Parti Communiste , Liberté de la presse
Betablog | 29 août 2008 | | 62 commentaires
Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès
Abonné au journal l’Humanité j’ai pu, comme chacun de ses lecteurs, suivre la progression de la souscription lancée par la direction de ce qui fut l’organe officiel du Parti Communiste Français, voir numéros datés du :
Jeudi 21 Août, page 6
Mardi 19 Août, page 7
Jeudi 14 Août, page 9
Vendredi 8 Août, page 12
Jeudi 7 Août, page 6
Vendredi 1 Août, page 6
Mardi 29 juillet, page 6
Vendredi 25 Juillet, page 6
Lundi 25 Août, page 6
Consultant en priorité la liste des donateurs de mon département, l’Eure :
Georges Bazin : Don 30 , Prêt 100
Cellule Georges Désiré de Montfort sur l’ isle : 50
Gilberte Czternasty : 150 prêt
Bernard Delhomme : 100
Pascal Lamotte : 100
Claude Vengeon : 100
Pascal Jouveaux : 20
Maurice Legendre : 180
André Albertini : 100
Gérard Delatour : 50
Roger Delgas : 50
René Girard : 50
Claude Le Cann : 200 don et 500 prêt
Sylvie Lefebvre : 500
Pierre Lemée : 50
Jean Lemoine : 20
Denis Saint Thaurin : 50
Section PCF Pont Audemer : 100
Henri Croizie : 50
Monique et Jean Mention : 50
Édith Trochard-Leroux : 30
Yves et Jeannine Bataille : 100
Jean-Louis Hupin : 50 don et 50 prêt
MARCEL LARMANOU : 600 DON
Pierre Le Gal : 15
Gaston Meleiro : 20
Claude Marais : 30
Monique Milot-Cere : 100
J’ai pu constater qu’à l’exception de Marcel Larmanou, Maire de Gisors, président de la commission des finances du Conseil Général de l’Eure, aucun des nombreux élus communistes de ce département n’avaient jugé bon de soutenir l’Humanité, et pourtant dans l’Eure depuis les dernières élections municipales et Cantonales le Parti des fusillés compte de nombreux adjoints au Maire dans des villes de plus de vingt mille habitants, sans compter quatre Conseillers Généraux et même un vice-président du Conseil Régional de Haute-Normandie.
Mes camarades du parti socialiste trouvent évidemment que j’ai tort de me formaliser de ce désintérêt des élus communistes pour leur journal, peut être ont ils oublié que le fondateur de l’Humanité était Jaurès et qu’à ce titre, c’est toute la gauche qui est concernée par la survie ou la disparition de ce monument historique de la presse française. En l’espoir que ce billet ne sera pas qu’un gémissement ou pire une nécrologie, mais qu’il sera bien au contraire le point de départ d’un grand élan collectif pour sauver l’Humanité , dont l’un des anciens directeurs , Ludovi Oscar Frossard a toujours son portait au bas du grand escalier menant à Solférino aux bureaux des hauts dignitaires du parti de François Mitterrand.
- betanonyme
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62 Messages de forum
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Parti des fusillés
29 août 2008 17:44"Parti des fusillers" : ça sent bon le dinosaure stalino-polpotien.
On pourrait aussi l’appeler "le parti du goulag" ou le parti de "l’alliance secrète avec les nazis jusqu’en 42" ou le parti "responsable de 100 millions de morts au XXeme siècle" ou le parti "médaille d’or des massacreurs pour le XXeme siècle".
Bref, le nombre de qualificatif ne manque pas.
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Parti des fusillés 29 août 2008 22:04, par Alain ReyParti des fusillés, ou mieux encore seul parti de la Résistance. Pourquoi confondre les lâches apparatchiks qui ont passé la guerre, loin du front, dans des palais en Crimée et des Héros de la Résistance, comme le Colonel Georges Guingouin, Préfet de la Résistance et Compagnon de la Libération, qui fut persécuté par ceux qui ont passé la guerre à fabriquer des armes pour le Reich. Le Communisme est une idée d’avenir, qui n’est pas réductible à ce que des arrivistes ont pu en faire, à une époque donnée.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès
29 août 2008 23:56cher alain comme dab tu enfonce des portes ouvertes nous sommes des centaines a avoir souscri et envoyer nos contributions si tu lisais reellement notre journal tu serais au courant qu il y a plus de vingt jours de retard dans la publication des listes de souscripteurs dont je fais partie pour beaucoup de communistes de sympathisants lecteurs nous ne roulons pas dans l opulence plus pres du smic qu des sommets du necesaire pour vivre soit 2000 euros je suis completement ecoeure de l anticommuniste de certains de tes intervenants les vieilles ficelles diviseuses cela suffit a tous ces cons je leur dit le communisne vaincra na !
jose laheye elu communiste d evreux
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 7 septembre 2008 04:18, par Avicenne
Le communisme vaincra peut-être mais j’en doute. Mais avec, toi c’est la langue de Molière qui ne vaincra pas !
