Culture, décentralisation

Terra Nova, 13 mars 2010 | 0 commentaires

La réforme des collectivités territoriales : un danger pour les politiques culturelles ...


Le maillage culturel du territoire français, condition de l’égalité d’accès à la culture par tous, est mis en péril par la réforme des collectivités territoriales actuellement en voie d’adoption au Parlement. En particulier, la disparition de la clause générale de compétence limitera les financements croisés des projets et infrastructures au niveau local. Le rôle bénéfique de ces politiques culturelles pour le développement local et pour la cohésion sociale est pourtant avéré. Loin de s’opposer, les actions de l’Etat et des collectivités impliquent une coordination où le rôle et la place de chacun seraient reconnus et partagés.

 

 

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Synthèse

 

Un an après la remise du rapport Balladur visant à proposer une meilleure répartition des compétences entre les différentes collectivités, deux des quatre textes législatifs relatifs à cette réforme sont désormais adoptés ou en voie de l’être. La disparition de la clause générale de compétence des collectivités territoriales, induite par le projet de loi de « réforme des collectivités territoriales », constitue une remise en cause fondamentale des acquis de près de 30 ans de décentralisation. Elle se traduira par une limitation des financements croisés des projets et infrastructures des collectivités et pose la question du devenir des politiques publiques nécessitant une collaboration des différents niveaux de collectivités et notamment les politiques culturelles.

 

Or, les collectivités territoriales se sont largement impliquées dans le champ culturel, pour pallier le désengagement de l’Etat ou pour en faire un levier de développement et de cohésion du territoire. Afin de ne pas affaiblir considérablement les politiques et le secteur culturels, le maintien des financements croisés s’avère indispensable sur la base d’une politique culturelle ambitieuse et renouvelée. 

 

Depuis 30 ans, les collectivités territoriales ont en effet développé des politiques culturelles, aussi bien pour pallier le désengagement de l’Etat que dans une optique de développement et de cohésion des territoires. Des politiques culturelles, multiples par nature, diversifiées et adaptées aux territoires concernés, ont émergé sur l’ensemble du territoire, sur la base de la clause générale de compétence ou par transferts de compétences.

 

Les collectivités territoriales y investissent deux fois plus que l’Etat et même dix fois plus en ce qui concerne le subventionnement des dépenses de fonctionnement des structures de spectacle vivant[1]. Au cours des années 1980, les budgets culturels des départements et des régions ont été multipliés par cinq et ceux des communes par plus de deux pour atteindre près de 7 milliards d’euros en 2006.

Les collectivités territoriales ont saisi les opportunités offertes par la culture pour en faire un levier de développement et de cohésion des territoires. La culture est devenue un levier de développement économique et de cohésion sociale dans une économie concurrentielle fondée sur le savoir. C’est un atout majeur qu’ont su exploiter les collectivités territoriales, comme levier de reconversion pour des zones en difficultés (voir l’exemple de Bilbao au pays basque espagnol) ou comme vecteur de cohésion sociale (Nancy, Lille).

 

Face à cette réforme, le maintien des financements croisés ainsi que le développement d’une politique culturelle ambitieuse s’avère nécessaire. Dans un contexte économique difficile, la suppression de la clause générale de compétences et la réforme de la fiscalité locale entraîneront un désinvestissement des collectivités territoriales en matière de politique culturelle : les communes, notamment les petites communes rurales, pourraient se retrouver seules pour assurer la compétence culturelle, non obligatoire, et ne seraient plus soutenues par les départements et les régions.

 

Face à ce danger, les Régions chargées du développement économique des territoires, pourraient se voir confier un rôle de chef de file, dans le cadre d’une politique culturelle ambitieuse et partenariale entre Etat et collectivités. La coordination des politiques de la ville, de l’éducation et de l’emploi, avec la politique culturelle est également fondamentale.

 

Le bilan positif des politiques culturelles menées par les collectivités justifie au final le maintien d’une compétence partagée. La vigilance s’impose pour éviter que la culture ne constitue une variable d’ajustement et ne puisse plus constituer un vecteur de compétitivité, d’attractivité et de cohésion. Loin de s’opposer, les actions de l’Etat et des collectivités impliquent une coordination où le rôle et la place de chacun seraient reconnus et partagés.

La Note

Un an après la remise au Président de la République, du rapport du Comité pour la réforme des collectivités locales présidé par Edouard Balladur, dont l’objectif était de proposer une meilleure répartition des compétences entre les différentes collectivités, deux des quatre textes législatifs relatifs à cette réforme sont désormais adoptés ou en voie de l’être :

 

- le Conseil constitutionnel a validé le 17 février dernier, la loi du 16 février 2010 organisant la concomitance des renouvellements des conseils généraux et des conseils régionaux en mars 2014[2].

 

- l’Assemblée nationale est saisie du projet de loi de « réforme des collectivités territoriales » créant le conseiller territorial. Ce texte a été adopté en première lecture par le Sénat le 4 février dernier

Deux autres textes sont en cours de discussion :

 

- Le projet de loi organique relatif à l’élection des membres des conseils des collectivités territoriales et des établissements publics de coopération intercommunale.

 

- Le projet de loi relatif à l’élection des conseillers territoriaux et au renforcement de la démocratie locale.

 

Ces textes ambitionnent de réorganiser la carte administrative autour de deux pôles (départements-régions et communes-intercommunalités), de créer des métropoles, de favoriser le regroupement des communes et de clarifier la répartition des compétences entre collectivités territoriales, par une spécialisation de chaque collectivité sur un domaine d’intervention.

 

Cependant, loin de clarifier la répartition des compétences entre les différents échelons de collectivités, le projet de loi renvoie à une seconde loi, votée ultérieurement.

 

Surtout, la disparition de la clause générale de compétence des collectivités territoriales, se traduisant par une spécialisation de chaque niveau de collectivité, constitue une remise en cause fondamentale des acquis de près de 30 ans de décentralisation et entre en contradiction avec la tradition de l’organisation administrative française[3]. La suppression de la clause générale de compétence se traduira ainsi par une limitation des financements croisés des projets et infrastructures des collectivités. Elle pose la question du devenir des politiques publiques nécessitant une collaboration des différents niveaux de collectivités et tout particulièrement les politiques culturelles.

 

Alors même que depuis le début des années 1980, les collectivités territoriales se sont largement impliquées dans le champ culturel, pour pallier le désengagement de l’Etat ou pour en faire un levier de développement et de cohésion du territoire, cette réforme constitue une menace pour l’avenir des politiques culturelles territoriales. Afin de ne pas affaiblir considérablement les politiques et le secteur culturels, le maintien des financements croisés s’avère indispensable et pourrait être accompagné par le développement d’une politique culturelle ambitieuse et renouvelée. 

 1 - Depuis 30 ans, les collectivités territoriales ont développé des politiques culturelles, aussi bien pour pallier le désengagement de l’Etat que dans une optique de développement et de cohésion des territoires

1.1 - La décentralisation a permis aux collectivités territoriales de renforcer leur implication dans le champ culturel et les conduit à pallier le désengagement de l’Etat

La décentralisation a donné l’opportunité aux collectivités territoriales de développer des politiques culturelles fortes et originales sur leur territoire

 

La décentralisation, engagée en 1982 et renforcée en 2003, a donné un essor très net à la culture. Des politiques culturelles, multiples par nature, extrêmement diversifiées et adaptées aux territoires concernés, ont pu ainsi émerger sur l’ensemble du territoire.

