John Evans & Jérôme Guillet | 18 mai 2007 | |
29 commentaires
Il est bien difficile aujourd’hui de trouver, dans les médias tant nationaux qu’internationaux, un commentaire sur l’économie française où manquent les mentions obligatoires de son déclin, de la faiblesse de la croissance, ou de la persistance d’un chômage de mass, et qui ne présente pas comme une évidence l’urgente nécessite de « réformes ». Entre guillemets, « réformes », car ce mot est devenu un nom de code plus ou moins explicite pour un programme à sens unique : libéralisation d’un marché du travail considéré « trop rigide » via l’assouplissement du code du travail, baisse des charges sur les entreprises, affaiblissement du contrôle de l’Etat, et, naturellement, baisse des impôts. Des travailleurs plus flexibles et moins chers seraient plus facilement embauchés, ce qui améliorerait la compétitivité des entreprises et leurs profits, sur le modèle anglais ou américain. Et évidemment les 35 heures tant décriées, cette « aberration économique », doivent être éliminées afin de remettre la France au travail.
Le problème est que ce programme, qui sert bien les intérêts des actionnaires et des dirigeants d’entreprise, se base sur une description extrêmement partielle et partiale de la réalité économique.
Le leitmotiv du déclin prend généralement appui sur la croissance plus faible de la France, relativement à celle de pays comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis, ces dernières années, et sur la baisse relative de son PIB par tête. Or cette description tronquée de la réalité ne tient pas compte de la distribution des richesses, et de l’augmentation extraordinaire de l’inégalité dans ces économies censées nous servir de modèle. En fait, toute la richesse créée dans ces pays a été captée par une tranche étroite de la population. Les revenus médians sont stagnants, alors que les revenus des 0,1% les plus riches de la population augmentent en flèche, au point d’être passés de 2% à 7% des revenus totaux en moins de vingt ans aux Etats-Unis, selon les chiffres de l’étude de Piketty et Saez.

« A New Gilded Age »
Martin Wolf, Financial Times, 25/04/2006
Ces 5% supplémentaires captés par les plus riches sont équivalents à l’appauvrissement relatif des Français (dont le PIB par tête est passé de 78% à 72% de celui des Américains sur la période, en moyenne) ce qui veut dire que la croissance économique a été identique en France — pour les 99,9% les moins riches de la population....

« European corporatism needs to embrace market-led change »
Martin Wolf, Financial Times, 24/01/2007

Le même graphique pour le PIB relatif de la France, excluant les 0,1% les plus riches
L’accroissement des inégalités se constate également à l’autre bout de l’échelle des revenus, où on note un taux de pauvreté infantile de 7% en France, de 16% au Royaume-Uni (le double de celui en 1979) et de 20% aux Etats-Unis (sans oublier les 15% d’Américains qui n’ont aucune couverture maladie).

« An overview of child well-being in rich countries »
UNICEF, Innocenti Report Card 7, 2007
Même en appliquant le seuil de pauvreté américain en valeur absolue (selon un calcul légèrement différent du précédent) il y a moins d’enfants pauvres en France (11% contre 14% — sans parler des 29% du Royaume-Uni), malgré un revenu moyen par tête de 30% plus faible.

« A league Table of Child Poverty in Rich Nations »
UNICEF, Innocenti Report Card 1, 2000
Chose extraordinaire en temps de paix, les Etats-Unis enregistrent aujourd’hui une augmentation de leur taux de mortalité infantile. Un enfant né dans une famille pauvre de ce pays a aujourd’hui une espérance de vie de 15 ans inférieure à celle d’un enfant né dans une famille aisée.
Il est compréhensible de défendre la liberté des membres les plus dynamiques de la société d’entreprendre et de bénéficier des fruits de leur travail, mais cette liberté accordée sans contrepartie s’accompagne inévitablement de fractures sociales bien plus marquées que celles connues en France. Le choix d’un niveau élevé de solidarité et de redistribution modère les revenus des plus riches, soit, mais, fait moins souvent évoqué, pas ceux des autres. Ainsi, la banque UBS a noté que le deuxième décile de revenus a connu une augmentation de son niveau de vie de 7% en France et une baisse de 12% aux Etats-Unis entre 1997 et 2004, et que le neuvième décile avait connu une augmentation de 12% en France et de 10% aux Etats-Unis. Un Français de revenu modeste ou membre des classes moyennes ou même aisées profite plus de la croissance modérée de l’économie française que son cousin américain ne profite du dynamisme de son pays.