Ibn Sinna dit Avicenne, une petite frappe du quartier de la Madeleine
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès
30 août 2008 03:01, par avrilComment se fait-il que les méchants capitalistes, habituellement généreux donateurs, et toute la nomenklatura parisienne qui a assisté en nombre (3 000 sauf erreur) à la fête donnée en l’honneur du centenaire du journal n’aient pas apporté leur obole ? M. Chirac et sa fille en premier tant ils éprouvent tous deux à l’égard de votre parti un amour immodéré.
Que le "colonel" auto-proclamé Guingouin, passé directement de sa profession d’instituteur à colonel, ait eu du courage je n’en doute pas. Mais la terreur qu’il a fait subir sur la population en Limousin et en Dordogne, avec ses hordes de tueurs dont de nombreux républicains espagnols, ne peut guère s’apparenter à de la résistance envers l’occupant. Mais plutôt à l’embryon d’une prise de pouvoir communiste sur la France après le départ des Allemands après avoir massacré ceux des Français, nombreux, qui ne plaisaient pas au parti. En premier les communistes qui avaient quitté le parti après la signature du pacte germano-soviétique.
Et si Guingouin n’a pas attendu, lui, le 22 juin 1941 pour commencer la lutte contre l’occupant, il est plutôt inconvenant, sinon particulièrement indécent, de donner au parti le titre de "seul parti de la résistance" après les années de collaboration avec l’Allemagne hitlérienne.
S’il y a eu des hommes courageux et sincères dans les maquis communistes, combien de sinistres criminels qui ont plus lutté contre la résistance non communiste que contre l’occupant. Combien d’innocents ont payé la politique criminelle des assassinats gratuits d’officiers ou de soldats allemands perpétrés dans le seul but de créer des représailles sur la population civile ?
Alors "parti des fusillés", oui, mais des nombreux innocents fusillés par les communistes pendant la guerre et à la Libération ou fusillés en représailles d’actions communistes sans aucune portée militaire contre des militaires allemands.
Un ancien directeur du journal, Roland Leroy, aurait d’ailleurs des souvenirs personnels à raconter sur sa participation à l’assassinat d’innocents à la Libération.
Et l’Humanité n’a-t-elle pas toujours soutenu tout ce que le monde a compté de dictatures sanguinaires, toutes plus abjectes les unes que les autres.
Alors, si l’Humanité ne trouve pas d’argent chez les socialistes, qu’elle s’adresse à la "droite" ; elle a déjà fait tant de cadeaux au parti.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 30 août 2008 17:36, par De La Mata jeanpaul
Et pourquoi il a coulé des jours heureux, cet assassin " le Guingouin " après la libération...si ce que tu dis est vrai ? ( oû sont les preuves ? ) D’autre part les instituteurs de l’époque passaient directement " Colonel " à l’armée,...c’est dingue le niveau d’instruction des autres ?
Autrement dit , la résistance c’est un malheur pour les innocents de civils !
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 30 août 2008 23:20, par avril
De La Mata jeanpaul
Si Guingouin avait été condamné, il aurait été en nombreuse compagnie tant il y a eu de crimes sous couvert de résistance. Et qui possédait le pouvoir à la Libération ? Communistes et gaullistes. Les dirigeants communistes n’allaient pas condamner leurs partisans pour des crimes commis sous leurs ordres ! Les prisons étaient réservées aux collaborateurs ou supposés tels.
Il existe de nombreux livres sur les crimes de la Libération. Pour les communistes, il fallait préparer l’arrivée de l’armée rouge pour remplacer l’occupant allemand et non libérer le pays. Avec l’institution de la même terreur que dans les pays "libérés" d’Europe centrale. Que l’avenir nous garde de la prise du pouvoir par les communistes.
