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4 avril 2007 | ( 3 commentaires )
Certes, certains ironisent sur le drapeau hollandais que semble avoir choisi Nicolas Sarkozy pour la couverture de son dernier ouvrage (et nouveau - nouveau programme). Mais les couleurs n’en sont pas moins celles de la République, ce qui, d’après Ségolène Royal, est interdit par le code électoral.
Invitée lundi de Canal +, la candidate socialiste a déclaré que Nicolas Sarkozy ne respectait pas les « règles démocratiques » en utilisant les couleurs du drapeau français en couverture de son ouvrage.
« Un candidat à l’élection présidentielle doit respecter les règles », a-t-elle déclaré, précisant qu’« il y a une commission de contrôle des opérations électorales qui interdit aux candidats d’utiliser le drapeau français sur les documents de campagne ».
Selon elle, « un livre publié dans le cadre d’une campagne électorale émarge aux comptes de campagne et la façon dont les couvertures sont affichées sont assignables à des affiches donc à des documents de propagande électorale ».
« La projection ou l’affichage de la couverture de ce livre n’est pas autorisée par la commission de contrôle et je regrette que monsieur Sarkozy ne respecte pas les règles démocratiques », a-t-elle ajouté.
Ségolène Royal a précisé qu’elle ne saisirait pas elle-même la commission.
« Je ne saisirai pas la commission mais je veux que les citoyens sachent qu’il y a des règles très claires », a-t-elle expliqué, ajoutant : « je ne crois pas que l’ancien ministre de l’Intérieur puisse ignorer cette règle ».
Interrogée sur les propos de Nicolas Sarkozy qui lui a demandé mardi de débattre, elle a déclaré : « j’observe qu’il a retenu la leçon que je lui ai donnée ».
« Avoir prétendu, pour exploiter les graves incidents de la gare du Nord, que j’étais du côté des fraudeurs, des voleurs, et de ceux qui étaient en infraction avec la loi (...) ce sont des méthodes qui sont particulièrement indignes du débat public ».
« Je lui ai donné un avertissement et je me réjouis qu’il ait entendu cet avertissement », a-t-elle déclaré.
Rebondissant sur le terme « fraudeur », elle a souligné que l’ex-ministre de l’Intérieur appartenait au gouvernement « qui a prononcé l’amnistie pour Guy Drut », ancien ministre des Sports condamné dans une affaire de corruption.
« Si je suis présidente de la République il n’y aura pas de décision de ce type, les règles seront les mêmes pour tous », a-t-elle assuré.
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