« Unequal Economics »
UBS, 10/2006
Il semblerait donc que, sur le plan des revenus, les très riches forment le seul groupe qui bénéficie des « réformes ». Mais cette conclusion ne fait-elle pas bon marché du chômage dont souffre la France ?
Tout dépend de ce qu’on mesure. Ainsi, parmi les hommes de 25 à 54 ans, 87,6% avaient un emploi en 2004 en France, et 87,3% aux Etats-Unis, selon les chiffres de l’OCDE. Et pourtant le taux de chômage pour cette catégorie était alors de 7,4% en France, et 4,4% aux Etats-Unis. La ligne séparant chômage d’inactivité n’est visiblement pas mise au même endroit dans chaque pays... De même, le chômage des jeunes touche 8,4% des 15-24 ans en France, contre 5,5% au Danemark, 7,6% aux Etats-Unis et 7,5% au Royaume-Uni, donc pas de quoi crier à la faillite du modèle.

« Déréglementation sans précédent du marché du travail

Simon Briscoe
Financial Times, 20/04/2006
Certes, le taux de chômage est nettement plus élevé, mais cela reflète essentiellement le fait que la population active est plus étroite dans cette classe d’âge en France, notamment parce que moins de jeunes trouvent nécessaire d’occuper un emploi tout en poursuivant leurs études.

Le Monde, 31/01/2006

Eurostat, « Forces de travail 2000 »
via Le Monde, 26/01/2006
Mais les Français travaillent moins, nous dit-on.
Même pas (voir commentaire n°10, de Jean-François Couvrat). Les travailleurs français effectuent 37,4 heures par semaine en moyenne, contre 35,6 heures au Royaume-Uni. Les employés à temps plein travaillent effectivement moins longtemps en France (40,9 heures contre 43,2 heures en 2005), mais le nombre élevé d’emplois à temps partiel baisse la moyenne britannique ; le nombre d’heures totales travaillées dans le deux pays est à peu près équivalent, pour des populations similaires. Dire que les Français travaillent moins est donc tout simplement faux.
Par ailleurs, la France a créé autant d’emplois que le Royaume-Uni au cours des 10 dernières années : 2,5 millions. La seule différence est que, au Royaume-Uni, la création de postes a été très régulière, alors qu’en France, la quasi totalité de ces emplois a été créée entre 1997 et 2002, c’est-à-dire précisément au moment de la mise en place des 35 heures, et ce alors que la croissance mondiale a été plus forte ces 5 dernières années.

UNEDIC, « Statistiques annuelles des effectifs salariés affiliés »
via Le Monde

HSBC-CCF, Questions d’actualité - le Royaume-Uni en 2004
Plus remarquable encore, la France a créé plus d’emplois dans le secteur privé (+10% entre 1996 et 2002, selon l’OCDE) que le Royaume-Uni (+6%) ou les Etats-Unis (+5%). En fait, le Royaume-Uni n’a créé quasiment aucun emploi net dans le secteur privé depuis près de 5 ans, mais a bénéficié de l’augmentation très forte des emplois dans le secteur public.

OCDE, via Hussonet (pdf)
Cela reflète le fait que les croissances anglaise et américaine reposent très largement sur l’augmentation de la dépense publique, qui a littéralement explosé sous Blair et Bush, passant de 38% à 45% du PIB au RU et de 34% à 37% aux EU entre 2000 et 2006. Dans le cas britannique, cette relance keynésienne (centrée sur les secteurs de l’éducation et de la santé) s’est faite grâce à l’augmentation des impôts et à la cagnotte du pétrole de la Mer du Nord, tandis que l’administration Bush a présidé (pour payer sa guerre en Iraq) à une augmentation sans précédent de la dette publique --- et de la dette privée, la plupart des ménages se voyant obligés d’emprunter — sur le dos d’une bulle immobilière également sans équivalent — pour compenser la stagnation de leurs revenus. Mais dans ce cas-là, semble-t-il, il s’agit de « dynamisme ». Il paraît cependant légitime de se demander quelle partie du modèle anglo-saxon nous sommes conviés à copier...

« How Labour steered an economy going global »
Financial Times, 19/09/2006
Evidemment, il ne s’agit pas de dire que tout va bien en France, ni qu’il n’y a rien à changer. Mais le mot « réforme » est maintenant porteur d’un tel agenda idéologique qu’on aurait sans doute tout à gagner à l’exclure de tout discours qui se voudrait sincère. A moins, bien entendu, que nous soyons tous déjà d’accord que l’objectif qu’il convient de fixer soit effectivement de faire baisser les revenus des travailleurs les plus modestes afin de réduire le fardeau qui pèse sur les quelques « happy few » en haut de l’échelle des revenus.

