Économie , Mondialisation

Christian Dron sur Betablog | 5 juin 2007 | | 0 commentaires

Le nouveau mur de l’argent - Essai sur la finance globalisée , François Morin, Seuil, 2006

Christian Dron, président de l’association Agir pour Lisses, présente ici un résumé du dernier livre de François Morin, « Le mur de l’argent - Essai sur la finance globalisée », 288 pages, Seuil (09/2006). ISBN 2020868709

François MORIN est professeur de sciences économiques à l’université de Toulouse-1. Il a été membre du Conseil général de la Banque de France, il a publié de nombreux ouvrages dont « Le cœur financier européen » en 1993. Il vient de publier en 2006 aux Éditions du Seuil « Le nouveau mur de l’argent » sous-titré « Essai sur la finance globalisée ».

Que dit-il ? Il constate que l’histoire monétaire et financière que la France a connue entre les deux guerres et en train de se répéter, mais cette fois à l’échelle planétaire. Le comportement des grandes banques internationales dresse un nouveau « mur de l’argent » auquel se heurte la volonté des politiques.

L’expression « mur de l’argent » renvoie au Cartel des gauches de 1924. Cette formule fut utilisée par Édouard Herriot, président du Conseil après la victoire du Cartel des gauches pour dénoncer les forces de l’opposition qui renversèrent son gouvernement en 1925. Cette expression fut reprise tout au long de cette période. Il fallu attendre l’arrivée du Front populaire pour régler ce dysfonctionnement sociétal et mettre fin à ces conflits répétés en modifiant les statuts de la Banque de France.

En effet, depuis 1936 les grandeurs d’ordre économique ont bien changé. On parle désormais en teradollars ou encore en teraeuros, c’est-à-dire en millier de milliards de dollars ou en millier de milliards d’euros !

F. Morin met à jour le rôle majeur que jouent aujourd’hui les grandes banques mondiales. Il constate, preuves à l’appui, que depuis les années 1990 quelques dizaines de banques ont conquis le vrai pouvoir de la régulation monétaire. En effet, ce sont elles qui dictent désormais l’évolution des taux d’intérêt, et non plus les banques centrales. Aussi, notre revendication démocratique contestant l’indépendance des banques centrales à l’égard du politique semble être dépassée. Le pouvoir réel est aujourd’hui ailleurs. Morin pense que si nous ne réagissons pas vite ce système dominant nous conduit droit… dans le mur.

Comme je suis et nous sommes des optimistes, observons donc pour voir comment nous pourrions « faire front international » face aux dérives de cette puissance désormais globalisée et libéralisée.

Ce mur de l’argent est fait de liquidités qui transitent à l’intérieur des systèmes de règlement, ce qui les soumet à un risque systémique croissant. Mais surtout ce mur se bâtit sur des comportements d’acteurs dont la logique est celle du prélèvement de valeur sur l’activité économique : survaleurs actionnariales, coût de transaction et plus-values spéculatives sur produits dérivés, surcoût de financement en raison du niveau atteint par les taux d’intérêt réels. Cette finance nouvellement libéralisée a un impact considérable sur l’économie réelle. Les investisseurs financiers ont imposé aux entreprises de nouvelles normes de gestion qui transfèrent massivement les risques sur les salariés et sur les futurs retraités.

Cela se caractérise, sur le plan financier, par l’émancipation de la liquidité de la tutelle des banques centrales. Pour dire autrement, les banques centrales sont, dans ce nouveau régime, contrainte de fournir au marché monétaire et financier la liquidité dont ce dernier a continuellement besoin. Autant dire que ce suivisme leur fait perdre le pouvoir de régulation qui était le leur auparavant, et notamment leur pouvoir d’action sur la gamme des taux d’intérêt.

