Capitalisme
Paul Jorion, 5 mars 2010 | | 0 commentaires
La fabrique de la barbarie, par Henri Brosse
Billet invité.
Dans sa causerie du vendredi 26 février, Paul Jorion a évoqué un livre en préparation sur le capitalisme. Voici quelques éléments de réflexion dont j’ai envoyé de plus amples développements sur le Tag Karl Marx. Ces considérations sont inspirées pour une part par la lecture du « Marx » de Michel Henry, réédité récemment chez « Tel Gallimard » Lecture « capitale » de l’œuvre de Marx à contre-courant des contresens de toutes les variétés du marxisme !
Pour la plupart des analystes, de la société, considérée comme un objet extérieur de compréhension les seuls critères pertinents concernent l’économie et ses instruments rationnels (productivité), ou encore l’objectivisme sociologique avec leurs méthodes de classification structurelle et statistique transposant les principes de l’objectivité scientifique sur la vie et la réalité humaine. Parce qu’elle est aussi une façon humaine de neutraliser l’angoisse, toute spécialisation technique, oublie l’essentiel, à savoir la praxis subjective des individus vivants qui constitue la réalité profonde et fondamentale de la vie humaine. Mais si les commentateurs ont le regard rivé sur les lois de l’économie, le mouvement de la valeur et ses représentations mystificatrices, c’est aussi parce que celles-ci restent intimement dépendantes des besoins et des désirs concrets, de l’expérience vivante et du temps vécu des individus. Ainsi, la crédibilité de Paul Jorion tient à ses capacités d’analyse, à sa connaissance approfondie des rouages du système financier et des mécanismes économiques au sein des rapports sociaux capitalistes. A l’irrationalité des opérations financières et des politiques dirigeantes, Paul Jorion oppose une rationalité argumentée tout à fait nécessaire et cependant à mon avis insuffisante. On a parfois l’impression que P.J. veut convaincre les dirigeants qu’ils font fausse route et qu’ils entraînent ainsi le monde vers l’abîme. Peut-être réussit-il à se rendre crédible auprès de certains politiques les moins inféodés au dogme ultra-libéral et les plus lucides sur le risque d’une banqueroute généralisée. (Ceci vient d’être confirmé par la prise de position de Manuel M. Carrilho, ex ministre de la culture du Portugal : « la bulle du conformisme ») Le point de vue de P. Jorion se place implicitement du coté de ceux qui souffrent de la brutalité du système capitaliste. Cependant cette position se situe au sein d’une rationalité et d’une objectivité générale, dont la « science économique » prétend incarner l’expression la plus conforme à la conciliation des intérêts particuliers dans l’intérêt général. Mais l’économie, si elle se veut une science, concerne d’abord la vie immédiate des individus, leurs besoins, leurs désirs, leurs souffrances et leurs plaisirs. Par le moyen de représentations abstraites instituées, articulées à l’édifice institutionnel du droit et du pouvoir de l’Etat, l’économie politique agit dans la réalité humaine en lui administrant ses remèdes souvent brutaux qui renforcent la violence endémique des rapports sociaux. CE QUI SIGNIFIE QUE L’ESSENTIEL DANS LA REPRODUCTION DE LA VIE ET DES CONDITIONS MATERIELLES DE LA VIE SE SITUE EN DEHORS DE LA SPHERE ECONOMIQUE ; LAQUELLE SUPPOSE A LA FOIS L’UTILISATION DE LA VIE, ET LA PROJECTION DE SON CONTENU HORS D’ELLE-MEME, DANS DES REPRESENTATIONS ABSTRAITES. Cette objectivité générale qui prenant appui sur l’autorité de la science, instance « axiologiquement neutre » et dont participe le processus impersonnel du capital, recouvre aussi des rapports humains subjectifs et des rapports sociaux objectifs fondés sur l’exploitation et la domination. Ceux-ci se sont consolidés et institués historiquement à travers les différents rapports de classe. C’est bien toute une fraction minoritaire mais néanmoins puissante de la population qui s’emploie à défendre ses propres intérêts et privilèges en servant la dynamique objective de la valeur.
