Illel Kieser ’l Baz | 30 mars 2008 | |
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Malgré les protestations, malgré le débat soulevé par ses propos en faveur d’un recours aux valeurs morales du christianisme, le Prince-Président ne lâche rien sur le fond. Bien plus, le Ministère de l’Éducation Nationale vient d’accorder un véritable cadeau à l’enseignement catholique.
Les enseignants du secondaire ont fait grève dernièrement car ils protestaient contre la réduction drastique de leurs effectifs. Dans le même temps l’enseignement confessionnel catholique affiche un optimisme qui devrait nous intriguer.
En effet, le 07 février 2008, le site du Syndicat professionnel de l’enseignement libre catholique annonce que « l’enseignement catholique souhaite s’implanter dans les banlieues de plusieurs grandes villes et participer ainsi à l’instauration de l’égalité des chances pour les élèves situés dans ces quartiers défavorisés.
C’est aussi une réponse à la demande des familles et des collectivités locales. Certains des projets présentés au ministère pourraient être mis en place dès la rentrée 2008, dès que l’autorisation administrative sera donnée. Il est prévu de déplacer certains établissements du centre ville vers les banlieues, mais aussi de procéder à de nouvelles créations. (Sources : Syndicat professionnel de l’enseignement libre catholique - http://www.spelc-fed.fr/no_cache/documentation/les-infos-du-mois/a-la-une/lire-larticle/article/lenseignement-catholique-veut-simplanter-dans-les-banlieues.html ?tx_ttnews[backPid]=268&cHash=10ae560748)
Plus d’un mois après Mediamart révèle que « Le gouvernement va aider l’école privée en banlieue ». La version officielle du Ministère de l’Éducation Nationale nous assure qu’il s’agit simplement d’ouvrir une cinquantaine de classes sur des sites choisis – ZEP – pour permettre à des enfants défavorisés de profiter des vertus de l’enseignement privé. Pour l’instant il s’agit de peu de choses mais, au lieu d’enseignement privé, il s’agit d’une faveur accordée à l’enseignement catholique, ni plus ni moins. (Sources : Mediamart - http://www.mediapart.fr/journal/france/210308/le-gouvernement-va-aider-l-ecole-privee-en-banlieue)
Selon les dispositions de la loi Debré de 1959, sans surprise, les pouvoirs publics verseront aux établissements concernés une subvention de fonctionnement proportionnelle au nombre d’enfants inscrits (le “forfait d’externat”) – une contribution obligatoire d’après cette loi. En général, selon la loi Debré, les pouvoirs publics rémunèrent également les professeurs engagés dans le privé selon un usage fixé par la règle implicite du "80-20" : 80% des enseignants du public, 20% du privé. Quand le nombre de postes diminue dans le premier, il baisse en proportion dans le second. Mais il est question, cette fois, et c’est plus retors, de rémunérer tous les professeurs du privé engagés dans cette opération. L’information est confirmée par le ministère. Il s’agirait bel et bien de déroger à cette règle qui n’a jamais été votée mais dont l’application sauvegardait le statut quo dans la guerre privé-public.
Le Ministère de l’Éducation Nationale s’apprête donc à bousculer les règles d’usage du financement de l’école privée, dictées par le principe de laïcité. « Un véritable Fonds d’intervention spécifique, dont Mediapart dévoile les détails, sera bientôt mis en place rue de Grenelle, pour subventionner la création d’une cinquantaine de classes dans les cités dès septembre 2008, dans le cadre du plan “Espoir banlieues” annoncé par Nicolas Sarkozy, le 8 février. » (Source : Mediamart, déjà cité)
Subtilement le conseiller du ministère chargé du dossier assure : « Ce n’est pas un cadeau que nous faisons au privé, plutôt un effort que nous lui demandons, dans le cadre de sa participation au service public d’éducation. »
On se demande bien pourquoi on s’adresserait à l’enseignement catholique pour contribuer à la mise en place du plan “Espoir banlieues” alors qu’il existe localement des associations animées par des acteurs connaissant bien le terrain, qui pourraient donc rapidement mettre en place des actions périscolaires adaptées à chaque contexte en complément des missions de service public. Cela se pratique déjà en Suède, au Danemark et l’efficacité de ces mesures a déjà été démontrée.
Ce coup de pouce cache cependant des objectifs bien plus ambitieux qu’un simple ajustement technique et financier.
La genèse d’une lente dérive
En 2006, Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon, lance un premier défi : « La foi chrétienne ne peut se réduire dans nos établissements à un humanitarisme bon teint. Il faut réconcilier l’intelligence et la foi. Il faut que la première annonce de l’Évangile soit faite. Avouons-le, aujourd’hui, beaucoup d’établissements catholiques n’ont plus de catholique que le nom » (Sources : Famille Chrétienne, septembre 2006)
Dans une charte élaborée pour son diocèse il s’insurge même contre une certaine mollesse compromettante de l’enseignement catholique : « Adhérant sans réserve, par paresse et pusillanimité, à une modernité largement marxisée dans son fond comme dans sa forme, l’enseignement catholique est incapable d’appréhender la post-modernité qui se construit [...]. L’abus des valeurs de solidarité, d’ouverture à tous témoigne de cette dissolution intellectuelle et pratique de la culture chrétienne au sein même de l’enseignement catholique. » (Sources : Témoignage chrétien, http://www.temoignagechretien.fr/journal/article.php ?num=3222&categ=Croire)
« L’abus des valeurs de solidarité, d’ouverture à tous », pas moins ! L’année d’après, poursuivant sans doute un objectif parfaitement concerté il ajoute dans le Monde de l’éducation : « Victime de son succès, l’enseignement catholique a oublié l’essentiel : le Christ et ce qu’il nous dit sur l’homme. » Il semble ne s’adresser qu’à ses fidèles en quête d’un retour aux traditions mais la visée est bien plus ambitieuse.
Cette prise de position intervient à un moment où l’encyclique Evangelium vitæ (1995), qui invite les chrétiens à se mettre en situation d’objection de conscience politique est remise en discussion dans les milieux catholiques. La mise en cause des droits fondamentaux de la personne humaine – entendez : contraception, avortement, mariage et adoption pour les homosexuels – appelle une opposition « sans compromis ». Pour autant, cette contestation de principe ne dispense pas d’agir. Au contraire. « Les catholiques ont le droit et le devoir d’intervenir dans ce déferlement. » Dans le même temps les éditions Privat publient « l’Engagement des chrétiens en politique », par Thierry Boutet qui entend donner des recommandations pour lutter contre le relativisme moral qui n’est plus une menace, mais une réalité... (Sources : Liberté-politique.com, http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1848-A-propos-de-/this.href)
La même année, dans le Pèlerin, Jean-Pierre Cattenoz complète sa pensée : « Par esprit de consensus, les projets éducatifs des établissements se limitent en général au plus petit dénominateur commun : la transmission de valeurs comme le partage ou la tolérance. Je pense, moi, que le Christ doit être au centre de l’enseignement catholique. » De la part d’un prélat, de tels propos n’étonnent pas, mais...
