Nicolas Sarkozy , Quinquennat Sarkozy

Democrypte | 1er juin 2007 | | 1 commentaires

Missives de Démocrite sur les rumeurs qui courent à propos de Sarkominus (V)

J’ai pour habitude de me tenir éloigné du tumulte du monde pour mieux contempler la Nature. Toutefois, je crois nécessaire d’apporter l’éclairage de la philosophie sur les évènements qui agitent la contrée de Droite, car ils ne sont pas sans effets sur les citoyens.

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LE 23 MAI : SARKOMINUS ET FILLONUS, OU LA PERSPECTIVE STRABIQUE

Une curieuse entente unissait Sarkominus et Fillonus, deux hommes pourtant divergents en toute chose.

Ils s’accordaient sans doute quelques principes généraux : Par exemple, ils étaient d’accord sur l’idée que l’époque exigeait un tyran populaire capable de réaliser la « rupture. »

Sarkominus, tyran et César en titre, voyait les choses ainsi : il voulait, pour gagner sa popularité, que le peuple l’aimât, et - tant il est vrai qu’il faut donner pour recevoir -, il ne manquait jamais de faire milles promesses irréalisables.

Fillonus, vice-tyran, était tout différent. Il se désintéressait de l’amour du peuple et se satisfaisait pleinement à l’idée, qu’un jour, le peuple l’admirerait pour sa perfection. N’était-il pas, de l’aveu de même Sarkominus, un être « plus que parfait » (1) ? Plus-que-parfait, c’est-à-dire, à l’instar de la forme verbale, un homme plus vénérable encore que les Anciens eux-mêmes. Un homme qui n’avait d’égal en sagesse, que les hommes des tout premiers temps, ceux du préhistorique Age d’Or.

Ils s’accordaient, aussi, sur l’idée générale qu’un tyran se devait de gérer la cité, comme si celle-ci eut été son bien propre.

Pour le vice-tyran Fillonus (2), cela signifiait qu’il lui fallait gérer la Cité en bon père de famille, exactement comme il gérait son propre domaine. Ce qui signifiait concrètement : gérer en proscrivant toutes dépenses inutiles. Pour témoigner de son amour de la frugalité, il donnait en exemple sa propre famille : son épouse l’avait d’abord charmé, disait-il, par la grâce à son prénom : Pénélope. Ce prénom lui évoquait irrésistiblement, l’adorable et l’ingénieuse épouse d’Ulysse qui, faisant et défaisant sans cesse sa tapisserie, avait su, dix ans durant, égayer ses journées avec un budget de pelotes de laine des plus raisonnables. Il vantait la vie simple des campagnards, et ses enfants se divertissaient sans entrave grâce à des promenades champêtres. Sa carrière politique se résumait à ce dessein d’initier ses concitoyens au bonheur de l’existence frugale. Ce n’était cependant pas, chez lui, un goût masochiste pour la privation. Epicurien dans l’âme, il s’autorisait des loisirs luxieux et possédait des chars rutilants et des attelages parmi les plus prestigieux (3). D’ailleurs, chaque fois qu’il sabrait les budgets sociaux (et c’était souvent et d’ailleurs pas seulement des budgets sociaux), il ne manquait jamais de réciter ces profondes paroles d’Epicure, extraite d’une lettre à Ménécée : « Nous sommes intimement convaincus qu’on trouve d’autant plus d’agréments à l’abondance qu’on n’ y est moins attaché. Du pain et de l’eau procurent le plaisir le plus vif, quand on les mange après une longue privation. L’habitude d’une vie simple et modeste est donc une bonne façon de soigner sa santé, et rend l’homme par surcroît courageux pour supporter les tâches qu’il doit nécessairement remplir dans la vie. Elle lui permet de mieux apprécier, à l’occasion, les repas luxueux et, face au sort, cette vie modeste l’immunise contre l’inquiétude ». Fillonus ne doutait pas que le peuple finirait par admirer sa sagesse et sa gestion toute tempérante de la Cité.

Sarkominus partageait avec Fillonus l’opinion que le tyran se devait de gérer la Cité comme s’il s’agissait de son propre bien. Mais il comprenait la chose différemment. Son désir d’être aimé, nous l’avons dit, le poussait à promettre des dons extraordinaires à ses concitoyens. Il soutenait qu’il était toujours bon de donner, car ce qui était donné aux citoyens, était en quelque manière donné à la Cité (puisqu’il y a identité entre le peuple et la Cité), et ce qui était donné à la Cité lui revenaient « d’une certaine manière », puisqu’il gérait la Cité comme si elle était son bien propre. Logicien conséquent, il admettait que la réciproque n’était pas moins vrai, et que tout ce qu’il se donnait à lui-même en prélevant dans les caisses de la Cité était nécessairement donné au Peuple et à la Cité. Il démontrait, en outre, que le meilleur critère d’évaluation de l’efficacité des dons qu’il faisait à ses concitoyens, c’était son propre enrichissement.