Ce ne sont pas les sciences et les techniques en tant que telles qui sont à remettre en cause mais leur excroissance démesurée hors de leur domaine de validité avec l’application de la rationalité et de l’objectivité scientifique à la vie elle-même, à la subjectivité des individus sociaux vivants, aux relations humaines et aux rapports sociaux. Ainsi en est-il des sciences humaines où la poussée de l’attelage économie-science-technique pénètre et refaçonne le langage, impose la méthodologie mathématique, la quantification et les outils statistiques au centre de la réflexion. A la base de la démarche rationalisante, il y a donc une manière de considérer le réel à partir de représentations idéales dont la quantification chiffrée devient le moyen d’accès privilégié, qui se traduit par exemple dans le principe d’optimisation en science économique, moyen d’accéder non seulement à une représentation relative et légitime des choses, mais au réel lui-même. Le dédoublement de la réalité vécue qu’érige l’économie produit effectivement une réalité nouvelle : par exemple une dévalorisation générale de toutes les valeurs humaines, au profit de la seule valeur qui compte, l’argent. Les mutations s’opèrent souvent sans crier gare, dans la mise en place de mesures en apparence techniques : ainsi à la fin des années 60, le compte bancaire devient obligatoire pour chaque salarié, drainant ainsi la masse salariale dans les banques de dépôt et favorisant alors le crédit à la consommation. Ainsi les règles comptables des entreprises qui formalisent la transformation de la valeur en profit considèrent le travail salarié comme un coût de production (l’être humain est réduit à un moyen de production) et donc comme une charge pour les entreprises, (le salaire apparaît comme un coût) situation absurde au regard du fait que seul le travail vivant est susceptible de dégager du surtravail et donc de créer de la valeur.
Au delà du temps de travail, base devenue trop étroite, c’est le temps humain vécu que la logique de la valeur finit par dissoudre. « Time is money » anticipe tout le mouvement moderne la suppression du temps vécu : chronométrage, cadences dictées par la vitesse des machines, « just at time », anticipation et contrôle permanents, transmission instantanée des informations. Cette suppression du temps condensée jusque dans la perte de la mémoire historique et l’effacement de la durée exprime la vérité fondamentale du capitalisme. Elle bouleverse l’expérience quotidienne au point de la rendre irréelle. En décrétant le changement horaire sur la seule référence qui vaille, l’économie, le pouvoir régla symboliquement le degré de soumission des populations à l’heure de la domination abstraite.
Le mouvement de contraction du temps va de pair avec le rétrécissement de l’espace mondialisé. Toute la dynamique du capitalisme et ses crises violentes sont contenues dans ce complexe de contradictions internes qui exigent l’accroissement indéfini de son procès où « le capital apparaît comme augmentant sa propre valeur et se manifeste comme le sujet actif de tout le procès qu’il fonde. » (Marx) D’où la pléthore de marchandises frelatées, inutiles, nocives, nuisibles et la surproduction d’armements alors que des besoins humains vitaux ne sont pas satisfaits pour le plus grand nombre. D’où l’épuisement des ressources, la destructions des espèces et de la bio-diversité. D’où, la suppression des activités vivrières, où éleveurs et agriculteurs doivent abandonner leurs terres et ne peuvent plus vendre leurs produits sur les marchés locaux tandis que les multinationales imposent leur alimentation industrielle dégradée mais à très bas prix. D’où l’augmentation continuelle du chômage et les vagues de licenciements qui se succèdent. C’est ce mouvement qui s’est prodigieusement accéléré avec la symbiose de l’industrie et de la science, l’intégration de la techno-science à l’économie faisant l’objet de la restructuration des années 70, c’est à dire la liquidation de la puissance de la force ouvrière dans le procès de production, accumulée et matérialisée dans l’appareil industriel et ses dispositifs techno-scientifiques.
