Économie , Mondialisation
Christian Dron sur Betablog | 5 juin 2007 | | 0 commentaires
Le nouveau mur de l’argent - Essai sur la finance globalisée , François Morin, Seuil, 2006
Christian Dron, président de l’association Agir pour Lisses, présente ici un résumé du dernier livre de François Morin, « Le mur de l’argent - Essai sur la finance globalisée », 288 pages, Seuil (09/2006). ISBN 2020868709
François MORIN est professeur de sciences économiques à l’université de Toulouse-1. Il a été membre du Conseil général de la Banque de France, il a publié de nombreux ouvrages dont « Le cœur financier européen » en 1993. Il vient de publier en 2006 aux Éditions du Seuil « Le nouveau mur de l’argent » sous-titré « Essai sur la finance globalisée ».
Que dit-il ? Il constate que l’histoire monétaire et financière que la France a connue entre les deux guerres et en train de se répéter, mais cette fois à l’échelle planétaire. Le comportement des grandes banques internationales dresse un nouveau « mur de l’argent » auquel se heurte la volonté des politiques.
L’expression « mur de l’argent » renvoie au Cartel des gauches de 1924. Cette formule fut utilisée par Édouard Herriot, président du Conseil après la victoire du Cartel des gauches pour dénoncer les forces de l’opposition qui renversèrent son gouvernement en 1925. Cette expression fut reprise tout au long de cette période. Il fallu attendre l’arrivée du Front populaire pour régler ce dysfonctionnement sociétal et mettre fin à ces conflits répétés en modifiant les statuts de la Banque de France.
En effet, depuis 1936 les grandeurs d’ordre économique ont bien changé. On parle désormais en teradollars ou encore en teraeuros, c’est-à-dire en millier de milliards de dollars ou en millier de milliards d’euros !
F. Morin met à jour le rôle majeur que jouent aujourd’hui les grandes banques mondiales. Il constate, preuves à l’appui, que depuis les années 1990 quelques dizaines de banques ont conquis le vrai pouvoir de la régulation monétaire. En effet, ce sont elles qui dictent désormais l’évolution des taux d’intérêt, et non plus les banques centrales. Aussi, notre revendication démocratique contestant l’indépendance des banques centrales à l’égard du politique semble être dépassée. Le pouvoir réel est aujourd’hui ailleurs. Morin pense que si nous ne réagissons pas vite ce système dominant nous conduit droit… dans le mur.
Comme je suis et nous sommes des optimistes, observons donc pour voir comment nous pourrions « faire front international » face aux dérives de cette puissance désormais globalisée et libéralisée.
Ce mur de l’argent est fait de liquidités qui transitent à l’intérieur des systèmes de règlement, ce qui les soumet à un risque systémique croissant. Mais surtout ce mur se bâtit sur des comportements d’acteurs dont la logique est celle du prélèvement de valeur sur l’activité économique : survaleurs actionnariales, coût de transaction et plus-values spéculatives sur produits dérivés, surcoût de financement en raison du niveau atteint par les taux d’intérêt réels. Cette finance nouvellement libéralisée a un impact considérable sur l’économie réelle. Les investisseurs financiers ont imposé aux entreprises de nouvelles normes de gestion qui transfèrent massivement les risques sur les salariés et sur les futurs retraités.
Cela se caractérise, sur le plan financier, par l’émancipation de la liquidité de la tutelle des banques centrales. Pour dire autrement, les banques centrales sont, dans ce nouveau régime, contrainte de fournir au marché monétaire et financier la liquidité dont ce dernier a continuellement besoin. Autant dire que ce suivisme leur fait perdre le pouvoir de régulation qui était le leur auparavant, et notamment leur pouvoir d’action sur la gamme des taux d’intérêt.