On se souvient pourtant que la très pratiquante Emmanuelle Mignon affirmait déjà à l’automne 2007 : « Il faut trouver un moyen pour que les familles de banlieue puissent bénéficier des savoir-faire des établissements catholiques et d’un vrai choix entre école privée ou publique. » (Mediamart, même article )
En 2007, Nicolas Sarkozy – obsédé par la dérive morale induite par mai 68 – reprenait cette idée dans son programme présidentiel sans donner de détails – là où cet homme esquive il faut fouiller, puis la déclinait, une fois élu, dans sa lettre de mission à Xavier Darcos, en deux lignes : « Vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s’installer dans des quartiers en difficulté, au contraire... » (Source : Mediamart, déjà cité, même article)
On perçoit déjà les mécanismes d’une stratégie qui sera suivie avec application tout en multipliant des annonces tonitruantes et pompeusement officielles affirmant l’exact contraire. (C’est un des traits essentiels de la politique du Prince-Président qui maîtrise parfaitement ce double langage si caractéristique des procédés de communication des grandes entreprises mais aussi des tyrannies)
De nombreux sites confessionnels ne cachent d’ailleurs pas leur volonté de s’engager dans cette stratégie combative, ainsi, par exemple : « la meilleure défense n’est-elle pas d’anticiper et de proposer des solutions ? D’ailleurs, Éric de Labarre n’avait-il pas annoncé il y a quelques mois sa volonté de permettre à l’enseignement catholique de redécouvrir ses espaces de liberté ? Ne faut-il pas saisir cette opportunité du rapport Attali pour agir en amont, en assouplissant et libérant les critères permettant l’accès à ce conventionnement ? » (Source : Le salon beige, http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2008/02/rflexions-autou.html)
Ailleurs on entend le son plus strident d’une cloche aux tintements antiques : « L’Église, en assurant la défense de ces principes – protection de la vie, défense de la structure naturelle de la famille, protection du droit des parents – et leur promotion, loin de se borner à mener une action à caractère purement confessionnel, ou de s’immiscer dans un ordre qui ne serait pas le sien, remplit sa mission “d’experte en humanité” et de “gardienne de l’ordre naturel”. (Sources : Patrice de Plunkett, http://plunkett.hautetfort.com/archive/2007/04/25/un-appel-de-catholiques-aux-eveques-de-france.html#more)
Nous lisons bien : « Ordre naturel », Jean-Marie et Marine Lepen en sont réduits à des figures de musées.
Prévoir, anticiper et saisir toutes les opportunités, tout en s’appuyant sur la complicité silencieuse d’un puissant acteur politique mais ne jamais perdre son intégrité, tels sont les préceptes d’une église décomplexée.
La mise à profit du plan “Espoir Banlieues” comme catalyseur était donc déjà théorisée, calculée, dosée. La nomination de Fadela Amara au sein du gouvernement Fillon comme secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville auprès de Christine Boutin n’était qu’un leurre parfaitement orchestré. (Il ne restera plus qu’à compter le nombre de conversions des petits mohammad de banlieue)
Parallèlement, le 28/08/2007 sur le site du journal La-Croix, le Secrétaire général de l’enseignement catholique nommé depuis le début du mois, Éric de Labarre, évoque de possibles partenariats avec le public, tout en invitant les établissements privés à réaffirmer leur « caractère propre » (Sources : La-Croix, http://www.la-croix.com/article/index.jsp ?docId=2313025&rubId=788)
Le Président de la République recevra finalement les dirigeants de l’école catholique le 7 septembre, pour en discuter : « En ressortant de l’Elysée, on s’est dit : “Cette fois, ça y est ! Il va nous aider”. Simplement, on se savait pas encore quelle forme ça prendrait », confie Fernand Girard, chargé de ce dossier par Eric de Labarre. (Mediamart)
Dès le 8 septembre 2007, probablement rassuré par ses interlocuteurs ministériels, ce dernier part à l’offensive. Dans Famille Chrétienne, à propos de la règle implicite des 80/20 il assène : « Reste que nous n’avons pas l’intention de nous laisser enfermer dans une logique de quotas : il en va de la liberté des familles de choisir leur école, et de la pérennité même d’un certain nombre d’établissements. »
Plus loin il fait référence aux propos sans concession de l’archevêque d’Avignon : « On ne peut pas prendre prétexte de la très grande diversité des publics accueillis dans les établissements catholiques pour se contenter d’un plus petit dénominateur commun pour ce qui concerne l’annonce de la foi. »
(Sources : Famille chrétienne, http://www.edifa.com/sitemagazine/index.php ?idrub=23&idmeta=4&idlang=1&idsite=1&archiveid=33230)
Reprenant en écho ce « plus petit dénominateur commun » Eric de Labarre parle à son public, lequel sait déjà que les implications du coup de pouce de l’État sont bien plus importantes que celles qui seront annoncées quand les professeurs de l’enseignement public viendront clamer leur désapprobation. Surtout qu’on leur dira qu’il ne s’agit que de miettes, 50 classes et, surtout, que cela s’inscrit dans une ligne citoyenne, le plan Banlieue. Pas de quoi protester, on prendra le public à témoin de l’immobilisme du corps enseignant. Or, la fameuse « annonce de la foi » va bien au-delà d’une simple question de moyens techniques. La stratégie de la fourberie impose d’avancer prudemment et à petit pas, observer les réactions de l’adversaire à chaque avancée, adapter les stratégies au contexte, avancer toujours...
Déjà de Labarre avait annoncé à ses pairs que, pour 2009, il demanderait que ce nombre soit nettement revu à la hausse. N’en doutons pas, sa demande dépendra des réactions du public français durant les mois qui viennent. Soyons en sûrs, il ne lâchera pas. Il se sait soutenu par le Prince-Président et leur mode opératoire est parfaitement réglé de concert depuis 2006 quand Sarkozy avait annoncé vouloir favoriser la liberté de l’enseignement privé – entendez catholique.
Ainsi, dans sa conférence de rentrée, Éric de Labarre, loin de se montrer discret, paraît au contraire encore plus offensif. Il énonce, le mercredi 25 septembre 2007, le nombre d’élèves qui, faute de places et d’enseignants pour les accueillir, n’ont pas pu s’inscrire dans un établissement catholique bien qu’ils en aient fait la demande : 35 000. « C’est la conséquence absurde d’une règle tacite appliquée depuis plus de vingt ans, et que l’on ne peut contester sans être aussitôt accusé de rallumer la guerre scolaire : le nombre de postes dans le privé ne dépend pas de la demande des familles mais est indexé sur les moyens attribués à l’enseignement public, de sorte qu’il lui est matériellement impossible de scolariser plus de deux millions d’élèves : 17 % des inscrits à l’école primaire, 22 % du secondaire. Parce que cette règle entrave la liberté des familles. » Noble dessein que cette liberté, chère au cœur de la République...
La question est donc posée, ce sera la prochaine offensive de l’enseignement catholique. Faut-il revoir les règles de répartition de postes (80 % pour le public, 20 % pour le privé) en vigueur depuis les années 1980 ?
Interviewé par Denis Peiron dans la-Croix, Éric de Labarre répond : « Cette question fait partie des tabous à ne pas lever si l’on veut éviter de faire renaître des tensions inutiles. Il faut aussi tenir compte des moyens dont l’État dispose aujourd’hui. » (Sources : La-Croix, article déjà cité)
Prudence, les éléments du plan ne sont pas encore définitivement fixés, de plus, on sera bientôt en pleine polémique suite aux annonces tonitruantes du Prince-Président à propos de la primauté du prêtre sur l’instituteur. La discrétion est donc de rigueur. Mais plus loin dans l’entretien, réagissant à une question sur la catéchèse, il abat une nouvelle carte : « En revanche, les éducateurs doivent faire à tous les élèves une proposition d’éveil à la foi, voire de catéchèse. Et s’il y a – c’est ce que nous souhaitons – diversité des publics, il doit y avoir diversité des propositions pastorales. »
Le propos résonne singulièrement en harmonie avec le projet que Jean-Paul II avait résumé dans un discours adressé à la curie romaine, en 1984, déjà : l’école catholique « ne veut exercer aucune pression, quelle qu’elle soit : elle désire uniquement proposer aux élèves les vérités qui concernent l’homme, sa nature, son histoire, et les éclairer de la lumière de la foi ».