Ces grandes banques internationales, qui détiennent désormais le pouvoir, sont le plus souvent à l’origine de l’innovation financière liée aux produits dérivés ; elles dominent le marché des swaps au point d’exercer un pouvoir de marché sur la formation de leur taux, qui sont aujourd’hui les taux de référence de l’ensemble des marchés monétaires et financiers ; enfin, depuis peu, elles ont pris le contrôle des sociétés qui gèrent les fonds d’investissement sur le compte de tiers, celles qui sont à l’origine de la valeur actionnariale et par conséquent de la financiarisation de la gestion des firmes. Ces banques forment aujourd’hui un oligopole particulièrement puissant à l’échelle internationale. Les banques centrales sont désormais reléguées au second plan, c’est-à-dire qu’elles sont de plus en plus cantonnées à ce rôle de simples pourvoyeuses de liquidités dont le marché a besoin. Cet oligopole est, selon Morin, le véritable régulateur des marchés monétaires et financiers mondiaux. C’est lui le maître d’ouvrage du mur de l’argent qui se bâtit sous nos yeux. Cet oligopole n’est évidemment soumis ni à un contrôle politique, ni a fortiori à un contrôle démocratique.

La question qui se trouve désormais posée est donc bien celle d’une régulation des activités de cette finance globalisée et de ce noyau oligopolistique. Comment produire les contre-pouvoirs efficaces face aux tentations hégémoniques de cette sphère et de ses principaux acteurs, dont le résultat est une croissance des inégalités et une instabilité chronique ?

Que deviennent dans ce contexte l’efficacité des politiques économiques menées dans le seul cadre national, voire à l’échelle plus grande de blocs régionaux ?

N’y a-t-il pas là une des causes, sans doute majeur, des impuissances gouvernementales à gérer les équilibres économiques et sociaux de nos sociétés ? Nous touchons, avec cette dernière question, le contenu potentiellement explosif des rapports entre cette finance globalisée et la démocratie. La finance globale n’exerce-t-elle pas des effets dissolvants sur nos sociétés démocratiques ?

Morin constate la disparition progressive des cadres macroéconomiques traditionnels ; constate l’impuissance des politiques économiques et publiques ; entrevoit la montée des déséquilibres économiques et sociaux. Aussi il se demande si cette globalisation financière n’est pas finalement une des causes directes de ce qu’il faut bien appeler la crise du politique qui traverse nos sociétés démocratiques.

Morin nous propose quelques suggestions mais prend bien soin d’indiquer qu’elles doivent être, pour être valables, le fruit de longs débats, de confrontations multiples, d’expertises nombreuses. Si solutions il y a, elles doivent se positionner dans un cadre beaucoup plus général, où seraient rappelés les principes d’un développement durable de la planète.

Le défi est considérable. Et comme j’ai eu modestement l’occasion de vous le présenter lors d’une planche précédente, le développement durable revient bien à mettre les valeurs et les objectifs politiques, sociaux, culturels et écologiques au-dessus des objectifs marchands et financiers.

Je suis d’accord avec Morin sur le fait qu’il faut d’abord relever le défi politique. Le mur de l’argent, dit-il, qui s’est dressé devant nous, en quelques années, « financiarise » l’activité d’entreprise (voir les travaux de Daniel BACHET, notamment, de l’Université d’Evry Val Essonne sur « les sociétés de capitaux » qui font référence en la matière), le monde du travail, mais aussi la gestion de l’État. Ce dernier point est fondamental. L’endettement public n’a fait que croître au cours de ces dernières années, notamment en raison des dépenses engendrées directement par les processus de libéralisation et de globalisation : coûts salariaux de chômage toujours croissant, dépenses de santé (liées aux nouvelles formes d’organisation du travail) en expansion continue, dépenses de sécurité ascensionnelle en raison notamment des désordres visibles de nos cités. Bref, il faut que l’État finance toujours plus les dégâts liés à la rupture du lien social de nos vies en collectivité. Il s’agit ici d’un point névralgique. En raison de ses endettements croissants et surtout de la dette qui les accompagne, de nouveau, un pouvoir bancaire concentré tient entre ses mains les destinées de nombreux pouvoirs politiques. Bon nombre de gouvernements se trouvent dorénavant confrontés à la gestion des contradictions qu’engendre au quotidien le processus de globalisation.

Si l’on veut modifier la mondialisation libérale qui s’opère sous nos yeux, si l’on veut par conséquent engager de nouvelles pratiques politiques il va falloir que tous repensent le renouvellement de leurs projets. La gamme des propositions politiques ne pourra plus être bâtie sur des visions principalement « nationales », comme cela a toujours été le cas jusqu’à présent.