Pour évaluer la pertinence des dons qu’il effectuait, Sarkominus utilisait, en guise de baromètre, un cabinet d’avocats (4) dont il conservait la propriété. Pour les besoin de sa démonstration, Sarkominus commença par baisser substantiellement les impôts des ploutocrates (5) et comme ces derniers, enrichis, amenait de nouvelles affaires à son cabinet, il affirma le caractère scientifique de sa méthode d’évaluation des politiques publiques. Il fit, ensuite, racheter par la Cité, à bon prix, des actions que Lagarderus Magnus avait investi dans le projet « Icare-bus » (6), projet qui battait de l’aile depuis que l’on avait découvert quelques fatales erreurs de calculs de l’ingénieur Dédale. Puis, il vendit, à vil prix, à son ami Bouygus Maximus, les actions de la prospère société publique « Asongea » (7), spécialisée dans le thermo-nucléus (c’est-à-dire dans le chauffage des thermes et le débitage des nucléus de silex nécessaire à l’allumage des chaudières des thermes). Et comme ces deux ploutocrates, substantiellement enrichis, ramenaient de nouvelles affaires à son cabinet, il n’eut presque plus aucun doute sur à la validité de sa méthode.

Pris de scrupules, il voulu toutefois s’assurer qu’il n’y avait point d’artéfacts ou de biais dans son raisonnement. Il tenta, donc, une nouvelle vague de dons en supprimant les taxes qui limitaient la spéculation foncière (8). Le capharnaüm provoqué par l’affluence de clients fortunés envahissants son cabinet d’avocats acheva de le convaincre de la pertinence de sa méthode. Tous les amoureux des belles pierres, heureusement enrichis, refirent surface et se pavanèrent dans la Cité. On remarqua, notamment, la présence, au côté de l’insoupçonnable Datia (le jour de sa nomination comme chef de la judica publica), du vieux Chalandonus, bien connu comme protagonistes de scandales immobiliers (9), comme inventeur des « chalandonettes » (10) et comme promoteur de prisons privée (11). Un homme justement mis à l’honneur pour son amour de l’immobilier, et qui sut, sans préjugés, s’ouvrir à tous les types d’architecture.

Le 24 mai, à 22 :10 : Post de Néron

Dans votre missive du 22 mai, vous annonciez des révélations sur l’action de Vénus. Je vois que vous n’en soufflez mots aujourd’hui ! Vous êtes probablement l’un de ces propagateurs de rumeurs qui pullulent avec pour seul dessein de nuire à notre grand Sarkominus, qui est, pourtant, la bonté même. Moi-même, ayant été victime de nombreuses rumeurs (notamment relative à des opérations immobilières consécutive à un malheureux incendie), je ne puis que vous adresser mon plus profond mépris. Le plus insupportable, c’est que ce sont les plus ignorants qui critiquent le plus. Vous dites, « Vénus », mais de quelle Vénus parlez-vous ? Je vous le demande : est-ce de Vénus – Ourania, déesse de l’amour céleste, ou de Vénus – Pandémos, de l’amour profane, ou de Vénus – Hétaïra, protectrice des courtisanes, ou de Vénus – Euplea, protectrice des navigateurs, ou de Vénus – Pontia, déesse marine, ou de Vénus – Nikêphoros, déesse de la victoire, épouse de Mars, ou encore de Vénus – Cythérée, qui règne sur la délicieuse Cythère. Vous êtes bien en peine pour me répondre ! C’est comme si vous ignoriez qu’il existe une foule d’Apollon, dont Apollon-Néron, dont je suis la manifeste hypostase ! Monsieur le Philosophe, quand on ne connaît rien aux différentes sortes de Vénus, on se tait !

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Le 24 mai, à 00:34 : Post de Méduse la Gorgone

Vous êtes un malade ! C’est celui qui dit qui y est ! Sarkominus est l’être le plus gentil de la terre et l’horrible portrait que vous faites de lui n’existe nulle part ailleurs que dans votre miroir !

Le 25 mai, à 03:47 : Post de Caligula

J’aimais mon cheval et je l’ai nommé sénateur. Si Sarkominus aime le Peuple et qu’il veut le nommer sénateur, je ne vois pas le problème. C‘est un crime d’aimer le Peuple ? C’est un crime d’aimer son cheval ? Je me demande si vous savez ce qu’est la TOLERANCE ? A cet égard vous apprendriez beaucoup de notre aimable César.

Le 25 mai, à 06:38 : Le Post de Sylla

Nous avons trop de traîtres à mettre hors d’état de nuire, chez nous, pour que nous puissions nous occuper de vous. Mais dès que nous en auront le loisir, nous brûlerons vos bibliothèques afin de protéger notre jeunesse. A bon entendeur, salut !

Le 25 mai, à 08:30 : Post de Démocrite

Message au web master (à ne pas publier sur le blog) : Pourquoi est-ce que je vous paye ? Je vous rappelle que ce blog est strictement réservé aux citoyens de notre cité et strictement fermé aux habitants du pays de Droite.

Le 25 mai, à 08:31 : Lagarderus Magnus

C’est de la censure ! C’est de la censure ! Oh ! Que ce n’est pas beau !

Le 25 mai, à 08:32 : Post de Démocrite

Message au web master (à ne pas publier sur le blog) : J’ai changé de web master.