Les dossiers vont donc être négociés en catimini et, en mars 2008, le Secrétaire général de l’enseignement catholique peut enfin affirmer : « Le "80-20" n’est qu’une règle coutumière, qui ne figure dans aucune loi. Serions-nous au fin fond de l’Afrique ?! Nous sommes prêts à remettre tout ceci à plat. L’école privée ne travaille pas pour le catholicisme, pas pour remplir les églises, mais pour les jeunes de notre pays. » (Dès qu’il s’agit d’une référence d’arriération culturelle et sociale, l’Afrique est de service)
Crânement le collaborateur d’Éric de Labarre – Fernand Girard – affirme : « Nous sommes décomplexés ». Le collaborateur du ministre répond : « Nous de même ! » C’est désormais un cri de ralliement !
Assuré que sa stratégie, menée de concert avec le Prince-Président, est efficace, en janvier, le ton monte. Eric de Labarre indique qu’il souhaite un renouvellement des relations contractuelles entre l’État et les établissements privés. Il ajoute « qu’association ne signifie pas assimilation. Nous souhaitons un enseignement catholique contractualisé, pas un enseignement catholique administré ». Ainsi, il encourage les chefs d’établissements à s’opposer à toute tentative de l’administration de l’Éducation nationale de réduire leur liberté. Un groupe de travail “autonomie et contrat” a d’ailleurs été mis en place avec pour objectif de rédiger un “document de référence” sur les obligations des établissements. » Cette fois l’offensive est lancée.
Dans l’interview (déjà citée) il enfonce le clou : « la loi Debré est moins contraignante qu’on ne l’imagine trop souvent. J’ai l’intention de lancer une expertise et de créer à cette fin un groupe de travail chargé d’évaluer les obligations qui pèsent légitimement sur les établissements et ce que les chefs d’établissements peuvent faire sans avoir à en référer aux autorités académiques. Nos établissements doivent appliquer toute la loi, mais rien que la loi. »
Il termine l’entretien : « je ne veux pas d’établissements catholiques administrés, mais des établissements qui passent avec l’État et les collectivités locales des conventions d’objectif. Je pense que ce modèle pourrait parfaitement être étendu à l’enseignement public ; cela pourrait permettre de le rénover en douceur et de surmonter certains de ses blocages en accroissant la liberté des équipes enseignantes dans les établissements et en leur manifestant ainsi la confiance qu’elles méritent et dont elles ont besoin. » C’est exactement le plan que le Ministère de l’Éducation Nationale tente de faire passer, un statut identique privé/public.
Nous voilà prévenus, les temps de l’entente cordiale sont achevés. Place au plus grand commun diviseur : le Prince-Président et associés ! Plus il affirme qu’il ne touchera jamais au principe de laïcité, plus le soupçon qu’il mène en coulisse une offensive contraire devient certitude. Les propos tenus auparavant, au Vatican, en Arabie Saoudite, dont le dessein sous-tendu fut largement démenti, cachaient bien des intentions dont la mise en œuvre n’a jamais cessé. Il y aura donc des suites.
Il nous faut bien accepter de penser sans faiblesse que le principe fondamental de la laïcité est désormais, bel et bien, sur la sellette, autrement que dans les mots...
Illel Kieser ’l baz
- Kieser ’l Baz
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Messages de forum
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26 mars 2008 16:14, par Jean-Claude Oiseau
Jamais je n’ai eu l’occasion de lire un article suant la peur à ce point-là !
Et peur de quoi ? Ce n’est pourtant pas l’Église catholique qui forme les terroristes.
Cependant, il existe une parade bien simple à cette possible percée de l’enseignement chrétien : que les enseignants du "public" s’appliquent à un enseignement de qualité.
Mais, il suffit de se reporter à la campagne présidentielle de Mme Ségolène Royal pour comprendre que même cette championne du socialisme triomphant admet que les enseignants du "public" ne sont pas disposés à en mettre une bonne secousse entre leurs vacances et leur retraite.
Jean-Claude Oiseau
P.S. : l’Afrique est souvent cité comme un continent sur lequel les lois non écrites (la coutume) ont encore un poids, et ce qui est encore normal en Afrique ne l’est plus en France depuis plus de deux siècles.
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Bonsoir,
"Jamais je n’ai eu l’occasion de lire un article suant la peur à ce point-là "
Vu la teneur de votre commentaire, je vous assure que ces mots me vont droit au cœur. Jamais eu un tel compliment...
Je ne vois pas la relation entre terrorisme et notre propos. Par contre je sais que les Évangélistes ne reculent devient rien pour établir leur pouvoir partout dans le monde. Y compris en sponsorisant les actions de la plus grande puissance du monde. Oui, c’est effrayant ! C’est une plongée dans les abîmes de la barbarie qui nous attend. Et, à ce compte là, l’Afrique pourra prendre de l’avance.
J’ai un profond respect pour le sens du sacré mais pas pour les dogmes de quelque sorte qu’ils soient. Et j’ai déjà dit, ailleurs, que cela relève de la sphère privée. Dès qu’une institution s’empare d’une liturgie en détournant le sacré c’est le retour assuré aux instincts bestiaux. Dans nos démocratie, on ne brûle plus les mécréants, on les exclut du champ social. Le résultat, socialement est le même. Que la pseudo qualité de l’enseignement confessionnel permette l’évangélisation n’est pas admissible.
Vos dogmes sont morts et ils ne valent pas de perdre des vies pour les défendre. Il ne valent pas le prix de l’exclusion. Que la laïcité soit à reformuler au sein d’un vaste projet de société ne fait pas de doute mais cela doit se faire dans un vaste débat public.
Bien à vous, en espérant que vous me donnerez d’autres occasions de différencier le sens du sacré du recours aux dogmes dans des institutions, comme l’Eglise de Rome qui a banni le féminin du monde. Et, de ce point de vue, cette institution ne vaut guère mieux que celles qui, du côté de l’Islam, bannissent la tolérance, le féminin et le respect de la dignité.
IBK
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« Je ne vois pas la relation entre terrorisme et notre propos » : c’est simplement que la panique que vous manifestez à la simple évocation de l’enseignement catholique pourrait faire croire que vous vous imaginez que c’est à quoi il tend.
« J’ai un profond respect pour le sens du sacré mais pas pour les dogmes de quelque sorte qu’ils soient » : pourtant le respect des croyances et des religions fait partie d’une démocratie bien comprise.
« Dans nos démocratie, on ne brûle plus les mécréants, on les exclut du champ social » : ce n’est qu’une pétition de principe que vous utilisez pour en tirer des conséquences comme s’il s’agissait d’une règle ou d’un fait établi. C’est très astucieux, mais insuffisant : il vous faut donner la source de la règle ou les références du fait pour que votre démonstration puisse être considérée.
« l’Eglise de Rome qui a banni le féminin du monde. » : pour émettre cette contre-vérité il faut que vous ne jetiez qu’un coup d’œil bien superficiel sur l’Église catholique. Cela se comprend : vous la combattez. Que les catholiques se débrouillent donc entre eux, avec leurs règles, leurs traditions et leur liturgie, aussi bien vous n’y êtes pas soumis.
Revenons plutôt au véritable sujet. À mon humble avis, vous vous trompez de cible : ce n’est pas en vitupérant la religion, les religieux et l’enseignement privé que vous remettrez à flots l’épave qu’est devenu notre enseignement public.
Je déplore, mais pour d’autres raisons que vous, la désaffection que connaît depuis longtemps, et reconnaît depuis peu, l’enseignement public français de la part des citoyens. Ni un gouvernement ni l’État ne peuvent plus rien pour lui.
Le redressement de l’enseignement public ne pourra venir que de l’intérieur. Ce n’est plus une question de « moyens », ni ne lois liberticides. Il appartient aux enseignants de s’attacher à obtenir de bons résultats. La lecture des propos de Mme Ségolène Royal pendant sa campagne électorale lors de la dernière élection présidentielle éclaire bien ce point. Et si j’ai choisi de me référer à cette éminente personnalité de la Gauche, c’est qu’elle ne peut pas être suspectée d’atteinte ni au service public ni à la laïcité.