Il faut un renversement total des perspectives. Il faut comprendre dorénavant notre vie en société à travers le prisme de notre « village planétaire » (Morin fait ici référence au Canadien McLuhan qui distingue, en gros, trois étapes dans la communication : le stade primitif de la société sans écriture, dans lequel l’usage de la parole fait prédominer l’ouïe ; la « galaxie Gutenberg », où l’imprimerie multiplie les informations visuelles mais parcellise l’information et la nature humaine (ce qui entraîne le travail à la chaîne, le nationalisme en politique…) ; « la galaxie Marconi » ou ère électronique, qui propose un message simplifié mais global et reconstitue la famille humaine en une seule « tribu mondiale ». Il indique que le médium en soi est le message. Son livre écrit en 1968, Guerre et paix dans le village planétaire, fait fureur. Désormais, l’expression village planétaire sera reprise dans le monde entier).

C’est bien dans cette nouvelle « collectivité publique » que l’on pourra forger, alors un vrai « sens » pour l’action politique et citoyenne. Forger ce « sens » ne peut résulter que d’un large débat démocratique.

Morin pense que la réponse à ces interrogations ne peut pas être une réponse seulement partielle, comme la taxe Tobin. Cette dernière ne s’intéresse qu’aux flux de capitaux à court terme, qui transitent sur le marché des changes, soit un compartiment très particulier de l’un des marchés de cette « terafinance ».

À question globale, ne faut-il pas une réponse globale ?

Rappelons qu’en matière de régulation il existe, à côté des deux formes que sont d’une part la régulation étatique (par des réglementations a priori) et d’autre part la régulation par les marchés (par des sanctions a posteriori), d’autres instruments qui ont fait la démonstration de leur efficacité :

- la régulation par des autorités indépendantes (de l’État et des opérateurs), dont la légitimité et la crédibilité doivent être incontestables (nomination ou ratification par des instances démocratiques, mandat irrévocable de leurs membres, etc.) ;

- la régulation par des règles négociées ; elles peuvent l’être entre les autorités indépendantes et les organisations professionnelles concernées (on les appelle également codes négociés de bonne conduite), elles peuvent l’être aussi entre les différentes autorités indépendantes (elles définissent alors un champ d’« interrégulation ») ;

- la régulation par des normes venues des acteurs du marché eux-mêmes, que l’on qualifie habituellement d’« autorégulation ». La première idée que défend Morin et celle d’une réponse en terme de régulation globale. Cette vision implique de ne plus considérer la globalisation financière comme une série de processus s’exprimant, certes à l’échelle mondiale, mais de façon diffuse et sans logique apparente. D’où sa proposition principale concernant cette architecture : la création, à son sommet, d’un régulateur global qui sera en capacité de faire face à cette « Terafinance internationale », non pas à travers un seul de ses compartiments particuliers, aussi important fut-il, mais sur l’ensemble de ses activités. La vocation de ce régulateur, qu’il appelle pour la commodité, comité global de régulation (CGER), sera par conséquent, d’exercer ses missions sur tous les marchés de la finance internationale. La légitimité de ses membres doit être forte. On pourrait alors imaginer plusieurs sources de nomination de ses membres (État, organisations internationales, organisations non-gouvernementales...), et des mandats irrévocables et non renouvelables. Bref, tous les attributs d’une autorité indépendante et à la légitimité incontestable.

Cette autorité ne serait pas unique. Elle aurait une vocation globale, mais sa mission fondamentale serait en réalité d’assurer la cohérence d’un système de régulation à l’échelle planétaire. Située à la tête de ce système, elle exercerait son action non pas en relation directe avec les acteurs du marché, mais en « interrégulation », c’est-à-dire par des règles négociées avec d’autres autorités indépendantes. Celles-ci, principalement au nombre de trois, seraient tout aussi importantes puisque leurs missions seraient également globales, à l’échelle internationale, mais leurs actions seraient spécialisées sectoriellement. On trouverait :

- le régulateur des marchés monétaires (R.M.M.), qui aurait pour mission fondamentale de veiller à la stabilité monétaire dans le monde, via une interrégulation avec les Banques centrales, ainsi que pour la fixation des règles relatives aux marchés des changes. Il serait également chargé de produire des études de « téraéconomie monétaire ». L’objectif de l’interrégulation serait notamment de faire coopérer les grandes banques internationales en cas de crise de la liquidité ou de crise des changes. Le R.M.M. pourrait assumer la fonction de prêteur en dernier ressort.