Tout un secteur considérable de l’opinion croit dur comme fer que le capitalisme, c’est le marché et plus précisément le capitalisme financier, quand celui-ci en est la mystification la plus brutale comme le dit Marx. Mais c’est l’économie elle-même qui se constitue déjà historiquement en une sphère s’autonomisant de la praxis réelle, qui se renforce en double de la réalité vivante et la soumet à ses catégories abstraites. Comment quantifier une réalité vivante non mesurable se déployant dans l’activité humaine, dans le travail vivant, sinon en le divisant à l’extrême, en le rationalisant et en le réduisant à du travail abstrait, dont le temps de travail fournit l’étalon de mesure idéal ? Il aura fallu pour cela réduire le temps vécu, le temps humain subjectif au temps spatialisé, au temps objectif des horloges. Pourtant le capitalisme est d’abord un mode de production et de reproduction des rapports sociaux fondé sur le travail salarié. De production de valeur rendu possible par le travail disponible et la division du travail, reposant sur l’exploitation de la subjectivité humaine du travail vivant ou dit autrement sur la consommation par le capital (lui-même étant du travail accumulé) des capacités et potentialité de la force de travail ou, pour le dire encore autrement, sur l’extraction du surtravail . C’est la logique de la valeur poursuivant son auto-accroissement « en se rapportant à elle-même comme à sa propre condition préalable » (Marx) qui est consubstantielle au capitalisme. La rupture avec le capitalisme ce n’est pas la régulation de l’économie mais la rupture avec la logique de la valeur qui détériore l’activité humaine. Comment rompre le cycle infernal, sans remettre en question non seulement l’autonomisation délirante de la finance mais aussi la pompe à « phynance », la division du travail, la subordination salariale et la marchandisation de la vie ?
L’univers économique avec ses catégories abstraites et ses instruments comptables (coûts de production, taux d’intérêt, PIB, actionnariat, bénéfice, profit, CAC 40, LBO, hedge funds, …) est la représentation objective du travail vivant. Ces entités sont des équivalents quantifiables, mesurables et calculables, des représentations sous forme de chiffres, de statistiques, de lois, de principes à caractère scientifiques, c’est à dire des substituts de l’activité réelle et de la réalité vécue des individus forcément impliqués dans l’univers économique. Or l’activité humaine n’est ni mesurable, ni quantifiable. Peut-on comparer le travail du cuisinier et du fraiseur, le travail du chaudronnier et celui de l’informaticien. Sans doute la conception d’un logiciel de dessin industriel en 3 dimensions suppose des instruments géométriques qui se retrouvent dans les épures développées du chaudronnier façonnant une forme, un tronc de cône par exemple. Mais en quoi leur savoir-faire, leur effort physique, leur capacité de création, leur sensibilité, leur sens tactile, auditif ou visuel sont-ils comparables ? Pour les comparer, il faut réduire la qualité du travail et la subjectivité du travailleur à une dépense d’énergie ou de force de travail. Les propriétés singulières d’un travail réel (du maçon par exemple) d’un individu déterminé (Mr Untel), l’intensité de son effort, son histoire, son milieu culturel, son état de santé, ses soucis de famille, la fatigue, l’ennui ou la satisfaction qu’il éprouve durant son accomplissement ne se retrouvent jamais dans la comptabilité du travail abstrait (l’heure de travail et son taux horaire par exemple) que le comptable et l’économiste leur substitue. Il est fait abstraction de ces capacités et caractères singuliers, c’est à dire de la réalité concrète éprouvée et de l’expérience vécue et qui varie en fonction de la vie, de l’histoire et des capacités de chaque individu. Ce qui est retenu par les critères en vigueur, c’est une norme sociale. Dans la pratique courante des conventions collectives, les nomenclatures de qualifications sont répertoriées par profession, établissant des grilles d’indices, valeurs du point, qui sont ensuite rapportées sur chaque bulletin de salaire au temps de travail.