Jean-Claude Oiseau
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"que vous remettrez à flots l’épave qu’est devenu notre enseignement public."
Pourriez-vous développer ce point, s’il vous plait ?
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La violence se généralise
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Désafection des méters manuelles
Diplome ne débouchant sur rien
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Même les parents ne respectent plus les profs
l’éducation n’est plus qu’un droit, mais plus un devoir
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Je tiens à féliciter l’auteur de l’article pour la qualité de ce dernier.
Jean Claude Oiseau, je crois que l’auteur de l’article, Illel Kieser ’l baz, a bien raison d’avoir peur... Nous ferions bien de commencer à nous inquiéter, nous aussi. Les éléments sont là depuis des mois, et même des années. Parce que des gens réagissent comme vous le faites, on se retrouve dans des circonstances dramatiques et on s’étonne naïvement ensuite de ce qu’il nous arrive.
Non, Illel Kieser ’l baz a raison d’avoir peur, il y a de quoi. La peur de Illel Kieser ’l baz n’est pas une peur irraisonnée, paranoïaque. Elle est soutenue par une recherche sérieuse, rien n’est infondé.
Nous avons toutes les raisons du monde de nous inquiéter et nous le faisons, je pense, même assez tardivement. Il suffit de s’intéresser un temps soit peu à la question de la laïcité et/ou de la religion et à la politique pour se rendre compte de ce qu’il est en train de se passer. Je tire donc mon chapeau à Illel Kieser ’l baz pour cet excellent article. Je fais suivre...
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Jean-Claude Oiseau devrait se méfier de ses relans colonialistes envers l’Afrique, il lui font dire et croire des choses qu’il n’a pas pris soin de vérifier et qui ne sont que des préjugés racistes.
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à Piou qui a écrit : « Jean-Claude Oiseau devrait se méfier de ses relans colonialistes envers l’Afrique, il lui font dire et croire des choses qu’il n’a pas pris soin de vérifier et qui ne sont que des préjugés racistes. »
Vous n’arrivez à proférer que de l’insulte, de la calomnie, du dénigrement ce qui montre que, dépourvu du moindre argument à opposer aux miens, vous n’arrivez qu’à exprimer la haine que vous éprouvez envers quelqu’un qui se permet d’exposer une opinion qui n’est pas tout à fait la vôtre.
La laïcité n’a rien d’une croisade contre les religions ni d’un soutien inconditionnel de la paresse institutionnalisée. Ou, du moins, elle ne devrait pas l’être.
Jean-Claude Oiseau
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Le fait est que l’Afrique survient dans de nombreux commentaires, partout sur le Web, comme modèle d’arriération et d’archaïsme. Et c’est synchrone du discours de Dakar de notre cher Prince-Président et de son "nègre" favori - PapaGuaino - qui, d’ailleurs se prend pour un anthropologue.
Ce discours empli de préjugés d’un autre âge semble avoir donné des ailes à ceux qui marinaient dans leur ressentiment de voir leur belle conscience blanche altérée par le brun café de l’Afrique.
J’étais ravi hier soir, en regardant le match France/Angleterre de voir la couleur café crème de l’équipe hexagonale. C’est un motif de fierté qui me fait croire aux vertus du métissage et de la liberté.
M. Oiseau, vous parlez de haine, voire de pauvreté argumentaire qui stériliserait le débat, mais de quel monde êtes-vous pour être, à ce point, inconscient de la charge affective et passionnelle de vos propos ?
Voyons, nous pouvons débattre sans avoir à stigmatiser nos interlocuteurs. Mais, peut-être êtes-vous de ceux qui auraient besoin du sang et de la peur pour sentir monter en eux une ferveur toute religieuse ?
Vous en pensez quoi ?
IBK
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Ce que j’en pense :
« la charge affective et passionnelle de vos propos » : j’ai pour ligne de conduite de ne considérer un problème technique que sous ses seuls aspects techniques et de ne pas laisser les sentiments troubler mon examen. Cela n’empêche pas que certains propos puissent contenir une charge émotionnelle pour certaines personnes ni que certaines personnes éprouvent des difficultés à maîtriser leurs émotions, mais cela ne saurait être de mon fait.
Vous ne trouverez donc pas chez moi de grandes envolées lyriques telles que « C’est une plongée dans les abîmes de la barbarie qui nous attend », « c’est le retour assuré aux instincts bestiaux » ou « Vos dogmes sont morts et ils ne valent pas de perdre des vies pour les défendre » qui ne font partie que du domaine émotionnel, sans rien apporter de nouveau ni démontrer de concret. Pour autant, je ne vous reproche pas cette façon de vous exprimer : chacun doit conserver la possibilité de s’exprimer de la façon qui lui convient le mieux sans encourir de se voir couvrir d’opprobre.
Pourtant, lorsque vous affirmez : « Vos dogmes... » j’aurais pu vous faire remarquer que vous ne pouvez pas avoir la moindre idée de ce que pourraient éventuellement être « mes » dogmes… Mais j’admets aussi que l’on puisse se laisser emporter par le feu d’une discussion.
Lorsque je parlais « de haine, voire de pauvreté argumentaire » je m’adressais au seul des participants à cette discussion qui s’est permis de m’accuser, sans le moindre commencement de preuve, d’avoir des « relans (sic) colonialistes », de manifester « des préjugés racistes » et il me semble que c’est descendre bien bas que de recourir à l’insulte lorsqu’on se trouve à bout d’arguments.
De toute façon, les attaques ad hominem n’ont jamais été la marque d’un esprit éclairé.
« Voyons, nous pouvons débattre sans avoir à stigmatiser nos interlocuteurs » : je viens de vous montrer que, dans ce débat, j’ai été agressé et non agresseur. Mais vous devez me trouver très méchant pour la raison que, lorsqu’on m’attaque, je me défends… même contre ceux qui abondent dans votre sens. Je n’ai, pour ma part, jamais permis que quelqu’un insultât quelqu’un d’autre sous prétexte de me protéger.
« peut-être êtes-vous de ceux qui auraient besoin du sang et de la peur pour sentir monter en eux une ferveur toute religieuse ? » : pourquoi m’agressez-vous, vous aussi, et vous perdez-vous, vous aussi, dans des attaques ad hominem dont vous êtes bien conscient qu’il ne peut rien sortir ? Bon, je mets cela sur le compte de l’impétuosité de la jeunesse.
Vous savez pourtant bien qu’il n’est pas indispensable de posséder un esprit très religieux pour soutenir que la laïcité, c’est la liberté pour chacun de pratiquer la religion qui lui convient ou de n’en pratiquer aucune s’il se sent mieux ainsi.
Seuls des fanatiques et quelques gens mal informés pensent que la laïcité c’est l’athéisme et que l’athéisme ne peut être qu’anti-clérical et anti-religieux.
Je prétends également que, dans une démocratie bien pensée, la liberté de l’enseignement ainsi que la liberté du choix de l’enseignement et de l’établissement doivent-être la règle. Et une saine émulation devrait éclore de la diversité des enseignements pour le plus grand bénéfice des citoyens et de l’État.
Je pense aussi que vous avez complètement abandonné le sujet de l’enseignement et que c’est fort dommage. Heureusement que j’ai réussi à recentrer, mais, comme mon insignifiante personne ne mérite pas de devenir le centre d’intérêt principal de ce débat, il est peu probable que j’y revienne.
C’est vraiment dommage…
Mais je vous sais gré, cher IBK, de m’avoir accepté dans votre débat.
Jean-Claude Oiseau
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Merci pour toute ces précisions.
Je ne confonds pas la personne et ses idées.
Je me donne le droit d’attaquer des idées avec le style, la vivacité qui me sont propres.