Les instituteurs ne passaient pas directement colonel en passant dans l’armée ! D’ailleurs je vous rappelle qu’il ne s’agissait pas de l’armée mais de la résistance ! Les chefs de résistance, pour asseoir leur autorité, se bombardaient eux-mêmes commandant, colonel ou général. C’est ainsi que l’on devenait plus jeune général de France ! Ces grades bidons ont été conservés à la Libération d’où les difficultés avec l’armée régulière car les capacités de ces faux officiers étaient très inférieures aux grades portés.
Les preuves des crimes de Guingouin ne se trouvent pas sur Internet. Tous les sites ou presque en font au contraire l’apologie. Le politiquement correct règne en maître ! Il n’y a que dans les livres que l’on trouve les informations historiques. Il y a suffisamment d’auteurs honnêtes et dont les témoignages se recoupent pour se faire une idée des faits réels.
Mais ces crimes ne doivent pas cacher l’héroïsme de quelques milliers de vrais résistants dont les survivants sont rentrés dans l’ombre après la guerre. Ils n’en ont pas fait étalage comme tant d’usurpateurs.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 31 août 2008 00:14, par Alain Rey
Ci-dessous le lien pour accéder à la biographie de Georges Guingouin sur le site de l’Ordre de la Libération, dont il était Compagnon.
Une remarque sur les commentaires que suscite mon article :
Si des critiques d’opposants ne m’étonnent pas, en revanche la réaction du secrétaire de la section communiste d’Evreux, Maire-Adjoint aux sports de cette Ville me navre, d’autant que lors du combat contre le TCE, je n’ai pas souvenir de l’avoir vu coller, lui même, de nombreuses affiches-----
Voir en ligne : Bio de Georges Guingouin
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 31 août 2008 15:54, par avril
"Ci-dessous le lien pour accéder à la biographie de Georges Guingouin sur le site de l’Ordre de la Libération, dont il était Compagnon."
Les loups ne se mangent pas entre eux. Peut-on s’attendre à lire autre chose qu’un panygérique sur un membre éminent du Parti de la part de ceux qui se sont attribués l’héritage d’un homme qui doit la première reconnaissance de son gouvernement à ce bon Monsieur Staline. Dès juillet 1941 ! Il ne faut pas demander l’impossible. Et au vu des cadeaux faits aujourd’hui par les gaullistes au parti communiste, les amours durent toujours !
Pour compléter cette bio, je citerai par exemple un petit résumé repris du "Dictionnaire de la politique française" d’Henry Coston, édition 1967. Inutile de pousser les hauts cris et de faire un long discours sur Coston, je connais. Mais comme je n’ai aucune chance de trouver des informations dans la littérature communiste ou gaulliste, je m’adresse sans a priori à ceux qui m’en apportent. Et plutôt que de crier comme d’habitude au complot d’extrême droite, il serait plus avisé de contester les accusations de Coston avec des arguments.
"… Son ancien maquis a été rendu responsable de nombreuses exécutions sommaires de pétainistes ou d’anti-communistes et même de crimes crapuleux. Les affaires Dutheil et Parrichon sont encore dans toutes les mémoires au pays limousin. En juillet 1944, des propriétaires corréziens, les Dutheil, furent pillés et assassinés par des F.T.P. de Guingouin. Les Parrichon, qui connaissaient les responsables du massacre et du vol, furent abattus et détroussés à leur tour, en novembre 1945, par le même groupe, après un conseil de guerre auquel aurait assisté Guingouin. Imité par Le Reveil Limousin, le quotidien socialiste limousin, Le Populaire du Centre, animé par Jean Le Bail, a dénoncé ces crimes et en a révélé d’autres, par exemple l’assassinat d’officiers de l’Armée secrète, en particulier de Lair, Buisson et Périgord, On a cité également le cas du commandant Dominjo, d’Ambaaac, qui aurait eu entre les mains la copie d’une lettre écrite au maréchal Petain par Guingouin, au lendemain de l’armistice, dans laquelle le militant communiste répudiait Moscou et se déclarait prêt à servir la Révolution nationale. Cette lettre était-elle un faux ? Toujours est-il que le commandant Dominjo fut abattu, comme le furent le curé de St-Bonnet de-Briance, des notables d’Eymoutiers, des paysans de Sussac, des instituteurs de Linards et des centaines d’autres. En 1952, Georges Guingouin, en conflit avec le P.C.F., fut révoqué de toute ses fonctions dans le parti. La presse parla épisodiquement de « l’affaire Guingouin » dans les années qui suivirent : elle annonça même que l’ancien chef F.T.P. avait été arrêté, puis remis en liberté provisoire, et qu’il avait bénéficié d’un non-lieu tandis que ses subordonnés étaient traduits devant les assises, une vingtaine d’années après les faits. L’oubli s’est fait sur cette pénible affaire. La dernière fois que l’on entendit parler de Guingouin, ce fut à propos de sa présence, comme invité, à la garden-party de l’Elysée de l’été 1961, et de sa participation au groupe de La Nation socialiste (fondée par les anciens communistes Auguste Lecœur et Pierre Hervé) au sein duquel il évoluait sous le pseudonyme de Larrivière (cf. Juvenal, 7-7-1961)."
