France : Régionales 1er tour

Paul Jorion, 15 mars 2010

Institutions, décentralisation

Terra Nova, 23 octobre 2009 | 0 commentaires

La réforme des collectivités locales : entre électoralisme et recentralisation


France

Plusieurs projets de loi portant sur le volet institutionnel de la réforme des collectivités locales seront présentés prochainement. Création de conseillers territoriaux, clarification des compétences, suppression de la taxe professionnelle, Grand Paris : ces réformes s’inscrivent à rebours du mouvement de décentralisation. De plus, préparées dans une opacité complète, elles masquent avec peine un objectif électoral visant à affaiblir la gauche.

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Sept mois après la publication du rapport du Comité Balladur pour la réforme des collectivités locales, « Il est temps de décider », le conseil des ministres s’apprête à adopter et à déposer sur le bureau du Sénat plusieurs projets de loi portant sur le volet institutionnel de la réforme, dont un texte de modifications des structures territoriales du pays et un texte spécifique aux conseillers territoriaux.

Sur les quatre projets prévus, le calendrier parlementaire, particulièrement encombré, ne permettra, au mieux, que le vote du projet organisant la concomitance du renouvellement des conseils généraux et des conseils régionaux. Pour que ce texte soit applicable en mars 2014, selon la volonté du Gouvernement, il devra être promulgué avant la convocation des électeurs aux élections régionales de mars 2010.

Ces textes sont extrêmement importants pour la démocratie en France. Cette réforme, si elle est adoptée, modifiera en profondeur les équilibres territoriaux, sans pour autant apporter d’instruments nouveaux pour renforcer l’efficacité de leur action, et ce, au moment même où les collectivités locales sont fortement sollicitées comme amortisseurs des effets de la crise pour améliorer la vie quotidienne des Français et agir à tous les niveaux pour le développement des territoires.

La création des conseillers territoriaux est le principal objectif de la réforme. Au prétexte de réduire le nombre d’élus locaux, cette mesure ne parvient pas à masquer le but réel de cette « réforme » : regagner du terrain sur la gauche lors des prochains scrutins locaux. Elle institutionnalise un cumul des mandats déraisonnable ; elle rend plus opaque la prise de décision politique. Le dispositif proposé par le Gouvernement, notamment en ce qui concerne le mode de scrutin mixte, nouveauté absolue en France, reste extrêmement obscur. Du reste, la constitutionnalité de cette invention reste à vérifier et le Gouvernement serait bien inspiré de communiquer dans le débat parlementaire, comme il est libre de le faire, l’avis que le Conseil d’Etat a rendu sur le projet : la libre administration du département d’une part, de la région d’autre part, est clairement en cause alors qu’il s’agit d’un principe constitutionnel encore renforcé par la révision constitutionnelle de 2003.

Par delà ce premier volet, le projet de loi de réforme des collectivités territoriales, en retrait par rapport aux discours très volontaristes du chef de l’Etat de l’automne dernier, reporte à un texte ultérieur le règlement de la question de la clarification des compétences, alors même que le Gouvernement multiplie les effets d’annonce sur la suppression de la clause générale de compétence, censée conduire à une simplification du paysage institutionnel. Ainsi, le Gouvernement laisse-t-il de côté les vrais sujets qui devront nécessairement être traités au profit d’une opération politique qui doit être combattue.

Deux autres volets de la réforme territoriale soulignent, par ailleurs, l’inspiration très recentralisatrice de la réforme proposée par le Gouvernement :

- Le volet fiscal, et, notamment les mesures relatives à la suppression de la taxe professionnelle, portées par le projet de loi de finances initiale pour 2010 marquent la volonté du Gouvernement d’affaiblir durablement les contre pouvoirs locaux (de gauche comme de droite) en les asphyxiant financièrement et en recentralisant la prise de décision financière à Bercy.

- Le projet de loi sur le Grand Paris enfin achève de marquer cette volonté de l’Etat de reprendre la main sur l’aménagement et la gouvernance du territoire francilien. Il confie à un nouvel établissement public majoritairement contrôlé par l’Etat, la Société du Grand Paris, la réalisation d’un métro automatique permettant, en principe, de mieux mailler le territoire francilien ou de relier entre eux certains pôles, ainsi que l’aménagement des quartiers entourant les futures stations. Les élus franciliens, pourtant désignés par le suffrage universel, perdent ici une compétence importante pour la cohérence du développement du territoire francilien.

A rebours d’un mouvement continu qui, depuis 1982, vise à accroître la décentralisation pour une meilleure efficacité des services publics, exercés à un niveau plus proche des usagers, cette réforme marque une réelle volonté de recentralisation du pouvoir : il s’agit, au final, d’une réforme dépourvue de toute ambition réformatrice réelle, qui vise uniquement à affaiblir durablement non seulement la gauche, mais également, plus largement, l’ensemble des pouvoirs locaux.

Préparée dans l’opacité la plus complète soit par Bercy (taxe professionnelle), soit par le ministère de l’Intérieur sans jamais associer les élus locaux, leurs associations et le public, malgré les assurances sur la « recherche du consensus » et la « nécessaire concertation » (Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur, Le Monde, 26 mars 2009), cette réforme se résumera à une piteuse nouvelle manœuvre électorale, après un redécoupage contestable des circonscriptions législatives.

Du discours à l’action, que reste–t-il de la grande réforme des collectivités locales annoncée ? Une autre politique est possible en la matière. A la suite des réflexions conduites dès le printemps 2009 . Terra Nova a créé un groupe sur la réforme territoriale, dont les travaux seront rendus publics dans les prochains mois.