Ces grandes banques internationales, qui détiennent désormais le pouvoir, sont le plus souvent à l’origine de l’innovation financière liée aux produits dérivés ; elles dominent le marché des swaps au point d’exercer un pouvoir de marché sur la formation de leur taux, qui sont aujourd’hui les taux de référence de l’ensemble des marchés monétaires et financiers ; enfin, depuis peu, elles ont pris le contrôle des sociétés qui gèrent les fonds d’investissement sur le compte de tiers, celles qui sont à l’origine de la valeur actionnariale et par conséquent de la financiarisation de la gestion des firmes. Ces banques forment aujourd’hui un oligopole particulièrement puissant à l’échelle internationale. Les banques centrales sont désormais reléguées au second plan, c’est-à-dire qu’elles sont de plus en plus cantonnées à ce rôle de simples pourvoyeuses de liquidités dont le marché a besoin. Cet oligopole est, selon Morin, le véritable régulateur des marchés monétaires et financiers mondiaux. C’est lui le maître d’ouvrage du mur de l’argent qui se bâtit sous nos yeux. Cet oligopole n’est évidemment soumis ni à un contrôle politique, ni a fortiori à un contrôle démocratique.
La question qui se trouve désormais posée est donc bien celle d’une régulation des activités de cette finance globalisée et de ce noyau oligopolistique. Comment produire les contre-pouvoirs efficaces face aux tentations hégémoniques de cette sphère et de ses principaux acteurs, dont le résultat est une croissance des inégalités et une instabilité chronique ?
Que deviennent dans ce contexte l’efficacité des politiques économiques menées dans le seul cadre national, voire à l’échelle plus grande de blocs régionaux ?
N’y a-t-il pas là une des causes, sans doute majeur, des impuissances gouvernementales à gérer les équilibres économiques et sociaux de nos sociétés ? Nous touchons, avec cette dernière question, le contenu potentiellement explosif des rapports entre cette finance globalisée et la démocratie. La finance globale n’exerce-t-elle pas des effets dissolvants sur nos sociétés démocratiques ?
Morin constate la disparition progressive des cadres macroéconomiques traditionnels ; constate l’impuissance des politiques économiques et publiques ; entrevoit la montée des déséquilibres économiques et sociaux. Aussi il se demande si cette globalisation financière n’est pas finalement une des causes directes de ce qu’il faut bien appeler la crise du politique qui traverse nos sociétés démocratiques.
Morin nous propose quelques suggestions mais prend bien soin d’indiquer qu’elles doivent être, pour être valables, le fruit de longs débats, de confrontations multiples, d’expertises nombreuses. Si solutions il y a, elles doivent se positionner dans un cadre beaucoup plus général, où seraient rappelés les principes d’un développement durable de la planète.
Le défi est considérable. Et comme j’ai eu modestement l’occasion de vous le présenter lors d’une planche précédente, le développement durable revient bien à mettre les valeurs et les objectifs politiques, sociaux, culturels et écologiques au-dessus des objectifs marchands et financiers.
Je suis d’accord avec Morin sur le fait qu’il faut d’abord relever le défi politique. Le mur de l’argent, dit-il, qui s’est dressé devant nous, en quelques années, « financiarise » l’activité d’entreprise (voir les travaux de Daniel BACHET, notamment, de l’Université d’Evry Val Essonne sur « les sociétés de capitaux » qui font référence en la matière), le monde du travail, mais aussi la gestion de l’État. Ce dernier point est fondamental. L’endettement public n’a fait que croître au cours de ces dernières années, notamment en raison des dépenses engendrées directement par les processus de libéralisation et de globalisation : coûts salariaux de chômage toujours croissant, dépenses de santé (liées aux nouvelles formes d’organisation du travail) en expansion continue, dépenses de sécurité ascensionnelle en raison notamment des désordres visibles de nos cités. Bref, il faut que l’État finance toujours plus les dégâts liés à la rupture du lien social de nos vies en collectivité. Il s’agit ici d’un point névralgique. En raison de ses endettements croissants et surtout de la dette qui les accompagne, de nouveau, un pouvoir bancaire concentré tient entre ses mains les destinées de nombreux pouvoirs politiques. Bon nombre de gouvernements se trouvent dorénavant confrontés à la gestion des contradictions qu’engendre au quotidien le processus de globalisation.