Vous dites : « Bon, je mets cela sur le compte de l’impétuosité de la jeunesse. »
J’en suis tout ébaudi, à mon âge !
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26 mars 2008 19:44, par PIERROT13
D’un côté tentatives de manipulation de la loi de 1905, d’un autre détournement de la loi Debré. la rupture annoncée par le petit bonhomme qui préside aux destinées de la France se résume à peu de mots. Retour en arrière, mais loin en arrière. On a l’impression de relire l’Histoire du second empire. La religion est affaire personelle et ne doit en aucun cas interférer dans les Affaires Publiques.
De plus, pourquoi faire interférer l’Afrique dans ces questions. Il ne faut quand même pas oublier que 3 siècles de traite négrière largement aidée par la religion puisqu’elle était d’Etat à cette époque là, PLUS un siècle de colonialisme et d’ingérence profonde dans les affaires du continent nommé (françafrique puis bientôt peut-être eurafrique) on du laisser des traces qui doivent disparaître. Le Québec est ancienne colonie française, notre agité s’occupe t’il des ses problèmes ?
Au lieu de faire un gros cadeau à l’enseignement privé, qu’il permette à l’Education NATIONALE publique de redevenir l’affaire d’excellence de ses origines qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être. Il en va de l’avenir de notre pays, de notre démocratie et de notre liberté de penser..
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"Ce n’est pourtant pas l’Église catholique qui forme les terroristes". En effet, mais vous semblez avoir la mémoire courte ; il y a quelques vingt années, en France, la sortie d’un film qui ne plaisait pas à certains catholiques a donné lieu à des cinémas incendiés...Comment nommez vous cela ; du prosélytisme ?
La Laïcité et sa loi de séparation des églises et de l’État doit être protégée et comptez sur nous pour être vigilant envers toutes les églises qui oublieraient la loi Française.
Jean-Philippe Guerini
www.prglandes.org
Voir en ligne : http://www.prglandes.org
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« vous semblez avoir la mémoire courte ; il y a quelques vingt années, en France, la sortie d’un film qui ne plaisait pas à certains catholiques a donné lieu à des cinémas incendiés » : le cinéma m’intéresse très peu. Pourriez-vous avoir l’amabilité de citer les faits ?
Merci.
Jean-Claude Oiseau
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Avec plaisir :
"L’attentat du cinéma Saint-Michel a eu lieu le 23 octobre 1988, dans le cinéma Espace Saint-Michel à Paris.
Un groupe intégriste catholique rattaché à Saint Nicolas du Chardonnet a lancé des cocktails Molotov dans la salle de cinéma pour protester contre la projection du film de Martin Scorsese La Dernière Tentation du Christ. Cet attentat a fait treize blessés dont quatre sévères. Arrêtés, les coupables Emmanuel Dousseau, Thomas Lagourgue, Georges Leroux, Hubert Pillet et Christophe Réveillard ont été condamnés le 3 avril 1990 par la 10e chambre de la Cour d’appel de Paris, à de la prison avec sursis et à 450 000 francs de dommages et interêts[1]."
Une autre question, peut être ?
Voir en ligne : http://www.prglandes.org
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Reste que l’église ne forme pas de terroriste. Vous oubliez volontairement le facteur personnel.
Mais, avez vous lu le Coran ?. Je suis convaincu que non. Vous sauriez alors ce que cela signifie "FORMER DES TERRORISTES"
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Par "église", je pense que vous voulez dire l’Eglise Catholique".
Vous dites qu’elle ne forme pas de terroristes. Alors, relisez l’Histoire et regardez-y la place des intégristes. Est-ce que ce ne sont pas des "terroristes".
Les religions ont toutes des intégristes qui deviennent un jour ou l’autre des terroristes.
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Les religions, inventées par des petits malins pour intoxiquer leur alter-ego beaucoup moins malins, ressemblent à ces terroristes qui régulièrement pendant des années assassinent des êtres humains, quelqu’ils soient, et qui du jour au lendemain se retrouvent chefs d’états , il y en a même qui reçoivent le prix Nobel de la Paix ?
C’est terriblement terrorisant , non ?
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Ce bonhomme là, qui écrit comme çà, est-ce qu’il est né comme çà ou bien est-ce qu’il a pris les étagères sur la tête un peu après ?
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Oui , tout dans la tête avec une progression d’étagère chaque année ,et qui vous fait découvrir à l’adolescence ce qu’est le monde ,en particulier l’être humain ! C’est aussi dans l’éducation parentale ?
Tout par de là , cher monsieur !
Le forum de " Bétapolitique " en représente bien l’archétype , non ?
Les religions dites-vous ?
Comment ce genre de débilité peut encore exister à notre époque ?
Mon très cher et adoré Sarko qui se fout comme de l’an 40 des religions , sait s’en servir par contre , quel culôt quand même ?
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Mon pauvre De La Mata Jean Paul, les religions sont aussi vieilles que l’Homme et elles n’ont jamais tué personne. C’est l’homme (ou la femme)qui devient un terroriste par ses choix de vie et de pensée.
Trouvez un seul Livre qui dise le contraire. Si vous en trouvez un, alors ce ne sera pas un livre religieux.
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Mon riche Pierrot 13 , les religions représentent le modèle de l’amitié et de l’amour entre les êtres humains, c’est bien connu... c’est d’ailleurs pour ça que tous les croyants et ceux qui en vivent me font vomir...
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Bonjour,
j’ai lu le Coran... et plus d’une fois et dans sa langue première. Je n’y trouve pas plus d’incitation à la violence qu’il n’y en a dans la Bible.
Ce faisant, je ne vois pas ce que cette référence vient faire ici. Ce n’est pas le sujet sauf à amalgamer des préjugés pour mieux demeurer aveugle.
La cathéchèse, la lecture des Evangiles telles que prônées par nos prosélytes est une violence faite à l’enfant quand ses parents s’attendent à une transmission de connaissances.
Il y a bien d’autres choses à faire quant à un enseignement de la morale, de la civilité...
Bien à vous
IBK
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Merci de ces précisions. Cela signifie bien que ce n’est pas la "théorie" ou le concept qui est mauvais mais l’application humaine qui en est faite. et c’est là l’intégrisme.
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« comptez sur nous pour être vigilant envers toutes les églises qui oublieraient la loi Française » : je compte sur vous à ce propos, mais, ce forum ayant trait à l’enseignement, je dois vous signaler que, dans le sens où vous l’utilisez, Églises prend en É majuscule au contraire de « françaises » qui, en tant qu’adjectif, ne doit pas en avoir.
Cependant, avez-vous quelque projet concernant les dérogations permanentes octroyées à certaines religions pour tuer les animaux d’une façon pourtant formellement interdite par les lois françaises ?
La laïcité n’étant nullement en cause, et pour revenir sur notre sujet, l’enseignement, ne vous paraît-il pas qu’une situation de monopole est détestable ?
Jean-Claude Oiseau
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Mais, monsieur l’Oiseau, nous seront tous vigilants, y compris envers les intégristes de l’église catholique qui appellent à la haine des autres religions. Et nous restons vigilant en ce qui concerne le maintien de la laïcité en France.
De plus, si vous arrêtiez de les écouter, vous sauriez que cela fait plus de 30 ans que les animaux ne sont plus tués de façons "interdites par la loi française".
L’église catholique ne forme pas de terroristes ? Pierrot13 a tout à fait bien répondu ! Il n’y a qu’à relire l’Histoire et le passé pas si lointain. Le soutien de l’église catholique envers les dictatures est aussi pour le moins choquant. Tout comme le nombre de scandales divers qui touchent les "religieux". Abus sexuels, viols etc. De quel droit s’arroge-t-elle le monopole de la bienséance, des règles de morale ?
Alors, par pitié, ne nous dites pas que l’église catholique est un modèle à suivre.