1 – LA FOCALISATION DE LA REFORME TERRITORIALE SUR LA CREATION DE CONSEILLERS TERRITORIAUX SIGNE UNE NOUVELLE MANŒUVRE ELECTORALE

1.1. TROP D’ELUS LOCAUX ?

« Nous ne nous déroberons pas devant la réduction du nombre des élus régionaux et départementaux » : en prononçant ces phrases devant le Congrès, le 22 juin 2009, Nicolas Sarkozy a clairement indiqué que l’objectif principal de la réforme territoriale était non pas la simplification des structures ou encore l’amélioration de l’efficacité de l’action publique locale, mais bien la diminution du nombre d’élus locaux.

A cette question, posée de telle manière que l’enjeu de la réforme territoriale se mesurerait au nombre d’élus, le Gouvernement répond par la création de conseillers territoriaux qui siègeraient à la fois au Conseil Général et au Conseil Régional.

Pour justifier la création de ces conseillers territoriaux, le Gouvernement avance deux arguments : la simplification de l’architecture territoriale (sans pour autant aller jusqu’à la suppression d’un niveau de collectivité, autrement audacieuse… et difficile) et les économies générées grâce à la diminution du nombre des élus, jugé trop important, mais aussi grâce à la réduction des frais de fonctionnement d’un échelon territorial.

Or une étude récente de KPMG, commandée par l’Association des Départements de France, montre que le coût global de la fonction politique des pouvoirs locaux représente 1,2% de leurs charges de fonctionnement : 28 millions d’euros pour une dépense publique locale de 220 milliards selon le Président du Sénat (Le Monde, 16 septembre 2009). Rappelons également que l’immense majorité des 500 000 élus locaux est constituée de bénévoles non rémunérés.

En réalité, c’est l’augmentation des effectifs des exécutifs intercommunaux, incontestable, qui est visée.

Outre le fait que les économies engendrées par la diminution du nombre d’élus seraient très faibles, réduire le nombre d’élus ne reviendrait pas pour autant à diminuer le nombre de mandats puisque, les départements et les régions restant intacts, les 3000 conseillers territoriaux exerceraient, par définition, le même nombre de mandats que les actuels conseillers généraux et régionaux. Certains doutent même que l’objectif puisse être atteint, les affaires départementales ne pouvant pas être sérieusement délibérées dans des assemblées comptant, pour les départements les moins peuplés, moins d’une dizaine d’élus. Or, le format des futures assemblées n’est pas connu. Et, si l’on suit le Président du Sénat (Le Monde, 16/09/2009) qui refuse de descendre au dessous de 12 à 15 conseillers territoriaux par département, on risque de se retrouver avec des conseils régionaux plus pléthoriques qu’actuellement.

1.2 - LA CREATION DU CONSEILLER TERRITORIAL

Le Parlement est invité à voter une loi organisant la concomitance des renouvellements des conseillers régionaux et généraux en mars 2014 afin que les premiers, élus en mars 2010, ne siègent que 4 ans et les seconds, qui seront élus au printemps 2011, 3 ans. Le vote de cette loi doit intervenir avant la convocation des électeurs pour les élections régionales de mars 2010.

Toutefois, lorsque le Parlement sera invité à voter ce raccourcissement de la durée des mandats locaux, il ignorera à la fois leur futur mode de scrutin, le nombre d’élus et leurs circonscriptions, ce qui laisse présager des débats constitutionnels intéressants. Si le Conseil constitutionnel a déjà admis que le législateur pouvait abréger des mandats pour prévoir les modalités d’entrée en vigueur d’une réforme, le présent cas de figure est unique par l’absence dans le projet de loi des règles qui permettront aux électeurs d’être représentés au sein de l’assemblée délibérante des collectivités. Il y a là un pari constitutionnel fragile.

Le mode de scrutin combine à hauteur de 80%, le scrutin uninominal majoritaire à un tour dans le cadre des cantons redécoupés, et à hauteur de 20%, le scrutin de liste proportionnel dans le cadre départemental, au plus fort reste et excluant les listes qui n’ont pas obtenu 5%. Ces listes doivent être paritaires. Nul ne peut se présenter à la fois dans un canton et sur une liste. Cette part de proportionnelle vise à assurer la représentation des petites formations mais surtout à s’assurer de leur soutien pour l’adoption de la réforme territoriale.

Les candidats dans le cadre cantonal doivent déclarer se rattacher à une liste départementale pour que celle-ci puisse bénéficier de l’attribution des restes et ces listes départementales détermineront un nombre d’élus en fonction du nombre de suffrages obtenus par les candidats non élus. Cela revient à dire qu’un cinquième des conseillers territoriaux va être élu en fonction des suffrages obtenus par les candidats non élus. Ce mode de scrutin mixte, qui est une innovation en France, est extrêmement complexe.

Des dispositions spéciales sont relatives, d’une part, à Paris : les conseillers territoriaux, élus au scrutin de liste à un tour à la proportionnelle, siègent uniquement au conseil régional et, d’autre part, à la Corse, qui maintient deux conseils généraux élus selon les règles traditionnelles.

1.3 - LES ZONES D’OMBRE DE LA CREATION DU CONSEILLER TERRITORIAL

Le conseiller territorial n’est pas l’instrument d’une simplification de la carte territoriale mais l’outil d’une manœuvre électorale qui institutionnalise le cumul des mandats.