Si l’on veut modifier la mondialisation libérale qui s’opère sous nos yeux, si l’on veut par conséquent engager de nouvelles pratiques politiques il va falloir que tous repensent le renouvellement de leurs projets. La gamme des propositions politiques ne pourra plus être bâtie sur des visions principalement « nationales », comme cela a toujours été le cas jusqu’à présent.
Il faut un renversement total des perspectives. Il faut comprendre dorénavant notre vie en société à travers le prisme de notre « village planétaire » (Morin fait ici référence au Canadien McLuhan qui distingue, en gros, trois étapes dans la communication : le stade primitif de la société sans écriture, dans lequel l’usage de la parole fait prédominer l’ouïe ; la « galaxie Gutenberg », où l’imprimerie multiplie les informations visuelles mais parcellise l’information et la nature humaine (ce qui entraîne le travail à la chaîne, le nationalisme en politique…) ; « la galaxie Marconi » ou ère électronique, qui propose un message simplifié mais global et reconstitue la famille humaine en une seule « tribu mondiale ». Il indique que le médium en soi est le message. Son livre écrit en 1968, Guerre et paix dans le village planétaire, fait fureur. Désormais, l’expression village planétaire sera reprise dans le monde entier).
C’est bien dans cette nouvelle « collectivité publique » que l’on pourra forger, alors un vrai « sens » pour l’action politique et citoyenne. Forger ce « sens » ne peut résulter que d’un large débat démocratique.
Morin pense que la réponse à ces interrogations ne peut pas être une réponse seulement partielle, comme la taxe Tobin. Cette dernière ne s’intéresse qu’aux flux de capitaux à court terme, qui transitent sur le marché des changes, soit un compartiment très particulier de l’un des marchés de cette « terafinance ».
À question globale, ne faut-il pas une réponse globale ?
Rappelons qu’en matière de régulation il existe, à côté des deux formes que sont d’une part la régulation étatique (par des réglementations a priori) et d’autre part la régulation par les marchés (par des sanctions a posteriori), d’autres instruments qui ont fait la démonstration de leur efficacité :
- la régulation par des autorités indépendantes (de l’État et des opérateurs), dont la légitimité et la crédibilité doivent être incontestables (nomination ou ratification par des instances démocratiques, mandat irrévocable de leurs membres, etc.) ;
- la régulation par des règles négociées ; elles peuvent l’être entre les autorités indépendantes et les organisations professionnelles concernées (on les appelle également codes négociés de bonne conduite), elles peuvent l’être aussi entre les différentes autorités indépendantes (elles définissent alors un champ d’« interrégulation ») ;
- la régulation par des normes venues des acteurs du marché eux-mêmes, que l’on qualifie habituellement d’« autorégulation ». La première idée que défend Morin et celle d’une réponse en terme de régulation globale. Cette vision implique de ne plus considérer la globalisation financière comme une série de processus s’exprimant, certes à l’échelle mondiale, mais de façon diffuse et sans logique apparente. D’où sa proposition principale concernant cette architecture : la création, à son sommet, d’un régulateur global qui sera en capacité de faire face à cette « Terafinance internationale », non pas à travers un seul de ses compartiments particuliers, aussi important fut-il, mais sur l’ensemble de ses activités. La vocation de ce régulateur, qu’il appelle pour la commodité, comité global de régulation (CGER), sera par conséquent, d’exercer ses missions sur tous les marchés de la finance internationale. La légitimité de ses membres doit être forte. On pourrait alors imaginer plusieurs sources de nomination de ses membres (État, organisations internationales, organisations non-gouvernementales...), et des mandats irrévocables et non renouvelables. Bref, tous les attributs d’une autorité indépendante et à la légitimité incontestable.