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à Pierrot13
« La religion est affaire personelle et ne doit en aucun cas interférer dans les Affaires Publiques » : j’en suis profondément convaincu, et de la même façon, « les Affaires Publiques » ne devraient pas se mêler de restreindre les possibilités pour chacun d’accéder à l’enseignement, public, privé, confessionnel, de son choix.
Ainsi serait préservée notre liberté de penser.
Jean-Claude Oiseau
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Vous écrivez : “« les Affaires Publiques » ne devraient pas se mêler de restreindre les possibilités pour chacun d’accéder à l’enseignement, public, privé, confessionnel, de son choix.”
Si l’on remplace « Affaires publiques » par État, on retombe sur la définition première de la laïcité. Il n’y a plus de problème !
Si l’on entend « affaires publiques » comme débat public je considère que quiconque peut débattre du religieux et de la religion car cela appartient à tout le monde, y compris le dedans des dogmes.
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27 mars 2008 15:16, par PIERROT13
Il est des commentaires que je trouve navrants.
Par exemple, citer l’Afrique comme en retard (2 siècles si ma mémoire est bonne). C’est croire sur parole le honteux discours de Dakar. Ne serait-ce que vouloir absoliument se donner en référence au monde entier. Quoi qu’il puisse être dit ou écrit la France n’a pas à se donner en modèle à qui que ce soit et surtout dans le domaine des libertés. A tout hasard, la plus ancienne référence à une déclaration des droits de l’Homme et surtout au respect de l’Homme date de 8 siècles et est Africaine. La mémoire et la Culture africaine croient encore à la parole donnée.
Il est dit également que les religions ne forment pas des terroristes. Exact mais elles les portent en leur sein. Il n’est aucune religion qui n’ait formé ses extrémistes et l’Histoire de l’Humanité en est pleine en tout temps et en toute région, ne serait-ce que le fait de vouloir convertir à tout prix.
Le gros problème actuel de l’Education est l’abandon de "NATIONALE" qui se double d’un manque cruel d’organisation intelligente de la part de ceux qui en ont la responsabilité. Dans le domaine de la formation, le strict rapport à des chiffres et à une volonté de rentabilité qui ne soit pas celle de sa qualité pédagogique est un non-sens absolu et contrairement à ce qui est écrit, celà n’est pas le fait des enseignants. Un enseignement de qualité tenant compte des réalités geographiques, économiques et sociales des territoires est faisable à condition d’en avoir la volonté politique et ce n’est surtout pas en se défaussant sur un groupe de pression que la solution jaillira.
L’EDUCATION NATIONALE est l’affaire de la COLLECTIVITE PUBLIQUE et de cette prise en compte dépend l’Avenir de nos enfants et petits-enfants. Mais surtout, il n’est pas trop tard.
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à PIERROT 13
« citer l’Afrique comme en retard (2 siècles si ma mémoire est bonne) » : je n’ai jamais évoqué un quelconque « retard », c’est vous qui donnez à mon intervention un sens qu’elle n’a pas en vous permettant de qualifier de « retard » le fait de respecter certaines coutumes.
J’ai seulement signalé qu’en Afrique la coutume conserve encore un certain poids. C’est un fait, et, comme le faisait remarquer Lénine, les faits sont têtus.
Jean-Claude Oiseau
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Alors que signifie votre post-scriptum que je reproduis ici :
P.S. : l’Afrique est souvent cité comme un continent sur lequel les lois non écrites (la coutume) ont encore un poids, et ce qui est encore normal en Afrique ne l’est plus en France depuis plus de deux siècles.
Vous conviendrez que la tournure de votre phrase laisse penser qu’il y a du retard en Afrique puisque la France est souvent citée comme référence.
Vous noterez également que je n’ai jamais contesté le sens de la parole africaine, bien au contraire.
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« la tournure de votre phrase laisse penser qu’il y a du retard en Afrique puisque la France est souvent citée comme référence » : je n’ai pas pensé que ma phrase pouvait être ambigüe ni prêter à interprétation.
Je voulais seulement dire qu’il est normal, pour des tas de raisons qui n’ont rien à voir avec un éventuel retard, qu’en Afrique la coutume ait conservé une certaine influence (cette influence, très forte il y a une trentaine d’années, a d’ailleurs tendance à s’atténuer). Il ne serait pas normal qu’en France la coutume pût se substituer à la loi pour la raison qu’il y a deux cents ans nous avons décidé que seule la loi régirait les rapports entre les citoyens d’une part et entre les citoyens et l’État d’autre part.
Je vous remercie de m’avoir permis d’éclaircir ce malentendu.
Jean-Claude Oiseau
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Dont acte pour ce rectificatif modérateur. Il faut cependant savoir que l’Afrique est un continent sur lequel on trouve des villes ultra modernes et des savanes qui abritent des cultures multi-millénaires...
Le recours aux coutumes est surtout le fait d’un journalisme avide de sensationnel et d’ethno documentaires sur Arte. On vit à Bamako, Dakar ou le Cap aussi bien qu’à Marseille, on l’oublie un peu trop souvent.
Quant aux coutumes, elles sont aussi présentes dans le Gers que dans les Aurès.
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Je trouve assez amusant votre débat sur les risques présentés par un retour de l’enseignement catholique en France.
Ici en Belgique, les deux réseaux également subsidiés coexistent sans réel problème. La Belgique est-elle attardée, handicapée par cet endoctrinement des enfants via l’école ? Bien sûr que non. Pourquoi ? Car les programmes scolaires doivent être supervisés par l’Education nationale pour que l’école obtienne ses subventions.
Je me permets de rapeller qu’en Belgique,la Loi sur l’avortement a été vôtée et adoptée, de même que la Loi autorisant le mariage des homosexuels, ainsi que la Loi permettant à ces mêmes couples homosexuels mariés d’adopter un enfant. Où la France laîque se situe-t-elle dans ces domaines ?
A force de tellement vouloir éloigner l’Eglise du pouvoir, vous en avez fait un outil au pouvoir discret mais incroyablement puissant.
Pour info, j’ai fréquenté un collège jésuite pendant dix ans, puis un lycée d’état, puis l’université d’Etat et enfin l’université libre de Bruxelles, connue pour son anti cléricalisme et prônant avant tout le principe de libre pensée. Il va sans dire que je suis athée depuis plus de vingt cinq ans.
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Bonjour Pascal,
Dans cet article je me suis d’abord centré sur l’avancée insidieuse de la catéchèse puis que cela advienne dans les banlieues avec, comme projet, faire profiter ces non-zones de la "qualité" de l’enseignement confessionnel catholique. Qualité voulant dire ici enseignement de la foi. Certains dires de cadres du syndicat que j’ai cités sont très clairs de ce point de vue. Une partie des cadres de l’enseignements catholiques veulent se libérer de la tutelles de l’EN qu’ils jugent restrictives dans leur transmission de la foi.
J’ai bien dit que, s’agissant d’un élément du plan banlieue, on pouvait fort bien s’appuyer sur les réseaux existants sur place et leur donner les moyens structurels et financiers pour mettre en place des programmes spécifiques.
Car s’il y a 50 classes catholiques créées en banlieues, il y aura une demande pour 50 classes de type madrassa, etc. Et nous risquons d’avoir à faire face à des divisions et à des luttes de pouvoir là où il vaut mieux le dialogue et la prudence.
Je doute fort que les enseignants catholiques qui seront délégués sur ces classes aient le savoir-faire pour des classes qui réuniront des élèves qui n’ont pas bénéficié d’un cursus normal.
Il ne faut pas se voiler la face !
Vous dites par ailleurs : "Car les programmes scolaires doivent être supervisés par l’Education nationale pour que l’école obtienne ses subventions."