 

Cette implication, induite par le principe de libre administration des collectivités territoriales, est permise par la clause générale de compétence. A ce titre, les collectivités disposent d’un pouvoir d’initiative, sous réserve que leurs interventions correspondent à l’intérêt de leur territoire[4] : dès lors qu’une action « sert » les habitants d’une commune, cette dernière a la faculté juridique d’agir et il en va de même pour les départements et les régions. Cette liberté d’action accordée aux communes, départements et régions a aussi conduit, chaque fois qu’un projet le justifiait, à la collaboration entre différents niveaux de collectivités.

 

C’est notamment le cas en matière culturelle, où une action menée à l’échelle d’un territoire peut rejaillir sur les territoires environnants. Ainsi, si en 2004, la ville de Lille était capitale européenne de la culture, c’est l’ensemble de la Région Nord-Pas-de-Calais, les départements du Nord et du Pas-de-Calais ainsi que la Communauté urbaine de Lille qui ont bénéficié d’une programmation culturelle renforcée et d’actions de médiation.

 

Au-delà de la clause générale de compétence, des transferts de compétences de l’Etat aux collectivités territoriales ont été engagés par la loi relative aux libertés et responsabilités locales du 13 août 2004. Celle-ci confie à différents niveaux de collectivités des compétences sur une même activité et notamment dans le domaine des enseignements artistiques spécialisés.

 

Ainsi, les communes ou leurs groupements organisent et financent les missions d’enseignement artistique initial. Les départements adoptent un schéma départemental de développement des enseignements artistiques spécialisés et participent au financement des établissements pour assurer 

l’égal accès des élèves à l’enseignement initial. Les régions, quant à elles, organisent et financent le cycle d’enseignement professionnel initial. Le classement, le contrôle et le suivi des établissements ainsi que la responsabilité et l’initiative de l’enseignement supérieur professionnel relèvent de l’État.

 

Par ailleurs, le décret du 20 juillet 2005 a autorisé la dévolution de la propriété de 176 immeubles protégés au titre des « monuments historiques » appartenant à l’Etat aux collectivités territoriales le demandant. C’est dans ce cadre que le Conseil général du Bas-Rhin est devenu propriétaire du château du Haut-Koenigsbourg et a investi 10 millions d’euros pour rénover ce monument.

 

L’implication des collectivités territoriales permet de pallier le désengagement de l’Etat en matière culturelle et une concentration de ses crédits sur le patrimoine

 

Après 20 ans d’augmentation de son budget, le ministère de la culture n’échappe pas aux fortes contraintes budgétaires de l’Etat. Ainsi, alors que le budget du ministère de la culture représentait 1% du budget de l’Etat en 2002, le budget de la mission culture ne représente en 2010 que 0,77% du budget général de l’Etat à 2,9 milliards d’euros contre 3,2 milliards en 2007. La quasi-stagnation des montants inscrits en autorisation d’engagements conduit à penser que la tendance à la baisse du budget de la culture ne devrait pas se retourner dans les prochaines années.

 

La seule augmentation notable concerne le secteur patrimonial (+100M€). Si elle permet de participer au plan de relance de l’économie, cette hausse vise surtout à pallier l’incapacité de l’Etat à entretenir convenablement le patrimoine historique. En effet, l’état sanitaire du patrimoine français se dégrade à vitesse accélérée puisqu’en 2007, 51% des monuments historiques classés étaient en état passable, défectueux ou de péril alors que 4 ans auparavant, seuls 41% de ces monuments étaient dans une telle situation[5].

 

Cette concentration des crédits sur le patrimoine, se traduit par un moindre investissement dans les secteurs de la création et de la transmission des savoirs. Ce désengagement est d’autant plus dommageable que ces domaines sont porteurs d’enjeux relatifs au développement de l’économie de l’immatériel et du savoir, sont vecteurs de création de valeur et constituent d’importants leviers pour réduire les inégalités sociales.

 

Parallèlement à la baisse des crédits de l’Etat et à leur concentration sur l’entretien du patrimoine, les collectivités territoriales sont devenues des acteurs majeurs du financement public de la culture en France[6].

 

Ainsi, au cours des années 1980, les budgets culturels des départements et des régions ont été multipliés par cinq et ceux des communes par plus de deux pour atteindre près de 7 milliards d’euros en 2006.

 

L’implication des collectivités territoriales se concentre au niveau des communes qui assurent à elles seules 40 % du financement public de la culture (250 millions d’euros pour la seule ville de Paris) leur permettant d’accueillir des institutions culturelles de rang national, voire international : musée d’art moderne et contemporain à Strasbourg, musées d’art moderne à Lyon, archives du monde du travail à Roubaix…

 

Aujourd’hui donc, les collectivités territoriales investissent dans la culture deux fois plus que l’Etat et même dix fois plus en ce qui concerne le subventionnement des dépenses de fonctionnement des structures de spectacle vivant[7]. Elles pallient les carences de celui-ci mais se sont également saisies des opportunités offertes par la culture pour en faire un levier de développement et de cohésion des territoires.

 

1.2 - Les politiques culturelles locales constituent d’importants leviers de développement économique et de cohésion sociale des territoires dans une économie concurrentielle, fondée sur le savoir

La culture constitue un atout majeur pour le passage d’une économie industrielle en une société essentiellement fondée sur la production et la diffusion d’informations du savoir

 

Les modifications profondes de l’économie mondiale, engagées à la fin des années 1970, ont profondément transformé la structure productive de la France la faisant passer d’une économie industrielle à une économie immatérielle basée sur le savoir.

 

La concurrence des productions à bas coûts en provenance des pays émergents (essentiellement en Asie et en Amérique du sud) conduisent les pays occidentaux, et notamment la France, à repenser leur modèle économique. Afin de disposer d’avantages comparatifs par rapport à des pays avec lesquels il est impossible de rivaliser en matière de coûts de production, il s’avère aujourd’hui indispensable de se positionner sur l’économie de l’information et du savoir.

 

Au sein de cette économie immatérielle du savoir et de l’information, la culture et les industries créatives ont un rôle important à jouer. José Manuel Barroso, Président de la commission européenne, soulignait à l’occasion de l’adoption par la Commission d’une communication relative à un agenda européen de la culture à l’ère de la mondialisation que « la culture et la créativité sont d’importants moteurs de développement personnel, de cohésion sociale et de croissance économique ».

 

Ainsi, la culture, entendue selon la définition de l’Unesco comme étant « l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérise une société ou un groupe social et englobe outre les arts et les lettres, les modes de vie, les façons de vivre ensemble, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances » peut conduire non seulement à une valorisation du patrimoine culturel, à la promotion de la diversité, mais aussi à définir les conditions favorisant l’apprentissage des savoirs, connaissances et pratiques.

Selon Richard Florida dans sa conceptualisation de « la classe créative », les politiques culturelles seraient de nature à stimuler la création, l’innovation, la circulation des connaissances, la captation des cerveaux et à la source de création de valeur et de richesse.