Cette autorité ne serait pas unique. Elle aurait une vocation globale, mais sa mission fondamentale serait en réalité d’assurer la cohérence d’un système de régulation à l’échelle planétaire. Située à la tête de ce système, elle exercerait son action non pas en relation directe avec les acteurs du marché, mais en « interrégulation », c’est-à-dire par des règles négociées avec d’autres autorités indépendantes. Celles-ci, principalement au nombre de trois, seraient tout aussi importantes puisque leurs missions seraient également globales, à l’échelle internationale, mais leurs actions seraient spécialisées sectoriellement. On trouverait :
- le régulateur des marchés monétaires (R.M.M.), qui aurait pour mission fondamentale de veiller à la stabilité monétaire dans le monde, via une interrégulation avec les Banques centrales, ainsi que pour la fixation des règles relatives aux marchés des changes. Il serait également chargé de produire des études de « téraéconomie monétaire ». L’objectif de l’interrégulation serait notamment de faire coopérer les grandes banques internationales en cas de crise de la liquidité ou de crise des changes. Le R.M.M. pourrait assumer la fonction de prêteur en dernier ressort.
- le régulateur des marchés financiers (R.M.F.), alter-ego du précédent, aurait de son côté pour mission de veiller à la stabilité financière des marchés mondiaux. Son action de réglementation devrait s’exercer notamment sur les marchés de produits dérivés (réglementation relative aux dépôts de marge et aux effets de levier). Il serait chargé d’études de téraéconomie financière afin de repérer tous risques systémiques liés au développement inconsidéré de la liquidité financière.
- le régulateur prudentiel (R.P.) exercerait au moins deux fonctions : la fonction de réglementation, relatives aux activités de protection des investisseurs, et surtout la fonction de contrôle microprudentiel, qui s’attacherait aux banques et investisseurs financiers « globaux ». Les normes comptables internationales seraient harmonisées définitivement. Il bénéficierait de tous les moyens pour acquérir auprès des groupes bancaires la totalité de l’information qui lui serait utile pour assumer ses missions.
Cette architecture demeure aujourd’hui encore une vision de l’esprit. Mais à terme, un schéma probablement de cette nature émergera, tant les problèmes posés actuellement devront trouver demain une solution. Les forces de résistance à un tel changement sont bien connues d’avance : les Banques centrales ne souhaitent pas voir le contrôle prudentiel leur réchapper ; elles craignent également l’émergence d’autorités concurrentes qui pourraient être en charge de la régulation financière. Surtout, elles ne souhaitent pas voir leur indépendance entamée par un « super régulateur » qui les entraînerait dans un jeu de négociation qui ne leur est pas familier. Pourtant, elles sont de plus en plus à la remorque des marchés financiers, dont elles défendent l’orthodoxie libérale, mais dont le résultat paradoxal, et non recherché, est d’affaiblir progressivement leur influence.
Je suis également d’accord avec Morin lorsqu’il dit que l’émergence d’une régulation nouvelle ne naîtra pas seulement de discussions technocratiques, que sa nécessité politique suppose aussi le développement d’actions sociales, d’actions collectives qui fassent prévaloir le développement durable sur la logique financière.
Pour répondre à l’instabilité croissante liée aux pratiques destructrices de la valeur actionnariale, et plus précisément à la norme financière qui s’est imposée à l’échelle de la planète, il est indispensable de faire avancer plusieurs idées essentielles. Morin en indique trois. D’après lui, il faudrait :
-1- rétablir au plus vite une véritable responsabilité patrimoniale dans la gestion institutionnelle et, de façon plus générale encore, freiner la possibilité de recourir à des effets de levier. Il faut impérativement que l’épargne puisse de nouveau financer des investissements à long terme, source de productivité et de croissance.
-2- allonger la durée des investissements financiers en promouvant essentiellement des fonds à prestations définies, pour éviter que les investisseurs n’exigent des entreprises des rentabilités financières excessives. Tant que l’on proposera aux futurs retraités des rendements très élevés, il est illusoire de croire que ces épargnants développeront naturellement un sens de l’intérêt général, en plaçant par exemple leurs ressources dans des fonds éthiques. Force est de constater que nous sommes bien, sur cette question, face à l’un des enjeux démocratiques les plus forts qui attend notre communauté mondiale, face à une terafinance internationale qui affiche sa puissance chaque jour davantage et affirme, malgré ses dysfonctionnements, son unité de fonctionnement.
