crise du politique , Quinquennat Sarkozy
Raphaël Anglade | 11 juin 2007 | | 27 commentaires
L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy
Nous y voilà donc. Le victoire annoncée de l’UMP se profile. L’esprit des institutions de la Ve, que nous allons hélas conserver un bon quinquennat de plus, la mollesse du PS qui se prépare pour la grande explication, la grande démobilisation des électeurs de gauche ont abouti au résultat escompté par les stratèges de l’UMP : une grande et forte vague bleue s’apprête à déferler sur l’Assemblée...
Nul ne songe à contester ce résultat, bien que l’on souhaite ici lancer un appel à tous ceux qui avaient posté le 6 mai un bulletin de résistance : chaque député de gauche, ou même du MoDem, que vous enverrez à l’Assemblée sera un ferment des résistances à venir. Mobilisez-vous !
Mais la forme mérite qu’on s’y arrête. M. Sarkozy ne s’est pas seulement organisé pour gagner cette élection. Il cherche à triompher totalement et idéologiquement de la gauche elle-même. Ses provocations nautiques, ses débauchages de façade, ses attaques — et celles de ses lieutenants - contre une gauche représentée en bande archaïque, hypocrite et inefficace — tendant à faire oublier que lui et ses amis gouvernent déjà depuis 5 ans - -toute sa stratégie y concourt.
Brouiller les cartes, dissimuler ses véritables intentions (tout en commençant les chasses aux sorcières), avaler, gober, métaboliser l’opposition, anéantir les tentatives de résistance... toute cette stratégie de campagne est à l’origine de cette désaffection des urnes.
Car Nicolas Sarkozy ce n’est pas tant une offre politique (qui peut réellement rêver d’une exonération de droits de transmissions qui concerne 90 000 personnes ? Qui croit une seconde que les ouvriers peuvent décider de travailler plus ?). Nicolas Sarkozy c’est d’abord une formidable machine à broyer les adversaires.
Et ce n’est pas seulement les adversaires qui s’éteignent aujourd’hui. C’est l’espoir. Si presque un Français sur deux a négligé de se déplacer hier, c’est parce que les gens ne croient plus tellement à la politique.
En ce sens, et pour ce seul chiffre, la victoire de l’UMP est une victoire amère.
Le recul démocratique que représente cette abstention découle directement de la stratégie de campagne de M. Sarkozy. C’est sa création, sa méthode, et le ver qui commence à grignoter le fruit de sa victoire.
- Anglade
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27 Messages de forum
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy
11 juin 2007 07:42, par MarcoL’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy
bravo, trés constructif !
Voila l’image de la gauche d’aujourd’hui, prête à une seule chose, attaquer les autres...Et à ne rien proposer... Et qui ne respecte guère les Français qui ont tout de même choisi librement , ne l’oublions pas !
"c’est parce que les gens ne croient plus tellement à la politique".,
Quel était le taux pour les présidentielles déjà ? Le score de l’ump ?
Bref, pourquoi perdrais je du temps sur des conversations avec des gens qui, finalement, IMPOSENT, leur façon de penser. Chose qu’elles semblent vouloir d’ailleurs combattre....
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 11 juin 2007 11:33
Si vous n’aimez pas ce site, sentez-vous libre de ne plus jamais le lire et de ne plus jamais y poster.
Ah, j’oubliais : vous êtes probablement payé pour y poster des idioties. Ou encore, vous n’avez vraiment rien d’autres à faire de vos journées...
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 13 juin 2007 18:36Moi je ne quitterais pas ce site, les gauchos me font trop rire. Vous devriez songer à monter un spectacle sérieusement ça marcherais bien loool.
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 13 juin 2007 20:34, par DémocrypteOn cherche un type, petit, pour jouer le rôle d’un alcoolique. Vous n’en connaissez pas un, par hasard ?
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 13 juin 2007 22:22Je vous fait confiance pour trouver, vous avez 5 ans devant vous. :D
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 14 juin 2007 12:30, par Démocrypte
Cinq ans... C’est bien le temps qu’il nous faut pour que le peuple de gauche retrouve confiance en lui-même.
Par contre, UMPistes qui faites tant de promesses démago, vous n’aurez pas cinq ans, avant de perdre votre confiance en vous-mêmes. Car la confiance, le premier venu, la gagne le plus facilement ; seuls ceux qui tiennent le langage de la vérité savent conserver celle qui leur a été accordée.
