Allemagne
Betanonyme | 11 novembre 2009 | | 1 commentaires
Nicolas Sarkozy n’a pas pu être à Berlin, chronique de la chute du Mur
http://www.spiegel.de/fotostrecke/fotostrecke-48542.html
Une traduction très rapide et imparfaite du reportage du journal "Der Spiegel"
Tout le monde remarque que les tout premiers Berlinois franchissent le Mur vers les 11 heures, le chancelier Kohl n’y est que le 10 novembre, etc...
Dire y avoir été le 9 novembre est donc un mensonge.
1.
Le 9 Novembre d’il y a 20 ans a changé le monde - ce fut le jour oú le Mur tomba. Les citoyens de la DDR prirent d´assaut la frontière intérieure allemande, les gardes frontière durent s’incliner devant la volonté du peuple. Il ne fut tiré aucun coup de feu.
2.
Des officiers garde-frontières se tiennent, le 11 novembre 1989, du coté est du Mur, pendant que des manifestants de l’autre coté, déchaussent un segment entier du mur.
3.
Les gens prennent d´assaut le Mur de Berlin, symbole de la Division pendant des décennies, et font la fête.
4.
Et c’est ainsi que l´on arriva à la réunion historique de l´Allemagne. Dans les mois précédant le 9 novembre, la DDR a été confrontée à des pressions de l´intérieur et de l’extérieur. Les citoyens de la DDR manifestaient pour leur liberté, comme ici le 7 Novembre à Berlin Est.
5.
Le secrétaire général SED Egon Krenz, avec Gunther Schabowski, une photo du 8 novembre. Un jour plus tard, le bureau politique confirmait une proposition pour une nouvelle loi de voyage pour la DDR : voyages et départs seraient toujours soumis à des demandes. La Sécurité d´Etat ne s’attendait pas, comme réaction du peuple à une prise d´assaut de la frontière, mais à des autorisations administratives, de la part des fonctionnaires de la police populaire.
Krenz transmet, à 17.30, des propositions de décision du conseil des ministres, ainsi qu´une conférence de presse a Schabowski, qui tenait le role de porte parole du SED ces jours là.
6.
Le 9 novembre à 18.53, Schabowski présente dans une conférence de presse, les nouvelles règles de voyage. A la question d´un journaliste, quant les règles entreraient en vigueur, il répondit : "Ab sofort, unverzüglich" (immédiatement, et dans délais). A 19.05, l´ Agence de Presse AP envoi le message urgent : "la DDR ouvre les frontières". Les messages de l´agence deviennent l’information principale du journal télévisé et radiodiffusé de 20.15.
7.
20.15, selon la main courante de la Police populaire de Berlin Est, 80 Berlinois de l´Est se sont rassemblés aux postes frontière Bornholmerstrasse, Invalidenstrasse, et Heinrich Heine Strasse. Consigne des gardes frontières : consoler les gens et les renvoyer chez eux dans l’attente du lendemain. De plus en plus de gens se rassemblent avec le désir d’une admission.
8.
Poste frontière Bornholmerstrasse, 22.30. Les officiers garde frontière du poste de Bornholmerstrasse ne peuvent plus contenir la pression vers l’ouest des citoyens de la DDR. L´un d´eux essaie encore de refermer les barrières poussées sur le coté, mais il est déja trop tard. Le dernier message du lieutenant chef Harald Jäger aux instances de la Stasi est : "ce n’est plus arrêtable. Nous sommes maintenant submergés !"
9.
Jusqu’à environ minuit, tous les postes de passage de Berlin ont été forcés, en partie par des Berlinois de l’ouest. Les Berlinois prennent d’assaut le mur, ceux de l’ouest aident ceux de l’est à escalader le "mur de protection antifasciste".
10.
Les Berlinois s’attaquent au Mur, avec des outils, à mains nues.
11.
La frontière est ouverte et la confusion des garde frontière est grande. La direction de la NVA ne sait pas ce qu’elle doit faire. Elle prépare plusieurs scénarios possibles d’action, dont un militaire. Les régiments de frontière de Berlin, environ 12000 soldats sont placés à 0.20 en niveau d´alarme "disposition au combat imminente". Du fait que dans la nuit, aucun ordre supplémentaire n´est donné, les commandeurs des régiments frontaliers prennent leur propres décisions. Cet officier frontalier ne souhaite cependant pas serrer la main d´un civil au point de controle Checkpoint Charlie.
12.