On a reparlé de Guingouin et un peu de ses crimes au moment de sa mort en 2005.
Ces faits sordides ne sont pas propres au Limousin et à Guingouin. Une certaine "résistance" a commis les pires crimes dans toute la France. La plupart de ces crimes, hormis les crimes crapuleux, avaient pour objectif la prise du pouvoir par les communistes à la Libération. D’où les assassinats ou la dénonciation aux Allemands des membres de la résistance non communiste.
Chaque village de France a connu de telles histoires sordides. Chacun peut s’informer auprès des personnes qui ont connu cette douloureuse époque.
On aimerait un peu plus de discrétion et de pudeur chez ceux qui aujourd’hui se permettent de donner d’insupportables leçons "d’antifascisme" et se proclament "le premier parti résistant de France".
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 31 août 2008 23:11
Evoquer coston serait-il de l’information ou bien de la désinformation ?
Si il y a bien une référence à ne pas citer dans les affaires liées à la Résistance, c’est bien lui.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 1er septembre 2008 01:22, par avril
Pourquoi donc ? Les informations que donne Coston sont-elles inventées de toute pièce ? Pourtant ces crimes ont été évoqués par d’autres, pas seulement par Coston. Y compris par des journaux socialistes. Dans le domaine de la désinformation, le camp communiste n’a-t-il pas largement fait les preuves de son talent ?
Je le répète, les crimes de la résistance sont un fait avéré. Il suffit de demander aux personnes ayant vécu cette époque comme j’en ai souvent entendu parler dans mon village d’enfance.
Coston est-il pire que les tueurs de Gingouin ? Ces crimes sont-ils plus excusables lorsqu’il s’agit des communistes que lorsqu’il s’agit des miliciens ?
Etait-il plus honorable de servir la terreur stalinienne que la terreur hitlérienne ? Un crime est-il plus excusable lorsque l’on se trouve dans le camp des vainqueurs ?
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 1er septembre 2008 12:24
Personne n’a dit que des crimes de la Résistance n’ont pas été des réalités. Seulement coston a été un membre de ce qu’il y a eu de plus bas et de plus vil dans la france de ces années troubles. La collaboration.
A choisir, il vaut mieux croire les textes des compagnons de la résistance qui s’opposaient à celui qui a représenté pendant quelques années la délation, la rafle, l’oppression économique, l’antisémitisme primaire...
Il est a classer dans ce qui fut la honte de notre société. Pas dans les modèles.
Les exactions qui ont été commises par des partisans sont bien souvent à classer dans la lutte contre cette mentalité de vendu fataliste propre au pétainisme. Pas toujours, mais bien souvent.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 2 septembre 2008 01:51, par avril
Le parti communiste est-il bien en mesure de condamner ceux qui ont prôné la collaboration ?
Ce parti n’a-t-il pas, d’abord dans le cadre du Front populaire, participé à l’instauration des 40 heures et des congés payés et organisé des grèves très dures qui ont désorganisé la production d’armement et dirigé les crédits, initialement destinés à la défense, vers les loisirs. Je ne conteste pas la nécessité d’améliorer les conditions de travail qui, à l’époque, étaient très dures, mais pas au moment même où l’Allemagne réarmait à vive allure.
Ce parti n’a-t-il pas, après la signature du pacte germano-soviétique, suivi aveuglément les ordres de Moscou de saboter nos armements ? Qui informait l’armée allemande de la position des troupes, permettant ainsi à Radio Francfort de diffuser des informations visant à démoraliser le front ? Qui constituait la cinquième colonne ? Qui pratiquait une propagande défaitiste sur le front ?