J’ajoute que votre dirigeant et vous-même ne m’inspirer ni sympathie ni haine, et pas même de l’indifférence. Plus clairement : vous ne me faites pas rêver. Il n’est question, chez vous, que de rêves de toute puissance, et votre aggressivité gratuite en est le juste reflet. C’est tellement commun ce genre de rêve, que je vous confesse n’avoir rien à en penser.
Mais si vous voulez rester sur ce site, et par vos posts fieleux, nous offrir l’occasion de nous amuser à vos dépends, vous êtes le bien venu. Loi de l’hospitalité oblige.
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 25 mars 2009 18:09, par GuillaumeEt vous si vous n’acceptez pas les critiques n’écrivez plus d’articles !
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 11 juin 2007 14:56, par Astre Noir
Bien qu’étant de gauche, je suis d’accord avec vous : ce papier est inutile, et stupide.
En fait, ce taux élevé d’abstention est plutôt la marque de l’échec de ...
Lionel Jospin
En effet, qui peut me dire l’utilité d’un scrutin législatif placé six semaines après un scrutin présidentiel, où les projets et programmes ont été débattus longuement, et où les français ont choisi (mal choisi à mon avis, mais ce n’est pas le problème)
Le résultat, c’est comme en 2002, et comme en 2012, 2017, 0222, 2027...
Un parti du Président élu, qui dit "Confirmez votre vote de la présidentielle"
Le parti battu, qui dit : "SVP, ne donnez pas une majorité trop écrasante à la majorité, laissez moi quelques miettes..."
La solution : coupler les élections présidentielle et législatives aux mêmes dates. Les français choisissent en même temps leur député et leur président.
Avantage : on gagne plus de 5 semaines (entre l’investiture de Sarkozy, le 17 mai et l’ouverture de la session parlementaire, le 26 juin.
Autre avantage : on évite l’agitation médiatique et l’esbrouffe électoraliste entre les 2 scrutins
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 11 juin 2007 16:30Bien qu’étant de droite, je suis entièrement d’accord avec cet article. Les dérives orléanistes et bonapartistes de cette équipe sont aux antipodes d’une authentique vision libérale de la politique et de la société. La vigueur d’une démocratie se mesure à la vigueur et à la diversité de son Parlement et non pas au taux de participation aux présidentielles.
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 26 octobre 2009 16:03
déceptions actuelles, en exemple ces baisses de remboursement santé (les familles savent, en cas de soins d’un proche, les difficultés financières !) qui prolongent les "casses" sociales. un point parmi d’autres qui laisse "les bras ballants"
Indisposé par les extrêmes, intéressé par la politique, soucieux de l’avenir de la France, conscient de l’échec de la Droite, de la gauche, je n’irai pas voter, ou blanc.
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 4 janvier 17:04
Merci pour votre article et votre site ! Bonne année et longue continuation :)
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy
11 juin 2007 11:57, par DémocrypteLe taux d’abstention des législatives est un échec pour Sarkozy, dont il est bien loin de mesurer les conséquences.
Le désintérêt pour les législatives actualise la mort de la V république en tant que système où le gouvernement procède de la double légitimité, présidentielle et parlementaire. Cette abstention actualise dans les consciences l’entrée dans un système présidentiel, ce qui était la conséquence inévitable du quinquénat.
Clairement, aujourd’hui, le pouvoir, c’est le président, c’est Sarkozy. Autrement dit nous en avons fini avec les présidents qui se cachent derrière leur premier ministre, qui le livre comme fusible au peuple lorsqu’il y a des problèmes et qui se plaignent de leur majorité rétive (le parlement n’est plus que la chambre d’enrigistrement des projets du gouvernement et des directives de Bruxelles). Le confort présidentiel créé par la Ve république "septénale" est pour de bon terminé.
Sarkozy est donc contraint inventer une nouvelle forme de gouvernement, dont il assumera la pleine responsabilité. C’est ce qu’il avait promis... Il a été pris au mot, et il doit en être le premier à s’en désoler.
La gauche va mal, sans doute... Mais ce sont le FN et le centre qui ont été liquidé avec sauvagerie. Ce sont donc les alliés de la droite qui sont mort, hier. La solitude du pouvoir ne sera pas seulement la solitude institutionnelle induite par la logique présidentialiste des institutions ; ce sera aussi la solitude de celui qui n’a plus d’alliés.
