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Hier, mercredi 11 avril, l’ensemble des candidats à la présidentielle a jugé utile de condamner la révélation des indemnités de licenciement de Noël Forgeard, ancien PDG d’Airbus : 8,4 millions d’euros...
Il faut dire que ces informations s’ajoutent aux 2,5 millions d’euros empochés par M. Forgeard à l’occasion de la vente de ses stock-options, vente qui a précédé de très peu l’annonce des retards de livraison sur les Airbus, et la chute consécutive des cours d’EADS, et qui a suscité l’ouverture d’une enquête pour délit d’initié.
Et ces 11 millions d’euros (916 années de SMIC) ainsi empochés tombent au moment où la gestion catastrophique de M. Forgeard contraint le groupe industriel à envisager un plan social représentant 10 000 suppressions d’emplois.
Nicolas Sarkozy a laissé parler son porte parole, François Fillon, sur cette question, mais s’est très peu exprimé lui-même. Dans un premier temps, apprenant les déboires d’Airbus, il a suggéré de laisser jouer les règles du marché avant de se raviser en constatant le coût politique de sa déclaration.
Il faut dire que Noël Forgeard, ancien conseiller industriel de Jacques Chirac à Matignon (1986-1988) a été imposé de vive force à Arnaud Lagardère par Chirac et Sarkozy, au prix d’un chantage fiscal du meilleur tonneau.
Il faut dire qu’Arnaud Lagardère a lui-même empoché 2,5 milliards d’euros dans cette affaire en revendant à l’Etat (CDC) la moitié des actions EADS qui lui avaient été cédées pour 200 millions d’euros. Et que M. Lagardère a mis ses 240 journaux (Paris Match en tête) et ses radios (Europe 1...) au service du candidat Sarkozy, celui qu’il présente à ses cadres dirigeants en disant : "ce n’est pas un ami... c’est un frère...". Et refuse de recapitaliser cette entreprise.
Alors, silence radio à droite sur cette affaire. Ou vagues promesses de moraliser les rémunérations des dirigeants...
Avec cette droite là, tout devient possible...
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