- le régulateur des marchés financiers (R.M.F.), alter-ego du précédent, aurait de son côté pour mission de veiller à la stabilité financière des marchés mondiaux. Son action de réglementation devrait s’exercer notamment sur les marchés de produits dérivés (réglementation relative aux dépôts de marge et aux effets de levier). Il serait chargé d’études de téraéconomie financière afin de repérer tous risques systémiques liés au développement inconsidéré de la liquidité financière.

- le régulateur prudentiel (R.P.) exercerait au moins deux fonctions : la fonction de réglementation, relatives aux activités de protection des investisseurs, et surtout la fonction de contrôle microprudentiel, qui s’attacherait aux banques et investisseurs financiers « globaux ». Les normes comptables internationales seraient harmonisées définitivement. Il bénéficierait de tous les moyens pour acquérir auprès des groupes bancaires la totalité de l’information qui lui serait utile pour assumer ses missions.

Cette architecture demeure aujourd’hui encore une vision de l’esprit. Mais à terme, un schéma probablement de cette nature émergera, tant les problèmes posés actuellement devront trouver demain une solution. Les forces de résistance à un tel changement sont bien connues d’avance : les Banques centrales ne souhaitent pas voir le contrôle prudentiel leur réchapper ; elles craignent également l’émergence d’autorités concurrentes qui pourraient être en charge de la régulation financière. Surtout, elles ne souhaitent pas voir leur indépendance entamée par un « super régulateur » qui les entraînerait dans un jeu de négociation qui ne leur est pas familier. Pourtant, elles sont de plus en plus à la remorque des marchés financiers, dont elles défendent l’orthodoxie libérale, mais dont le résultat paradoxal, et non recherché, est d’affaiblir progressivement leur influence.

Je suis également d’accord avec Morin lorsqu’il dit que l’émergence d’une régulation nouvelle ne naîtra pas seulement de discussions technocratiques, que sa nécessité politique suppose aussi le développement d’actions sociales, d’actions collectives qui fassent prévaloir le développement durable sur la logique financière.

Pour répondre à l’instabilité croissante liée aux pratiques destructrices de la valeur actionnariale, et plus précisément à la norme financière qui s’est imposée à l’échelle de la planète, il est indispensable de faire avancer plusieurs idées essentielles. Morin en indique trois. D’après lui, il faudrait :

-1- rétablir au plus vite une véritable responsabilité patrimoniale dans la gestion institutionnelle et, de façon plus générale encore, freiner la possibilité de recourir à des effets de levier. Il faut impérativement que l’épargne puisse de nouveau financer des investissements à long terme, source de productivité et de croissance.

-2- allonger la durée des investissements financiers en promouvant essentiellement des fonds à prestations définies, pour éviter que les investisseurs n’exigent des entreprises des rentabilités financières excessives. Tant que l’on proposera aux futurs retraités des rendements très élevés, il est illusoire de croire que ces épargnants développeront naturellement un sens de l’intérêt général, en plaçant par exemple leurs ressources dans des fonds éthiques. Force est de constater que nous sommes bien, sur cette question, face à l’un des enjeux démocratiques les plus forts qui attend notre communauté mondiale, face à une terafinance internationale qui affiche sa puissance chaque jour davantage et affirme, malgré ses dysfonctionnements, son unité de fonctionnement.