Après la défaite, ce parti n’a-t-il pas encouragé la population française à "fraterniser avec le soldat allemand" (L’Humanité du 7 juillet 40) ? D’ailleurs, pas un mot désobligeant contre l’occupant dans les tracts distribués par Guy Mocquet.
Voilà le comportement d’un parti recevant ses ordres de Moscou et les appliquant aveuglément. Moscou qui a fourni l’essence des chars allemands , le cuir des chaussures des soldats, ….pour l’invasion de la France. Moscou dont le chef Staline, vénéré par le PCF, a félicité chaudement Hitler pour sa victoire éclair contre la France.
Mais bien sûr, l’ami Hitler est devenu l’ennemi honni lorsqu’à l’aube du 22 juin 1941, il lançait 2 millions de soldats allemands (sans parler des divisions finlandaises, italiennes….) à l’attaque de l’URSS. Une attaque qui anéantissait une autre attaque massive, celle de l’Armée rouge, qui se préparait activement à faire la même chose en sens inverse, c’est-à-dire à occuper toute l’Europe occidentale quelques semaines plus tard.
Et le parti est ainsi passé du jour au lendemain de la collaboration à la résistance. Résistance au profit de qui ? De la France ou de la patrie soviétique ? Alors, le Parti est-il bien en mesure de condamner la "collaboration", lui qui a servi avec tant de zèle les deux puissances totalitaires du moment ? La "honte de notre société" est-elle uniquement présente chez des individus comme Coston ?
"il vaut mieux croire les textes des compagnons de la résistance". Pas quand ces "compagnons de la résistance" ont écrit leur histoire comme vainqueurs, et non comme historiens. Il n’y a aucune chance de trouver la vérité dans leurs écrits tant leurs intérêts étaient communs.
On peut d’ailleurs constater la permanence de leur complicité ou celle de leurs héritiers, toujours en vigueur de nos jours, pour travestir l’Histoire et pratiquer l’encensement mutuel.
Quant à la "mentalité de vendu fataliste propre au pétainisme", on pourrait en parler longuement.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 2 septembre 2008 15:09
Vous oubliez de signaler que le 7 juillet 1940, la France (de pétain) n’était plus officiellement en guerre avec l’Allemagne, l’armistice date du 18 juin 1940.
Vous oubliez que c’est pétain et son gouvernement qui ont décidé et organisé les rafles et ont imposé aux allemands les actes de déportation des juifs et des homosexuels (entre autres) se réservant de déporter sur le territoire national les gitans (camp de Salers, hameau de la commune d’Arles). Les archives de la France, de la Shoah et du département des Bouches du Rhône en font état.
Vous oubliez de signaler que lors des rencontres des commissions d’armistice, les seules personnes a obtenir quelques reculs sur les prétentions (non prévues dans les accords) allemandes sont les fonctionnaires français. Pétain, lors de ses rencontres avec hitler (Montoire) n’a jamais abordé les sujets qui étaient pourtant inscrits à l’ordre du jour. Les archives de la France en font état.
Vous faites état de fourniture par la Russie de carburants pour l’armée allemande. La documentation économique sur l’allemagne réalisée immédiatement à l’arrêt des combats montre que l’Allemagne était auto-suffisante en matière de carburants de synthèse. Ces faits sont relevés dans l’étude de l’impact de la guerre sur l’économie allemande par les force américaines.
L’arrivée en France du front populaire s’est faite en France en réaction à la montée de ligues d’extrème-droite et l’arrivée de pétain était dans le droit-fil de cette période. Le front populaire n’est resté que 20 mois à la tête du pays.
Petain a fait allégence à l’Allemagne nazie le 18 juin 1940 et seule la Résistance a poursuivi la lutte jusqu’aux différents débarquements.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 3 septembre 2008 22:43, par avril
Vision très communiste de l’Histoire !
Quand on lit dans l’Humanité du 4 juillet 1940 (et non du 7 comme je l’ai écrit par erreur) : "Il est particulièrement réconfortant, en ce temps de malheur, de voir de nombreux travailleurs parisiens s’entretenir amicalement avec les soldats allemands, soit dans la rue, soit au bistro du coin. Bravo, camarades, continuez, même si cela ne plaît pas à certains bourgeois, aussi stupides que malfaisants."