- La manœuvre électorale est patente puisque le redécoupage cantonal s’opérera par le Gouvernement selon la même méthode que le redécoupage des circonscriptions législatives.

Les effectifs des conseillers territoriaux seront fixés par une ordonnance qui sera soumise à la commission de l’article 25 de la Constitution, déjà sollicitée pour le redécoupage des circonscriptions législatives, et qui procèdera au redécoupage intégral de tous les cantons, dans un délai d’un an après la promulgation de la nouvelle loi électorale.

La seule limite fixée par le législateur pour habiliter le Gouvernement à procéder à ce redécoupage est que les nouveaux cantons devront respecter la délimitation des circonscriptions législatives et que toute commune de moins de 3 500 habitants devra être comprise dans un seul canton pour éviter l’émiettement de la carte cantonale.

Ainsi, le discours franchement populiste du « moins d’élus » masque avec peine un objectif électoral. N’hésitant pas à rompre avec la tradition républicaine des scrutins à deux tours, permettant de garantir aux gagnants une assise électorale suffisamment large, le mode de scrutin envisagé, à un tour, vise clairement à affaiblir la gauche, qui a du mal à se rassembler dès le premier tour. Au contraire, la droite, qui n’a pas de réservoir de voix pour un second tour, en sortirait avantagée. Il s’agit d’un simple scrutin de complaisance vis-à-vis de l’UMP qui bénéficie ici d’une adaptation « sur mesure » du mode de scrutin à l’organisation actuelle de ses forces.

Une vérification empirique permet ainsi de constater que si ce mode de scrutin avait été appliqué aux 35 élections cantonales partielles organisées depuis le 1er janvier 2009, le candidat UMP ou divers droite arrivant en tête dès le premier tour l’aurait emporté dans 8 cantons acquis au deuxième tour par un candidat socialiste, soit une modification du résultat dans 22 % des cas, avec une moyenne de 34,6 % des voix. Le risque d’affaiblissement de la légitimité démocratique des conseils locaux est donc fort.

- La création du conseiller territorial est également un contresens.

Le fait de mettre des mêmes élus à la tête de deux collectivités différentes révèle une méconnaissance profonde de la spécificité de ces deux échelons de collectivités : la région est l’échelon de la stratégie, de l’aménagement du territoire, des équipements structurants. Au contraire, le département est l’échelon des politiques de proximité, principalement sociales. Dès lors, comment un même élu peut-il passer d’une casquette à l’autre sans confondre le rôle des deux échelons ? Elu dans le cadre d’un super-canton, le conseiller territorial sera-t-il en mesure de dégager l’intérêt général régional ? Pour l’administré, en quoi l’action publique locale sera-t-elle plus lisible avec le conseiller territorial ?

La création d’un conseiller territorial prive les électeurs du débat démocratique qui doit accompagner toute élection. A partir du moment où les départements et les régions continuent de disposer de compétences spécifiques, l’élection doit être l’occasion d’un véritable débat démocratique, centré sur les projets et les politiques que portent soit la région, soit le département. La fusion des élections priverait nécessairement l’une de ces collectivités d’un débat qui seul donne du sens et de la réalité à notre démocratie. Plus fondamentalement encore, ce mécano institutionnel pose de sérieuses questions de constitutionnalité : alors que le principe de libre administration des collectivités territoriales a été renforcé dans la Constitution, en 2003, le projet de texte revient à donner à un même élu, au titre du même mandat, le droit de décider pour deux collectivités différentes, le département et la région. Or, ces collectivités doivent s’administrer librement, au sens de l’article 72 de la Constitution. Ce mélange des genres distend le lien entre l’électeur et l’élu, et entre l’élu et l’assemblée délibérante de la collectivité qu’il est censé représenter. La question de la constitutionnalité de ce dispositif méritera, le moment venu, d’être posée.

- La création du conseiller territorial institutionnalise enfin le cumul des mandats.

Il s’inscrit à contresens des réflexions actuellement en cours pour parvenir à une plus grande clarification des compétences de chacun des échelons territoriaux, puisqu’il organise, de manière institutionnelle, la confusion des élus et donc des politiques portées par ces deux assemblées.

Loin de simplifier la carte territoriale, cette réforme électorale renforce la confusion.


 
2 – UNE REFORME TERRITORIALE PEU AMBITIEUSE

Alors que la suppression de la taxe professionnelle remet en cause les équilibres financiers des territoires, le volet organisationnel de la réforme territoriale apparaît très en retrait par rapport aux discours fortement réformateurs du chef de l’Etat de l’automne dernier. Le procédé n’est pas nouveau, les effets d’annonce laissant la place à des résultats autrement moins impressionnants.

2.1 – UN STATUT DE L’ELU LOCAL TROP TIMIDE

Plusieurs mesures éparses sont prévues :

- extension du congé électif aux candidats des communes de 500 à 3500 habitants,
- renforcement du droit des élus à la formation,
- nouveau mode de calcul de l’enveloppe indemnitaire du maire et des adjoints (défini désormais en fonction du nombre théorique maximal d’adjoint),
 - extension de l’allocation de fin de mandat aux maires des communes de moins de 1000 habitants,
- réduction de la durée requise pour bénéficier de l’honorariat (titre honorifique qui bénéficie aux anciens élus !) de 18 à 12 ans.

La majoration du régime indemnitaire par rapport au barème actuel devra être précisément chiffrée par l’étude d’impact pour évaluer le montant exact des économies réalisées. Enfin, concession à l’air du temps, la réduction des indemnités est prévue pour lutter contre l’absentéisme des élus locaux mais elle est plafonnée à 20%...