LE 25 MAI : LE RETOUR DES DIEUX

Nul ne saurait, sans crainte, évoquer l’action des divinités. Il faut être prudent, car les dieux, si lointains, ne nous sont connus que par l’entremise des daimôn, êtres qui tiennent le milieu entre le monde terrestre et le monde divin. Ceux qui reçoivent les signes adressés par les daimôn, sont des prophètes et des prophétesses, qui, de par leur sensibilité extrêmes, se portent à des états de délire divin qui leur permet de communiquer avec l’au-delà. Les messages qu’ils nous livrent sont au demeurant étranges, et prennent la forme de rêves ou d’hallucinations, que des devins experts doivent ensuite interpréter.

Dans de telles conditions, rien d’étonnant à ce que les explications tirées de la mantique soient biscornues. Aussi, ai-je pris le parti de me désintéresser des oracles. Mais, contrairement à ce qui se dit, je ne méprise pas les dieux. Ma conviction est que cela fait sens, en soi, que les dieux nous adressent des messages confus. Et j’incline à penser que c’est même, là, le signe le plus tangible de leur infinie sagesse.

En effet, la race des hommes est prompte à s’endormir sur ses premières découvertes. Si cela n’avait tenu qu’aux hommes, ils se seraient amplement contentés de la découverte du feu. Sans les dieux, qui s’appliquent à semer perpétuellement la confusion, nulle contrainte n’obligerait l’homme à penser un avenir qui est toujours indécis. Et, conséquemment, sans les dieux, il ne pourrait inventer des projets qui l’obligent à déterminer lui-même son avenir. Les dieux, en répandant la confusion, obligent, donc, l’humanité à créer et à se grandir. Aussi, ai-je toujours pieusement loué l’action des dieux.

Malgré mon désintérêt pour les oracles, j’ai accepté tantôt de recevoir plusieurs devins jouissant d’une grande réputation. Ils avaient fait un long chemin, depuis Délos, Épidaure, Paphos, Oropos, Épire, et Delphe, pour me consulter. Il m’était difficile de ne point les accueillir. J’ai écouté leurs interprétations des signes qu’ils avaient rassemblés. Et comme certaines rumeurs qui me parvenaient du Pays de Droite semblaient corroborer les suppositions de ces excellents devins, je me suis obligé à examiner attentivement les faits qu’ils me présentaient.

Les devins (qui ne sont pas sûrs des dates auxquels ces évènements se seraient produits) m’ont assuré que les dieux ont décidé de s’occuper « tout spécialement » du Pays de Droite. En effet, Sarkominus, en adoptant une politique qui consiste à répandre la confusion, aurait suscité l’inquiétude de l’Olympe, ou plus exactement de certaines catégories de dieux mineurs du panthéon. Zeus, d’abord, ne voulu pas se préoccuper des inquiétudes de la plèbe divine. Mais bientôt Héphaïstos, patron du syndicat des Forges, lui fit part de ce qu’il ne tenait plus ses troupes. Les Muses lancèrent un mouvement d’occupation du toit de l’Olympe. Hermès radicalisait le mouvement : il ne distribuait plus le courrier ; il mobilisait les Titans et les Centaures, qui défilèrent en épinglant Zeus et sa cours, avec des slogans comme : « notre éternité vaut mieux que leurs profits » et d’autres encore qui dénonçaient des plans de délocalisation des emplois divins chez les humains. Zeus consulta sa cours et admis que l’Olympe n’était pas prête pour la mondialisation, qu’il y avait trop d’archaïsmes et qu’il faudrait réformer en douceur. Devant une Assemblée Générale aussi houleuse que suspicieuse, il s’employa à rassurer les dieux mineurs avec des « si les hommes sèment eux-mêmes la confusion, où va-t-on ? Je vous le demande ? », et il proféra des « si les gens du pays de Droite veulent de la confusion, et bien, ils vont être servis ! La confusion reste et restera le savoir-faire inimitable des dieux ! » Pour ramener bon ordre à tout cela, il promit de dépêcher l’une de ses Vénus, en l’occurrence Vénus.007 dans le Pays de Droite. Cette mesure semble avoir calmé les esprits. Je ne présente évidemment pas Vénus.007, de nombreux spectacles ayant célébré les exploits de cet agent de l’ombre, tireur de flèches qui vont droit au coeur, divinité aquatique qui nargue les requins, et, charmeuse irrésistible, qui met quantité de vénus-boy dans son lit.

Voilà en gros, ceux qu’avaient déduits nos meilleurs devins après avoir analysé les signes transmis par les prophètes et prophétesses qui sont en contact avec les daimôn qui nous rapportent ce qu’ils savent du monde divin.

Il se fait tard. Je vous narrerais demain des rumeurs qui me sont parvenues du pays de Droite et vous verrez qu’elles corroborent étrangement les analyses de nos excellents devins.

LE 26 MAI : SARKOMINUS ET LA TOGE DE CÉSAR

Fillonus s’inquiétait de l’état de santé de Sarkominus. La campagne avait été rude, sans doute, mais Sarkominus se comportait comme s’il craignait d’endosser la toge de César.