Il faut donc qu’opère déjà la division du travail – notamment du travail matériel et du travail intellectuel – et l’appropriation capitaliste des savoir-faire ouvriers progressivement incorporés dans les machines. La mécanisation et le machinisme favorisent le séquençage du travail complexe qualifié des métiers traditionnels en opérations élémentaires de travail simple dont la seule unité de mesure universelle possible est le temps passé. En décortiquant le processus capitaliste et ses mystification, Marx dégage le dédoublement de la réalité qui est à l’œuvre dans le monde réel et dans ses représentations par l’économie : le concept de travail abstrait opposé au travail concret, le travail vivant au travail mort, la valeur d’usage à la valeur d’échange… En filigrane de la pensée de Marx (« Le temps est tout, l’homme n’est rien, il est tout au plus la carcasse du temps. » Misère de la philosophie) on peut dire que le temps abstrait mathématique, (heures, minutes secondes…) s’oppose au temps éprouvé et vécu par chaque individu singulier. La preuve c’est que le capital peut remplacer l’équivalent d’une journée de travail par une demi-journée de travail, -réduisant ainsi le salaire de moitié – en intensifiant la mobilisation du travail. La multiplication des emplois à mi-temps n’a fait pas reculer le chômage pour autant. En réalité les notions de métiers et de travail qualifié perdurent bien que vidés de leurs substance. L’activité humaine se recompose autrement et transforme ses modes opératoires. Après les pompistes, ce sont les guichetiers, les serveurs et les caissières qui sont remplacés par des automates. De nouvelles professions et de nouvelles spécialités apparaissent : un diagnostiqueur en immobilier sera formé en six semaines. Et si le nombre d’ingénieurs est en augmentation constante, la plupart sont rompus aux techniques de management ou deviennent en réalité des technico-commerciaux. Les professionnels de haut niveau sont avant tout rodés aux techniques juridiques et commerciales, à l’économie et au marketing.
C’est pour surmonter cette impossibilité de mesurer l’effort de chacun que le système économique fonctionne avec des catégories de substitution, des équivalents objectifs. Mais plus encore, le capital se donne lui-même pour le fondement et la dynamique de tout le système, sous la forme de la valeur, de l’argent, de l’intérêt, de l’investissement, de l’emprunt, du capital financier… tandis que le travail vivant, la subjectivité humaine qui est pourtant « le naturant » et la vie « qui produisent l’ensemble des déterminations économiques », des infrastructures matérielles, des denrées alimentaires, des biens d’équipements, des œuvres multiples, des créations artistiques et des innovations scientifiques « sont intégrées à celles-ci et n’apparaissent plus, sous le nom désormais imprécis de « travail » que comme l’une d’entre elles. » (Michel Henry) La transformation de la nature suppose déjà d’entretenir, de maintenir en fonctionnement, de reproduire la vie en permanence, de conserver l’usage, les savoir-faire, les instruments, les infrastructures le patrimoine des générations précédente, de le renouveler. C’est cette prise des choses par la vie, par le travail vivant qui les retient hors du néant dit Michel Henry.