On est encore loin d’un statut de l’élu local lui donnant les moyens réels d’exercer ses mandats ou même d’une modernisation de la démocratie locale telle que préconisée par Terra Nova (notamment par la distinction entre l’exécutif et la présidence de l’assemblée délibérante), ce qui s’explique par la logique de consolidation du cumul des mandats qu’inspire la création du conseiller territorial : la fin du député-maire n’est pas pour demain.

2.2 – UNE STRUCTURE TERRITORIALE RETOUCHEE A LA MARGE

Le grand soir de la refonte de la gouvernance locale n’est pas non plus en route.

- L’abandon de la simplification de la carte territoriale. Le rapport Balladur était déjà mesuré face à l’intention mise en avant par N. Sarkozy d’une simplification importante de la carte territoriale. Sur ce sujet, le projet de loi suit le rapport Balladur, lequel proposait de faciliter les regroupements volontaires de régions et de départements en assouplissant la loi (plus de vote législatif sanctionnant une initiative des collectivités). Ainsi laissée à l’initiative des Conseils Généraux et Régionaux, la simplification de la carte régionale, des 22 régions actuelles aux 15 souhaitées par le Comité Balladur, a peu de chances de devenir réalité. Dont acte.

- La réforme territoriale risque de se résumer à une remise en ordre de l’intercommunalité. Le projet de loi suit les propositions du comité Balladur quant aux objectifs : achèvement et rationalisation de la carte des intercommunalités à échéance 2014, si nécessaire par l’action correctrice des préfets. Le texte leur permet de supprimer les syndicats de communes existants et, en parallèle, rend impossible la création de nouveaux pays ; il simplifie les procédures de fusions de syndicats. En revanche, la possibilité de transformer l’EPCI en commune est assortie de telles conditions qu’il est peu probable qu’un vaste mouvement s’enclenche dans cette direction. La transformation des intercommunalités en collectivités dotées de la compétence générale et l’autonomie financière dépendra d’un mouvement ascendant et du souhait unanime des conseils municipaux .

L’identification démocratique des élus communautaires progresse mais la réforme ne va pas jusqu’à la transformation des intercommunalités en collectivités locales. Pour les communes de plus de 500 habitants, les délégués communautaires seront élus par « fléchage », selon le système PLM (Paris-Lyon-Marseille), tandis que dans les autres communes, le maire et les conseillers municipaux seront désignés comme délégués. Chaque commune disposera d’au moins un délégué, les sièges supplémentaires seront répartis en fonction de la population communale. La gouvernance des EPCI sera harmonisée. Rappelons que Terra Nova avait proposé l’achèvement de l’intercommunalité dès 2011 ainsi que l’élection des conseillers communautaires au suffrage universel direct dans les intercommunalités devenues des collectivités locales de plein droit, ce qui entraînait une redéfinition du rôle des communes.

- Sur les métropoles, le texte donne le sentiment d’un rendez-vous manqué. Le projet de loi prévoit la création de métropoles, mais s’en remet, pour cela, à une démarche volontaire des communes.

En outre, les métropoles n’ont qu’un statut d’EPCI au sein desquels l’intégration des compétences est simplement renforcée. Aux côtés des métropoles, des « pôles métropolitains » seront des syndicats mixtes composés exclusivement d’EPCI représentant 450 000 habitant dont au moins un comportant 200 000 habitants. Si les compétences des métropoles seront plus larges que celles des communautés urbaines, elles ne recevront de compétences supplémentaires régionales ou départementales qu’en fonction de l’accord de ces derniers, avec un régime de conventions.

La logique de métropole doit être encouragée. La constitution de métropoles doit donner aux villes françaises les moyens de peser dans la compétition européenne, voire internationale, sur l’attractivité des territoires. Mais, dans le projet de loi présenté par le Gouvernement, la notion de métropole est complètement vidée de son sens, Le texte ne crée pas les conditions pour faire émerger de vraies métropoles européennes. Il leur manque un statut permettant de peser véritablement, il leur manque ensuite la définition de politiques à conduire à l’échelle métropolitaine ; il leur manque enfin les outils de leur gouvernance.

- Autre occasion manquée, le projet de loi ne fait aucune place à la gestion différenciée des territoires qui aurait pourtant apporté une véritable souplesse au dispositif pour que des solutions adaptées aux réalités locales soient mises en œuvre par les élus. Cette orientation était soutenue par Terra Nova.

- Enfin, alors le projet de loi sur la réforme territoriale n’aborde absolument pas le rôle de l’Etat. Le message est clair : l’Etat ne se sent que peu concerné par la simplification territoriale alors que le maintien de ses administrations déconcentrées, en doublon, constitue l’une des causes de la confusion des politiques locales. Là aussi, Terra Nova avait souligné l’importance d’un Etat fort, recentré sur ses compétences mais les assumant pleinement, un Etat « stratège ». Terra Nova avait également souligné la nécessité d’un partenariat, d’un « pacte de confiance » entre l’Etat et les collectivités territoriales, reposant sur l’affirmation d’un respect mutuel des rôles et des responsabilités entre l’Etat.

3 – L’IMPOSSIBLE CLARIFICATION DES COMPETENCES ?

Bien que Nicolas Sarkozy ait indiqué au Congrès, le 22 juin 2009 « nous ne nous déroberons pas devant le problème de la répartition des compétences », cette délicate question est bel et bien renvoyée à une loi ultérieure, et sans doute au quinquennat suivant.