Fillonus fut d’abord intrigué par son entretien avec le peintre chargé de portraiturer le tyran. Le peintre, qu’il menaçait de servir aux lions pour l’horrible portrait (12) qu’il avait barbouillé, affirma pour sa défense : « C’est lui qui voulait que je le peigne tout petit, comme si les glorieux étendards de notre Cité, ainsi que la bibliothèque du Palais menaçaient de l’écraser : “Montrez-moi, dans toute mon humilité !” me suppliait-il, avec un regard d’une profonde tristesse. J’avais très peur de lui désobéir. J’ai bien insisté sur le fait qu’un glorieux César doit sourire radieusement, mais aussitôt il s’est mis à sangloter. “Non, peignez ma souffrance, c’est ma plus belle part !” a-t-il ordonné. » Fillonus convaincu que ce genre d’anecdotes ne pouvait s’inventer poursuivis méthodiquement son enquête.

Il rencontra les centurions qui avaient vu Sarkominus, la veille. Ils avouèrent leur trouble : ils lui avaient préparé une jolie maquette avec des figurines pour lui montrer comment les légions se disposaient pour attaquer et massacrer les petites troupes rebelles de Bayroyus. Ce devait être un moment plaisant, mais c’est à peine si Sarkominus s’intéressa à leur exposé. Il semblait ailleurs. Insistant pour qu’il approuve leur plan, Sarkominus lâcha un : « Faites des plans… de toute manière vous recevrez mes ordres quand je le jugerai bon... » Les centurions lui rappelèrent qu’une guerre, cela se préparait à l’avance, et, ils ajoutèrent que c’était là des questions techniques et qu’un grand César se devait de demeurer en retrait du champ de bataille, pour proposer, le moment venu, la paix des braves aux vaincus. La détresse se peignit alors sur le visage de Sarkominus, qui proféra : « Les devoirs d’un César ? De quoi me parlez-vous ? Je ne comprends pas ! Cessez de tenir des propos obscurs, ou je vous fais tous arrêter pour haute trahison ! »

Fillonus se remémora l’atmosphère de curieuse indifférence qui domina les entretiens menés avec les Tribuns Chérècus, Thibaultus, Maillyus et Voisinus. Sarkominus n’y eut point la morgue qu’on lui connaissait. Comme absent, il faisait concessions sur concessions, à la grande surprise de ses conseillers.

Ceux-ci rapportaient en outre que lorsqu’ils le pressaient d’apparaître devant le peuple, il répondait toujours : « si vous voulez, je peux faire un petit jogging, c’est bien le jogging. » Les conseillers rétorquaient : « le jogging, c’est bien en terme d’image, mais il faut aussi du fond » Alors, Sarkominus leur demandait désemparé : « vous voulez que je fasse un marathon ? », ce qui laissait ses interlocuteurs sans voix. « Et que pensez-vous d’un bal ?, demandait-il alors, un bal, c’est moins fatiguant qu’un marathon et la musique ça apaise les maux de tête. » Fillonus collectionnait des indices, et faisait égorger, un à un les témoins, tels ces serviteurs de Sarkominus qui assuraient avoir vu leur César pleurer une journée entière sur son lit, afin que de telles nouvelles ne se propagent hors du Palais.

« - Mon doux César, vous souffrez, n’est-ce pas ? » entreprit Fillonus, bien décidé à percer le mystère de l’affection qui rongeait Sarkominus. « - Mon plus-que-parfait serviteur, soupira Sarkominus, toi seul me comprend ! » « - Pour vous comprendre tout à fait, mon gentil César, il vous faut me confiez la cause de votre malheur » « - J’aime ! » hurla Sarkominus. « - Mais bien sûr, vous aimez, mon bon César, vous aimez votre peuple et, lui aussi, vous aime. Tout le monde vous aime, hormis quelques traîtres dont vous aurez tantôt la tête… » « - Mais non ! J’aime ! » mugis-t-il entre des sanglots.

Fillonus frémit : la Messaline aurait-elle repris son ascendance sur Sarkominus ? N’était-il pas convenu qu’elle devait rester cloîtrée dans ses appartements, pour n’en sortir qu’à l’occasion de festivité afin d’y faire un peu d’apparat ?

« - La Messaline ?... Elle tourmente toujours votre cœur ? » demanda, hésitant, Fillonus. Sarkominus faisait signe que « non » avec la tête, car il suffoquait sous l’effet de sanglots qui déformait sa bouche. « - Qui, alors ? » demanda Fillonus. « - Une espèce de chienne qui se refuse à moi ! Je suis César tout de même ! Toute autre se serait déjà donnée à moi ! », s’écria un Sarkominus enragé. Passé l’instant de colère, les traits de la terreur s’imprimèrent sur le visage de Sarkominus. « Comment ai-je pu prononcer ces mots impies ! Elle est un ange ! Je ne désire que son bien ! Je voudrais à l’instant me prosterner à ses pieds ! Mais je sais bien, misérable que je suis, qu’il y a trop d’orgueil en moi, pour que je puisse me contraindre dans cette posture aimante. Regarde, Fillonus ! Je suis très méchant ! » « - Mais non, mon bon César ! », s’écria Fillonus. « - Je ne dois rien lui demander ! Je mourrais à l’idée de l’importuner ne serait-ce qu’avec l’une de mes caresses. Un regard d’elle me suffit. Un sourire d’elle me comble. La promesse qu’elle viendra, nue-pieds, fouler la terre de ma tombe qui contiendra mes os décharnés, suffit à ma joie ! »

Fillonus était atterré. « Me direz-vous, mon doux César, le nom de celle qui vous saigne ainsi le coeur ? » demanda-t-il. « - Non, mon plus-que-parfait serviteur, elle doit rester insoupçonnable », gémit Sarkominus.