« Bush Reorients Rhetoric, Acknowledges Income Gap »
Wall Street Journal, 26/03/2007
Il est tentant de se demander si le feu roulant qui tend à déprécier l’économie française provient de ceux qui ne supportent pas l’existence d’un modèle social différent, modèle qui prouverait que la « réforme » n’est pas indispensable. S’il est possible d’assurer la prospérité de presque tous en décourageant la concentration de la richesse entre quelques mains, cela élimine le principal argument des partisans du capitalisme débridé. Comme l’a dit le milliardaire Warren Buffett, les riches aux Etats-Unis mènent — et gagnent — la lutte des classes. Depuis la chute du mur de Berlin, ce vocabulaire semble décrédibilisé et désuet, ce dont certains ont su profiter. Il serait temps de noter qu’ils n’agissent pas dans l’intérêt de tous, mais uniquement dans le leur.
- Jérôme Guillet
29
Messages de forum
-
Bonjour
Votre article est une belle démonstration que la réalité est plus complexe qu’on ne le dit. Mais ce qui compte, n’est pas ce pas d’abord la perception que le monde entier et tous les français ont de ce modèle français. Le résultat des élections et l’accueil fait à l’étranger des perspectives de changement en France montrent que ce modèle n’est plus vu comme "un des meilleurs du monde" . De plus ce modèle français est loin d’être performant, vos chiffres le montrent : sur aucun des critères étudiés, la France n’est en première position. Elle se traine péniblement en milieu de tableau voire quand cela n’est pas en bas de tableau sur le chomage, la richesse par habitant, la pauvreté, l’emploi des jeunes, et vous avez oublié d’étudier le ratio nb fonctionnaires / habitant, le poids de charges sociales, le pouvoir d’achat réel, la qualité de vie, le taux d’investissement, le nombre de PME, le nombre de propriétaires, l’investissement dans la R&D, le nombre de diplômés....
A bon entendeur
Jean-pierre
mariaccia@aol.com
17 Mai 2007
Répondre à ce message
-
Au moins sur la qualité de vie, la France a toujours été bien placée, dans toutes les études. Par exemple : http://www.linternaute.com/actualite/savoir/07/classement-qualite-de-vie-2007/1-france.shtml
Le chômage français n’est ni meilleur, ni pire, que la moyenne des pays européens. Au Danemark, par exemple, les chiffres du chômage ne tiennent absolument pas compte des personnes en fin de droit, ce qui augmenterait de façon significative . Qui plus est, les chiffres exacts du chômage en France ont été établis sur des bases pour le moins discutables par le gouvernement Villepin.
Le ratio fonctionnaire/habitants et l’investissement en R&D dépendent entièrement d’une volonté politique, volonté qui a été singulièrement manquante ces 12 dernières années... En effet, le nombre de fonctionnaire par habitant suppose une réforme de l’État en profondeur, qui n’a certainement pas été entreprise ces dernières années. Quand aux investissements en R&D, c’est l’État français qui doit souvent les soutenir, vu la frilosité des entreprises françaises à ce sujet... Et ce n’est pas le budget de la Recherche, en baisse constante ces dernières années, qui permettra de les faire remonter. À comparer avec les États-Unis qui ont compris depuis longtemps qu’une recherche forte et bien financée — là encore, principalement par l’état — sont la clef de la réussite.
On pourrait aussi parler du pouvoir d’achat réel, qui est en baisse principalement à cause des statistiques faussées de l’INSEE. Là encore, on peut se poser la question : est-ce que ces statistiques sont faussées par mauvaise volonté des statisticiens (peu probable) ou par une volonté politique délibérée de présenter aux français des statistiques "positives" ? Comme pour les chiffres du chômage, on ne peut pas écarter cette volonté politique.
Répondre à ce message
-
L’apparente faiblesse de l’économie française ne serait-elle pas la résultante d’une volonté extérieure ?
Je me souviens très bien des propos d’un secrétaire d’état américain souhaitant en 2003 la punition de la France qui ne voulait pas s’aligner sur le dossier irakien. A votre avis, quelles formes a pu prendre cette punition ? Une mise à l’écart de quelques années suffit à étrangler économiquement un pays récalcitrant à l’idéologie ultra-capitaliste. Il est très facile ensuite d’améliorer la situation du pays en question lorsqu’un gouvernement "ami" est placé au pouvoir par des citoyens économiquement terrorisés. NS remercie GWB.
Répondre à ce message
-
Inutile de tomber dans la théorie de la conspiration, ni dans un anti-américanisme primaire : il suffit de regarder l’incompétence notoire du (des) gouvernement(s) Chirac (à l’exception près de la cohabitation Jospin/Chirac) pour se rendre compte que l’économie française ne va pas aller mieux du jour au lendemain. Et ceci, quoi qu’en dise M. Sarkozy.