-3- associer alors (si l’idée précédente est mise en oeuvre) les partenaires sociaux ou les représentants des salariés à la définition et à l’orientation du plan d’investissements financiers. C’est la condition pour aller vers une « épargne citoyenne » qui soit davantage respectueuse de la ressource humaine. Morin ose l’hypothèse suivante : il pense qu’il serait intéressant d’imaginer que les régulateurs puissent avoir mission d’organiser le financement des charges à caractère général (en France on dirait « de service public ») par le prélèvement de taxes sur les activités qui nécessitent l’utilisation de réseaux, c’est-à-dire d’infrastructures essentielles. On est ici très près de la taxe Tobin, sauf qu’il s’agirait d’une taxe Tobin appliquée à l’ensemble des réseaux de la finance internationale et non au seul marché des changes. Il pense qu’une partie de ces ressources pourrait directement servir au fonctionnement de la finance internationale elle-même, par exemple en limitant fortement les mouvements à caractère spéculatif. Une de ses autres idées consisterait à financer par ce canal des politiques infrastructurelles, par exemple celles qui sont relatives à l’intermédiation bancaire ou financière, dans les pays qui n’en sont pas dotés ou qui ne le sont que faiblement, sans exclure a priori des aides pour la promotion de circuits de financement qui ont déjà pu faire leurs preuves, comme ceux du microcrédit. Enfin il rêve d’une communauté internationale suffisamment rassemblée pour que des financements puissent être consacrés à des opérations autres que celles qui sont liées à la sphère financière proprement dite. Des opérations qui répondraient par exemple, aux enjeux environnementaux de la planète, aux défis du développement durable ou bien encore à la pauvreté dans le monde.

Notre « village planétaire » a besoin d’être construit sur d’autres bases que celles de la financiarisation globale de nos activités économiques.

Nous devons faire prendre conscience des enjeux, indiquer les moyens politiques à mettre en œuvre, comme la mise en place sur le plan planétaire d’un conseil de sécurité économique par exemple, sans attendre d’autres chocs ou crises financières qui ne feraient qu’accroître les désordres de nos démocraties.

Il ne nous reste plus qu’à : Travailler plus pour gagner plus ... en force, en conviction pour un monde plus juste !

Christian DRON, président d’Agir pour Lisses.

Agir pour Lisses est une association citoyenne qui regroupe localement des militants (PS, PC, PRG, Verts) et sympathisants de Gauche soucieux de redonner, à l’occasion des prochaines élections municipales de 2008, dynamisme et innovation à la ville de Lisses. Le programme municipal que nous mettons en place, suivant une démarche qui a l’ambition de laisser une grande place aux débats et à la participation citoyenne, vise à promouvoir : la cohésion sociale, le bien-vivre ensemble sans aucune discrimination, la qualité de notre environnement, dans notre ville où il fait bon vivre, permettre à chacun de trouver sa place dans sa commune.

Lisses, avec Evry, fait partie de la 1re circonscription de l’Essonne (91). Lisses est une des cinq communes de la Communauté d’agglomération Evry centre Essonne. Elle a la particularité d’être la plus petite en terme de population (bientôt 8200 habitants) et la plus grande en superficie (1045 ha). La spécificité de Lisses réside dans le fait que ce petit village du Hurepoix est situé sur un plateau où réside encore le dernier agriculteur du pays, qui cultive aujourd’hui plus de 200 ha sur Lisses. Sur le pourtour de la commune nous trouvons sept zones industrielles qui représentent une partie non négligeable du développement économique de l’agglomération. La population lissoise, bien qu’ayant changé ces dernières années, reste une population d’ouvriers spécialisés (SNECMA, AIR FRANCE...) et de cadres moyens. Le phénomène de monoparentalité a cependant entrainé une nette paupérisation de la population depuis ces dix dernières années.


- betanonyme



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Madame Liliane Bettencourt est multimilliardaire...

Betablog, 24 juillet 2010 07:47

Madame Liliane Bettencourt est multimilliardaire. Sa fortune est-elle légale ? D’après l’article L410-2, modifié par Ordonnance n°2008-1161 du 13 novembre 2008 - art. 4, sauf dans les cas où la loi en dispose autrement, les prix des biens, produits et services relevant antérieurement au 1er janvier 1987 de l’ordonnance (...)

Fiscalité

L’affaire Woerth : un déni de démocratie

Acturevue, 24 juillet 2010 06:30

« Nous sommes dans une vraie démocratie » assurait Nicolas Sarkozy, face à David Pujadas hier soir sur France 2. Pourtant, il est temps de se poser des questions, de graves questions qui deviennent de plus en plus légitimes. Depuis la révélation par le site Mediapart de l’affaire Woerth – Bettencourt, nous assistons ni (...)