Gageons que le thème de l’ouverture va fleurir encore longtemps, non seulement parce qu’il génère de la confusion, mais aussi par ce qu’il sera un moyen pour le pouvoir de rompre l’isolement qu’il s’est lui-même programmé.
Alors le rôle de la gauche doit être de rétablir les clivages clairs : le clivage droite/gauche (appelons ça, la gauche décomplexée) et les clivages instituionnels liés à la décentralisation. Nous devons défendre les droits des collectivités territoriales face à l’étatisme sarkozien, dénoncer tous les empiètements, toutes les entraves mises à l’action des collectivités locales.
Proclamons même : "tout le pouvoir aux conseils" ("soviets" en russe). C’est en exigeant que les conseils municipaux, généraux et régionaux utilisent pleinement leurs préroragatives, non pour co-gérer la politique d’Etat, mais pour venir concrètement en aide aux citoyens, que la gauche de "partis" peut retrouver sa crédibilité. La gauche militante doit intégrer dans une stratégie globale de défense des droits des personnes, la défence des droits des collectivités locales et inversement la gauche de parti doit devenir intraitable sur la question de la défense des droits de personnes.
Salut et Fraternité !
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 11 juin 2007 17:39, par TABEOLpour que la gauche soit capable de mettre en place une opposition au sein des regions et autres collectivités locales encore faudra t’il qu’elle ait quelque chose a proposer et qu’elle sorte du credo compassionnel qui lui a valu ses recents succés.Elle ne pourra pas non plus eternellement exister qu’en etant "contre" . De toute evidence la stategie n’est pas payante. Une longue cure de remise en question est a l’ordre du jour. Il va falloir oublier les vieilles antiennes marxisantes et regarder un peu ce qui a marché ailleur. Il faudra aussi nettoyer les ecuries d’Augias et faire en sorte que les "elephants " arretent de jouer petit bras chacun pour soi .Bon courage.
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 11 juin 2007 17:46, par TalvaceEt bé non, la cinquième, c’est un régime présidentiel, depuis le départ, rien de nouveau sous Sarko. Chirac disait : je décide, il exécute. Le même Chirac qui démissionne de son poste de 1er ministre en 1976, ne pouvant gouverner comme il l’entend, Giscard décidant de tout. Quant à Pompidou et de Gaulle, n’en parlons pas, parlement croupion et gouvernements figuratifs, dés qu’un premier ministre a quelques vélléités d’indépendance, il est jeté comme un malpropre (voir Chaban). Même François Mitterrand, qui dénonçait le coup d’état permanent de ce régime, s’est glissé dans le moule sans gros scrupules Bref, avec Sarko, on fait un grand bond en arrière d’au moins 30 ans, sinon 40. Alors, si la gauche doit rétablir les clivages, bien sur, il faudra aussi qu’elle fasse un gros dépoussièrage de ce système électoral scandaleux ( ce qu’elle aurait d’ailleurs du faire depuis longtemps) où le découpage du territoire est tel qu’il faut souvent deux fois plus de voix pour avoir un député de gauche qu’un de droite !
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 12 juin 2007 00:13, par Démocrypte
Et bé si, pourtant, cher Talvace...
Sarkozy a été la preuve vivante que l’on pouvait, en s’appuyant sur une faction de parlementaire, être un opposant de premier ordre au président. Il a inventé contre Chirac la cohabitation droite/droite, cohabitation qui a succédée aux cohabitations gauche/droite et droite/gauche. Et les cohabitations n’étaient possibles que parce que la Ve établissait deux légitimités concurrentes, celle du Président élu au suffrage universel et celle du parlement.
Et ce n’est pas un retour "en arrière", tout simplement parce que Sarkozy n’est pas un De Gaulle. Car la nouveauté c’est, qu’aujourd’hui, le peuple a actualisé la déqualification du parlement. Et cette déqualification n’est possible que parce qu’elle précède la déqualification de l’Etat (qui est aujourd’hui latente). Dequalification qui reflète la réalité d’un Etat endetté, impuissant, dépouillé de sa puissance économique par les privatisations, privé de sa fonction régalienne de battre monnaie, en peine pour assumer correctement les autres fonctions régaliennes... Ce n’est donc pas un "retour en arrière", car pendant les trente glorieuses ont avait foi dans l’Etat.