- Le projet de loi sur la réforme territoriale ne clarifie pas plus la répartition des compétences entre les différents échelons de collectivités que le rapport Balladur ne l’avait fait . Il renvoie (quelle curieuse méthode…) à une seconde loi, qui devrait être votée dans un délai de 12 mois, ce qui est optimiste quand on connaît l’agenda parlementaire, afin de définir précisément la répartition des compétences entre catégories de collectivités locales, qui devra s’appuyer sur les principes suivants :

- l’exclusivité de l’exercice d’une compétence par une seule catégorie de collectivités, ce principe étant toutefois assorti d’une exception permettant des initiatives régionales ou départementales dès lors qu’elles sont « justifiées par l’intérêt local »,
- en cas de compétence partagée, la désignation, par la loi ou les collectivités intéressées d’un chef de file,
- la limitation des financements croisés, tout maître d’ouvrage devant assurer au moins 50% de financement d’un projet, comme Terra Nova le proposait.

Alors même que le Gouvernement semble vouloir maintenir ses effets d’annonce sur la suppression de la clause générale de compétences (qui permet aux collectivités d’intervenir sur tous les sujets qui intéressent leur territoire), la démonstration a été faite qu’il n’existe que très peu de chevauchements entre les départements et les régions. Ainsi, 90 % de leurs budgets respectifs sont consacrés à des politiques que les départements où les régions portent seuls. Surtout, le principe de libre administration implique que chaque collectivité dispose de compétences effectives. Comment vérifier qu’une collectivité locale, dont la compétence générale aura été supprimée, s’administre librement au sens de la Constitution si la question de la répartition des compétences est repoussée à des jours meilleurs ?

- Le principal reproche que l’on peut faire à la réforme préparée par le Gouvernement réside dans l’absence totale d’instrument nouveau de coordination de l’action publique locale. Pourtant, plusieurs rapports récents ont insisté sur cette nécessité. On peut ainsi citer le « conseil régional des exécutifs » chargé d’organiser la coordination des interventions des acteurs locaux, proposé par le rapport sénatorial Krattinger-Gourault du 17 juin 2009, lequel évoquait également le droit à l’expérimentation ou l’attribution d’un pouvoir réglementaire lié aux compétences locales. Aucune de ces propositions, pourtant de nature à faire progresser la gouvernance des pouvoirs locaux, ne se retrouve dans le projet de loi.

De la vaste ambition annoncée par le chef de l’Etat, il ne reste pas grand-chose en termes de simplification, de mise en cohérence, de dynamisation des territoires. La défiance envers les élus locaux et les collectivités locales, ancrées majoritairement à gauche, les inquiétudes sur l’impact de la réforme quant à un éventuel basculement du Sénat en 2011, les divergences profondes au sein de la majorité en sont sans doute la cause.

Pas plus que le rapport Balladur ne préconisait la suppression de l’un des quatre niveaux de l’action publique territoriale (communal, intercommunal, départemental et régional), le projet de loi ne simplifie la carte territoriale. Il la complique même avec l’insertion d’intercommunalités plus ou moins intégrées et surtout avec la création des métropoles ou des pôles métropolitains, dotées de compétences à la carte, mettant fin définitivement à l’objectif de « rationalisation » et de « simplification », sans pour autant créer les instruments de gestion de la complexité locale.

Secondaire par rapport à la vraie réforme des finances locales, recentralisatrice, la réforme territoriale portée par le Gouvernement marque une réelle rupture par rapport au mouvement de décentralisation enclenché depuis 1982. Il constitue une réforme régressive. Avec le Grand Paris, les projets d’extension de l’EPAD, la recentralisation des contrôles budgétaires locaux vers la Cour des comptes, le retour d’une culture préfectorale activiste, l’Etat promeut, pour la première fois en vingt ans, une recentralisation du pouvoir, à son profit, et au détriment des collectivités locales. Il casse la dynamique impulsée par les collectivités locales et cherche à assujettir les contre-pouvoirs locaux. Une occasion est ainsi ratée de rendre l’action publique locale plus efficace pour nos concitoyens.

En savoir plus :

1. Retrouvez notre dossier complet sur la réforme des collectivités territoriales

Un article issu de : La réforme des collectivités locales : entre électoralisme et recentralisation

À voir en ligne ici : http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1040


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C’est fait : un accord quasi national, et en Ile de France notamment, a été scellé entre les listes d’union du PS, celles d’Europe Écologie et celles du Front de Gauche. Il faut être honnête, cela ne s’est pas fait sans difficultés, et il y a ce matin de grosses déceptions, et sans doute de vrais mécontentements. Je le (...)

Julien Dray, Régionales 2010

L’ "A quand l’amour ?" de Jean Allouch

Nonfiction, 18 mars 2010 15:42

"L'un des plus curieux sillages de 1968 sera de susciter dans l'Université et ses alentours, jusque dans les endroits les plus inattendus, des séminaires de "lecture de Lacan" qui, pour le malheur de la littérature universelle, n'ont pas trouvé leur Flaubert" 1. Pour être cruel, ce mot (...)

psychologie / psychanalyse

Révélations d’une source interne à EDF : l’EPR risque l’accident nucléaire !

Betablog, 18 mars 2010 13:40

Le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle des documents confidentiels, divulgués par une source anonyme interne à EDF. Ces documents démontrent que la conception de l’EPR implique un sérieux risque d’accident majeur – risque pris en conscience par EDF pour des raisons de calcul économique. Potentiellement sujet à un emballement (...)

