (...)

Lectures

Dette islandaise. Que les plus riches paient !

babelouest, 9 mars 2010 08:01

Les Islandais ont voté. Selon les résultats portant sur 32% des bulletins dépouillés le “non” a recueilli 93,1% des suffrages exprimés, contre 1,6% pour le “oui”, a annoncé la chaîne de télévision publique RUV. (AFP) C'est logique : ils n'ont pas à supporter les conséquences des erreurs plus ou moins volontaires (...)

luttes sociales

L’électeur de base serait-il aveugle, sourd et aussi gogo que le prétendent ses tuteurs ?

Duboubou, 9 mars 2010 07:46

L’électeur de base serait-il aveugle, sourd et aussi gogo que le prétendent ses tuteurs ? Si cela se confirmait l’on pourrait alors affirmer qu’une grande partie de nos malheurs actuels viennent de cet électeur là ! Le responsable de nos problèmes serait alors identifié et l’on crierait une nouvelle fois haro sur une (...)

démocratie

Egal Pay Day

Raphaël Anglade, 9 mars 2010 07:30

Trouvé chez Bah !? by CC Les femmes sont moins payées que les hommes, pour le même boulot, les mêmes compétences...On ne le répète jamais assez... Une idée marquante : c’est comme si, chaque jour, les femmes travaillaient gratuitement à partir de 15h05. Il est temps de changer ça...car c’est une vraie insulte...(le clip (...)

Femmes

Petite leçon de manipulation politique

CAC 69, 9 mars 2010 06:45

10 et 35, ce sont les deux chiffres clés de cette semaine, deux chiffres qui nous auront permis d’assister à un nouveau sketch de la part de notre président. 10, c’est le taux de chômage qui à franchi cette fameuse barre dans la semaine, un chiffre qui n’avait jamais été atteint durant le mandat de Nicolas Sarkozy. 35, ce (...)

Nicolas Sarkozy, chômage, Martine Aubry, manipulation de l’opinion

« L’horizon de la présidentielle de 2012″ par Jacques Sapir

Jean-Louis Bianco, 8 mars 2010 17:37

J’ai reçu il y a quelques jours un intéressant texte (mais qui est à débattre) de Jacques Sapir dont je voudrais vous faire part. En voici un rapide résumé. Tout d’abord un constat de l’auteur : « Nous sommes depuis l’été 2007 dans la plus grave crise économique que l’on ait connue depuis celle de 1929. Elle se double d’une (...)

Présidentielles 2012

Une seule solution démocratique : l’école commune

Jean-Pierre Terrail, 8 mars 2010 15:53

L’éducation scolaire des jeunes générations pose trois questions : Qu’est-ce qu’on transmet ? À qui le transmet-on ? Comment le transmet-on ? Contribuant à modeler l’avenir de nos sociétés, le contenu des transmissions (question 1) devrait constituer un objet de délibération démocratique et pas seulement de controverses (...)

Education

148ème semaine de Sarkofrance : la poule mouillée du Salon de l’Agriculture

Juan de Sarkofrance, 8 mars 2010 14:26

Les élections régionales approchent. Les sondages restent mauvais. Nicolas Sarkozy met les bouchées doubles pour soutenir « ses » listes UMP. Cette semaine fut hyper-active pour le président français. Il fallait faire oublier son absence remarquée au Salon de l’Agriculture. Toute la semaine, on n’a pourtant pensé qu’à ça. (...)

Quinquennat Sarkozy, Agriculture

Journée des femmes : aperçu du parcours du combattant...

Raphaël Anglade, 8 mars 2010 13:09

Trouvé sur Dailymotion : Un parcours hautement sportif pour de jeunes couples se transforme en épopée humoristique. La journée de la femme le 8 mars 2010, c’est l’occasion de souligner des combats... à mener tout au long de l’année ! Source des chiffres mentionnés dans la vidéo : Europe 1 Autre source chiffrée sur (...)

Femmes

Vivre pour écrire ou écrire pour vivre

Thierry Crouzet, 8 mars 2010 12:51

Je suis fatigué d’entendre dire qu’il faut offrir ses textes sous prétexte qu’ils sont publiés sur un blog et qu’il faut gagner sa vie autrement. Vous voulez donc que je ressorte la barque de mon père et que j’aille pêcher des anguilles devant chez moi ? Ou que je redevienne journaliste ? Ou que je redevienne salarié et (...)