Remarque judicieuse, mais il s’agirait ici d’un projet de libération de l’école confessionnelle avec la volonté d’introduire les évangiles et ce qui va avec. Donc sortir des contrats qui, comme en Belgique, lient le privé et le public aux mêmes contraintes. Je connais fort bien l’Université Catholique de Louvain, j’ai eu à faire avec l’Institut Catholique... Je fréquente, chaque fois que l’occasion m’en est donnée les bibliothèques des Dominicains.
Sur le fond, je n’ai rien contre l’enseignement privé, c’est de tout autre chose dont il est question ici.
Je termine enfin cette courte réponse en m’excusant auprès des nombreux commentateurs. Je reviendrai plus tard dans la soirée.
Bien à vous
IBK
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je comprends votre point de vue. Les systèmes sont en effet très différents entre la Belgique et la France. Il est en effet inconcevable de promouvoir un enseignement échappant au contrôle de l’Education nationale. Sur ce point, je ne puis qu’être d’accord avec vous.
En Belgique, même les réseaux officiels peuvent proposer des cours de religion (à raison d’une heure par semaine), à côté de cours de morale (introduction à la philosophie...). Il ne peut donc pas y avoir d’endoctrinement catholique via l’école.
D’autre part, il est certain qu’un refinancement sérieux de l’enseignement est indispensable.
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Que le problème d’une reformulation du principe de laïcité soit posé, c’est indéniable. La France vit encore sous des règles vieillottes. Mais cela doit rester le problème de l’adaptation au monde moderne pas un problème de fond, à savoir une remise en cause de ce principe.
De plus cela ne peut pas se régler en catimini mais dans un débat public avec des propositions de reformulation et de consolidation en neutralisant les sources de conflit. Il faut du temps pour cela, faire circuler l’information, recueillir les doléances et les propositions.
Or, notre Prince-Président ne fléchit devant rien S’il ne peut pas passer sous le feu des projecteurs il passe dans les coulisses et sa volonté de réintroduire l’espérance ne faiblit pas.
Ce n’est pas à un Président de la République d’imposer sa représentation du monde. Il semble ignorer cela. Il est le Président de tous les Français, principe d’égalité, il doit demeurer soucieux de préserver le lien de solidarité, principe de fraternité. Or il divise ! Et ça n’est pas porteur d’espérance pour une Nation. On sent plutôt gronder l’orage.
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28 mars 2008 23:03, par PIERROT13
Quand je disais que certaines réponses étaient navrantes. Aller ressortir la vieille lune du mouton qu’on égorge dans la baignoire alors que les dispositions ont été prises pour que l’abattage rituel se fasse dans les meilleures conditions d’hygiè,ne et celà depuis plusiseurs années...
Le problème soulevé de la résurgence de l’offensive de l’enseignement catholique est à mon sens, grave.
Cet été, nous avons débattu de tentatives de manipulation des lois régissant les associations culturelles, loi 1901, et les associations cultuelles, loi 1905.
Les "loi 1901" peuvent recevoir de l’argent public sous forme de subvention alors que les "loi 1905" ne peuvent pas. Le transfert de fonds de "loi 1901" à "loi 1905" est donc impossible. Il y a donc une recherche de modification des lois 1901 et 1905 afin de rendre ces transferts possibles.
Le but recherché dans cette offensive est donc bien de récupérer de l’argent public de deux manières, d’une par les allocations publiques d’enseignement et l’autre par les allocations publiques allouées aux associations 1901. Le reste tombant tout naturellement dans les caisses des associations cultuelles qui semblent ne pas être particulièrement bien remplies.
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Pffffffffff, déjà, il faudrait apprendre à l’auteur de ce texte que quand on cite une source on le fait correctement !! Il s’agit de "Mediapart" et pas "mediamart" !!!
Ensuite, vous semblez tous ignorer superbement qu’il s’agit d’école privé sous contrat et pas seulement "privé", ce qui est totalement différent !!!!
Ce genre de réaction ne fait que prouver la méconnaissance de la plupart d’entre vous sur le fonctionnement de l’école privé sous contrat...vous laisser parler vos peurs, qui sont non seulement injustifiées mais très, très primaires !
Autant de bêtise intersidérale me laisse sans voix, ça vous arrive de raisonner ou vous balancez tjrs ce qui vous passe par la tête sans le moindre recul ?
Hummm, tout ça sent bon l’idéologie gôchiste, on ne sait pas exactement de quoi il s’agit mais on est contre, puisque ça sent le droite et les "curetons" (comme dis je ne sais plus qui plus haut) à plein nez !!! Désolant de stupidité !!!
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Bonjour,
l’auteur comme vous dites a signé...
Il était bien question de l’enseignement privé sous contrat. C’est précisé du début à la fin et repris dans le commentaire fait à Pascal Plumhans.
Quant à l’erreur sur Mediapart, merci de le signaler. Que les lecteurs veuillent bien m’en excuser. Néanmoins, je signale que les URL étaient données.
Pour le reste si vous le dites !
Cordialement.
IBK
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« Aller ressortir la vieille lune du mouton qu’on égorge dans la baignoire » : aussi bien n’était-il nullement question, dans mon propos, de l’abattage clandestin mais de l’abattage officiel qui, s’il est possible qu’il « se fasse dans les meilleures conditions d’hygiè,ne » est effectué, officiellement et en vertu de dérogations permanentes délivrées à certaines religions, dans des conditions de souffrances telles pour l’animal qu’elles sont interdites par la loi.
Je viens de relire mon message, il est parfaitement clair : puisqu’il se réfère aux dérogations permanentes il ne peut pas concerner l’abattage clandestin qui, comme vous ne devez pas l’ignorer, s’effectue sans demander de dérogation.
Jean-Claude Oiseau
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C’est vrai que vous n’avez pas parlé spécifiquement du mouton qu’on égorge dans la baignoire mais tout ceci était tellement transparent et ...hors sujet puisque nous parlons de l’enseignement catholique. Ma remarque n’était,de plus, que liminaire.
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Bonjour,
Il est bon de préciser que le propos est centré sur l’enseignement catholique sous contrat mais qui veut reprendre sa liberté confessionnelle tout en étant encore plus soutenu financièrement par les deniers publics.
C’est là le problème ! Si ces charmants idéologues de la foi ont au autant d’idées que ça pour réduire le problème des banlieues, qu’ils le fassent avec les deniers du culte !
Bien à vous,
IBK
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29 mars 2008 13:36, par diogène
Hors-sujet dans le sujet : l’Eglise catholique, ses dogmes et ses préceptes.
De quoi s’aperçoit-on ? (en fait ça saute aux yeux) : que les sujets qui la fâchent tournent essentiellement autour des questions sexuelles !
Que n’entend-t-on l’Eglise se révolter contre toutes les injustices flagrantes initiées par un système économique et social dont des millions de citoyens ont à subir les dégâts ?
A la lecture des Evangiles, on voit que Jésus était un révolutionnaire, et qu’il a été probablement marxiste avant l’heure !!
Alors, que les écoles privées prônent vraiment les valeurs fondamentales de justice et de partage dont elles devraient être les premières à faire l’apologie, au lieu de se mêler sans cesse des affaires de sexe qui relèvent de la sphère privée de chacun.
Elles seront alors vues d’une autre oeil que celui de la suspicion légitime.
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1er avril 2008 02:00, par marcivale
C’est un très bon article, et c’est en effet effrayant.
On sait bien ce que veulent les écoles confessionnelles : par ex, récupérer l’argent public pour adapter leur dogme (le créationisme entre autres) et sélectionner les élèves, pendant que les écoles publiques, auxquelles on aura diminué les crédits, se débattront avec les enfants les plus défavorisés.
Les premières auront, ensuite, beau jeu de dire qu’elles obtiennent de meilleurs résultats.
D’autre part, comme cela a été dit plus haut, il n’y a aucune raison que l’Eglise catholique soit la seule confession à bénéficier de ces mesures.