Il n’y a d’ailleurs jamais eu dans l’histoire de retour en arrière. On a vu des civilisation s’éffondrer, oui, mais revenir en arrière... Mais vous révélé ici, l’une des clé du vote sarkoziste... La nostalgie... Le rêve de revenir en arrière... retrouver les trente glorieuses... la conso... l’insousciance... ls vacances... c’est beau comme un rêve, le sarkozisme !
Revenons sur terre : le rôle historique de Sarkozy est, par un ratage qui prouvera la vanité du tout volontarisme étatique, de nous prouver, une bonne fois, qu’il n’y a plus rien à attendre de l’Etat et qu’il n’est plus qu’une entité moribonde.
Il ne s’agit pas de savoir si c’est bien ou mal, ce dépérissement de l’Etat... Il s’agit d’en prendre conscience et de se demander alors comment reconstruire une action publique légitime.
La légitimité de l’action publique, à mon sens (c’est une hypothèse construite au vu de la puissance des landers et les régions espagnoles), ne sera reconquise que par des institutions perçues comme "proches" de la population. C’est pourquoi la reconstruction du politique doit passer par la conquête des collectivités locales qui doivent repenser l’Etat comme un instrument de coordination des territoires et abandonné l’Etat-"cerveau central" aujourd’hui passablement alzheimerisé.
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 12 juin 2007 14:56, par Michel B.
Ben non, cher Talvace, vous interprétez mal la constitution de 1958.
Ni De Gaulle, ni Pompidou, ni Giscard, ni Mitterrand, ni Chirac n’ont à ce point confisqué le pouvoir, tout simplement parce que les effets du quinquennat -ou plutôt de la concomitance des législatives avec le mandat présidentiel-, engagé par Jospin avec la bénédiction de Chirac, n’étaient pas encore effectifs. Le pouvoir du président s’exprimait jusqu’ici surtout dans des domaines régaliens –Affaires étrangères, Défense, Intérieur, etc. – mais pas dans des domaines relavant de la gestion de l’Administration générale du pays. La conception gaullienne du pouvoir présidentiel mettait le président au dessus de ces contingences, laissant au premier ministre le soin de « gouverner ».
Aujourd’hui, l’autorité du président (réelle dans la Constitution : il « préside ») qui s’exprime à travers le « je décide, il exécute » de Chirac ne rivalise en rien avec l’éradication systématique de la fonction de Premier ministre -qui n’aura jamais mérité autant son surnom de « fusible »- dans le système bonaparto-sarkozien.
Les Français ont du reste bien compris qu’on n’a réellement besoin de leur avis (aval, plutôt) qu’une fois (et pas deux) tous les cinq ans. A quoi sert-il, se sont dit les quelque 40% d’inscrits qui n’ont pas voté, de s’exprimer aux législatives si le pouvoir présidentiel s’arroge tous les pouvoirs, y compris celui de diriger l’administration –ce que la Constitution confie explicitement au premier ministre ?
Le plus puissant « coup d’Etat permanent » (qu’il n’a pas inventé, concédons-le) sera certainement celui du président- conseiller général des Hauts-de-Seine (oui, oui, il n’a pas démissionné de son mandat départemental, on ne sait jamais…).
Cela dit, vous n’avez pas tort sur toute la ligne : pour le découpage électoral, apanage de tous les ministres de l’Intérieur qui se sont succédé, les pires furent sans doute Deferre en 1985 et Pasqua en 1992 qui ont littéralement dépecé le territoire pour le faire servir les intérêts de leur famille politique respective. On peut dire que c’est de bonne guerre, mais pas de bonne démocratie.
Mais qu’importe en l’occurrence, la droite disposant d’une majorité relative dans ce pays (45% des voix), même avec un scrutin de type proportionnel mâtiné d’une prime majoritaire, l’UMP aurait disposé de la majorité, même très courte, pour faire passer ses réformes en les faisant payer par les classes moyennes et défavorisées. Simplement, les effets médiatiques des batailles parlementaires auraient été plus puissants, comme sous le gouvernement de Michel Rocard en 1988-1991, où la négociation entre le pouvoir et l’opposition était réelle parce qu’obligatoire.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les promesses d’introduire une « dose » de proportionnelle dans le scrutin législatif n’est qu’une promesse –une de plus- que ne respectera pas le nouveau pouvoir.