Fillonus sortit, d’abord abasourdis, mais bientôt revigoré. Au fond, toute cette histoire arrangeait bien ses affaires. Il se hâta d’ailleurs de retrouver Géanus et Longuéus dans une taverne et, sans regarder à la dépense, il leur offrit une bouillie d’avoine, puis, il leur conta par le menu son entretien avec Sarkominus. Ils estimèrent que plus Sarkominus serait torturé par l’amour, plus ils seraient libre d’agir à leur guise ; et, en conclusion, ils jugèrent opportun d’aller au temple de Vénus pour y faire un sacrifice. Fillonus acheta donc un poulet en promotion et l’égorgea sur l’autel de la déesse en la priant de prolonger sans fin la flamme de Sarkominus.

Ce qu’ignorait Fillonus, c’est qu’au même moment, dans son Palais, Sarkominus faisait égorger dix bœufs pour remercier Vénus des « révélations » qu’elle lui prodiguait. « Grâce à toi, divine Vénus, clamait-il, j’ai compris que le pire ennemi de l’être aimée, c’est l’amant lui-même. N’ai-je pas insulté, tout à l’heure, la femme qui m’est la plus précieuse ? N’ai-je pas eu le noir désir de la détruire ? Cette vérité m’est précieuse et m’ouvre les yeux : tout ces gens, autour de moi, qui m’aime, de quels noirs desseins sont-ils ou seront-ils animés ? Plus leur amour croît, plus leur désir de me détruire grandis ! Merci, divine Vénus, merci de répandre sur moi et l’ivresse de l’Amour et la vigilance de la Sagesse, prompte à démasquer les traîtres. Merci, divine Vénus ! Grâce à toi, je sais que je ne dois point endosser la toge de César. L’Amour me le commande, afin de témoigner de mon humilité envers l’être aimé. La Sagesse ensuite m’ordonne de demeurer un homme libre. Je ne serais donc point le Père de la Patrie ou celui qui préserve l’unité du peuple. Je suis et reste un homme libre ; libre, y compris, des devoirs qui s’imposent aux Césars ! »

Je vous conterais, dans ma prochaine missive, les préparatifs des légions de Sarkominus et de celles des sénateurs qui s’opposent encore à lui. En outre, je répondrais aux questions que m’adresserons les citoyens de Bêta.


- Démocrypte



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Général Motor bourre le fion des salariés....

Nosotros incontrolados, 26 juillet 2010 00:14

$$ -IL VA FALLOIR FAIRE DES SACRIFICES-$$ !!! AUJOURD’HUI STRASBOURG ...DEMAIN PARTOUT $ $ $ $ $ Au terme d’un chantage qui a fait long feu !!! Et vlan : dans l’os !!! Les employés de la Général Motor de Strabourg viennent de se faire entuber à tombeau ouvert ! Ils ont même gracieusement fourni la vaseline (...)

libéralisme, dialogue social, colère

Pourquoi il faut dissoudre

Julien Dray, 25 juillet 2010 15:55

C’est un fait-divers. Mais un fait-divers qui en dit long. L’attaque d’une gendarmerie et d’un village – Saint-Aignan – par des « gens du voyage » armés, nous rapporte-t-on, de haches et de battes de baseball. Les images sont terribles, d’autant plus terribles que l’on comprend bien en les voyant que nous ne sommes pas face (...)

crise du politique

L'éthique vermoulue à la Française : l'Elysée du Palais Brongniart

Christophe, 25 juillet 2010 14:07

Du vaudeville actuel, qu’il s’appelle woerthgate ou sarkogate, le tableau d’une France inconnue nous apparait au grand jour. Celle d’un capitalisme Français d’un autre age, munis de la barbichette et d’un haut de forme mélangeant indûment, et au grand jour, ses intérêts avec celui du ministère public. Le plafond de verre a (...)

vieux monde rassi

Muhammad Yunus, le banquier des pauvres

Nonfiction, 25 juillet 2010 09:00

Après ses best-sellers Banker to the Poor et Creating a World Without Poverty, Muhammad Yunus apporte une nouvelle pierre à l’édifice de l’entrepreneuriat social avec son dernier livre Building Social Business. Professeur d’économie, fondateur de la Grameen Bank et Prix Nobel de la Paix, le professeur Yunus est considéré (...)

Lectures

Code is Law — De la liberté dans le cyberespace

un auteur invité, 25 juillet 2010 06:43

Lawrence Lessig est professeur de droit des affaires au Centre Berkman de la Harvard Law School. Son dernier livre, « Le code, et les autres lois du cyberespace » (Basic Books), vient d’être publié (voir http://code-is-law.org). Le site du Centre Berkman pour l’Internet et la Société est http://cyber.law.harvard.edu. Le (...)