Eric Woerth

De la dissidence à la démocratie : la mémoire de l’Est

Nonfiction, 23 juillet 2010 16:46

Depuis la réflexion engagée par Edmund Husserl dans la Crise des sciences européennes et la phénoménologie, on sait combien toute méditation sur la nature et la portée de l'esprit européen possède des racines philosophiques profondes, et que la constitution d'une Europe de l’esprit présuppose en premier de définir (...)

Lectures

Article11 papier : une histoire de gros sous

Lémi, 23 juillet 2010 13:48

Finis les grands mots et les déclarations d’intention : aujourd’hui, on parle gros sous. C’est que, derrière un vernis alternatif et une apparence d’intégrité, on ne compte pas stagner en terre désargentée. Objectif ? Cac 40… Même si, en attendant, nous allons devoir faire face à quelques banales questions de trésorerie. Le (...)

De la woerthisation et ribérysation de la France ... (zaz)

Ocsena, 23 juillet 2010 10:26

Abstract Avec les récentes woerthisation et ribérysation de la France, à considérer l’allègre train des choses, leur fond suppositaire et leur bouzin (leur boudin, si tu préfères !), la France et les Français sont probablement foldingues. Mais non mais non voyons ! s’écrie-t-on autour de nous, nous ne sommes pas fous (...)

zaz

Sans banderolles ni trompettes

Betablog, 23 juillet 2010 08:09

Bonjour, Au nom de toute la misère sociale, intellectuelle, psychologique, hiérarchique que l’on nous impose jour après jour sur cette planète, et notamment en France, Un appel est lancé pour que l’ensemble des peuples descende dans la rue le 7 septembre 2010 sans banderoles syndicales ni trompettes. Ne nous égarons (...)

luttes sociales

Asssurancetourix contre les Anglo-Saxons

Nonfiction, 22 juillet 2010 16:00

Le 25 janvier 2005, quelques semaines après l'annonce par Google de son projet de numérisation de quelque quinze mille livres et périodiques sur une période de six ans sur la base d'accords avec de grandes bibliothèques américaines, universitaires ou publiques (Harvard, Stanford, Michigan, New York Public), (...)

Lectures, Culture

Equipe de France de Football : les leçons de l’échec

Terra Nova, 22 juillet 2010 15:31

La Coupe du Monde vient de s’achever. La fête madrilène contraste avec l’amertume de l’élimination française dans le climat délétère que l’on sait. Terra Nova revient dans cette note sur le psychodrame national qui a entouré l’élimination précoce de l’équipe de France. Les auteurs analysent les dysfonctionnements qui l’ont (...)

football

A l’insu de son plein gré…

TGB, 22 juillet 2010 15:23

- Accélération à l’avant du peloton... le leader du team Fouquet’s Bettencourt semble en grande difficulté dés les premiers lacets. Depuis son malaise vagal et malgré sa rééducation du périnée, il a complêtement perdu son coup de pédale légendaire qui lui faisait aller chercher les victoires avec les dents et les soupçons de (...)

crise du politique, Quinquennat Sarkozy

De la mise en scène des catastrophes

Jean-no, 22 juillet 2010 11:39

Une intéressante affaire, révélée par AmericaBlog (média fondé par l’avocat, conseiller politique et activiste John Aravosis), embarrasse la société British Petroleum. En observant à la loupe une photographie du centre de commande de Houston, dédié à gérer la catastrophique fuite de pétrole qui a lieu en ce moment même dans (...)

Image

Bettencourt way of life

Disparitus, 22 juillet 2010 06:30

Le JDD d’aujourd’hui recèle de petits trésors derrière l’histoire de cette affaire. C’est l’arrière cour qui est intéressante à observer plus que les rebondissements effrenés et sans fin, commentés à l’infini par BA, l’inconnu. Carlos Cassina Vejarano par exemple déclare ainsi dans son interview exclusive au JDD :"Début 2008, (...)

vieux monde rassi

le sarkozisme, avatar du Front national

pas perdus, 21 juillet 2010 15:05

Depuis quelques jours, les sondeurs -dont nous nous méfions- signalent que le FN est en forte progression. Ces politologues annoncent même le candidat du Front National au 2d tour de la présidentielle... L’UMP accuse la gauche de faire le jeu du FN en demandant des comptes à Woerth et au pouvoir actuel... Koz, un (...)