Blogosphère

Canal TV politique en Région Centre : une première en France.

Raphaël Jornet, 8 mars 2010 11:58

C’est une véritable information, hors de tout parti pris. « Hervé Novelli vient de lancer sa propre télévision, sobrement baptisée Novelli.TV » indique le 3 mars 2010 LibéOrléans. « Vient de lancer » n’est pas bien choisi, même s’il y a du vrai : il a essayé un truc qui a fait pchitt. Mais il aura innové. C’est une première en (...)

Régionales 2010

Sermon sur la montagne

Pierre Duhem, 8 mars 2010 10:30

Trouvé sur une autre liste : En voyant la foule de gens, Jésus alla sur la montagne. Et lorsqu’il fut assis, les douze vinrent à lui. Il leva les yeux sur ses disciples et dit : « Bienheureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux leur appartient. Bienheureux ceux qui souffrent car ils seront consolés. (...)

Education

L’Esperanza de Greenpeace au Havre pour empêcher Areva de polluer la Russie

LGV, 8 mars 2010 09:53

L’Esperanza est au Havre. LeGrandVillage soutient Greenpeace dans sa lutte contre la pollution. Areva envoit ses déchets en Russie où ils sont entreposés sans respecter les règlementations internationales et Européennes. Parce qu’on ne sait pas recycler ces matières dangereuses et pour faire l’économie de dépenses de (...)

Nucléaire

Faut-il interdire les CDS ?

Michel Santi, 8 mars 2010 09:49

Préalablement à la crise, seuls les initiés de Wall Street, de la City ou de Francfort étaient en mesure d’expliquer que derrière l’abréviation de "CDS" se cachait un contrat dérivé permettant d’assurer - ou de spéculer - contre un défaut de paiement d’un Etat souverain. Les titulaires de ces Credit Default Swaps n’étant (...)

Finance

Journée des femme (1/ ?)

CC, 8 mars 2010 09:05

Plusieurs petites choses, plusieurs grandes choses...Tout au long de la journée. Le rally des gazelles, par exemple : Chantal Fredet et Virginie Marquet-Thome, courent pour l’association “Le Cancer du Sein, Parlons en !”. Une association qui n’a pas été choisi au hasard et qui tient particulièrement à coeur à Chantal. (...)

Femmes

Le poltron-minet

Le Hezo, 8 mars 2010 08:59

Il est venu à reculons pour annoncer qu’on pouvait s’affranchir des contraintes environnementales quand on était agriculteur. Et pour promettre du blé. A quand l’avoinée ?

Agriculture

Louise Michel traînée dans la Mouise Anspach

, 8 mars 2010 07:56

Hier soir, à la téloche, annoncé avec grand fracas une énième adaptation gromancée de la déportation de Louise Michel en Nouvelle Caledonie. (Kanaky). Nous nous sommes dits que ça valait peut-être le coup de s’y attarder un peu, de voir ce que Solveig Anspach avait à nous en dire, dans son téléfilm programmé à 20h 35 (...)

Colonisation, colère, Anarchie

Oh ! La vilaine dette publique !

Christian Sautter, 8 mars 2010 06:30

La dette publique des pays méditerranéens et celle du Royaume-Uni agitent sérieusement les esprits fantasques des marchés. Faisons un détour vers le pays qui détient la médaille d’or de ces jeux olympiques du futur à crédit : le Japon. Le tocsin a déjà sonné : Standard & Poors a récemment menacé de dégrader la dette (...)

Japon, Dette publique

Au salon de l’Agriculture, Sarkozy s’est donc caché

Juan de Sarkofrance, 7 mars 2010 15:25

Une semaine de suspense incroyable. les conseillers du Monarque élyséen cherchaient comment faire venir leur patron au Salon de l’Agriculture sans couacs ni manifestations hostiles. Ils ont finalement trouvé la parade : une arrivée avant le public, très tôt. Puis une table ronde cloitrée dans une cabine à l’écart. (...)

Agriculture

Robins des mers ? Le pirate dans l’imaginaire occidental.