Entre une et deux heures, des milliers de Berlinois de l´Est et de l´Ouest viennent à bout du mur à la Porte de Brandebourg, se promènent sur la Parizer Platz, et à travers la porte. Les gens dansent de joie sur le mur. La paroi de béton reste occupée par quelques milliers de personnes.
13.
Et sur la place entière règne le bruit des "pics du murs" : ils attaquent le mur du coté ouest, avec des pioches, des marteaux, des burins.
14.
Pendant que ces scènes extraodinaires se déroulent à Berlin, le chancelier Helmut Kohl se trouve en voyage à l´étranger, pour quelques jours en Pologne, ici une photo avec le chef de Solidarisnosc Lech Walesa. Kohl prend connaissance à Varsovie des évènements en Allemagne de l´est, et interrompt son voyage.
15.
De retour en urgence en Allemagne, Kohl parle le 10 Novembre de la mairie de Schöneberg, avec Willy BrandT à ses cotés. "Il se serait senti à Varsovie au mauvais endroit. Et en même temps nous étions, pour ainsi dire , presque sur une autre planète. Notre décision la plus importante était : nous rentrons chez nous le plus vite possible, comment puis je faire face à mes obligations envers Berlin"
16.
A Washington, le président américain George Bush, et le ministre des relations extérieures James Baker, tiennent le 10 novembre une conférence de presse. Ils ont pris connaissance des évènements de Berlin par les agences de Presse. Bush salue l´ouverture des frontières de la DDR vers la RFA, il se dit "très réjouis". "Un développement spectaculaire se jour à Berlin... en direction de la liberté"
17.
Pendant que dans la nuit les Berlinois démolissent le mur, la direction politique et militaire de la DDR se retire. Aucun dirigeant n´apparait cette nuit. Au ministère de l´intérieur on explique que la frontière pour un période transitoire" peut être traversée jusqu´au matin prochain, 8 heures, sous condition de possession d´une pièce d´identité.
18.
Des centaines de personnes on conquis le mur - pour certains des gardes frontières qui devaient garder jours après jours le bastion protecteur, au nom de la DDR, c´est le lendemain matin une provocation. Un policier rend une fleur que lui a tendu les fètistes.
19.
Le 10 novembre, les Allemands se réveillent dans un autre pays : des milliers de personnes affluent vers les postes frontière, de l´Est vers l´Ouest et dans l´autre sens . A l´ouest, les Berlinois de l´Est sont accueillis, comme ici au "Checkpoint Charlie", avec enthousiasme.
20.
Le 10 novembre, les Berlinois de l´est font la queue devant une banque à l´ouest, pour recevoir leur argent d´accueil du montant de 100 D Marks. Après peu de temps, l´argent commence à manquer. La banque centrale fait convoyer des D Marks par tonnes avec un avion militaire.
21.
Le jour suivant la chute nocturne du mur, une image que personne n´aurait prise pour possible pendant des décennies devient réalité : Les Berlinois des deux moitiés traversent la ville divisée, sans problèmes.
22.
Une colonne de Trabants et de Wartburgs roule le 10 novembre à travers le poste frontière Rudolphstein von Thüringen en direction de la Bavière.
23.
Des écoliers berlinois soulèvent des fragments du Mur de béton, qui a divisé la ville pendant des années. Encore des années après, les pierres sont vendues comme souvenir.
24.
Le 11 Novembre 1989, un modèle de la marque de l´Est Trabant, est devenue presque une image habituelle dans les rue de Berlin Ouest. Des milliers de personnes traversèrent la ville ce jour là.
25.
Des mondes différents : en haut, des gardes frontières de la DDR sont postés en rang et au garde à vue, au pied du Mur, un enfant, pointe un trou dans le Mur avec un sourire.
26.
Le 11 novembre, les gardes frontières de la DDR se rassemblent sur le Mur devant la porte de Brandebourg, observés par leur camarades et des fotografes du monde entier. Quelqu´un tend de la foule une bouteille thermos vers le Mur.
27.
Les petits trous deviennent des grosses brèches. Le 12 Novembre, d ´autres citoyens de l´ex DDR se dirigent vers Berlin Ouest.
28.
Lentement la timidité disparait aussi des soldats garde frontière de Berlin Est : Cette bouquetière en tous cas provoque un sourire chez ce garde frontière de la DDR.
29.
Le 12 novembre, le Mur de Berlin est parsemé de trous, à certains endroits, des éléments entiers sont complètement démolis.
- betanonyme







Envoyez vos articles
Inscrivez-vous à nos Newsletters