 

Dans un contexte de concurrence renforcée, la compétitivité et l’attractivité des hommes et des territoires s’apprécient à tous les échelons géographiques : mondial, international et local.

 

A l’échelle internationale, l’exemple d’Abu Dhabi illustre parfaitement comment la culture peut constituer un vecteur de reconversion économique mais aussi un outil d’attractivité dans la compétition mondiale, avec la construction d’un « Louvre-Abu Dhabi » et l’installation d’une antenne de la Sorbonne.

 

Au niveau national, l’aménagement culturel du territoire, mis en œuvre par une collaboration entre l’Etat et les différents niveaux de collectivités a contribué à assurer un développement plus équilibré, plus cohérent et donc plus attractif du territoire en mettant fin à l’hégémonie parisienne de concentration des institutions culturelles.

 

Les collectivités territoriales ont conscience du facteur d’attractivité et de cohésion que génère une politique culturelle adaptée sur leur territoire

 

Au niveau territorial, la culture constitue également un levier majeur de développement et d’attractivité. Nombre d’élus locaux ont saisi l’impact positif que les actions culturelles pouvaient avoir en matière économique mais également en matière de cohésion sociale[8].

 

D’un point de vue économique, la culture a un impact fondamental sur l’image d’un territoire. Elle constitue un vecteur d’attractivité pour les entreprises en constituant un environnement favorable à l’innovation, à la recherche, à la création et à l’enseignement supérieur. C’est sur ce créneau que s’est positionnée la ville de Montréal. L’organisation de grands festivals culturels dédiés aux arts numériques a conduit, grâce aux synergies développées entre artistes et investisseurs, à la concentration, sur la métropole, de grandes industries dédiées à la culture et au numérique.

 

Par ailleurs, une telle politique est de nature à capter les touristes qui seront autant de consommateurs venant stimuler l’économie locale et créer des emplois. Les études menées sur l’impact des grands événements organisés à Nancy dans le cadre de « Nancy 2005, le Temps des Lumières » montrent qu’ils ont engendré une hausse de la fréquentation touristique de 82% sur une année et ont généré près de 40 millions d’euros de dépenses supplémentaires dans l’économie locale, pour un investissement initial de 9,45M€[9].

 

Par conséquent, la culture, placée au cœur d’un projet développement est de nature à avoir un effet d’entraînement sur l’ensemble d’un territoire. Elle peut donc constituer un levier fort de reconversion pour des zones en difficultés, comme le montre le succès de la revitalisation de Bilbao dont la construction du musée Guggenheim a rejailli sur l’ensemble de la ville. 

Au-delà des impacts positifs en matière économique, la culture est également vectrice de cohésion sociale. Celle-ci peut être véhiculée par le développement et la valorisation des identités locales, au travers d’œuvres ou de projets culturels. C’est notamment ce choix qu’a fait la ville de Nancy avec la valorisation de son patrimoine et de ses savoir-faire locaux.

 

Cette cohésion sociale est également recherchée au travers de l’élargissement des publics ayant accès à la culture. Ainsi, si la programmation culturelle de Lille 2004, capitale européenne de la culture, a formé un vecteur d’attractivité auprès de publics géographiquement éloignés (Belgique, Grande-Bretagne, Paris), l’accès aux publics locaux a constitué une priorité par le développement de structures de proximité pérennes (Maisons-Folies) et par la mise en place d’actions de médiation rendant accessibles des œuvres d’art aux publics socialement éloignés de la culture. Là également, la culture a été au centre d’une politique de reconversion de zones défavorisées en installant des lieux culturels dans des quartiers populaires voire sur des friches industrielles désertées qui retrouvent aujourd’hui une certaine dynamique.

 

Ainsi donc, alors que les collectivités territoriales s’impliquent désormais massivement dans les politiques culturelles et en ont même fait un levier de reconversion ou de développement de leur territoire, la remise en cause de la clause de compétence générale, prévue par la réforme des collectivités territoriales, constitue un danger accru par le contexte de crise économique.

 

2 - Face à une réforme des collectivités territoriales fragilisant les politiques culturelles locales, le maintien des financements croisés ainsi que le développement d’une politique culturelle ambitieuse est nécessaire pour contribuer au développement des territoires

2.1 - La réforme des collectivités territoriales est de nature à affaiblir les politiques culturelles, particulièrement dans un contexte économique difficile

La suppression de la clause générale de compétence pourrait engendrer un désinvestissement des collectivités territoriales en matière de politique culturelle

 

Alors même que les politiques culturelles nécessitent des financements croisés, aussi bien pour assurer le développement d’infrastructures culturelles qu’une seule collectivité territoriale ne pourrait financer (Zénith, salle de spectacles), qu’en matière de subventions au secteur associatif culturel, la réforme des collectivités territoriales viendrait mettre fin à ce mode de fonctionnement.

 

En supprimant la clause générale de compétence pour les départements et les régions, comme le propose le titre IV de la loi portant réforme des collectivités territoriales, les communes pourraient se retrouver seules pour assurer la compétence culturelle. Un département ou une région ne pourrait plus mener une politique culturelle, porteuse d’un projet de développement pour l’ensemble d’un territoire.

Le projet de loi prévoit également d’instaurer la règle selon laquelle le maître d’ouvrage doit assurer une part significative du financement de ses investissements. Les cofinancements seront limités aux projets dont l’envergure ou le montant le justifie.

 

Cette évolution constitue un risque majeur pour les petites collectivités, particulièrement en milieu rural. Une commune rurale souhaitant mettre en place une action culturelle ou construire une infrastructure dont le montant ne sera pas jugé d’envergure suffisante ne pourra donc plus bénéficier du soutien des autres niveaux de collectivité.

 

La loi de réforme des collectivités territoriales risque d’accroître les inégalités entre petites et grosses communes. Seules ces dernières pourront disposer de structures culturelles alors que les villes moyennes et les zones rurales deviendront un désert culturel remettant en cause 50 ans d’efforts pour assurer un maillage culturel sur l’ensemble du territoire.

 

Cette perspective fait également peser de lourdes incertitudes sur le secteur associatif culturel. Ces associations, peuvent bénéficier, en raison de la nature de leurs actions, de subventions provenant de différents niveaux de collectivités. Ces cofinancements sont bien souvent nécessaires à leur équilibre financier et constituent une condition sine qua non de leur existence. La fin de ces financements croisés risquerait de se traduire par la dissolution d’un nombre important d’associations culturelles.

 

Là encore les conséquences sont lourdes, avec la fin de certaines actions de démocratisation culturelle, une forte réduction de l’offre de la pratique amateur ainsi qu’un moindre dynamisme créatif, alors même que les associations assurent bien souvent des missions d’intérêt général et ont un impact positif sur le tissu social et le dynamisme économique. En effet, les 205 000 associations culturelles touchent chaque année plus de 20 millions de français grâce à l’action de 4,3 millions d’adhérents générant un budget annuel cumulé de plus de 5,5 milliards d’euros, dont 60% proviennent de ressources privées, 26% des communes, 9,6% des départements, 2,4% des régions et seulement 2% de l’Etat.[10]

 

Dans les faits, les enchevêtrements de compétences entre différents niveaux de collectivités, et notamment entre régions et départements, sont peu nombreux et se concentrent sur des secteurs transversaux (sport, culture, environnement…) ou sur les politiques d’investissement et représentent moins de 20% des dépenses des collectivités.