La croissance française est, en fait, très tributaire de la croissance mondiale. Certaines entreprises françaises — principalement celles du CAC 40, d’ailleurs — sont très performantes et tout à fait capables de gagner dans la compétition économique internationale. Les services français sont parmi les meilleurs au monde (mais les emplois qu’ils proposent ne sont pas toujours intéressants). Mais ce qui manque à la France, ce sont des PME performantes et innovantes, sur le modèle allemand. Ces entreprises allemandes sont exportatrices pour de nombreuses raisons : qualité des produits, de la formation des employés allemands, etc. Mais aussi fort investissement des régions allemandes dans ces petites et moyennes entreprises.
Face à cela, les PME françaises peinent à suivre, car elle non ni la culture technique, ni les soutiens politiques et financiers qui leur permettrait de se développer. Les entreprises allemandes peuvent tout à fait vivre avec un Euro fort — elles travaillaient déjà fort bien avec un Deutsche Mark fort ! — grâce à leur valeur ajoutée souvent très élevée et (répétons-le) la qualité de leur main d’oeuvre. Les entreprises françaises, elles, se retrouvent coincées entre une monnaie forte et des concurrents, asiatiques en particulier, qui bénéficient et d’une monnaie plus faible et de coûts de main d’oeuvre bien plus bas, le tout sur des marchés à faible valeur ajoutée.
Dans ces conditions, nul besoin d’un vilain coup de pouce des américains pour que la situation économique en France soit peu glorieuse. Et, probablement, continue à l’être encore un bon moment.
Par contre, comme vous le dites, je pense que Nicolas Sarkozy a bien bénéficié de "l’aide" des États-Unis, mais d’une manière inattendue...
En effet, nous avons eu une campagne présidentielle extrêmement "médiatique", où l’image des candidats a été primordiale. Et, à ce petit jeu "l’image" projetée par Nicolas Sarkozy a été la meilleure et, donc, celle qui a été préférée par les électeurs.
Pourquoi ? Parce qu’il a résussi un "doublé" tout à fait fascinant :
1) Parce qu’il s’est présenté comme étant un homme "nouveau", une personne "extérieure" en quelque sorte au gouvernement Chirac, qui allait obetnir des résultats.
Mais rien n’est plus faux : Nicolas Sarkozy a commencé sa carrière politique en 1976-1977. Il a été l’un des plus jeunes maires de France. Depuis 5 ans, il a été au gouvernement avec de brèves interruptions. Et, dans ce gouvernement, il n’a pas été un sous-fifre : il a été successivement Ministre de l’Intérieur, c’est-à-dire le numéro 3 de l’État français, puis Ministre de l’Économie et des Finances, puis Ministre de l’Intérieur de nouveau. Il a donc derrière lui un bilan, un certain nombre d’actions menées et, le moins qu’on puisse dire, c’est que ce bilan n’est pas glorieux.
2) Il a mené, de bout en bout, une campagne "à l’américaine", de manière négative, c’est-à-dire une campagne où le petit jeu n’est pas forcément de paraître le meilleur, mais de présenter son concurrent principal comme étant le pire candidat possible. Ségolène Royal a donc été la cible d’attaques vicieuses, de manière permanente, chacune des ces déclarations amenant immédiatement une attaque ou une contre-attaque, généralement dirigée non seulement contre l’idée présentée, mais aussi sur la personne présentant l’idée.
Comme Al Gore en 2000 (présenté comme un "menteur" et un "affabulateur") et John Kerry en 2004 (présenté comme un "indécis", un "effeminé", un "francophile" — authentique ! — et un "intellectuel mou"), Ségolène Royal a, je pense, mal mesuré la machine de guerre qui s’est mise en marche et était destiné à la broyer devant l’opinion publique. Elle a, en fait, laissé le camp adverse déterminer en grande partie son image dans l’opinion publique. Toutes ces tactiques sont des tactiques américaines, que Nicolas Sarkozy, fin politique, a appris en étudiant l’image de George W. Bush et ses deux campagnes présidentielles. N’oublions pas que le surnom de M. Sarkozy, jusque dans les rangs de l’UMP, est "l’Américain"...
Si je ne me trompe, il a d’ailleurs eu, lors de sa visite aux États-Unis, des entretiens avec M. Karl Rove, éminence grise du président américain, entretiens que j’imagine particulièrement fructueux.
Finalement, bien sûr, la pièce maîtresse de ce dispositif électoral — qui ne doit pas grand chose, je me répète, à une quelconque guerre économique contre la France — est sa totale maîtrise des médias. Car, il faut bien l’avouer, tout comme le Président George W. Bush dispose de médias totalement dévoués à sa cause (et qui commence tout juste à le lâcher, après 8 ans de pouvoir) Nicolas Sarkozy a su s’attirer les bonnes grâces des médias français, qui sont aujourd’hui contrôlée de manière obscène par quelques grands groupes (Bouygues, Lagardère, Pinault, etc) dont les patrons sont des amis de longue date de notre nouveau Président.