Nucléaire

L’Internet comme enfer

Yann Leroux, 18 mars 2010 11:47

Trouvé via Serial Mapper,cette superbe carte de l’Internet inspirée l’enfer tel que Dante l’imagine dans La Divine Comédie. Elle fera sourire tous ceux qui ont connu l’Internet du temps du RTC, des Newsgroups, listes de diffusion et autres forums. A cette époque, l’Internet était un autre lieu dans lequel on allait après (...)

Numérique

Élections, consommation, piège à con !

JBB, 18 mars 2010 10:47

Marque, produit, offre politique… A l’évidence, la politique est exclusivement devenue affaire de consommation. Avec ce paradoxe que si l’électeur achète, c’est l’élu qui devient propriétaire de sa voix, libre de capitaliser sur ce suffrage. Logique - donc - que l’abstention atteigne des records : c’est le seul moyen pour (...)

Société de consommation

Mon premier est une abstention record (zaz)

Ocsena, 18 mars 2010 08:43

Abstract 1 Mon premier est une abstention record et une vaste et un peu fausse interrogation sur ce sujet dans les journaux 2 Mon second est la pénible insistance dans l’erreur de la pitre force farce de l’UMP 3 Mon troisième est la dérive délirante globale de la France 4 Ma quatrième est l’inventaire des (...)

zaz, Régionales 2010

Milgram et la société française : la zone extrême

Christophe, 18 mars 2010 06:40

Je viens de regarder l’émission du jeu de la mort sur France2, celle-ci a confirmé tout le bien que j’en pensais à priori. Bref, l’expérience de Milgram démontrait que 65 % des individus se soumettaient à l’autorité scientifique, la zone extrême nous démontre aujourd’hui que 81 % des Français se soumettent à l’autorité (...)

Télévision, psychologie / psychanalyse

Le jeu de la mort : du bon boulot France2 !

Christophe, 17 mars 2010 18:20

A lui seul le titre de cette émission de France2 est aussi ambitieux que l’expérience qui a été menée dans les années 60 aux états-unis. L’expérience de Milgram montre que 65 % des êtres Humains sont prêts, grâce à des stimulis autoritaires, à tuer des inconnus en toute connaissance de cause. Cette émission sera diffusée (...)

Télévision, psychologie / psychanalyse

La genèse de la civilisation judéo-chrétienne

Nonfiction, 17 mars 2010 16:36

Dès le début du christianisme, la lecture du texte biblique restant l’apanage des scribes ou des lettrés, la religion chrétienne trouva dans le recours aux symboles un véritable réservoir d’images susceptibles d’éclairer les fidèles sur le contenu des principaux épisodes bibliques. En effet, à l’origine, le mot grec " (...)

Histoire

Entre rillettes et rions ensemble

Le Hezo, 17 mars 2010 15:18

La soirée télé ? les chiens de garde du sarkozysme étaient lâchés. Mais on a quand même bien rigolé... Mieux que les grands du rire du samedi. Une vraie soirée de crétinisme et de mauvaise foi.

Régionales 2010

De quelques idées reçues sur le métier d’éditeur

Lémi, 17 mars 2010 14:22

Par l’autre bout de la lorgnette. Martine Prosper, auteur d’Édition, l’envers du décor, a choisi d’aborder une question que l’on connait finalement peu : celle des réalités du métier d’éditeur. Derrière le mythe poussiéreux hérité du 19e siècle, une profession depuis longtemps rattrapée par les techniques de gestion moderne et (...)

Culture

Dans le doute, abstiens-toi

b.mode, 17 mars 2010 10:47

Plus d'un français sur deux est resté chez lui. Ou alors il était allé taquiner le goujon ou la belette. C'est dire si nos politiques de tout bord présentent un visage avenant. En plein marasme économique, tandis que la société explose de toute part, une grosse moitié du peuple n'a pas jugé nécessaire de (...)

Régionales 2010

Quel beau dimanche ça aura été...

Cromwellbar, 17 mars 2010 09:49

Tout a été si parfait. Le peuple tout d’abord par son abstention comme un dégoût venu du froid des masses silencieuses. Une véritable insurrection muette et citoyenne pour une nouvelle république. Un grand merci à M. Besson, Hortefeux et les autres pour le retour du Front National, piège mortel pour le monarque. À trop (...)

Régionales 2010

L’histoire de la Marine, revue et corrigée

Nonfiction, 17 mars 2010 08:43

Il est d’usage, lorsqu’on étudie la Marine de Vichy, d’insister sur cette "marée bleue" qui se serait abattue sur la France au lendemain de la défaite de juin 1940 : beaucoup de contemporains eurent alors le sentiment que les allées du pouvoir –et ses coulisses- se peuplaient d’officiers de la (...)

Histoire

Benoît Hamon interviewé par Acturevue

Acturevue, 17 mars 2010 08:42

Reportage au sein du Parti Socialiste

Régionales 2010

Ce Pays, appelé USA, en banqueroute d'Etat. Effondrement URSS-USA - Commencement du 3ème millénaire

Thomas, le Cimbre,, 17 mars 2010 06:30

Le 17 octobre 2008 j'avais écrit un article intitulé "Ce Pays, appelé USA, en banqueroute d’État. Effondrement URSS-USA - Commencement du 3ème millénaire" en annonçant de manière effrontée que "J’ai écrit cet article le 17 octobre 2008. A partir d’aujourd’hui il constitue, lui aussi, une antériorité sur le (...)