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy
11 juin 2007 16:30Pour achever le tableau, abstenons-nous massivement au second tour. Il aura l’air fin avec une assemblée 100% bleue !!! Le monde entier se moquera de la France d’après...-
L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 11 juin 2007 18:31, par Diogène
Personne ne pourra dire qu’il n’était pas au courant ! Il était évident que la soif de pouvoir de Sarkozy allait lui faire se concocter, à la limite du possible offert par la constitution, un régime présidentiel taillé sur mesure. Ce qui constitue une énorme régression démocratique.
Il est tout à fait aberrant que des décisions, qui pourront être à l’avenir de la plus haute importance (privatisations de services publics, cadeaux aux plus riches, envoi de troupes, alliances militaires, etc...) seront prises en fait selon le bon vouloir du prince ?
Mais comment en est-on arrivé là ? Comment le peuple français peut-il accepter cet état de fait ? Les monarques républicains (Juan Carlos, Elisabeth) disposent de pouvoirs honorifiques, et leurs chefs de gouvernement, Zapatero ou Blair, ont face à eux une opposition normalement démocratique. Il ne va plus rien avoir de cela en France.
Alors dans la tradition de notre pays, le contre-pouvoir va plus que jamais s’exprimer dans et par la rue. Je pressens des jours très difficiles à venir. Et à la place du parti majoritaire je ne serais pas très fier de constater un tel déni de démocratie.
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 12 juin 2007 12:42, par Démocrypte
Diogène écrit : le contre-pouvoir va plus que jamais s’exprimer dans et par la rue. Je pressens des jours très difficiles à venir.
Je suis d’accord avec vous pour les jours difficiles.
Mais, pour le contre pouvoir, il n’existera pas que dans la rue. Le contre pouvoir sera dans les collectivités locales, dans les syndicats, dans les associations, dans la presse libre et Internet. Autrement dit une multitudes d’espaces d’expression démocratiques, effectivement soucieux de défenses des libertés (libertés locales, civiques, syndicale), jusqu’ici muselés par l’appareil du PS vont conquérir la légitimité politique que confère la position de fer de lance de l’opposition.
C’est de ce travail politique que viendra la rénovation, et non d’un pseudo renouvellement "doctrinal" du PS. La droite n’a pas accomplis de renouvellement doctrinal : elle a mentis tout le long des élections, avec la complicité des médias. Le seul tord du PS est de ne pas avoir su le dire (il ne le pouvait sans mettre au jour ses propres mensonges).
L’enjeu, c’est une alliance pour les libertés, qui pense comme imbriquées, les libertés des collectivités territoriales (leur droit à faire les choix les plus conforme à l’intérêt des territoires, de leur développement économique, social et culturel), les libertés civiques et les libertés syndicales. Le travail idéologique consiste à requalifier la défense des droits comme l’expression de l’exercice des libertés, dans l’intérêt général, face à une droite qui disqualifie l’exercice des droits en les qualifiants de "corporatisme" et de "droits-de-l’hommisme".
Pour cela, il faut que ces multiples oppositions apprennent à se connaître et à se coordonner. La rue, ce n’est que le lieu où l’on se compte à un moment donné ; et pour y être nombreux, il faut réaliser le travail politique en amont de mises en convergence des élus de collectivités territoriales, des associations et des syndicats.
Il me semble que la rue, dans ce qu’elle a de violente et d’anarchique, c’est l’extrème droite, faible dans les collectivité, dans les associations, sur Internet et dans les syndicats, qui va tenté de se l’approprier. Parce que c’est tout ce qui lui reste. Et ça, se sera un très gros problème, surtout, d’ailleurs, pour Sarkozy qui va découvrir que si une ado peut séduire et affirmer ensuite "finalement, je couche pas", un politicien ne peut pas, lui, faire la danse du ventre devant les fachistes et ne leur accorder ni faveurs ni gâteries.
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 12 juin 2007 13:37
Quand j’ai parlé de la rue en tant que contre-pouvoir, je pensais bien entendu à la manifestation tangible et populaire des associations, groupes non représentés, syndicats, etc... comme moyen d’expression ultime pour tenter d’influer le cours des choses, puisque la représentation d’une opposition démocratique s’annonce si faible à l’Assemblée.