Une image dynamique, un homme se présentant comme "nouveau", une droite décomplexée, un message calibré pour faire plaisir aussi bien aux patrons qu’aux français moyens, des attaques permanentes sur la candidate socialiste, sur son programme et sur ses manières (aidées, c’est vrai, par quelques gaffes retentissantes), le tout relayé 24h/24 par des médias tout acquis à la cause du maire de Neuilly : voilà la recette, bien américaine, du succès de Nicolas Sarkozy.
Nul besoin de "guerre économique", donc : il suffit d’appliquer des méthodes de marketing (autre spécialité américaine) et de communication tous azimuths pour obtenir la victoire. Des raisons d’espérer, malgré tout ? J’en vois au moins deux : (a) les méthodes comme le personnage n’ont pas convaincus 47% des Français, et 15% des électeurs ne se sont pas prononcés... ce qui fait une majorité de personnes et (b) je pense que, même parmi les personnes qui ont voté Sarkozy, la plupart ont voté pour l’image... pas vraiment pour le candidat ou pour son programme, qui, bien souvent, va à l’encontre de leurs intérêts. La communication ne permettant pas tout, le réveil sera difficile pour toutes ces personnes qui, je le pense, seront bien vite déçues. Surtout que l’avenir économique ne s’annonce pas rose du tout, avec des menaces très sérieuses de récession aux États-Unis, entre autre...
Répondre à ce message
-
Quand on commence par dire que la droite est notoirement incompétente et que seule la gauche l’est (Jospin-Chirac) on ne peut plus être crédible ni lisible...Inutile de perdre son temps à lire l’article.
Répondre à ce message
-
Le bilan de Jospin et ceux de Juppé, Raffarin et Villepin sont faciles à comparer. Selon quels critères la droit a été plus compétente sous Chirac ?
Répondre à ce message
-
A Noryungi
Je n’ai pas perdu mon temps à vous lire, j’aime bien la transition entre l’économique et le reste, très subtil ; ce qu’un ancien appelé "force tranquille".
Il est vrai qu’il y a une différence entre la droite et la gauche ; la droite est compétente pour elle-même. La gauche sert l’intérêt général. La gauche n’a pas perdu elle n’a juste pas gagné.
Répondre à ce message
-
Si vous considérez qu’une dette publique de 1120 milliards d’euros, soit 65% du PIB ou environ 80.000 Euros par ménage français, un taux de chômage probablement de plus de 9%, soit largement plus de 2 millions de personnes sont des preuves de "compétence", libre à vous... J’ai des attentes un peu plus élevées que les vôtres, c’est tout.
Alors, bien sûr, vous me direz que ce bilan n’est pas "que" celui de la droite. Fort bien, j’en conviens. Mais avouez quand même qu’on a connu des périodes plus glorieuses économiquement... et que ces cinq dernières années n’ont pas été des années de cohabitation droite/gauche, mais des années où la droite avait le contrôle du Parlement (Assemblée Nationale et Sénat) et pouvait passer les lois qu’elle voulait.
La question qui se pose est celle-ci : comment arriver à résorber et le chômage et la dette de la France ? Car, de ce point de vue, notre pays ne va pas bien, c’est certain. Par contre, dire que la France est en "déclin", qu’elle a besoin de "réformes" (assouplissement du code du travail, contrat de travail unique avec licenciement ultra-rapide, suppression des 35h, suppression de l’ISF et de l’impôt sur les successions, par exemple ?) c’est certainement exagéré : après tout, les entreprises du CAC 40 ont connu une année très faste, avec 39 entreprises sur 40 ayant réalisé des profits, avec souvent des progressions plus qu’intéressantes (+15% en moyenne). Si l’on ajoute à cela que l’État français a dépensé en 2005 65 milliards d’euros en aides diverses aux entreprises, (soit 4% du PIB — largement plus que l’Éducation Nationale) il y a quand même de quoi se poser des questions... Par exemple : compétent pour qui ? Compétent pour quoi ?
Pour défendre les plus bas salaires ? Non. Pour créer des emplois ? Non plus. Pour équilibrer le budget de l’État ? Non. Alors, compétent pour quoi ? Je vous laisse réfléchir.
Répondre à ce message
-
Je ne cherchais pas à défendre la droite, bien au contraire, puisque les bons résultats de ces 10 dernières années proviennent pour l’essential de la période 97-02, comme indiqué dans l’article.
Je conteste l’analyse faite par les économistes selon quoi le remède serait, comme on nous le serine sur tous les tons, cette "réforme" qui ne privilégie que les riches, et éteint la voix des plus vulnérables. Je pense donc que nous somees d’accord, d’autant que je ne cherche pas à nier les problèmes de la France, juste à les mettre en perspective.
Répondre à ce message
-
@Jerome à Paris : je répondais en fait à "olden01". Comment va The European Tribune ? ;-)
[Toutes mes excuses !]
@olden01 : ma réponse sur les "compétences" de la droite s’adressait donc à vous.
Répondre à ce message
-
-
Pourquoi faudrait-il que le modèle français soit vu comme le meilleur du monde ? Les étudiants du monde entier vont faire leurs études aux USA, que ce soit en France, en UK ou ailleurs... Quand au reste, les études sur la qualité de vie montrent un tableau bien plus intéressant. Si vous voulez réussir à faire monter la France en tête du classement avec un petit 70 millions d’habitants, laissez moi vous souhaiter bon courage. Si au contraire, vous souhaitez tirer parti de nos avantages naturels, alors pourquoi aps...