 

Dans ces conditions, les politiques culturelles, exceptions qui impliquent une mobilisation de l’ensemble des acteurs d’un territoire, risquent d’être les grandes perdantes d’une réforme qui ambitionne avant tout de reprendre en main les pouvoirs locaux et de mettre sous contrôle les politiques territoriales. Les politiques locales menées en réponse aux besoins exprimés par les populations ne pourraient plus être assurées, alors même que la demande de culture n’a jamais été aussi forte et qu’elle apparaît comme une valeur refuge en période de crise. 

La réforme de la fiscalité locale pourrait accentuer l’affaiblissement des politiques culturelles territoriales dans un contexte de crise économique

 

La réforme de la fiscalité locale renforce les craintes quant au financement des politiques culturelles des collectivités.

 

La suppression récente de la taxe professionnelle pourrait contraindre les budgets locaux et réduire l’autonomie fiscale des collectivités territoriales. Certaines collectivités assisteront, à partir de 2011, à des baisses importantes de leurs recettes fiscales. De plus, départements et régions n’auront aucune marge de manœuvre sur le taux sur la nouvelle contribution économique territoriale (CET).

 

Cette situation risque d’avoir des conséquences néfastes pour les politiques culturelles des collectivités. En effet, la réforme diminue considérablement les marges de manœuvre des collectivités sur leurs recettes. Par conséquent, elles ne pourront équilibrer leurs budgets que par une diminution des dépenses.

 

Or, la culture n’étant pas une compétence obligatoire, le risque est que les élus locaux n’ait d’autre choix que de se servir de ce poste comme d’une variable d’ajustement et de se recentrer sur les compétences obligatoires (social, éducation, transports…). Dans un contexte de réduction des ressources liée à la réforme de la fiscalité locale et à la crise économique, ce risque apparaît d’autant plus important.

 

Les inégalités risquent, là encore, de s’accroître, entre collectivités riches, ayant les moyens de mener des politiques culturelles ambitieuses, et les collectivités pauvres, qui devront effectuer des sacrifices sur certains postes budgétaires.

 

Face aux risques d’une réduction des politiques culturelles et d’un accroissement des inégalités d’accès à la culture, le maintien de la clause de compétence générale, couplée à une politique culturelle ambitieuse semble nécessaire pour faire de la culture un levier du développement des territoires.

2.2 - Pour une politique culturelle ambitieuse et partenariale ayant un effet de levier sur le développement des territoires

Maintenir les financements croisés sur une base renouvelée

 

Pour permettre à la culture de jouer tout son rôle dans le développement des territoires, au travers notamment des financements croisés, l’exercice d’une compétence partagée entre plusieurs collectivités territoriales, prévue à titre exceptionnel par le projet de loi, devrait s’appliquer à la culture.

 

Cette recommandation reprend, en partie, les propositions du rapport Balladur sur la réforme des collectivités territoriales estimant que le maintien de plusieurs niveaux de compétence pour le soutien à la création artistique était « opportun », en raison de « la diversité des missions […] qui rend particulièrement délicat l’attribution de cette compétence à un seul niveau d’administration ». Cette

proposition devrait être étendue à l’ensemble du champ culturel et notamment au financement d’équipements comme le souhaitent les élus locaux mais aussi le ministre de la culture lui-même.[11]

 

Ainsi, si les communes jouent un rôle majeur pour la politique culturelle, l’appui et le complément des autres collectivités reste nécessaires. La loi portant réforme des collectivités territoriales ne doit donc pas donner la compétence culturelle exclusivement à un seul niveau de collectivité. Les coopérations entre chaque niveau sont nécessaires et doivent être maintenues, afin de permettre la solidarité, le développement et l’attractivité des territoires.

 

A titre d’exemple, l’intervention des départements en faveur du petit patrimoine rural non protégé est une nécessité pour les petites communes. Les régions, même si elles consacrent un effort financier moindre que les départements, ont su mener des politiques innovantes, en lien avec leurs compétences de développement économique, et doivent continuer à le faire afin de favoriser le développement et l’attractivité de leur territoire. Elles doivent également continuer d’encourager des actions culturelles sur les domaines où leurs compétences sont exclusives (initiatives culturelles en direction des lycéens et plus généralement de la jeunesse, comme la création des « chèques culture »).

 

Contrairement à ce que laisse entendre le gouvernement, cofinancement n’est pas synonyme de gaspillage des crédits publics. Le cofinancement d’infrastructures ainsi que le co-subventionnement des associations ou festivals culturels peuvent se faire sur une base renouvelée et conventionnée.

 

Ainsi, il peut être envisagé de se saisir de l’opportunité offerte par la loi relative aux libertés et responsabilités locales permettant de désigner une collectivité chef de file sur une politique donnée. Cette notion de « chef de file », permet, dans le respect du principe de non tutelle d’une collectivité sur une autre, d’assurer une meilleure coordination des politiques menées et une plus grande lisibilité de l’implication des différents acteurs. L’attribution de ce rôle à la Région apparaît pertinent et pourrait s’intégrer au sein de leurs compétences relatives au développement économique des territoires. Par la même occasion, la culture pourrait devenir une compétence obligatoire et non plus facultative.

 

Enfin, la généralisation du conventionnement avec les structures subventionnées peut permettre d’avoir une meilleure connaissance des fonds publics attribués, d’en suivre l’utilisation et de s’assurer de l’optimisation de leur usage grâce à des conventions pluriannuelles liant moyens et performance.

 

Les modalités de ce conventionnement pourraient être simplifiées par la constitution d’une base de données nationale, retraçant l’ensemble des subventions accordées par l’Etat et les collectivités territoriales, comme le préconise la Cour des comptes. Librement accessible sur internet, cette base permettrait de satisfaire à l’objectif de transparence de l’utilisation des fonds publics et d’avoir une meilleure connaissance des soutiens attribués. 

Pour une politique culturelle ambitieuse et partenariale entre Etat et collectivités

 

Alors que les crédits du ministère de la culture sont fortement contraints et que les perspectives en matière de finances publiques ne laissent guère de place à l’optimisme, la politique culturelle de l’Etat implique des choix.

 

L’importance prise par les collectivités territoriales ainsi que les contraintes budgétaires de l’Etat ne lui permettent plus de mener des politiques omnidirectionnelles dans tous les secteurs et sur l’ensemble du territoire. La recherche d’une plus grande lisibilité de l’action de l’Etat apparaît nécessaire et pourrait se concentrer sur les projets d’envergure et les investissements d’avenir.

 

Ainsi, le volet culturel des contrats de projet Etat-Région (CPER) pourrait être renforcé et les modalités de fonctionnement induites par le CPER pourraient être étendues à l’ensemble des interventions culturelles de l’Etat au niveau déconcentré.

 

Basées sur un diagnostic partagé avec les collectivités territoriales, les implications de l’Etat seraient désormais concentrées sur les projets d’envergure ayant un impact sur un projet de développement territorial et pour lesquels les financements de l’Etat peuvent jouer un effet de levier.