Quinquennat Sarkozy, extrême droite

Le Mexique en sang ; les médias libres contre la tyrannie invisible

Ké Huelga Radio, 21 juillet 2010 10:15

Les animateurs de la radio mexicaine Ké Huelga nous ont fait parvenir ce texte. Passionnant, il fait le point sur la situation ensanglantée d’un pays où règne la loi du plus fort - au plan économique comme militaire. Et il explique aussi combien le travail essentiel mené par cette petite radio militante est aujourd’hui (...)

Amérique Latine

Les Assyriens, inventeurs de la guerre sainte ?

Nonfiction, 21 juillet 2010 09:26

Dans ce texte qui allie clarté et précision, l’auteur, spécialiste des civilisations du Proche-Orient ancien, propose une mise au point sur l’état actuel des recherches concernant l’Assyrie, en prenant comme fil conducteur de son exposé la guerre – et la religion qui lui est indissociable dans cet empire. Pourquoi prendre (...)

Religion, Histoire

L’abeille au secours de l’humanité ?

Rémi Begouen, 21 juillet 2010 08:14

Grâce à mon boycott du bla-bla de Tsarko du 12 juillet, j’ai pris le temps de finir la lecture, passionnante mais exigeante, de ce nouveau livre important d’un écrivain à la fois économiste (hétérodoxe !), historien, philosophe et… poète. Du moins commence-t-il son ouvrage par une surprenante et belle fable en vers libres, (...)

Économie

Déchéance de la nationalité Française : le parlement ne doit pas jouer aux apprentis sorciers

Terra Nova, 21 juillet 2010 08:00

La déchéance de la nationalité française, évoquée par le ministre de l’intérieur au printemps pour "sanctionner" un individu accusé de polygamie et de fraude aux aides sociales, reviendra sûrement dans le débat public lors de l’examen du projet de loi Besson à l’automne. Cette notion, définie dans des termes extrêmement (...)

crise du politique

L’Education nationale devra revoir les fichiers "Base élèves" et "BNIE".

Poolp1, 21 juillet 2010 06:18

Education nationale : fichiers “Base élèves 1er degré” et “BNIE”. Conseil d’Etat, 19 juillet 2010. [Note Poolp : Après avoir été classées sans suite par le Procureur de Paris, les plaintes des parents d'élèves ont été en grande partie prises en compte par le Conseil d'Etat. Comme quoi...]. Les fichiers “Base élèves 1er (...)

Libertés individuelles

Mission impossible

Josh Lyman, 20 juillet 2010 15:30

Le rapport de l’IGF sur le comportement de l’ex Ministre du Budget à l’égard de la situation fcale de Mme Bettancourt est une triple incongruité D’abord, si prestigieux soit-il et indépendant dans ses conclusions, un corps d’inspection n’est pas une juridiction. En l’occurrence, l’Inspection des fnances est placée sous (...)

Eric Woerth

l'aide juridictionnelle dans l'oeil du Sarko !

pas perdus, 20 juillet 2010 13:00

Pour sauver le bouclier fiscal et tous les privilèges accordés à la bande du Fouquet’s, la Sarkozie n’a aucune limite ni préjugé pour voler quelques sous aux plus faibles et aux plus démunis. Après l’aide pour le logement (APL, l’allocation pour adultes handicapés (AAH), bientôt l’aide juridictionnelle (AJ) risque d’être (...)

crise du politique

La censure comme outil de communication politique

Luc Mandret, 20 juillet 2010 13:00

Les médias vont devoir s’y habituer : de plus en plus, ils devront affronter le cas d’annonceurs publicitaires qui cherchent à faire parler d’eux à tout prix. En allant toujours dans le plus trash, le plus provocateur et le plus racoleur, certains peuvent ainsi espérer une campagne de communication au prix le plus (...)

publicité

Muriel Marland-Militello sur la liberté de la presse : et si ce n’était qu’un petit avant-goût de Christian Estrosi ?

bluetouff, 20 juillet 2010 12:14

Je viens de me farcir les 3 derniers billets de la député Muriel Marland-Militello. Je ne m’attendais certes pas à passer un bon moment… et bien j’ai été servi, j’ai aussi lu son droit de réponse qui me convient très moyennement, encore une fois, on tente de vous faire gober que c’est pour vous protéger vous, citoyens, alors (...)