Crise mondiale

Internet : L’étau se resserre ?

Duboubou, 16 mars 2010 16:46

L’espace de "Liberté" que représente le Net, ou s’exprime aussi le peuple de France semble de plus en plus menacé. Ce n’est pourtant pas dans les colonnes, de ce qui reste de notre presse prétendue libre, que le petit peuple peut participer au débat d’idées indispensable au bon fonctionnement de notre démocratie, même si on (...)

Liberté d’Internet

Une interprétation intempestive ?

Nonfiction, 16 mars 2010 16:00

Pendant l’hiver 1938-1939, Martin Heidegger tint un cours. Alors que la vie quotidienne annonçait la guerre, le professeur de philosophie, penseur de la quotidienneté, choisit de faire son séminaire. L’ouvrage traduit par Alain Boutot, parfois répétitif, répétitif comme un cours au final doit l’être, et à la rédaction (...)

Philosophie

la preuve de la fidélité

entre2eaux, 16 mars 2010 12:19

Sans lui, je n’aurais pas été ce que je suis. Bien sûr, il y avait mon père, ce héros, qui avait payé de la prison l’engagement pour ses convictions. Il y avait ma mère, prête à tout donner pour un avenir meilleur. Il y avait nos distributions de tracts, de boîtes en boîtes, sur les épaules de l’un ou de l’autre, il y avait (...)

Disparition

Parution du n°34, "Urgence écologique, urgence démocratique"

Betablog, 16 mars 2010 11:30

Crise climatique, crise énergétique, crise alimentaire, crise économique, crise de sens, crise de civilisation... La crise écologique, d’ampleur mondiale et aux conséquences "glocales" et transgénérationnelles, n’est plus une menace. C’est une réalité, une urgence. Face à cet impératif écologique, André Gorz nous mettait en (...)

Écologie, Économie, démocratie

Casting de Télé Réalité : Attention Arnaque !

Betablog, 16 mars 2010 08:15

Voici le témoignage d’une personne ayant voulu travailler dans une émission de Télé Réalité, qui a été abusé par les producteurs qui lui ont fait miroiter n’importe quoi pour le jeter comme une serpillière ensuite. Aux alentours du 15 Décembre, une personne m’a contacté pour participer à un CASTING pour une émission de (...)

Télévision, TF1

Israël : La paix dans la guerre

Acturevue, 16 mars 2010 08:09

Rapport Amnesty international Des chiffres de la dernière offensive. Des chiffres de la colonisation. Des chiffres qui n’annoncent pas de paix. Des chiffres qui n’offensent pas la communauté internationale. Des chiffres sombres...

Israël

La gauche ? Un avenir pas si rose.

Nouvel Hermès, 16 mars 2010 06:45

Que la Gauche ne se réjouisse pas trop vite ! Elle a gagné, certes, mais faute de combattants. Car, conduites par un clown, les troupes de la droite auraient été défaites par un âne. Et croire que, par son génie, elle aurait terrassé l’adversaire peut s’avérer une illusion mortelle. C’est le sarkozime qui a été abattu à (...)

Gauche (politique)

Engelmann, premier interprète de Wittgenstein

Nonfiction, 15 mars 2010 17:00

« N’oublie jamais, lorsque tout va bien, que rien n’oblige à ce qu’il en soit ainsi. » Gottfried Keller, une des citations favorites de Wittgenstein. La correspondance entre Wittgenstein et Paul Engelmann est un document de première importance sur la naissance de la philosophie de Wittgenstein, mais aussi sur la mort (...)

Philosophie

ACTA : le bash des eurodéputés à Strasbourg

bluetouff, 15 mars 2010 15:13

De mémoire d’eurodéputé, rarement un clash aura été aussi violent dans l’enceinte du Parlement Strasbourgeois que celui de mardi dernier. ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement), le traité international de lutte contre la contrefaçon négocié secrètement depuis 2007 a du essuyer les salves des eurodéputés, particulièrement (...)

Liberté d’Internet

Les premiers résultats déjà commentés

vidberg, 15 mars 2010 10:09

Avant 20 heures, la loi interdit la publication de résultats même partiel. Si les grands médias respectent cette règle, il est beaucoup plus difficile de contrôler les réseaux sociaux. Sur Twitter, des sondages réalisés à la sortie des urnes circulent déjà depuis 18 heures. Attention, vous n’avez pas le droit d’aller voir, (...)

Sondages, twitter

La troisième frontière du Web

Patrice, 15 mars 2010 09:11

Chacun sent que le Web entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son développement. Les tentatives de synthèse fleurissent, mais ne semblent pas suffire à rendre compte des évolutions en cours. Peut-être sont-elles encore trop vagues ? ou déjà trop précises ? Le concept de “Web Squared” s’ajuste assez bien au “Web (...)

Numérique

Facebook pourrait ouvrir ses données à l’occasion de la conférence F8

Marshall Kirkpatrick, 15 mars 2010 09:09

Selon nos investigations, Facebook aurait l’intention d’annoncer l’ouverture des données de ses utilisateurs lors de la conférence F8 qui réunit chaque année en avril les développeurs travaillant sur la plateforme Facebook. Une telle offre serait similaire à l’ouverture pratiquée par Twitter avec une sélection de (...)

Facebook

Google ou le côté obscur de la Force ?