Non que je sois partisan de cette solution, mais par le constat je pense lucide de la situation, quasiment inédite dans la Vème République. Pas tant par le nombre impressionnant de députés de droite, mais bien par la quasi-confiscation de tous les pouvoirs par le chef de l’Etat.
Quant au contributeur qui m’accuse d’insulter le peuple, je lui ferai remarquer que je n’ai employé aucuns mots fâcheux, me gardant par exemple de traiter mes compatriotes de "veaux", à l’instar de qui vous savez...
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 12 juin 2007 20:11Merci pour cette précision. Démocrypte et Diogène se devaient d’être sur la même longueur d’onde. Cordialement
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 12 juin 2007 12:53, par TABEOLDiogene tu insultes le peuple souverain. Le peuple a voté en son âme et conscience.Il n’y avait pas de militaires pour"garder" les isoloirs comme dans certains pays.La majorité massive qui se dessine n’est que la consequence de notre incapacité à eclairer les electeurs .La faute nous incombe.Mea culpa ,mea maxima culpa. Ceci dit attendons dimanche 20 heurs pour apprecier l’etendu du desastre. Et ensuite comme rien n’est jamais fini, on arrete les jeremiades et les torrents de fiel et on se met au travail.
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 12 juin 2007 13:36, par DidiJe doute que les syndicats se montreront d’une grande utilité n’oublions pas que la baisse du nombre de syndicats était écrit noir sur blanc dans le programme Sarkozy ! Oui c’est un fort retour en arrière et j’en suis bien navré ! Je croyais qu’en votant Sarkozy, je votais pour le progrès ! Que je suis déçu ! J’ai cru sincèrement jusqu’au bout son discours que je prenais pour l’heure en véritable acte de foi. Oui issu des classes moyennes je croyais qu’il s’intéressait à nous. Et je me rends compte que depuis qu’il est président beaucoup de mesures vont nous accabler plus qu’autre chose comme cette histoire de "TVA sociale" ou des "franchises" et là ou je trouve le président de mauvaise foi c’est en affirmant que "ceux qui ont voté pour lui savaient pour quoi ils ont voté" et bien non parce que dans ce fameux programme tout n’était pas présenté comme tel, malheureusement c’est seulement aujourd’hui que je lis entre les mots ! J’ai toujours appartenu au centre, je trouvais que le candidat UMP s’annonçait plus attractif bien que sa rivale sur de nombreuses questions à donné des réponses intéressantes. Et pour les législatives, j’ai voté MODEM me sentant trahi par l’UDF et l’UMP et pour le duel final je voterai à gauche pour la pluralité politique. Comme quoi tous ceux du centre ne sont pas forcément pro-gouvernement !
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 12 juin 2007 14:07, par Astre Noir
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 12 juin 2007 17:37, par didiun troll ??? Euh non pas vraiment lool, je suis juste désabusé par la politique au vue où vont les choses je me demande même si j’irais voté lors du second tour. Car je me demande si "l’opposition" pourra exister avec moins de la moitié de l’assemblé et puis le Modem risque de ne pas pouvoir faire grand chose non plus avec un voir deux députés. Mais je sais que tous les combats ne se font pas sur les bancs de l’assemblée ! Mais bon, voter est un luxe pour nos pays et c’est aussi un devoir donc j’irai même si j’ai perdu espoir...
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 12 juin 2007 17:42, par kalinaAllez didi ! Ne sois pas pessimiste, il y a encore de l’espoir ! Je comprends ton amertume et je regrette que ton choix de vote se soit porté sur le mauvais candidat mais ce qui est important c’est que tu t’en sois rendu compte ! Quand aux législatives tu as raison d’aller voter ! Il faut vraiment y aller parce après ce sera un peu tard pour les regrets. En tout cas bravo, si tous les gens comprenaient l’importance de la pluralité les lignes bougeraient. Si dans ma circonscription un modem était deuxième j’aurais voté sans problème pour lui et je suis ravie de t’entendre dire que tu en feras de même pour la gauche. Fais passé le mot à tes compagnons.
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L’abstention : premier échec du quinquennat Sarkozy 12 juin 2007 20:16, par DémocrypteUn troll... vous parlez sans nul doute de M. Sarkozy... Ce n’est pas très poli de parler ainsi de son président. Quant à "beau", c’est un jugement qui reste très subjectif.
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