 

Dans ce cadre, le renforcement de la coopération entre Directions régionales des affaires culturelles (DRAC), Conseils généraux et régionaux et communes, s’avère fondamental pour adapter une politique culturelle nationale aux spécificités et besoins locaux. La relance du conseil des collectivités territoriales pour le développement culturel apparaît ici comme un signal positif envoyé par l’Etat qu’il convient de confirmer.

 

Outre le financement de l’Etat, l’ingénierie territoriale des services de l’Etat peut constituer la base d’un partenariat renouvelé entre Etat et collectivités, notamment dans les zones rurales où les petites communes ne disposent pas des ressources humaines adéquates.

 

L’Etat peut également favoriser le développement des politiques culturelles locales par le vote d’une loi d’orientation et de programmation inscrivant dans un texte la place fondamentale qu’occupent l’art et la culture dans notre société. Ce texte permettrait également de préciser le rôle respectif de l’Etat et des collectivités territoriales.

 

Par ailleurs, l’émergence de projets culturels structurants au niveau local permettant d’engager une reconversion d’un territoire passe également par la diversification des sources de financement. Le mécénat, loin de constituer un danger pour la culture, peut avoir un effet de levier décisif pour la réalisation de certaines structures. C’est notamment le cas pour l’installation d’une antenne du musée du Louvre à Lens, financée majoritairement par les collectivités territoriales, et où la part des financements provenant du mécénat s’élève à 5% contre seulement 4% pour l’Etat. Pour favoriser le mécénat culturel local, les collectivités territoriales pourraient ainsi expérimenter la possibilité d’accorder des réductions d’impôts locaux aux entreprises et particuliers s’impliquant dans un projet culturel local.

Enfin, l’offre culturelle, indépendamment de son financement, doit pouvoir s’inscrire dans un cheminement éducatif et social. La coordination des politiques de la ville, de l’éducation et de l’emploi, avec la politique culturelle doit permettre d’associer les acteurs que sont l’école, les entreprises, les collectivités locales, et les travailleurs sociaux. Tous participent de ce cheminement qui doit amener de nouveaux publics, en particulier issus des milieux défavorisés, vers la culture. La culture ne doit pas être utilisée comme un élément de discrimination sociale mais comme un lien. Il s’agit de créer l’envie de culture à travers une meilleure lisibilité de ce lien entre la culture, l’emploi et les territoires.

 

Conclusion

Le bilan positif des politiques culturelles menées par les collectivités sur le développement de leur territoire justifie le maintien d’une compétence partagée entre toutes les collectivités dans ce domaine.

 

Face à une loi de recentralisation et un désengagement de l’Etat dans le domaine culturel, la vigilance s’impose pour éviter que la culture ne constitue une variable d’ajustement et ne puisse plus constituer un vecteur de compétitivité, d’attractivité et de cohésion.

 

Loin de s’opposer, les actions de l’Etat et des collectivités impliquent une coordination où le rôle et la place de chacun seraient reconnus à leur juste valeur. 


[1] La lettre du spectacle, 18/12/2009 Politiques culturelles : confiance ébranlée entre Etat et collectivités : « Pour Pierre Hanotaux, directeur du Cabinet, […] le ministre défendra avec force le maintien des financements croisés ».

 

 

 

[2] Source : coordination des fédérations et associations de culture et de communication

 

[3] Voir par exemple Interview de Laurent Fabius, revue « L’œil », février 2010

[4] Source : étude réalisée par Ineum consulting pour le forum d’Avignon « La culture, enjeu économique ou symbolique pour le développement des territoires ? ».

[5] Assemblée nationale, rapport d’information du 13 janvier 2010 sur la politique du spectacle vivant

[6] Rapport du ministère de la culture et de la communication, décembre 2007 : L’état du parc monumental français : composition du parc monumental, bilan sanitaire des immeubles classés au titre des monuments historiques et besoins en travaux.

[7] Ministère de la culture et de la communication, département des études, de la prospective et des statistiques : Les dépenses culturelles des collectivités locales en 2006 : près de 7 milliards d’euros pour la culture

[8] Article 1111-2 du Code général des collectivités territoriales : « Les communes, les départements et les régions règlent par leurs délibérations les affaires de leur compétence. Ils concourent avec l’Etat à l’administration et à l’aménagement du territoire, au développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique, ainsi qu’à la protection de l’environnement, à la lutte contre l’effet de serre par la maîtrise et l’utilisation rationnelle de l’énergie, et à l’amélioration du cadre de vie. » 

[9] La clause générale de compétence des collectivités territoriales découle de l’article 61 de la loi du 5 avril 1884 : « Le conseil municipal règle par ses délibérations les affaires de la commune », disposition reprise désormais dans le code général des collectivités territoriales pour chaque niveau de collectivité. 

[10] Loi n° 2010-145 du 16 février 2010 organisant la concomitance des renouvellements des conseils généraux et des conseils régionaux 

[11] Assemblée Nationale, rapport d’information du 13 janvier 2010 sur la politique du spectacle vivant

Un article issu de : La réforme des collectivités territoriales : un danger pour les politiques culturelles ...

À voir en ligne ici : http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1197


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Quetzalcóatl, le serpent à plumes

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Carmen Bernand est professeur émérite à l’université de Paris X et membre de l’Institut universitaire de France. Elle est également anthropologue et historienne des sociétés métisses de l’Amérique Latine. Elle nous offre aujourd’hui un ouvrage consacré au Dieu serpent à plumes : Quetzalcóatl. En balayant l’Histoire du Mexique, (...)

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Pause technique

La Rédaction, 29 juillet 2010 06:33

Betapolitique existe depuis bientôt quatre ans, et, pour la premiere fois, on va se faire une petite pause. Betapolitique a été créé en pleine campagne présidentielle pour les élections 2007, pour tenter d’apporter une modeste réponse à l’acharnement des médias institutionnels contre Ségolène Royal. Par la suite, comme (...)

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Pour un urbanisme de régulation

Nonfiction, 28 juillet 2010 12:00

Alors que la crise a frappé un large spectre des secteurs de la production, l’urbanisme n’échappe pas à la règle et la faillite de la société d’aménagement Dubaï World en constitue un exemple fort. Ainsi, cette crise, en mettant à jour les limites de nos manières de faire la ville nous a révélé que nous arrivions à la fin (...)

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Drapeau : veni, vidi, violi

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Paris c’est pas le Ténéré, mais on y perd tous ses repères (zaz)

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L’UMP ou la parole sinistrée

Romain Pigenel, 28 juillet 2010 06:32

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Les intellectuels de gauche sont-ils hors-jeu ?

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Carnet de la chose politique Philosophe de formation, ancien compagnon de route de Che Guevara et auteur de Révolution dans la Révolution, ancien compagnon de route communiste, ancien conseiller de François Mitterrand, Régis Debray a parcouru différents chemins de traverse politique. Raison pour laquelle il continue (...)

Gauche (politique)

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Bettencourt : le petit plus du jour …

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Full Metal Sarkozie

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Nicolas Sarkozy

168ème semaine de Sarkofrance : comment Sarko veut faire oublier Bettencourt

Juan de Sarkofrance, 26 juillet 2010 13:52

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Quinquennat Sarkozy

"Serve the people" : la face cachée des Black Panthers

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Ont-elles fait fantasmer, ces panthères noires… Avec leur apparat guerrier et leur rhétorique incendiaire, les Black Panthers ont nourri l’imaginaire insurrectionnel d’images en pagaille : fusils d’assaut rutilants, bérets et fringues flashy. Mythe aidant, on en oublierait presque l’essentiel : les panthères avaient (...)

luttes sociales

Les Flèches estivales de BiBi (15 /31 juillet)

Pensez BiBi, 26 juillet 2010 06:46

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Quinquennat Sarkozy

Général Motor bourre le fion des salariés....