Il faudra donc s’apprêter à faire de même pour les autres religions, non ?
Et créer des ghettos ou des rancoeurs tenaces.
Ce n’est pas vraiment ce que préconise la loi sur la laïcité, qui seule garantit la paix entre les différentes composantes de la société.
En revanche, Illel Keiser I Baz, vous concédez par deux fois :
"Que le problème d’une reformulation du principe de laïcité soit posé, c’est indéniable. La France vit encore sous des règles vieillottes. Mais cela doit rester le problème de l’adaptation au monde moderne pas un problème de fond, à savoir une remise en cause de ce principe".
Que faudrait-il donc changer à la loi sur la laïcité qui soit plus "moderne" et adapté ?
Je crains le pire.
N’est-ce pas ouvrir la boite de Pandorre ?
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Bonjour marcivale,
je vous remercie de ce commentaire qui me permet de donner des explications, précisément sur le point que vous mettez en citation. Je me doutais que cela poserait problème. Dans les commentaires, nous nous sommes un peu égarés dans les dédales d’une opposition viscérale entre enseignement public et confessionnel.
Je n’ai pas avancé cela par souci de provocation mais parce qu’il nous faudra avoir le courage, un jour, de mettre à plat certains éléments fondateurs de la démocratie.
Dans le principe de la laïcité il y a d’abord un interdit que l’État s’impose : celui de ne pas intervenir dans le domaine des croyances personnelles. C’est une chose que l’on oublie souvent au profit d’une règle de séparation de l’enseignement public et de l’enseignement privé.
Là commence une confusion dans l’esprit du public et qui n’est pas forcément génératrice de progrès, au sens où nous serions capables d’inventer des modes de régulation sociales et culturelles adaptées aux formidables changements imposés par l’évolution contemporaine, notamment la mondialisation, le "Marché" comme nouveau paradigme imposé à la planète. Ces paramètres nouveaux imposent des attitudes laïques nouvelles. Qu’on le veuille ou non, le Marché s’insinue insidieusement dans tous les esprits comme une norme. Or, anthropologiquement parlant, il s’agit d’un dieu nouveau dont on veut imposer les règles morales et éthiques à nos enfants et cela, tout en noyant le poisson dans un débat régressif sur la séparation de l’Église et de l’État. Les institutions religieuses contemporaines n’ont rien d’autre à nous proposer que des règles régressives et rétrogrades. Leurs défenseurs ont beau les défendre avec acharnement, soutenues par un Prince-Président qui leur apporte sa caution elle n’apporter aucune vision nouvelle sur le monde. J’ai repris les paroles de l’archevêque d’Avignon pour souligner ce caractère désuet des discours de l’Église de Rome, aussi archaïques que ceux des Islamistes radicaux. (Je pèse mes mots mais que dire devant la puissance de feu des USA mise au service du christianisme conquérant en Irak, en Afghanistan, bientôt en Iran, la soumission de peuples africains à des évangélistes associés aux diplomates certifiés du Département d’État... et cela sous le couvert de la Démocratie)
Avoir le courage de mettre à plat ces éléments historiques qui s’invitent sans crier gare, c’est d’abord revenir à ce qui permit la mise en place de la loi de 1905, pas une remise en cause mais l’intégration de ce qu’imposent les lois du "Marché" et réfléchir à des principes d’une nouvelle éthique qui pourrait être reprise dans nos écoles. Or, les lois du marché sont déjà transmises à nos enfants, idéologie dominante qui s’invite dans nos foyers. La laïcité, c’est d’abord offrir à chacun un espace de liberté pour l’expression de ses croyances pas leur partage. Imposer des règles d’échange dans une caricature de constitution européenne est un non sens formidable. Cela veut dire que nous abandonnons toute forme de respect des personnes, de la dignité d’être. Que nous acceptions de laisser toute humanité de côté au profit d’une déshumanisation globale de l’espèce humaine, transformée, pour la circonstance, en objet de production est une ineptie colossale.
Le principe de laïcité est un formidable instrument qui isole le profane du sacré. Le sacré ne peut, en aucun cas s’inviter dans le social sinon au prix d’un stérilisation de toute inventivité. Dans mon article Racines chrétiennes, il récidive, http://www.betapolitique.fr/Racines-chretiennes-il-recidive-02632.html, j’ai déjà répondu dans ce sens.
Quant à l’opportunité de revoir la loi de 1905 maintenant, c’est hors de question car la "décomplexion" d’une droite réactionnaire l’interdit formellement. Cela ne nous empêche pas de lancer notre propre réflexion.
Je sais que je n’ai pas répondu totalement à votre question mais il me semble devoir lancer un débat. Nous nous retrouverons.
Bien à vous, IBK
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Merci beaucoup, Illel Kieser ’l Baz, pour cette longue et intéressante explication.
Je suis bien d’accord qu’imposer la loi du marché comme système universel va complètement à l’encontre des fondements d’une démocratie.
Je fais partie de ceux et celles qui ont lutté contre le TCE.
D’autre part, il est évident que ce dogme qu’on nous inculque est destructeur pour les êtres humains.
Entre la mainmise sur des territoires entiers, la confiscation des ressources et des services publics des pays pauvres, l’imposition de produits toxiques, voire mortels, qui détruisent les terres agricoles de la planète, etc., tout cela pour le seul bénéfice d’intérêts privés, on a suffisamment de preuves là-dessus.
Il est certain que nous devons mener une réflexion à ce propos, mais je suis fort pessimiste quant au nombre de personnes conscientes du problème et prêtes à s’engager (même à gauche).
Cependant, je ne vois pas pourquoi on toucherait à la loi sur la laïcité qui assure la liberté de conscience et d’opinion des citoyens, qui est fort équilibrée et a fait largement ses preuves.
Commencer à la triturer, cela veut dire ouvrir des brèches. On l’a vu récemment.
Et justement, c’est ce que cherche avec acharnement à faire ce gouvernement pour faire entrer la religion dans l’espace public civique.
Pour revenir à la loi du marché, je pense qu’on pourrait plutôt s’appuyer sur la constitution , non ?
Article 1er de la Constitution du 4 octobre 1958 : " La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale .
Or la loi du marché n’est ni démocratique, ni sociale.
Bien, je vais arrêter là parce que c’est un tout autre sujet que nous avons abordé et que c’est difficile de tout développer.
Merci encore de votre réponse
Cordialement
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1er août 2009 10:16, par pat40
tout ceci n’est pas exagéré mais bel et bien réel j’en sais quelque chose ma femme enseignante subit les pires insultes, l’enseignement catholique cherche par dessus tout à se donner bonne conscience mais il faut voir l’envers du décors... les attaques insidieuses souvent cachées contre les enseignants qui y sont payés par l etat c’est une honte une véritable atteinte à la laîcité et aux personnes, je tire la sonnette d’alarme, l’eglise met de plus en plus la pression, je pense que le Vatican y est pour quelque chose l’etat doit réagir absolument et ouvrir les yeux et pas se laisser dicter les lois par l’episcopat
on est dans une république et la laîcité en est un des principaux fondements !!!! j’appelle tous les défenseurs de la laicité à donner de la voix, c’est à l’école publique de prendre pied dans l’education au niveau des zep et non pas à des structures véhiculant des idées religieuses
Merci
Répondre à ce message
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Il faut arrêter avec cet anti-cléricalisme primaire. Certaines belles consciences s’offusquent du prétendu pouvoir des catholiques, mais ils feraient mieux de s’inquiéter de la présence des islamistes qui, notamment dans les banlieux, font de plus en plus de prosélytisme. Si ces personnes étaient au pouvoir, les belles consciences verraient quels sont CEUX qui sont REELLEMENT dangereux pour nos libertés démocratiques et sociétales.
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