Numérique

Pouvons-nous devenir plus intelligents, individuellement comme collectivement ?

Hubert Guillaud, 24 juillet 2010 19:30

A l’occasion de la seconde édition de Lift France qui se tenait la semaine dernière à Marseille, retour sur l’intelligence collective et individuelle. Pouvons-nous devenir plus intelligents, individuellement comme collectivement ? Pouvons nous apprendre mieux et plus vite ? Mieux se souvenir ? Prendre de meilleures (...)

Numérique

Ran-tan-plan v’la la com de Sarko

lapecnaude, 24 juillet 2010 16:30

Çà y est, ils sont partis en vacances, nos z'élus, nous laissant un arrière goût amer au fond de la gorge, comme un relent de bière trop chaude. Pour parler de bière, qui va-t-on enterrer ? Le Procureur (et non juge) Courroye s'échine à qui mieux mieux, il est arc-bouté sur ses procès verbaux de perquisitions, (...)

Communication politique

Cette bourgeoisie « politique » qui nous gouverne à la godille ?

Duboubou, 24 juillet 2010 13:32

Il n’est pas faux de penser qu’en dehors de l’hexagone notre démocratie bananière fait encore rêver ! Surtout les clients potentiels qui rêvent de pouvoir bénéficier des avantages sociaux à la française. Cela les stimule autant qu’un pot de confiture attire irrésistiblement les guêpes ! La réalité est pourtant moins (...)

crise du politique

De la généalogie à l’histoire

Nonfiction, 24 juillet 2010 10:00

Les éditions de la Rue d’Ulm ont eu l’heureuse idée de faire traduire le maître-ouvrage de Roberto Bizzocchi, professeur à l’université de Pise. Initialement paru en 1995, réédité en 2009 avec une postface, ce livre bénéficie d’une traduction de Lucie De Los Santos, Laura Fournier-Finocchiaro et Alain Tarrieu. Il est enrichi (...)

Lectures

Madame Liliane Bettencourt est multimilliardaire...

Betablog, 24 juillet 2010 07:47

Madame Liliane Bettencourt est multimilliardaire. Sa fortune est-elle légale ? D’après l’article L410-2, modifié par Ordonnance n°2008-1161 du 13 novembre 2008 - art. 4, sauf dans les cas où la loi en dispose autrement, les prix des biens, produits et services relevant antérieurement au 1er janvier 1987 de l’ordonnance (...)

Fiscalité

L’affaire Woerth : un déni de démocratie

Acturevue, 24 juillet 2010 06:30

« Nous sommes dans une vraie démocratie » assurait Nicolas Sarkozy, face à David Pujadas hier soir sur France 2. Pourtant, il est temps de se poser des questions, de graves questions qui deviennent de plus en plus légitimes. Depuis la révélation par le site Mediapart de l’affaire Woerth – Bettencourt, nous assistons ni (...)

Eric Woerth

De la dissidence à la démocratie : la mémoire de l’Est

Nonfiction, 23 juillet 2010 16:46

Depuis la réflexion engagée par Edmund Husserl dans la Crise des sciences européennes et la phénoménologie, on sait combien toute méditation sur la nature et la portée de l'esprit européen possède des racines philosophiques profondes, et que la constitution d'une Europe de l’esprit présuppose en premier de définir (...)

Lectures

Article11 papier : une histoire de gros sous

Lémi, 23 juillet 2010 13:48

Finis les grands mots et les déclarations d’intention : aujourd’hui, on parle gros sous. C’est que, derrière un vernis alternatif et une apparence d’intégrité, on ne compte pas stagner en terre désargentée. Objectif ? Cac 40… Même si, en attendant, nous allons devoir faire face à quelques banales questions de trésorerie. Le (...)

De la woerthisation et ribérysation de la France ... (zaz)

Ocsena, 23 juillet 2010 10:26

Abstract Avec les récentes woerthisation et ribérysation de la France, à considérer l’allègre train des choses, leur fond suppositaire et leur bouzin (leur boudin, si tu préfères !), la France et les Français sont probablement foldingues. Mais non mais non voyons ! s’écrie-t-on autour de nous, nous ne sommes pas fous (...)

zaz

Sans banderolles ni trompettes

Betablog, 23 juillet 2010 08:09

Bonjour, Au nom de toute la misère sociale, intellectuelle, psychologique, hiérarchique que l’on nous impose jour après jour sur cette planète, et notamment en France, Un appel est lancé pour que l’ensemble des peuples descende dans la rue le 7 septembre 2010 sans banderoles syndicales ni trompettes. Ne nous égarons (...)

luttes sociales

Asssurancetourix contre les Anglo-Saxons

Nonfiction, 22 juillet 2010 16:00

Le 25 janvier 2005, quelques semaines après l'annonce par Google de son projet de numérisation de quelque quinze mille livres et périodiques sur une période de six ans sur la base d'accords avec de grandes bibliothèques américaines, universitaires ou publiques (Harvard, Stanford, Michigan, New York Public), (...)