Nosotros incontrolados, 26 juillet 2010 00:14

$$ -IL VA FALLOIR FAIRE DES SACRIFICES-$$ !!! AUJOURD’HUI STRASBOURG ...DEMAIN PARTOUT $ $ $ $ $ Au terme d’un chantage qui a fait long feu !!! Et vlan : dans l’os !!! Les employés de la Général Motor de Strabourg viennent de se faire entuber à tombeau ouvert ! Ils ont même gracieusement fourni la vaseline (...)

libéralisme, dialogue social, colère

Pourquoi il faut dissoudre

Julien Dray, 25 juillet 2010 15:55

C’est un fait-divers. Mais un fait-divers qui en dit long. L’attaque d’une gendarmerie et d’un village – Saint-Aignan – par des « gens du voyage » armés, nous rapporte-t-on, de haches et de battes de baseball. Les images sont terribles, d’autant plus terribles que l’on comprend bien en les voyant que nous ne sommes pas face (...)

crise du politique

L'éthique vermoulue à la Française : l'Elysée du Palais Brongniart

Christophe, 25 juillet 2010 14:07

Du vaudeville actuel, qu’il s’appelle woerthgate ou sarkogate, le tableau d’une France inconnue nous apparait au grand jour. Celle d’un capitalisme Français d’un autre age, munis de la barbichette et d’un haut de forme mélangeant indûment, et au grand jour, ses intérêts avec celui du ministère public. Le plafond de verre a (...)

vieux monde rassi

Muhammad Yunus, le banquier des pauvres

Nonfiction, 25 juillet 2010 09:00

Après ses best-sellers Banker to the Poor et Creating a World Without Poverty, Muhammad Yunus apporte une nouvelle pierre à l’édifice de l’entrepreneuriat social avec son dernier livre Building Social Business. Professeur d’économie, fondateur de la Grameen Bank et Prix Nobel de la Paix, le professeur Yunus est considéré (...)

Lectures

Code is Law — De la liberté dans le cyberespace

un auteur invité, 25 juillet 2010 06:43

Lawrence Lessig est professeur de droit des affaires au Centre Berkman de la Harvard Law School. Son dernier livre, « Le code, et les autres lois du cyberespace » (Basic Books), vient d’être publié (voir http://code-is-law.org). Le site du Centre Berkman pour l’Internet et la Société est http://cyber.law.harvard.edu. Le (...)

Numérique

Pouvons-nous devenir plus intelligents, individuellement comme collectivement ?

Hubert Guillaud, 24 juillet 2010 19:30

A l’occasion de la seconde édition de Lift France qui se tenait la semaine dernière à Marseille, retour sur l’intelligence collective et individuelle. Pouvons-nous devenir plus intelligents, individuellement comme collectivement ? Pouvons nous apprendre mieux et plus vite ? Mieux se souvenir ? Prendre de meilleures (...)

Numérique

Ran-tan-plan v’la la com de Sarko

lapecnaude, 24 juillet 2010 16:30

Çà y est, ils sont partis en vacances, nos z'élus, nous laissant un arrière goût amer au fond de la gorge, comme un relent de bière trop chaude. Pour parler de bière, qui va-t-on enterrer ? Le Procureur (et non juge) Courroye s'échine à qui mieux mieux, il est arc-bouté sur ses procès verbaux de perquisitions, (...)

Communication politique

Cette bourgeoisie « politique » qui nous gouverne à la godille ?

Duboubou, 24 juillet 2010 13:32

Il n’est pas faux de penser qu’en dehors de l’hexagone notre démocratie bananière fait encore rêver ! Surtout les clients potentiels qui rêvent de pouvoir bénéficier des avantages sociaux à la française. Cela les stimule autant qu’un pot de confiture attire irrésistiblement les guêpes ! La réalité est pourtant moins (...)

crise du politique

De la généalogie à l’histoire

Nonfiction, 24 juillet 2010 10:00

Les éditions de la Rue d’Ulm ont eu l’heureuse idée de faire traduire le maître-ouvrage de Roberto Bizzocchi, professeur à l’université de Pise. Initialement paru en 1995, réédité en 2009 avec une postface, ce livre bénéficie d’une traduction de Lucie De Los Santos, Laura Fournier-Finocchiaro et Alain Tarrieu. Il est enrichi (...)

Lectures

Madame Liliane Bettencourt est multimilliardaire...

Betablog, 24 juillet 2010 07:47

Madame Liliane Bettencourt est multimilliardaire. Sa fortune est-elle légale ? D’après l’article L410-2, modifié par Ordonnance n°2008-1161 du 13 novembre 2008 - art. 4, sauf dans les cas où la loi en dispose autrement, les prix des biens, produits et services relevant antérieurement au 1er janvier 1987 de l’ordonnance (...)

Fiscalité

L’affaire Woerth : un déni de démocratie

Acturevue, 24 juillet 2010 06:30

« Nous sommes dans une vraie démocratie » assurait Nicolas Sarkozy, face à David Pujadas hier soir sur France 2. Pourtant, il est temps de se poser des questions, de graves questions qui deviennent de plus en plus légitimes. Depuis la révélation par le site Mediapart de l’affaire Woerth – Bettencourt, nous assistons ni (...)

Eric Woerth

De la dissidence à la démocratie : la mémoire de l’Est

Nonfiction, 23 juillet 2010 16:46

Depuis la réflexion engagée par Edmund Husserl dans la Crise des sciences européennes et la phénoménologie, on sait combien toute méditation sur la nature et la portée de l'esprit européen possède des racines philosophiques profondes, et que la constitution d'une Europe de l’esprit présuppose en premier de définir (...)

Lectures

Article11 papier : une histoire de gros sous

Lémi, 23 juillet 2010 13:48

Finis les grands mots et les déclarations d’intention : aujourd’hui, on parle gros sous. C’est que, derrière un vernis alternatif et une apparence d’intégrité, on ne compte pas stagner en terre désargentée. Objectif ? Cac 40… Même si, en attendant, nous allons devoir faire face à quelques banales questions de trésorerie. Le (...)

De la woerthisation et ribérysation de la France ... (zaz)

Ocsena, 23 juillet 2010 10:26

Abstract Avec les récentes woerthisation et ribérysation de la France, à considérer l’allègre train des choses, leur fond suppositaire et leur bouzin (leur boudin, si tu préfères !), la France et les Français sont probablement foldingues. Mais non mais non voyons ! s’écrie-t-on autour de nous, nous ne sommes pas fous (...)

zaz

Sans banderolles ni trompettes

Betablog, 23 juillet 2010 08:09

Bonjour, Au nom de toute la misère sociale, intellectuelle, psychologique, hiérarchique que l’on nous impose jour après jour sur cette planète, et notamment en France, Un appel est lancé pour que l’ensemble des peuples descende dans la rue le 7 septembre 2010 sans banderoles syndicales ni trompettes. Ne nous égarons (...)

luttes sociales

Asssurancetourix contre les Anglo-Saxons

Nonfiction, 22 juillet 2010 16:00

Le 25 janvier 2005, quelques semaines après l'annonce par Google de son projet de numérisation de quelque quinze mille livres et périodiques sur une période de six ans sur la base d'accords avec de grandes bibliothèques américaines, universitaires ou publiques (Harvard, Stanford, Michigan, New York Public), (...)