Répondre à ce message
-
Personne n’a jamais dit que le modèle français était le meilleur du monde !
D’ailleurs, y-a-t’il seulement un "modèle français" ? Si tant est qu’il existe, il s’agit d’un mélange de colbertisme centralisateur, de planification pseudo-socialiste, de relance keynésienne et d’État providence. Tout cela a été mis en place dans l’immédiat après-guerre par les gouvernements provisoires de la France libre et ressemble — peu ou prou — aux politiques mises en place par les autres pays européens. La différence majeure étant que l’état français a toujours été très centralisateur par rapport, par exemple, à l’Allemagne et à l’Italie.
En ce qui concerne les études aux États-Unis, cela n’a rien de surprenant : c’est "la fuite des cerveaux" qui était déjà dénoncée dans les années 1950 et 1960. Il est vrai que, dans l’immédiat après-guerre, en plein milieu de la reconstruction, il était plus simple de trouver du travail en tant que maçon qu’en tant qu’intellectuel... Les États-Unis n’ont fait qu’appliquer une politique qui leur a très bien réussi dès ces années-là : attirer les meilleurs à soi et financer, à grands frais, une recherche pléthorique sur tous les sujets... Ce qui était une manière de faire une relance keynésienne tout en se prétendant les chantres du capitalisme sauvage et la libre-entreprise...
Répondre à ce message
-
le modèle français est fait pour les français pas pour les autres, parce que chaque pays a son histoire et ses particularités... vouloir détruire le modèle français est donc stupide car impossible et de toute façon suicidaire
nous voulons préserver ce qui fait notre originalité, pas besoin de singer d’autres modèles (ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille pas s’inspirer de ce qui peut ^tre bon aileurs, à condition de l’adapter à nos réalités)
Répondre à ce message
-
-
CALCULS FAUX
tu veux exclure les riches ? et bien faisons-le... sérieusement !
si le français était à 78 % de l’américain moyen, en excluant le 0,01 % qui détenait 2 %, ça mettait le français à 78/(100-2) = 79,6 % du yankee "hors riches"
Et aujourd’hui ? le voilà à 72/(100-7) = 77,4 %
Perte relative : 2,2%. Pas de quoi affirmer que, sic, "la croissance économique a été identique en France — pour les 99,9% les moins riches de la population...."
Et encore, il a été assez dit et répété qu’en France c’était les riches et eux seulement qui ramassaient la mise : si c’est vrai ( ?), alors il faudrait appliquer le même correctif :
(78-2)/(100-2) contre (78-7)/(100-7). Badaboum : voilà le "français moyen" collé au niveau de 70 % du yankee contre 77,5 % à la période antérieure...
Mais à par ça, pas de déclin, camarade...
accessoirement, même une stagnation serait déjà une mauvaise nouvelle, puisque avant le français rattrapait
DONNEES FAUSSES
Selon l’OCDE, en 2005, on a travaillé
* 48 milliards d’heures en UK (la même chose qu’en 1970, avant la "crise")
* 39 milliards d’heures en France (contre 42,5 en 1970, soit 3,5 Milliards de moins)
On peut s’en réjouir ou le déplorer, mais dire que, sic, "le nombre d’heures totales travaillées dans le deux pays est à peu près équivalent, pour des populations similaires", ça, NON !
INDICATEURS FOIREUX
Le taux de pauvreté infantile est le prototype de l’indicateur larmaloeil mais non significatif : il dépend certes, un peu, de la politique sociale, mais il dépend surtout de la sociologie de procréation, et du nombre d’enfants faits par les pauvres (les riches, en général, en font peu). Pas étonnant de trouver un pays malthusien comme le Danemark en tête, et des USA, en pleine expansion démographique, en queue. La place du Japon, relativement mauvaise alors que ce pays à le record du monde de longévité active, est intéressante, aussi...
BILAN :
le genre d’article qui n’a aucune chance de passer par un comité de lecture sérieux, et qu’on ne trouve que sur un blog "porteur d’un tel agenda idéologique qu’on aurait sans doute tout à gagner à l’exclure de tout discours qui se voudrait sincère" (ou dans "le monde", mais c’est une autre histoire....)
Répondre à ce message
-
18 mai 2007 15:27, par Claire
-
19 mai 2007 10:00, par Jean Ploi
Comme l’a dit le milliardaire Warren Buffett, les riches aux Etats-Unis mènent — et gagnent — la lutte des classes. Depuis la chute du mur de Berlin, ce vocabulaire semble décrédibilisé et désuet, ce dont certains ont su profiter. Il serait temps de noter qu’ils n’agissent pas dans l’intérêt de tous, mais uniquement dans le leur.
Article très intéressant. Chute excellente.
Merci.
—
http://agenploi.free.fr
Répondre à ce message
-
19 mai 2007 22:03, par MajorKong
Merci pour cet articles très documenté.