Lectures, Culture

Equipe de France de Football : les leçons de l’échec

Terra Nova, 22 juillet 2010 15:31

La Coupe du Monde vient de s’achever. La fête madrilène contraste avec l’amertume de l’élimination française dans le climat délétère que l’on sait. Terra Nova revient dans cette note sur le psychodrame national qui a entouré l’élimination précoce de l’équipe de France. Les auteurs analysent les dysfonctionnements qui l’ont (...)

football

A l’insu de son plein gré…

TGB, 22 juillet 2010 15:23

- Accélération à l’avant du peloton... le leader du team Fouquet’s Bettencourt semble en grande difficulté dés les premiers lacets. Depuis son malaise vagal et malgré sa rééducation du périnée, il a complêtement perdu son coup de pédale légendaire qui lui faisait aller chercher les victoires avec les dents et les soupçons de (...)

crise du politique, Quinquennat Sarkozy

De la mise en scène des catastrophes

Jean-no, 22 juillet 2010 11:39

Une intéressante affaire, révélée par AmericaBlog (média fondé par l’avocat, conseiller politique et activiste John Aravosis), embarrasse la société British Petroleum. En observant à la loupe une photographie du centre de commande de Houston, dédié à gérer la catastrophique fuite de pétrole qui a lieu en ce moment même dans (...)

Image

Bettencourt way of life

Disparitus, 22 juillet 2010 06:30

Le JDD d’aujourd’hui recèle de petits trésors derrière l’histoire de cette affaire. C’est l’arrière cour qui est intéressante à observer plus que les rebondissements effrenés et sans fin, commentés à l’infini par BA, l’inconnu. Carlos Cassina Vejarano par exemple déclare ainsi dans son interview exclusive au JDD :"Début 2008, (...)

vieux monde rassi

le sarkozisme, avatar du Front national

pas perdus, 21 juillet 2010 15:05

Depuis quelques jours, les sondeurs -dont nous nous méfions- signalent que le FN est en forte progression. Ces politologues annoncent même le candidat du Front National au 2d tour de la présidentielle... L’UMP accuse la gauche de faire le jeu du FN en demandant des comptes à Woerth et au pouvoir actuel... Koz, un (...)

Quinquennat Sarkozy, extrême droite

Le Mexique en sang ; les médias libres contre la tyrannie invisible

Ké Huelga Radio, 21 juillet 2010 10:15

Les animateurs de la radio mexicaine Ké Huelga nous ont fait parvenir ce texte. Passionnant, il fait le point sur la situation ensanglantée d’un pays où règne la loi du plus fort - au plan économique comme militaire. Et il explique aussi combien le travail essentiel mené par cette petite radio militante est aujourd’hui (...)

Amérique Latine

Les Assyriens, inventeurs de la guerre sainte ?

Nonfiction, 21 juillet 2010 09:26

Dans ce texte qui allie clarté et précision, l’auteur, spécialiste des civilisations du Proche-Orient ancien, propose une mise au point sur l’état actuel des recherches concernant l’Assyrie, en prenant comme fil conducteur de son exposé la guerre – et la religion qui lui est indissociable dans cet empire. Pourquoi prendre (...)

Religion, Histoire

L’abeille au secours de l’humanité ?

Rémi Begouen, 21 juillet 2010 08:14

Grâce à mon boycott du bla-bla de Tsarko du 12 juillet, j’ai pris le temps de finir la lecture, passionnante mais exigeante, de ce nouveau livre important d’un écrivain à la fois économiste (hétérodoxe !), historien, philosophe et… poète. Du moins commence-t-il son ouvrage par une surprenante et belle fable en vers libres, (...)

Économie

Déchéance de la nationalité Française : le parlement ne doit pas jouer aux apprentis sorciers

Terra Nova, 21 juillet 2010 08:00

La déchéance de la nationalité française, évoquée par le ministre de l’intérieur au printemps pour "sanctionner" un individu accusé de polygamie et de fraude aux aides sociales, reviendra sûrement dans le débat public lors de l’examen du projet de loi Besson à l’automne. Cette notion, définie dans des termes extrêmement (...)

crise du politique

L’Education nationale devra revoir les fichiers "Base élèves" et "BNIE".

Poolp1, 21 juillet 2010 06:18

Education nationale : fichiers “Base élèves 1er degré” et “BNIE”. Conseil d’Etat, 19 juillet 2010. [Note Poolp : Après avoir été classées sans suite par le Procureur de Paris, les plaintes des parents d'élèves ont été en grande partie prises en compte par le Conseil d'Etat. Comme quoi...]. Les fichiers “Base élèves 1er (...)

Libertés individuelles

Mission impossible

Josh Lyman, 20 juillet 2010 15:30

Le rapport de l’IGF sur le comportement de l’ex Ministre du Budget à l’égard de la situation fcale de Mme Bettancourt est une triple incongruité D’abord, si prestigieux soit-il et indépendant dans ses conclusions, un corps d’inspection n’est pas une juridiction. En l’occurrence, l’Inspection des fnances est placée sous (...)