Lectures, Culture

Equipe de France de Football : les leçons de l’échec

Terra Nova, 22 juillet 2010 15:31

La Coupe du Monde vient de s’achever. La fête madrilène contraste avec l’amertume de l’élimination française dans le climat délétère que l’on sait. Terra Nova revient dans cette note sur le psychodrame national qui a entouré l’élimination précoce de l’équipe de France. Les auteurs analysent les dysfonctionnements qui l’ont (...)

football

A l’insu de son plein gré…

TGB, 22 juillet 2010 15:23

- Accélération à l’avant du peloton... le leader du team Fouquet’s Bettencourt semble en grande difficulté dés les premiers lacets. Depuis son malaise vagal et malgré sa rééducation du périnée, il a complêtement perdu son coup de pédale légendaire qui lui faisait aller chercher les victoires avec les dents et les soupçons de (...)

crise du politique, Quinquennat Sarkozy

De la mise en scène des catastrophes

Jean-no, 22 juillet 2010 11:39

Une intéressante affaire, révélée par AmericaBlog (média fondé par l’avocat, conseiller politique et activiste John Aravosis), embarrasse la société British Petroleum. En observant à la loupe une photographie du centre de commande de Houston, dédié à gérer la catastrophique fuite de pétrole qui a lieu en ce moment même dans (...)

Image

Bettencourt way of life

Disparitus, 22 juillet 2010 06:30

Le JDD d’aujourd’hui recèle de petits trésors derrière l’histoire de cette affaire. C’est l’arrière cour qui est intéressante à observer plus que les rebondissements effrenés et sans fin, commentés à l’infini par BA, l’inconnu. Carlos Cassina Vejarano par exemple déclare ainsi dans son interview exclusive au JDD :"Début 2008, (...)

vieux monde rassi

le sarkozisme, avatar du Front national

pas perdus, 21 juillet 2010 15:05

Depuis quelques jours, les sondeurs -dont nous nous méfions- signalent que le FN est en forte progression. Ces politologues annoncent même le candidat du Front National au 2d tour de la présidentielle... L’UMP accuse la gauche de faire le jeu du FN en demandant des comptes à Woerth et au pouvoir actuel... Koz, un (...)

Quinquennat Sarkozy, extrême droite

Le Mexique en sang ; les médias libres contre la tyrannie invisible

Ké Huelga Radio, 21 juillet 2010 10:15

Les animateurs de la radio mexicaine Ké Huelga nous ont fait parvenir ce texte. Passionnant, il fait le point sur la situation ensanglantée d’un pays où règne la loi du plus fort - au plan économique comme militaire. Et il explique aussi combien le travail essentiel mené par cette petite radio militante est aujourd’hui (...)

Amérique Latine

Les Assyriens, inventeurs de la guerre sainte ?

Nonfiction, 21 juillet 2010 09:26

Dans ce texte qui allie clarté et précision, l’auteur, spécialiste des civilisations du Proche-Orient ancien, propose une mise au point sur l’état actuel des recherches concernant l’Assyrie, en prenant comme fil conducteur de son exposé la guerre – et la religion qui lui est indissociable dans cet empire. Pourquoi prendre (...)

Religion, Histoire

L’abeille au secours de l’humanité ?

Rémi Begouen, 21 juillet 2010 08:14

Grâce à mon boycott du bla-bla de Tsarko du 12 juillet, j’ai pris le temps de finir la lecture, passionnante mais exigeante, de ce nouveau livre important d’un écrivain à la fois économiste (hétérodoxe !), historien, philosophe et… poète. Du moins commence-t-il son ouvrage par une surprenante et belle fable en vers libres, (...)

Économie

Déchéance de la nationalité Française : le parlement ne doit pas jouer aux apprentis sorciers

Terra Nova, 21 juillet 2010 08:00

La déchéance de la nationalité française, évoquée par le ministre de l’intérieur au printemps pour "sanctionner" un individu accusé de polygamie et de fraude aux aides sociales, reviendra sûrement dans le débat public lors de l’examen du projet de loi Besson à l’automne. Cette notion, définie dans des termes extrêmement (...)

crise du politique

L’Education nationale devra revoir les fichiers "Base élèves" et "BNIE".

Poolp1, 21 juillet 2010 06:18

Education nationale : fichiers “Base élèves 1er degré” et “BNIE”. Conseil d’Etat, 19 juillet 2010. [Note Poolp : Après avoir été classées sans suite par le Procureur de Paris, les plaintes des parents d'élèves ont été en grande partie prises en compte par le Conseil d'Etat. Comme quoi...]. Les fichiers “Base élèves 1er (...)

Libertés individuelles

Mission impossible

Josh Lyman, 20 juillet 2010 15:30

Le rapport de l’IGF sur le comportement de l’ex Ministre du Budget à l’égard de la situation fcale de Mme Bettancourt est une triple incongruité D’abord, si prestigieux soit-il et indépendant dans ses conclusions, un corps d’inspection n’est pas une juridiction. En l’occurrence, l’Inspection des fnances est placée sous (...)

Eric Woerth

l'aide juridictionnelle dans l'oeil du Sarko !

pas perdus, 20 juillet 2010 13:00

Pour sauver le bouclier fiscal et tous les privilèges accordés à la bande du Fouquet’s, la Sarkozie n’a aucune limite ni préjugé pour voler quelques sous aux plus faibles et aux plus démunis. Après l’aide pour le logement (APL, l’allocation pour adultes handicapés (AAH), bientôt l’aide juridictionnelle (AJ) risque d’être (...)

crise du politique

La censure comme outil de communication politique

Luc Mandret, 20 juillet 2010 13:00

Les médias vont devoir s’y habituer : de plus en plus, ils devront affronter le cas d’annonceurs publicitaires qui cherchent à faire parler d’eux à tout prix. En allant toujours dans le plus trash, le plus provocateur et le plus racoleur, certains peuvent ainsi espérer une campagne de communication au prix le plus (...)

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Muriel Marland-Militello sur la liberté de la presse : et si ce n’était qu’un petit avant-goût de Christian Estrosi ?

bluetouff, 20 juillet 2010 12:14

Je viens de me farcir les 3 derniers billets de la député Muriel Marland-Militello. Je ne m’attendais certes pas à passer un bon moment… et bien j’ai été servi, j’ai aussi lu son droit de réponse qui me convient très moyennement, encore une fois, on tente de vous faire gober que c’est pour vous protéger vous, citoyens, alors (...)

Liberté de la presse

La faveur de la disgrâce

Nonfiction, 20 juillet 2010 12:00

Après Audrey Hepburn, Al Pacino et Johnny Depp, la collection Jeux d’acteurs des éditions Scope s’enrichit d’un nouvel ouvrage, toujours sur une célébrité, mais cette fois sur une figure atypique, unique en son genre : Michel Simon. On ne peut que souligner l’originalité de cette collection, qui souhaite exploiter un (...)