Electron libre, 15 mars 2010 08:49

1 milliard de recherches par jour, 450.000 serveurs, 180 milliards de dollars de capitalisation boursière, 23,6 milliards de chiffre d’affaires, 6,5 milliards de profits...Google veut-il notre Bien comme l’affirme sa jolie devise "Don’t Be Evil" ou la firme de Mountain View est-elle plus dangereuse aujourd’hui que (...)

Google

L’Enfer du travail précaire

Christian Sautter, 15 mars 2010 07:30

Florence Aubenas a écrit un livre bouleversant et digne du centième anniversaire de la lutte des femmes pour leur dignité (« Le quai de Ouistreham », Olivier, janvier 2010). À l’évidence, il reste fort à faire et, loin de s’améliorer, la situation des femmes peu qualifiées ne fait qu’empirer. On est à des années-lumière des (...)

Précarité

Abstention massive, N'est-ce pas là l'un des symptômes d'une crise politique profonde ?

Stef, 15 mars 2010 06:20

Record à la baisse pour la participation lors de ce premier tour des élections régionales, est-ce une surprise ? Sûrement pas, la campagne n’ayant pas eu lieu, ou restant du niveau des cours d’écoles, les gens n’auront pas été accrochés, aucunement intéressés à ce scrutin. F.Fillon s’est empressé de rappeler que la (...)

Régionales 2010

Cohn-Bendit interviewé par Acturevue

Acturevue, 14 mars 2010 18:30

"On n’est pas les uns contre les autres mais les uns à côté des autres." "Oui, on est à côté de l’UMP, c’est vrai." "L’UMP est incapable de rassembler. Il y a une diversité dans l’électorat, il faut mobiliser cette diversité".

Daniel Cohn Bendit

Quelques remarques et précisions sur le concept juridique de « faillite » appliqué aux Etats, par Valérie Bugault

Julien Alexandre, 14 mars 2010 14:59

Billet invité. De façon liminaire, il importe de préciser que le terme de « faillite » n’a plus court dans le langage juridique et judiciaire actuel ; cette notion a été remplacée par la périphrase « procédures collectives », dont le régime juridique a évolué, ces dernières décennies, dans le sens d’une diversification et (...)

Économie

149ème semaine de Sarkofrance : le piège régional

Juan de Sarkofrance, 14 mars 2010 11:48

A quelques heures du premier tour des élections régionales, Nicolas Sarkozy a annonce une pause dans ses réformes, pour le second semestre 2011. Ensuite il confirmera qu’il est bien candidat, et le Parlement aura quelques mois pour digérer la diarrhée législative du Monarque. Pour l’année 2010, le président français (...)

Régionales 2010

Sus à l’ordre symbolique, place aux ordres symboliques

Nonfiction, 14 mars 2010 11:34

Cet ouvrage, étonnamment, n’a reçu quasiment aucune critique, alors qu’il annonce un travail minutieux et novateur, pétri du désir d’analyser la situation française actuelle à l’aune des questions de genre – dans une perspective constructionniste clairement revendiquée et amplement développée. Marie-Josèphe Bertini, (...)

Lectures, Société

Jean Ferrat s’est cassé. Les moustaches un peu en avant,... à contre vents,

Steph de l’Ocs, 14 mars 2010 08:57

Jean Ferrat s’est cassé. Les moustaches un peu en avant, à contre vents, enfin presque ! Salut Jeannot ! T’as enfin rendu ta carte au Parti... Ben dis donc:T’auras mis le temps !!! C’est pas qu’on t’aimait, ou pas...T’étais simplement "l’artiste engagé" , obstiné, pas "dégagé" qui a cru tellement longtemps qu’il était (...)

Capitalisme, colère, Disparition, communisme

Une présidence banalement de droite

Nonfiction, 14 mars 2010 08:40

A contrario de Serge Portelli, qui avait tenté de discerner une idéologie avec "le Sarkozysme sans Sarkozy", Thomas Legrand n'est pas impressionné par la pensée du président de la République ou son impact dans l'histoire. L'éditorialiste politique de France Inter décrit dans Ce n’est rien une (...)

Lectures, Quinquennat Sarkozy

Dans le futur, chacun aura droit à son quart d’heure d’anonymat

Jean-Marc Manach, 14 mars 2010 08:40

Google, Facebook et consorts sont à la libération de la parole publique ce que l’industrie du sexe fut à la libération sexuelle : une façon d’exploiter et de faire commerce d’une nouvelle liberté, mais, et dans le même temps, l’un des vecteurs de banalisation, et donc de diffusion, de cette libération. L’explosion du web, (...)

Libertés individuelles

Les Flèches de BiBi (8-15 mars)

Pensez BiBi, 14 mars 2010 07:54

Rumeur de Salon. La rumeur aurait débuté puis enflé au Salon (de l’Agri-cul-ture) mais la Presse française, digne et exemplaire, se tait. Cela n’empêche guère Paris-Match d’exhiber Cécilia à New-York, Carla de s’étaler sur son bonheur d’héroïne de « Conte de Fée » et Luc Châtel, gros client d’Intermarché, de brandir le respect (...)

actualité

La Clusaz : La Station de Ski Championne de L’Exclusion

Betablog, 14 mars 2010 07:46

Voici une histoire terrible d’une femme renvoyée de chez elle en plein hiver parce que son mari l’a abandonnée et que c’est lui qui était officiellement propriétaire du logement qui nous montre comme les politique sont inhumains dans l’application des lois et règlements. Cette histoire se passe à La Clusaz (station de (...)

Discriminations

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Le "shut up" de Cohn Bendit à Lefebvre

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