Ou dans l’Humanité du 13 juillet : "Les conversations amicales entre travailleurs parisiens et soldats allemands se multiplient. Nous en sommes heureux. Apprenons à nous connaître. Quand on dit aux soldats allemands que les députés communistes ont été jetés en prison pour avoir défendu la paix, quand on leur dit : "En 1923, les communistes se dressèrent contre l’occupation de la Ruhr", on travaille pour la fraternisation franco-allemande."
Difficile de croire que de tels propos soient l’expression d’une résistance contre l’occupant. Même si l’armistice a été signé le 22 juin précédent ! Un occupant reste un occupant et non un invité avec lequel il faut fraterniser. Il est évident que cette attitude prônée par le parti n’est rien d’autre que la prolongation de toutes les actions de sabotage et les trahisons destinées à faciliter la défaite de l’armée française. Le parti restera sur cette position de collaboration avec l’occupant jusqu’au 22 juin 41. Et s’il y a eu effectivement des actes de résistance isolés avant cette date de la part de militants comme Guinguoin, cela s’est fait contre les directives du parti.
A propos de l’emprisonnement des députés communistes par le gouvernement Daladier, il faut une extraordinaire mauvaise foi pour retenir cette justification de la défense de la paix !
Pendant cet idylle des communistes avec l’occupant, d’autres constituaient des réseaux de résistance. Y compris ceux qui appartenaient à ce que vous appelez des ligues d’extrême-droite, le colonel de La Rocque par exemple, mort en déportation. Ces ligues, formées majoritairement d’anciens combattants de la guerre de 14, s’étaient formées en raison de l’écoeurement de ceux qui avaient tant risqué leur vie et vu tomber tant des leurs, aux nombreux scandales républicains, affaire du trafic de décorations et affaire Stavisky notamment.
Quant au gouvernement de Vichy, Pétain lui-même chargeait le général Weygand de reconstituer les services secrets français. Le colonel Payolle qui les dirigeait a à eu à son actif de tels résultats au profit des Alliés qu’il fut le seul Français a connaître, par Roosevelt lui-même, la date du débarquement. Et qui a reconstitué l’Armée d’Afrique, sinon Weygand ? … La liste des actions de résistance de Vichy contredisent bien des accusations à son encontre.
Ainsi donc, de gauche comme de droite, la résistance s’organisait. Sauf au parti communiste.
Vous écrivez : "Vous oubliez que c’est pétain et son gouvernement qui ont décidé et organisé les rafles et ont imposé aux allemands les actes de déportation des juifs et des homosexuels". Alors expliquez-moi pourquoi aucun juif n’a été déporté en Afrique du nord ou en zone sud avant son invasion ? Pourquoi Pétain a-t-il refusé aux Allemands le port de l’étoile jaune en zone sud après son invasion, "cette infamie" ? Pourquoi la France est le pays où les Juifs ont eu le moins à souffrir de tous les pays occupés ? Il y a quelque chose qui ne colle pas entre le discours officiel que vous reprenez et les faits.
Si la police française a effectué les rafles, c’est que l’occupant, suite au refus français, avait menacé de le faire lui-même. Combien de personnes ont-elles été ainsi sauvées ?
Pour l’autosuffisance en carburant de l’Allemagne, oui elle était réalisée pendant une bonne partie de la guerre mais pas en 1940. Sinon, pourquoi l’Allemagne se dépêchait-elle en 1941 d’atteindre Bakou et le pétrole de la Mer noire ? A ce propos, on peut se demander pourquoi les Alliés s’acharnaient sur les centres-villes des villes allemandes et non sur les usines. Peut-être parce que les usines avaient été construites avec des capitaux anglo-américains ?
On aurait aimé que la résistance de certaines grandes consciences qui ont jugé Pétain se soit faite à Paris et non à Londres ou à Moscou. Et s’il y a eu collaboration de Vichy avec l’occupant, j’aimerais savoir le rôle qu’a eu la menace d’une invasion de l’armée rouge après la défaite allemande qui devenait inéluctable. Comment expliquer la collaboration de tant de héros de la première guerre mondiale ?