Culture

Quelques mots sur les micro-partis

Jules, 20 juillet 2010 06:30

Dans ce monde où la corruption des valeurs morales étend chaque jour davantage son empire, le micro-parti a fleuri comme la corrosion sur le meilleur acier. De quoi s’agit-il ? Eh bien, de minuscules structures constituées en parti politiques et qui obéissent au régime de la loi n° 88-227 du 11 mars 1988 relative à la (...)

crise du politique

Le dernier siècle

Par Vincent Vauclin, 19 juillet 2010 17:35

Frank John Fenner est un éminent scientifique australien, qui fut notamment à l’origine de l’éradication de la variole. Dans une interview datée du 16 Juin 2010 à The Australian, il livra sa vision de l’avenir de l’Humanité : l’extinction. Ainsi, selon lui, l’espèce humaine aura disparu dans un délai d’un siècle, notamment (...)

Capitalisme, Déclin de la France

167ème semaine de Sarkofrance : la République reprochable de Nicolas Sarkozy

Juan de Sarkofrance, 19 juillet 2010 14:14

La contre-offensive a fait choux blanc. Empêtré dans ses affaires, Sarkozy s’est résolu à parler à la télévision. Il a pris son air indigné et grave, et une posture faussement pédagogique. Les cheveux laissés grisonnant dans un décor de palais, il a égrené ses arguments sans comprendre les raisons profondes de ses difficultés. (...)

Quinquennat Sarkozy

Les apocryphes, miroirs des christianismes anciens

Nonfiction, 19 juillet 2010 12:05

Tout texte religieux, pour perdurer, s’inscrit dans un système d’écrits qu’on appelle corpus ou canon. Le canon est un mot grec qui désigne une "règle" et qui réfère donc à une norme. Si le processus de la constitution d’un corpus chrétien des Ecritures a été lent et complexe, la conscience de la nécessité de mettre (...)

Religion

La leçon de morale de monsieur Attali

Agnès Maillard, 19 juillet 2010 11:25

En temps normal, je ne perds pas mon temps sur ce genre de papier dont le principal intérêt est de faire mousser son auteur avec l’exubérance d’un blaireau plongé dans un océan de savon à barbe. Mais voilà : les nouvelles fonctionnalités de partage de flux de Google Reader ont favorisé l’émergence d’une commununauté (...)

Jacques Attali

Anticor : nous ne sommes plus en démocratie

Rva, 19 juillet 2010 10:11

Avec Seb Musset et vogelsong nous avons eu l’idée il y a quelques semaines d’interviewer Séverine Tessier porte parole d’Anticor. En effet en assistant a un débat sur la perte d’intérêt des citoyens pour la chose politique, j’avais constaté que son discours intéressant et celui de la porte parole de l’UFC avaient été les (...)

Corruption

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La succession Wildenstein, une future affaire Woerth ?

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Les coulisses de l'affaire Bettencourt


Grosse émotion...
Je vous conseille le groupe La Canaille. C’est du rap, mais ce n’est pas seulement du rap...


La Canaille " l’usine "
envoyé par WAAAMUSIQUE. - Clip, interview et concert.

CC

L'usine


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Le contrôle total de l'économie par la monnaie


Raphaël Anglade

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Les associations dans l’étau - 28 juin

L’univers lisse des services à la personne est l’enjeu d’une guerre impitoyable. Je visitais la semaine dernière une jeune entreprise qui fait des (...)

Retraites glissantes - 21 juin

Comment parler des retraites après une journée d’émotion nationale, commémorant l’appel du 18 juin 1940, après avoir vu l’immense portrait du Général De (...)

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Sarkofrance

168ème semaine de Sarkofrance : comment Sarko veut faire (...) - 26 juillet

Nicolas Sarkozy s’était octroyé un très long weekend de repos. On a pu le croiser au Cap Nègre, chevauchant sa bicyclette. Puis on l’a lu fustiger la (...)

167ème semaine de Sarkofrance : la République reprochable de (...) - 19 juillet

La contre-offensive a fait choux blanc. Empêtré dans ses affaires, Sarkozy s’est résolu à parler à la télévision. Il a pris son air indigné et grave, et (...)

166ème semaine de Sarkofrance : les 7 jours qui ébranlèrent (...) - 12 juillet

Il était satisfait de sa tactique, content de sa concertation. En quelques mois, à force d’annonces officieuses et de démentis officiels, de faux (...)

165ème semaine de Sarkofrance : le WoerthGate est un (...) - 5 juillet

Il a bien tenté de riposter, de protéger son fidèle trésorier. Sarkozy a dû lâcher quelques annonces de rigueur pour corriger l’image d’un gouvernement (...)

164ème semaine de Sarkofrance : privilèges, mépris et (...) - 28 juin

On reconnaît notamment un chef d’Etat à son sens des priorités. Nicolas Sarkozy, pour sa 164ème semaine à l’Elysée, n’en a avait aucun. A moins qu’il ne (...)

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Josh Lyman

Mission impossible - 20 juillet

Le rapport de l’IGF sur le comportement de l’ex Ministre du Budget à l’égard de la situation fcale de Mme Bettancourt est une triple incongruité (...)

Sommets - 21 juin

D’accord, la France a battu l’Afrique du Sud 4 buts à zéro dont deux de Thierry Henry et se qualifie d’extrême justesse pour le tour suivant Certes, (...)

Double contact - 4 juin

Mme Le Pen se fait un prénom. Sur le registre de l’habileté, elle n’aura pas tardé à dépasser son maître et concepteur. En déclarant qu’elle ne se (...)

Match nul - 1er juin

Aubry a-t-elle fauté en comparant Sarkozy à Madoff ? Au regard des objectifs qu’elle se fixait sans doute, le bilan est mitigé : elle a eu (...)

Retraites et flambeaux - 27 mai

Le jeu de cache-cache actuel autour de la réforme des retraites est assez croquignolet. On voit venir les ballons d’essai du pouvoir comme autant (...)

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Aline

Medvedev vient faire ses courses à Paris : La France (...) - 1er mars

Le collectif Free Caucasus rappelle qu’en dépit des accords de cessez-le-feu du 12 août 2008, signés sous l’égide de Nicolas Sarkozy, la Fédération de (...)

M. Poutine muselle les libertés - 19 février

Dans les capitales européennes, des dirigeants épris de liberté annoncent fièrement une nouvelle ère de coopération avec la Russie. A Berlin, on se (...)

Lettre ouverte : Il faut rétablir la diffusion de la première (...) - 17 février

Monsieur le Directeur d’Eutelsat, Abritée par la télévision publique géorgienne, Perviy Kavkazskiy, ou « Première Caucasien » a été lancée à (...)

Moscou n’aime pas la nouvelle chaîne transcaucasienn e - 27 janvier

Depuis quelques jours, Perviy Kavkazky (1K-First Caucasian), la première chaîne de télévision régionale en langue russe non contrôlée par le Kremlin, (...)

Le Caucase attend Ioulia Timochenko - 19 janvier

Cette situation pourrait-elle laisser planer l’idée d’un éventuel et étrange revirement pro-russe, emmené par Ianoukovitch et stratégiquement suggéré (...)

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