Nonfiction, 7 mars 2010 14:00

Un mythe occidental Jean-Pierre Moreau a choisi de s’intéresser dans le détail au phénomène de la piraterie dans l’Océan atlantique et le sud de l’Océan indien., tel qu’il a marqué les esprits contemporains. Il le fait à travers une succession de personnages présents dans les écrits des XVIIe et XVIIIe siècles. Traquer la (...)

Lectures

Le complexe éducatif de Mike Kelley

Nonfiction, 7 mars 2010 14:00

Mike Kelley : Educational Complex Onwards 1995-2008 présente une série d’œuvres réalisées par l’artiste plasticien Mike Kelley entre 1995 et 2008 au sujet des processus éducatifs, et plus précisément des interprétations surgies autour de la remémoration partielle des événements et des lieux qui les structurent. Cet ouvrage (...)

Education

gattaca*, ici et maintenant (enfin, là-bas et maintenant pour l'instant, mais faisons confiance à nos élites)

dessillons, 7 mars 2010 12:54

Aux États-Unis, les nouveaux-nés sont systématiquement soumis à un dépistage des maladies génétiques. "Étant donné que les tests sont mandatés par le gouvernement, ils sont souvent réalisés sans consentement parental", explique Brad Therrell, directeur du centre national de dépistage néonatal et de ressources génétiques (...)

Génétique, Libertés individuelles

Pour qui sonne le gras ?

b.mode, 7 mars 2010 12:03

Inlassablement, la cloche sonne pour appeler le fidèle. Le muezzin le fait avec sa voix, le Choffar avec sa corne. Inlassablement, Xavier Bertrand, quant à lui, siffle toujours le même air à ses ouailles : le chef a toujours raison. A l'instar d'un Lefebvre ou d'une Morano, il approuve la moindre décision (...)

Xavier Bertrand

Le capitalisme (II) – Les seuils qui sont franchis

Paul Jorion, 7 mars 2010 10:17

Ce texte est un « article presslib’ » (*) Une rupture a lieu lorsqu’un seuil est franchi. Repérer de telles limites et observer si elles ont été atteintes constitue la tâche première pour qui veut lire l’avenir déjà inscrit dans le présent. Avant même que la crise que nous subissons ne se déclenche, une limite avait déjà (...)

Capitalisme

L’Etat pyromane

Terra Nova, 7 mars 2010 09:19

Débat sur l’identité française, bouclier fiscal, réforme de l’Université, juge d’instruction... la présidence de Nicolas Sarkozy et son activisme ont suscité de nombreuses controverses et des débats trop vite écartés à cause du rythme des réformes. Nous avons choisi de revenir en profondeur sur les principales orientations qui (...)

Etat

Élections régionales, la notion d’apparentement est elle la clef du deuxième tour

Betablog, 7 mars 2010 07:00

La technique de l’apparentement, initiée lors des élections de 1951, permettait une alliance électorale entre des listes, qui avaient ainsi la possibilité de reporter les voix de l’une sur l’autre Certes cette possibilité n’existe plus de nos jours en droit, mais qu’en est il en fait ? Chacun sait que le vote en faveur (...)

Régionales 2010

Délocalisation de l'agriculture ?

CC, 7 mars 2010 06:22

Nicolas Sarkozy n’y connait rien en vache. Néanmoins, ce matin, il a cru bon de se lever avant l’heure pour célébrer cette fameuse France qui se lève tôt pour les traire. Il s’est entretenu avec la FNSEA, le syndicat de droite des agriculteurs détenteurs de gros tracteurs dans les plaines riches où les maïs se ramassent à (...)

Agriculture

La République des princes

Nonfiction, 6 mars 2010 16:08

"Le principe fondamental du gouvernement démocratique et populaire, c’est-à-dire le ressort essentiel qui le soutient et le fait mouvoir (…), c’est la vertu (…)." C’est en ces termes qu’en 1794 Robespierre définissait les principes de morale politique devant présider à la conduite des affaires publiques. Ce n’est (...)

démocratie

Demain, l'Islande vote.

Mathieu L., 6 mars 2010 14:48

On en parle peu dans la presse et les médias en ce moment, et très peu dans la blogosphère. Pourtant, la question est d’importance pour notre avenir. Demain, l’Islande vote sur une question très importante. Rappelons le contexte. Au début de la crise, la banque Icesave se casse la binette, comme de nombreuses banques (...)