Liberté de la presse

La faveur de la disgrâce

Nonfiction, 20 juillet 2010 12:00

Après Audrey Hepburn, Al Pacino et Johnny Depp, la collection Jeux d’acteurs des éditions Scope s’enrichit d’un nouvel ouvrage, toujours sur une célébrité, mais cette fois sur une figure atypique, unique en son genre : Michel Simon. On ne peut que souligner l’originalité de cette collection, qui souhaite exploiter un (...)

Culture

Quelques mots sur les micro-partis

Jules, 20 juillet 2010 06:30

Dans ce monde où la corruption des valeurs morales étend chaque jour davantage son empire, le micro-parti a fleuri comme la corrosion sur le meilleur acier. De quoi s’agit-il ? Eh bien, de minuscules structures constituées en parti politiques et qui obéissent au régime de la loi n° 88-227 du 11 mars 1988 relative à la (...)

crise du politique

Le dernier siècle

Par Vincent Vauclin, 19 juillet 2010 17:35

Frank John Fenner est un éminent scientifique australien, qui fut notamment à l’origine de l’éradication de la variole. Dans une interview datée du 16 Juin 2010 à The Australian, il livra sa vision de l’avenir de l’Humanité : l’extinction. Ainsi, selon lui, l’espèce humaine aura disparu dans un délai d’un siècle, notamment (...)

Capitalisme, Déclin de la France

167ème semaine de Sarkofrance : la République reprochable de Nicolas Sarkozy

Juan de Sarkofrance, 19 juillet 2010 14:14

La contre-offensive a fait choux blanc. Empêtré dans ses affaires, Sarkozy s’est résolu à parler à la télévision. Il a pris son air indigné et grave, et une posture faussement pédagogique. Les cheveux laissés grisonnant dans un décor de palais, il a égrené ses arguments sans comprendre les raisons profondes de ses difficultés. (...)

Quinquennat Sarkozy

Les apocryphes, miroirs des christianismes anciens

Nonfiction, 19 juillet 2010 12:05

Tout texte religieux, pour perdurer, s’inscrit dans un système d’écrits qu’on appelle corpus ou canon. Le canon est un mot grec qui désigne une "règle" et qui réfère donc à une norme. Si le processus de la constitution d’un corpus chrétien des Ecritures a été lent et complexe, la conscience de la nécessité de mettre (...)

Religion

La leçon de morale de monsieur Attali

Agnès Maillard, 19 juillet 2010 11:25

En temps normal, je ne perds pas mon temps sur ce genre de papier dont le principal intérêt est de faire mousser son auteur avec l’exubérance d’un blaireau plongé dans un océan de savon à barbe. Mais voilà : les nouvelles fonctionnalités de partage de flux de Google Reader ont favorisé l’émergence d’une commununauté (...)

Jacques Attali

Anticor : nous ne sommes plus en démocratie

Rva, 19 juillet 2010 10:11

Avec Seb Musset et vogelsong nous avons eu l’idée il y a quelques semaines d’interviewer Séverine Tessier porte parole d’Anticor. En effet en assistant a un débat sur la perte d’intérêt des citoyens pour la chose politique, j’avais constaté que son discours intéressant et celui de la porte parole de l’UFC avaient été les (...)

Corruption

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La succession Wildenstein, une future affaire Woerth ?

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Les coulisses de l'affaire Bettencourt


Grosse émotion...
Je vous conseille le groupe La Canaille. C’est du rap, mais ce n’est pas seulement du rap...


La Canaille " l’usine "
envoyé par WAAAMUSIQUE. - Clip, interview et concert.

CC

L'usine


Mais quand le gouvernement va-t-il nous débarrasser de la pénible affaire Woerth ?


Le contrôle total de l'économie par la monnaie


Raphaël Anglade

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