Après cinquante années de prospérité pour la majorité de la population, la période des vaches grasses est terminée. Les gains de productivité qui ont suivi les deux guerres mondiales avaient permis la mise en place d’un compromis salarial entre les partenaires sociaux, sur la base d’une progression des salaires et d’un accès aux fastes de la consommation de masse, en échange d’un renoncement à la contestation du système salarial et l’acceptation d’une division aggravée du travail : cadences accélérées, travail posté, mécanisation, remplacement progressif des travailleurs par des machines. Cette société pacifiée a offert en échange du divertissement et du consommable et même des satisfactions concrètes à la soif d’autonomie, au besoin d’échange d’informations, de connaissance, de création et de déplacement (de la voiture à Internet…). Dans les dernières décennies du XX° siècle, les promesses de prospérité générale se renversent en perspectives menaçantes. Au bonheur à bon marché de la consommation succède le discours de la sinistrose, des sacrifices nécessaires, de la concurrence et de la guerre féroce de tous contre tous. La baisse tendancielle du taux de profit global impose ses contraintes aux capitaux. Les rendements à 15 ou 20% sur le capital se traduisent immédiatement par une exacerbation des rapports d’exploitation et de domination. Les industries se délocalisent là où les salaires sont divisés par cinq. Sous la pression d’un chômage massif, il faudra travailler davantage et plus longtemps pour gagner moins, alors que la plupart des gens sont occupés à des fonctions inutiles, des emplois débiles ou absurdes, des productions nuisibles et destructrices. « La société du spectacle », le système de gavage des consommateurs s’épuise sous l’effet de dévalorisation de la crise du capital : la crise financière, apparaît comme la cristallisation d’une crise beaucoup plus globale : crise de légitimité morale et politique, crise énergétique, crise écologique… Les banques recapitalisées sont sorties renflouées à coup de milliards prélevés sur l’impôt. Jusqu’où les banques centrales vont-elles continuer à soutenir les banques défaillantes, sans faire marcher la planche à billets ? Mais ce sont les Etats qui maintenant sont menacés par la spirale spéculative. L’énormité de la dette publique des Etats les plus puissants renflouant l’empire financier et le soutien aux entreprises, sur la base du crédit à outrance et dont les intérêts devenus colossaux vont alimenter la pompe à phynance, va bientôt se manifester par l’insolvabilité en chaîne d’un certain nombre d’Etats fragilisés par la spéculation.
Dans cette dévalorisation de toutes les valeurs, Jacques Baynac insiste sur « la dévaluation du réel » en parlant de « société de fiction » et comme telle propice à la barbarie. (Le débat – déc. janv. 2010.) L’élite dirigeante est parfaitement lucide sur la barbarie des rapports sociaux dont elle ne maîtrise plus la décomposition et sur la violence qu’elle provoque en exacerbant les inégalités. La peur s’installe au cœur du système, parce que la criminalité s’est instituée et banalisée dans les rouages même du système financier. (v. le livre de Jacques De Maillard – L’Arnaque – Le débat – Gallimard). L’Etat renforce son l’arsenal juridique et son équipement de contrôle technologique militaro-policier. La majorité apeurée de la population inemployée préfère à nouveau la férule de maîtres paranoïaques et mythomanes à l’éventualité de la révolte. Son angoisse profonde lui vient de sa propre énergie désœuvrée et qui alimente tout ce qui fabrique de la barbarie, comme le dit encore Michel Henry. (La barbarie – PUF).
Au fond toute cette folie et cette confusion arrivent parce que c’est la négation des individus dans leur subjectivité vivante qui règne partout au nom d’une objectivité froide de vitrification de la réalité humaine. Après avoir provoqué des millions de licenciements, les hommes du pouvoir et leurs experts remarquent qu’il n’y a plus personne pour prendre le relais des expériences et des savoir-faire, que la conscience professionnelle a disparu avec l’éducation, la « décence commune » et le sens moral des classes populaires si bien mise en évidence par George Orwell. Les « servo-calculateurs » du pouvoir enregistrent que la libido des individus manipulés n’est plus sublimée mais commence à basculer dans la démotivation, la violence ou la folie, risquant d’engloutir leurs prérogatives dans le chaos. A moins que l’effroyable serve finalement de point d’appui au cynisme incrusté dans la logique du capital.
Lorsque plus de la moitié de la population active des pays les plus riches est employée exclusivement à la circulation de l’argent et à la captation de la valeur, la société marche sur la tête et le besoin d’autres rapports sociaux, d’autres institutions surgit de toutes parts .
Un article issu de : La fabrique de la barbarie, par Henri Brosse
À voir en ligne ici : http://www.pauljorion.com/blog/?p=8667







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