Mondialisation, Finance

Marianne éducatrice

Nonfiction, 6 mars 2010 14:00

L’ouvrage d’Yvan Jablonka conte une étonnante histoire, celle de ces personnages que l’on dit souvent sans histoires, oubliés de l’histoire ou indignes de faire partie des livres d’histoire, à savoir les enfants abandonnés, les vagabonds, les jeunes criminels ou les orphelins, selon une terminologie qui varie au fil du (...)

Histoire

Comment TF1 saccage une maison en cinq jours

Roger Hubert, 6 mars 2010 13:09

Ou les dessous de l’émission « Tous ensemble ». TF1 propose un programme où l’animateur recrute des artisans et bénévoles pour retaper le logement d’une famille en difficulté. Ce témoignage d’un artisan est édifiant sur ce que vous ne verrez pas à l’écran : des travaux bâclés à cause de l’urgence, sans aucune considération en (...)

Télévision

Promotion de la diversité versus droit anti-discriminatoire ? L’émergence d’un nouveau modèle ...

Terra Nova, 6 mars 2010 11:43

Les politiques dites de "discrimination positive" sont aujourd’hui sous le feu des critiques en France. Présentées tour à tour comme encourageant la concurrence victimaire et la surenchère "ethnicisante", ou comme une menace communautariste, on brandit à leur encontre un modèle "Républicain" théorique. Selon Mehdi Thomas (...)

Discriminations

Villepin - Sarkozy : l’inévitable Réconciliation.

Pensez BiBi, 6 mars 2010 10:02

La Réconciliation Villepin-Sarkozy est inévitable. Dom et Chouchou vont ranger leurs couteaux et les crocs de boucher. Qu’ils se dépêchent ! 2012 est si vite arrivé. BiBi guettera les prochains numéros de Paris-Match pour voir la jolie photo de ce formidable couple politique. Auparavant, BiBi fait l’état des lieux et (...)

Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin

Enquête sur La Toxicité de l’Alimentation Moderne et Industrielle

Betablog, 6 mars 2010 09:07

Avec les Fast Food et l’importation du modèle américain en europe, l’expression "bouffer de la merde" n’est plus une métaphore mais la triste réalité, car les intoxications alimentaires graves dues à la présence de matière fécale dans la viande des hamburgers a déjà tuée des enfants comme William Reymond le décrit au début de (...)

Santé, Agriculture, Alimentation

Manifeste historique pour une Révolution présente

Nonfiction, 6 mars 2010 08:23

Le nouvel ouvrage de Sophie Wahnich paru aux éditions du CNRS n'est pas tant un livre sur la Révolution française qu'un essai portant sur le sens de la discipline historique et du métier d'historien à l'heure actuelle. L'auteur reprend les thèmes qui lui sont chers et qu’elle a déjà explorés dans ses (...)

Histoire

Ségolène Royal, la mal-aimée

Dedalus, 6 mars 2010 07:14

Ségolène Royal, on l’aime ou on la déteste. Beaucoup aimée, elle pourrait parvenir à redevenir candidate et même a bien figurer lors d’un premier tour d’élection présidentielle. Encore plus détestée, elle n’a aucune chance de passer le second tour. L’observation attentive des études de popularité permet d’appréhender ce (...)

Ségolène Royal

Suite >>>

Betavideo

Egal Pay Day

Tout betapolitique par email :

Notre sélection
Derniers commentaires

Quel est ce mal ou cette malédiction qui nous accable, nous (...) - 10 mars

"Double bind pour les Français : Dracoss “Si je suis élu président de région, je quitterai le gouvernement” déclarait, sur Le Monde.fr le 17 février, (...)

Quel est ce mal ou cette malédiction qui nous accable, nous (...) - 10 mars

"Abstention" On a beaucoup de mal désormais à trouver des titres d’info qui ne soient pas libellés systématiquement de façon imbécile : en fait c’est (...)

Quel est ce mal ou cette malédiction qui nous accable, nous (...) - 10 mars

"Une délicieuse et si "naturelle" désinformation :" Là, c’est Le Point qu’il faut citer, on précise avec agence ! PRÉSIDENTIELLE - Fillon écarte une (...)