Je continue à me pose des questions quant aux origines de ce discours. Comme vous le soulignez dans votre préface, nos déclinistes l’ont importé : je méthode quand même de la violence de réactions comme celle de Thomas Friedman, prix Pulitzer du New York Times.
N’avons-nous à faire ici à une entreprise majeure de ce qu’il faut bien appeler de la propagande idéologique ?
L’administration Bush a ses méthodes : mensonges pour justifier une guerre lucrative suivi de guerres civiles en Irak, méthodes mensongères pour salir des opposants politiques (Rove), trucage des urnes, mise en place de médias idéologiques (Fox est la chaine la plus regardée et donc la plus copiée), pataquès judiciaires (la liste serait trop longue…citons le statut de Guantanamo) etc…La fin justifie les moyens.
Question : cette administration a t-elle commandé à un organisme gouvernemental et à ses réseaux médiatiques (Murdoch), disons vers 2003, une campagne de dénigrement systématique de l’image de la France parce que ce pays résiste (résistait ?) aux options diplomatiques, économiques et idéologique néo-libérales ?
Suis-je un conspirationniste en me posant ces questions là ?
Répondre à ce message
-
-
Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une conspiration organisée, mais simplement la conjugaison d’un certain nomber de facteurs :
la rivalité traditionnelle entre français et anglais, avec une presse anglaise qui aime taper sur la France, dont l’impact est renforcé aujourd’hui par la domination de l’anglais comme langue internationale, qui fait que la couverture de la France se fait en pratique de plus en plus de Londres, dont par des anglais ou des journalistes baignés dans le même état d’esprit ;
à cela s’ajoute la domination de Murdoch sur la presse anglaise, et son absence de scrupules à pousser son idéologie anti-européenne, anti-sociale et pro-business ;
tout cela dans un contexte idéologique global déterminé par l’influence de Reagan et Thatcher, relayée par le réseau de think tanks de droite et poussant sans scrupules pour que les mécanismes de marché s’occupent de tout, et l’Etat de rien. La France, défenseur traditionnel d’un rôle important pour l’Etat, est une cible naturelle. Le rôle central de Londres comme capitale financière pour l’Europe, et première bénéficiaire de cette tendance lourde (concentration des fonds, domination des logiques financières, et les rémunérations qui vont avec pour les investisseurs) lui donne des lobbies naturels dans le monde des affaires et de la finance, qui vont influencer les discours publics à Bruxelles et dans les milieux d’affaires internationaux, qui répercutent la même idéologie chez eux.
D’où un discours qui finit par être assez uniforme à force d’être répété par tout le monde, soit par ceux qui l’initient, soit par ceux qui propagent ’l’air du temps’
Répondre à ce message
-
Bravo pour cette brillante analyse économique.
Les commentaires sont également passionnants et permettent d’élargir le sujet avec par exemple le rôle de la langue anglaise dans la dissémination de l’idéologie libérale à l’échelle planétaire. Le thème du déclin de la France est assez vieux. Il a maintes fois été utilisé, notamment dans les années 1930, par des idéologues d’extrême droite. Puis repris par le régime de Vichy (qui dénonçait "l’affaiblisement de la France" cause de la défaite de 1940 à cause des congés payés instaurés par le Front Populaire). Baverez, dans son livre sur le supposé déclin de la France ne dit pas autre chose lorsqu’il évoque les 35 heures et le supposé manque d’ardeur des français au travail (alors que la compétitivité des salariés français est assez bonne par rapport au reste des européens). Bien sûr, je ne dis pas que Baverez et Sarkozy (qui veut "réhabiliter la valeur travail" - je ne sais toujours pas ce que cela veut dire) sont d’extrême droite mais force est de constater que ce genre de discours a été tenu dans le passé par des idéologues de la droite extrême.
Répondre à ce message
-
21 mai 2007 17:17, par Paco Alpi
Ah ! La réalité économique ! Comme toujours, l’histoire est telle qu’écrite par les vainqueurs, non ?
Et les chiffres ont la vertu de ne rien dire, sinon ce qu’il plait de leur faire dire. Donc les riches s’enrichissent, les classes moyennes restent moyennes, et les plus pauvres le restent.
Mais ce papier fort documenté a le mérite de re-situer les discours, pour ce qu’ils valent, du côté de l’idéologie dominante. Capitalisme décomplexé, en somme. Libéralisme triomphant, paré de quelques alibis souriants, et de quelques hochets pour quelques-uns.
Pourtant, la manière de répartir les richesses, les emplois, les investissements, les impôts, et même le poids de la dette, - c’est tout simplement un choix, le résultat d’une volonté, d’un arbitrage, - et non pas celui d’une prétendue loi du marché. D’autres choix sont possibles, et même souhaitables.
Mais c’est sans doute ce que la récente campagne électorale n’a pas permis de faire entendre, avec assez de clarté. Dommage.