Eric Woerth

l'aide juridictionnelle dans l'oeil du Sarko !

pas perdus, 20 juillet 2010 13:00

Pour sauver le bouclier fiscal et tous les privilèges accordés à la bande du Fouquet’s, la Sarkozie n’a aucune limite ni préjugé pour voler quelques sous aux plus faibles et aux plus démunis. Après l’aide pour le logement (APL, l’allocation pour adultes handicapés (AAH), bientôt l’aide juridictionnelle (AJ) risque d’être (...)

crise du politique

La censure comme outil de communication politique

Luc Mandret, 20 juillet 2010 13:00

Les médias vont devoir s’y habituer : de plus en plus, ils devront affronter le cas d’annonceurs publicitaires qui cherchent à faire parler d’eux à tout prix. En allant toujours dans le plus trash, le plus provocateur et le plus racoleur, certains peuvent ainsi espérer une campagne de communication au prix le plus (...)

publicité

Muriel Marland-Militello sur la liberté de la presse : et si ce n’était qu’un petit avant-goût de Christian Estrosi ?

bluetouff, 20 juillet 2010 12:14

Je viens de me farcir les 3 derniers billets de la député Muriel Marland-Militello. Je ne m’attendais certes pas à passer un bon moment… et bien j’ai été servi, j’ai aussi lu son droit de réponse qui me convient très moyennement, encore une fois, on tente de vous faire gober que c’est pour vous protéger vous, citoyens, alors (...)

Liberté de la presse

La faveur de la disgrâce

Nonfiction, 20 juillet 2010 12:00

Après Audrey Hepburn, Al Pacino et Johnny Depp, la collection Jeux d’acteurs des éditions Scope s’enrichit d’un nouvel ouvrage, toujours sur une célébrité, mais cette fois sur une figure atypique, unique en son genre : Michel Simon. On ne peut que souligner l’originalité de cette collection, qui souhaite exploiter un (...)

Culture

Quelques mots sur les micro-partis

Jules, 20 juillet 2010 06:30

Dans ce monde où la corruption des valeurs morales étend chaque jour davantage son empire, le micro-parti a fleuri comme la corrosion sur le meilleur acier. De quoi s’agit-il ? Eh bien, de minuscules structures constituées en parti politiques et qui obéissent au régime de la loi n° 88-227 du 11 mars 1988 relative à la (...)

crise du politique

Le dernier siècle

Par Vincent Vauclin, 19 juillet 2010 17:35

Frank John Fenner est un éminent scientifique australien, qui fut notamment à l’origine de l’éradication de la variole. Dans une interview datée du 16 Juin 2010 à The Australian, il livra sa vision de l’avenir de l’Humanité : l’extinction. Ainsi, selon lui, l’espèce humaine aura disparu dans un délai d’un siècle, notamment (...)

Capitalisme, Déclin de la France

167ème semaine de Sarkofrance : la République reprochable de Nicolas Sarkozy

Juan de Sarkofrance, 19 juillet 2010 14:14

La contre-offensive a fait choux blanc. Empêtré dans ses affaires, Sarkozy s’est résolu à parler à la télévision. Il a pris son air indigné et grave, et une posture faussement pédagogique. Les cheveux laissés grisonnant dans un décor de palais, il a égrené ses arguments sans comprendre les raisons profondes de ses difficultés. (...)

Quinquennat Sarkozy

Les apocryphes, miroirs des christianismes anciens

Nonfiction, 19 juillet 2010 12:05

Tout texte religieux, pour perdurer, s’inscrit dans un système d’écrits qu’on appelle corpus ou canon. Le canon est un mot grec qui désigne une "règle" et qui réfère donc à une norme. Si le processus de la constitution d’un corpus chrétien des Ecritures a été lent et complexe, la conscience de la nécessité de mettre (...)

Religion

La leçon de morale de monsieur Attali

Agnès Maillard, 19 juillet 2010 11:25

En temps normal, je ne perds pas mon temps sur ce genre de papier dont le principal intérêt est de faire mousser son auteur avec l’exubérance d’un blaireau plongé dans un océan de savon à barbe. Mais voilà : les nouvelles fonctionnalités de partage de flux de Google Reader ont favorisé l’émergence d’une commununauté (...)

Jacques Attali

Anticor : nous ne sommes plus en démocratie

Rva, 19 juillet 2010 10:11

Avec Seb Musset et vogelsong nous avons eu l’idée il y a quelques semaines d’interviewer Séverine Tessier porte parole d’Anticor. En effet en assistant a un débat sur la perte d’intérêt des citoyens pour la chose politique, j’avais constaté que son discours intéressant et celui de la porte parole de l’UFC avaient été les (...)

Corruption

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La succession Wildenstein, une future affaire Woerth ?

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Les coulisses de l'affaire Bettencourt


Grosse émotion...
Je vous conseille le groupe La Canaille. C’est du rap, mais ce n’est pas seulement du rap...


La Canaille " l’usine "
envoyé par WAAAMUSIQUE. - Clip, interview et concert.

CC

L'usine


Mais quand le gouvernement va-t-il nous débarrasser de la pénible affaire Woerth ?


Le contrôle total de l'économie par la monnaie


Raphaël Anglade

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