Nouvelle grève générale le 19 mars !!! - 10 mars

Franchement, faire grêve ne mènne à rien ! Donnez vous RDV dans le 16ème pour tout péter (Révolution)sinon le 19 mars prennez vos pencartes et votre (...)

Quel est ce mal ou cette malédiction qui nous accable, nous (...) - 10 mars

"Kouchner demande la libération du réalisateur iranien Jafar Panahi" (France Info) "PARIS, 9 mars 2010 (AFP) - Le chef de la diplomatie française (...)

Quel est ce mal ou cette malédiction qui nous accable, nous (...) - 10 mars

"69% des Français trouvent la société injuste" (NOUVELOBS.COM | 05.03.2010) Nous remercions le Nouvel Obs pour toujours trouver des trucs très bons (...)

Quel est ce mal ou cette malédiction qui nous accable, nous (...) - 10 mars

"Les Oscars enregistrent leur meilleure audience depuis 5 ans aux Etats-Unis" (Le Monde) Ca rassure finalement de savoir que cette nullissime (...)

Quel est ce mal ou cette malédiction qui nous accable, nous (...) - 10 mars

Dans Marianne 2 apparemment, Propos délicieusement attribués au Chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, encore à cette heure président de la République, ou (...)

Quel est ce mal ou cette malédiction qui nous accable, nous (...) - 10 mars

"Sans compter l’écologie ordinaire" Mais il n’y a pas que la blerde politique et la blerde journalistique qui hachées menu et bien malaxées, ont (...)

Quel est ce mal ou cette malédiction qui nous accable, nous (...) - 10 mars

"Huchon taxé de macho par l’UMP" [ou plus exactement par sa rivale Pécresse] (titre extrait du Parisien [qui se délecte]) Est-ce de l’oiseux, du (...)
Afficher tous les commentaires
À lire absolument
ADN


Afficher tous les mots-clés
Débat
Les 5 dernières vidéos

Journée des femmes : aperçu du parcours du combattant...


Fonction publique : la logique comptable de Sarkozy


Des pervers narcissiques au pouvoir


Campagne Ile de France d’Europe écologie


Le bide du Facebook de l’UMP


Raphaël Anglade

Vous n’avez pas comme un problème avec l’Islam ? - 21 février

Je suis quand même surpris par l’intensité que prennent quelques débats concernant l’Islam, en ce moment... Le plus frappant, c’est qu’on a des (...)

Note aux tenants du il-ne-faut-pas-confondre-antisionisme-et-anti - 12 février

Je supprime régulièrement, unilatéralement et arbitrairement des posts que je juge racistes, antisémites ou seulement complètement nuls. Ca arrive (...)

Clearstream : finalement Sarkozy fait appel - 29 janvier

Le procureur de Paris, Jean Claude Marin, celui là même qui, il y a un an, estimait le rôle de Villepin complètement mineur, avant de prononcer, il y (...)

La ritournelle des retraites - 21 janvier

Le gouvernement a décidé de remettre un couvert sur les retraites. On peut donc s’attendre à une série de chiffres apocalyptiques dans les médias (...)

Vincent Peillon a eu raison - 16 janvier

J’ai beaucoup apprécié l’ironie et le panache du geste de Vincent Peillon. Il n’a pas seulement refusé un débat, il a délibérément choisi de perturber (...)

Afficher tous les textes de Raphaël Anglade
Christian Sautter

Oh ! La vilaine dette publique ! - 8 mars

La dette publique des pays méditerranéens et celle du Royaume-Uni agitent sérieusement les esprits fantasques des marchés. Faisons un détour vers le (...)

La petite Grèce au piquet - 22 février

Dans la cour de récréation de l’euro, la Grèce a été mise au piquet par ses camarades. Elle avait triché au jeu de billes et bénéficié, pour ce faire, (...)

"Wall Street" et "Main Street" - 15 février

Barack Obama a prononcé le 28 janvier son premier discours sur « l’État de l’Union », dont on a à peine entendu l’écho en France. Après avoir adulé le (...)

Paris Pionnières - 8 février

L’association « Paris Pionnières » vient de fêter ses cinq ans et sa fondatrice a été distinguée dans l’ordre national du Mérite. Frédérique Clavel avait (...)