Répondre à ce message
-
21 mai 2007 19:23, par romain
La France n’a pas besoin de reforme ? Allez dire cela aux chômeurs qui attendent désespérément de trouver un emploi, d’avoir de l’argent gagné par leurs propres efforts pour nourrir leur famille !
Allez dire cela aux jeunes qui doivent attendre en moyenne deux ans avant d’avoir un emploi pour cause d’expérience insuffisante.
Allez dire cela enfin, à la mère de famille restée au foyer pour élever ses enfants et qui durant cette période ne cumule pas de points pour sa retraite ! Vous voyez bien, votre article n’a aucun sens !
Il ne s’agit pas de savoir si on est dans la moyenne ou moins pire que le voisin au niveau économique, il s’agit de trouver des solutions pour des français qui attendent et qui espèrent beaucoup du nouveau gouvernement. Alors arrêtez avec vos tableaux, jamais un graphique n’a réussi à représenter une population.
Aujourd’hui peu importe que la France ne soit pas si mal que cela,
les français la ressentent comme affaiblie, il faut alors agir, car un peuple qui ne croit plus en son pays, c’est un peuple qui délaissera ce pays, et qui n’aura pas le courage d’agir pour faire bouger les choses.
Nos voisins n’ont pas les même façons de calculer leur taux de chômage, tant mieux pour eux, Mr de Villepin a menti sur les chiffre du chômage, tant mieux pour lui, vous avez cru utile de faire un article titré "la France n’est pas en déclin" tant mieux pour vous !
Ce que je voie moi c’est des chômeurs en France, des gens qui vivent dans la rue. Je voie aussi des gens forcés d’habiter dans leur voitures car ils n’ont pas assez d’argent pour se payer un logement malgré le fait qu’il travail !
Alors malgré que la France "n’est pas en déclin" par rapport aux autres pays, il y a des problèmes graves qui y persistent depuis fort longtemps !
Et pour ceux qui croirait que le niveau de vie est aisé en France, il ne l’est pas pour tout le monde, au vue des aides aux sens abris et des collectes de nourriture que se multiplient, Pensez chers compatriotes, que d’autres personnes ne sont pas comme nous a manger du foie gras à noël, et qu’ils ne faut pas noyer ces cas dans la masse d’une ligne sur un graphique . Alors certes la France a une moyenne assez confortable, mais elle est en grave crise notamment pour l’emploi et le logement et a donc besoin de réformes !
Merci d’avoir lu ce commentaire.
Répondre à ce message
-
Bien sûr que la France a besoin de réformes. Ce dont elle n’a pas besoin, ce sont des "réformes", ce pot pourri de remèdes qui ne feront qu’aggraver les problèmes que vous évoquez avec force, car le seul objectif de ces "réformes" est précisément d’affaiblir encore plus les protections pour les plus faibles, au nom des profits, et du ’dynamisme’, et de la croissance, qui se propagerait comme par magie des riches (servies en premier) aux pauvres (qui attendent encore dans tyous les pays où ces remèdes ont été utilisés).
Répondre à ce message
-
désole mais les "réformes" n’arrangeront que de peu la situation du chomage et du logement... ca fait 40 ans qu’on nous parle toujours des mêmes problèmes... et qu’est c e que les politiques ont changés dans le fond ?? pas grand chose. Pourquoi ?? mais parcequ’on vous ment lorsqu’on vous fait croire qu’u pays se dirige comme une entreprise. La dette d’un pays n’est pas une dette de ménage, les problemes d’un pays ne se règle pas à coup de mesure... C’est le système qui est défaillant.
Le système genére les inégalités, elles sont le mal necessaire. Si on veut être riche, il faut accepter de popériser des populations c’est la logique même...
"créer des richesses" ne veut rien dire, on prend à l’un pour donner à l’autre et c’est comme ça depuis trop longtemps..
allez vous rassurez dans d’hypotétiques reformes, nous en reparlerons dans 10 ans !!
Répondre à ce message
-
Il est évident qu’il y a une part de manipulation, exagération, de dramatisation volontaire dans le tableau économique de la situation de la France. Il fallait absolument présenter une situation catastrophiste, pour démontrer le déclin de la France et des Français ce qui est encore autre chose, et pas de certains Français , ce qui est encore une autre chose.
Comme la dette publique, qui est une vaste intox,pour justifier que les Français doivent faire plus d’effort, et se serrer la ceinture.
Le patriotisme économique, ou, et sportif est un execellent moyen pour impliquer les gens.Mais comme en 14-18 ou 39-45, on voit ou mêne ces discours sur la guerre économique.De plus en plus de gens se font "tuer" sur le front économique, pendant que les généraux et officiers,les journaleux,les politiques, sont planqué à l’arriére, et ne font pas preuve ni de compétence, ni de donne l’exemple et en plus pas trés honnéte, et cherchant à en croquer un maximun au passage, golden parachute, super prime, corruption....
Répondre à ce message
Envoyez vos articles
Inscrivez-vous à nos Newsletters