-3- associer alors (si l’idée précédente est mise en oeuvre) les partenaires sociaux ou les représentants des salariés à la définition et à l’orientation du plan d’investissements financiers. C’est la condition pour aller vers une « épargne citoyenne » qui soit davantage respectueuse de la ressource humaine. Morin ose l’hypothèse suivante : il pense qu’il serait intéressant d’imaginer que les régulateurs puissent avoir mission d’organiser le financement des charges à caractère général (en France on dirait « de service public ») par le prélèvement de taxes sur les activités qui nécessitent l’utilisation de réseaux, c’est-à-dire d’infrastructures essentielles. On est ici très près de la taxe Tobin, sauf qu’il s’agirait d’une taxe Tobin appliquée à l’ensemble des réseaux de la finance internationale et non au seul marché des changes. Il pense qu’une partie de ces ressources pourrait directement servir au fonctionnement de la finance internationale elle-même, par exemple en limitant fortement les mouvements à caractère spéculatif. Une de ses autres idées consisterait à financer par ce canal des politiques infrastructurelles, par exemple celles qui sont relatives à l’intermédiation bancaire ou financière, dans les pays qui n’en sont pas dotés ou qui ne le sont que faiblement, sans exclure a priori des aides pour la promotion de circuits de financement qui ont déjà pu faire leurs preuves, comme ceux du microcrédit. Enfin il rêve d’une communauté internationale suffisamment rassemblée pour que des financements puissent être consacrés à des opérations autres que celles qui sont liées à la sphère financière proprement dite. Des opérations qui répondraient par exemple, aux enjeux environnementaux de la planète, aux défis du développement durable ou bien encore à la pauvreté dans le monde.
Notre « village planétaire » a besoin d’être construit sur d’autres bases que celles de la financiarisation globale de nos activités économiques.
Nous devons faire prendre conscience des enjeux, indiquer les moyens politiques à mettre en œuvre, comme la mise en place sur le plan planétaire d’un conseil de sécurité économique par exemple, sans attendre d’autres chocs ou crises financières qui ne feraient qu’accroître les désordres de nos démocraties.
Il ne nous reste plus qu’à : Travailler plus pour gagner plus ... en force, en conviction pour un monde plus juste !
Christian DRON, président d’Agir pour Lisses.
Agir pour Lisses est une association citoyenne qui regroupe localement des militants (PS, PC, PRG, Verts) et sympathisants de Gauche soucieux de redonner, à l’occasion des prochaines élections municipales de 2008, dynamisme et innovation à la ville de Lisses. Le programme municipal que nous mettons en place, suivant une démarche qui a l’ambition de laisser une grande place aux débats et à la participation citoyenne, vise à promouvoir : la cohésion sociale, le bien-vivre ensemble sans aucune discrimination, la qualité de notre environnement, dans notre ville où il fait bon vivre, permettre à chacun de trouver sa place dans sa commune.
Lisses, avec Evry, fait partie de la 1re circonscription de l’Essonne (91). Lisses est une des cinq communes de la Communauté d’agglomération Evry centre Essonne. Elle a la particularité d’être la plus petite en terme de population (bientôt 8200 habitants) et la plus grande en superficie (1045 ha). La spécificité de Lisses réside dans le fait que ce petit village du Hurepoix est situé sur un plateau où réside encore le dernier agriculteur du pays, qui cultive aujourd’hui plus de 200 ha sur Lisses. Sur le pourtour de la commune nous trouvons sept zones industrielles qui représentent une partie non négligeable du développement économique de l’agglomération. La population lissoise, bien qu’ayant changé ces dernières années, reste une population d’ouvriers spécialisés (SNECMA, AIR FRANCE...) et de cadres moyens. Le phénomène de monoparentalité a cependant entrainé une nette paupérisation de la population depuis ces dix dernières années.
- betanonyme







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