Une économiste d’expériences - 1er février

Une hirondelle est passée au Collège de France ! Esther Duflo a inauguré une nouvelle chaire « Savoirs contre la pauvreté », créée à l’initiative de (...)

Afficher tous les textes de Christian Sautter
Sarkofrance

148ème semaine de Sarkofrance : la poule mouillée du Salon de (...) - 8 mars

Les élections régionales approchent. Les sondages restent mauvais. Nicolas Sarkozy met les bouchées doubles pour soutenir « ses » listes UMP. Cette (...)

147ème semaine de Sarkofrance : la monarchie en place - 1er mars

La République n’est pas morte, mais la monarchie sarkozyenne est déjà bien en place. Une monarchie qui nomme, convoque, régule, remercie. Mais une (...)

146ème semaine de Sarkofrance : comment Sarkozy cache la (...) - 22 février

Il y a quelques jours, lors d’un déplacement de campagne dans la région Centre, Nicolas Sarkozy avait usé de l’une de ses expressions favorites : « (...)

145ème semaine de Sarkofrance : Nicolas Sarkozy, faux (...) - 15 février

Le président français multiplie les déplacements de campagne. Pour cette 145ème semaine en Sarkofrance, il est allé parler ruralité dans la région (...)

144ème semaine de Sarkofrance : la France a peur - 8 février

Cette 144ème semaine de Sarkofrance fut finalement calme, inaudible et distante pour le président français. La Franee a peur, et lui le premier. Son (...)

Afficher tous les textes de Sarkofrance
Josh Lyman

Les clous du spectacle - Octobre 2009

Le temps ne fait, décidément, rien à l’affaire. Le locataire de l’Elysée enfonce avec gourmandises les clous du cercueil social-démocrate. Les (...)

Foules sentimentales - Juin 2009

Deux nouvelles d’inégale portée, mais qui empêchent de désespérer de cette vieille carne malmenée : la démocratie. D’un côté, la rue iranienne qui, (...)

Re-Verts - Juin 2009

On s’en doutait un peu dans les derniers jours, les pronostics semblaient le confirmer. Cette victoire finale est cependant plus éclatante que (...)

Arsenal de campagne - Mai 2009

La Corée joue avec nos nerfs et chacun comprend qu’Obama, qui réussit pourtant une impressionnante chevauchée de problèmes enjambés et d’obstacles (...)

Ouverture ou prolifération ? - Mai 2009

La bombe Allègre fera-t-elle long feu ? On se souvient des images grandioses du candidat ministre d’ouverture, lors de la campagne présidentielle de (...)

Afficher tous les textes de Josh Lyman
Aline

Medvedev vient faire ses courses à Paris : La France (...) - 1er mars

Le collectif Free Caucasus rappelle qu’en dépit des accords de cessez-le-feu du 12 août 2008, signés sous l’égide de Nicolas Sarkozy, la Fédération de (...)

M. Poutine muselle les libertés - 19 février

Dans les capitales européennes, des dirigeants épris de liberté annoncent fièrement une nouvelle ère de coopération avec la Russie. A Berlin, on se (...)

Lettre ouverte : Il faut rétablir la diffusion de la première (...) - 17 février

Monsieur le Directeur d’Eutelsat, Abritée par la télévision publique géorgienne, Perviy Kavkazskiy, ou « Première Caucasien » a été lancée à (...)

Moscou n’aime pas la nouvelle chaîne transcaucasienn e - 27 janvier

Depuis quelques jours, Perviy Kavkazky (1K-First Caucasian), la première chaîne de télévision régionale en langue russe non contrôlée par le Kremlin, (...)

Le Caucase attend Ioulia Timochenko - 19 janvier

Cette situation pourrait-elle laisser planer l’idée d’un éventuel et étrange revirement pro-russe, emmené par Ianoukovitch et stratégiquement suggéré (...)

Afficher tous les textes de Aline
Charte et Mentions Légales | Participez | Espace rédacteurs | RSS 2.0

contact, signaler un contenu ilicite ou faire une suggestion : contact@betapolitique.fr

Réalisé par Happy Content | Hébergé par powered by typhon | Développé sous SPIP