Les cadres du parti communiste peuvent remercier le ciel que cette invasion de l’armée rouge n’ait pas eu lieu car à voir le sort de la résistance polonaise, ils auraient sans doute fini leurs jours eux aussi dans un camp du goulag au fond de la forêt sibérienne.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 4 septembre 2008 14:47
C’est l’installation du gouvernement provisoire à Alger qui a empêché les rafles en Afrique du Nord qui étaient bel et bien prévues.
L’étoile jaune a été imposée par l’Allemagne par décrêt du 29 mai 1942 à toutes les zones allemandes et sous occupation allemande (dont la zone nord de la France et pas la sud).
Mon propos au sujet de la déportation vient du fait que la France s’est soumise aux quotas de juifs à rafler et celles-ci ont eu lieu avec la participation active de la police française et n’a cherché en aucun cas à s’y soustraire. C’est la raison pour laquelle la Police Parisienne ne porte pas la fourragère rouge de la légion d’honneur. Les rafles ont bel et bien eu lieu sur la totalité du territoire national et si vous pouvez dire que la France est une des zones ou les juifs ont été les moins maltraités, c’est parceque beaucoup de citoyens français ont rempli leur devoir le plus élémentaire de désobéissance civique en cachant les juifs.
Les convois de déportation ont été organisés par les allemands sur la plus grande insistance de Pétain et de son équipe. (Ces convois se faisaient au détriment des transports de troupe allemande).
Petite question : Staline était un monstre, peu le contestent, McCarthy était-il bien différent ?
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 5 septembre 2008 22:40, par avril
Si comme vous écrivez : "L’étoile jaune a été imposée par l’Allemagne par décrêt du 29 mai 1942 à toutes les zones allemandes et sous occupation allemande", comment se fait-il qu’elle n’ait pas été imposée en zone sud après l’invasion ? Et pourquoi pas en Afrique du nord puisque selon vous Pétain a été jusqu’à insister auprès des Allemands pour déporter les Juifs ? En fait c’est Pétain qui a refusé : "Tant que je serai vivant, avait-il confié au Grand rabbin Schwartz, je n’accepterai jamais que cette ignominie qu’est l’étoile jaune soit appliquée en zone Sud.".
Vous écrivez également : "C’est l’installation du gouvernement provisoire à Alger qui a empêché les rafles en Afrique du Nord qui étaient bel et bien prévues." Je vous signale que le débarquement allié en Afrique du nord a eu lieu en novembre 1942. Pourquoi aucune déportation n’a-t-elle eu lieu avant ? Ce n’est pas logique.
Vous écrivez également : " si vous pouvez dire que la France est une des zones ou les juifs ont été les moins maltraités, c’est parce que beaucoup de citoyens français ont rempli leur devoir le plus élémentaire de désobéissance civique en cachant les juifs." Je crois me souvenir qu’Israël a décoré de l’ordre des "justes" environ 2 000 personnes en France. Et d’après vous, ces 2 000 personnes auraient été capables de cacher plusieurs centaines de milliers de Juifs ? Très fort ! Et pourquoi les pays voisins n’auraient-ils pas fait la même chose ?
Quant à accuser la France "de s’être soumise aux quotas de juifs à rafler", je me demande quelle possibilité avait la France de s’opposer aux exigences de l’occupant. Et que savait-on à l’époque de la destination des convois ? Pourquoi alors la résistance n’a-t-elle rien fait pour saboter les voies ferrées ? Pourquoi les alliés n’ont-ils pas bombardé les voies ferrées menant aux camps plutôt que d’écraser femmes et enfants sous les bombardements des centres-villes ? En Allemagne mais aussi en France (70 000 civils tués) et souvent sans objectif militaire.
Quand on veut noyer son chien on l’accuse de la rage. Pour délégitimer Pétain, élu par l’assemblée le 10 juillet 1940, de Gaulle devait trouver toutes les accusations, même les plus viles, pour récupérer à son compte cette légitimité. Les communistes devaient à tout prix supprimer tout ce qui pouvait ressembler à une survie de la nation française malgré l’occupation afin de préparer l’arrivée de l’Armée rouge.
Le gouvernement de Vichy était pris entre l’occupant et la menace communiste au moins aussi redoutable. S’il a collaboré en apparence, c’est parce qu’il n’a pu que se plier aux exigences de l’occupant en prenant notamment dans ses rangs des collaborationnistes. Surtout après le débarquement en Afrique du nord. Création de la Milice suite aux attentats terroristes communistes. Mais dire que " Les convois de déportation ont été organisés par les allemands sur la plus grande insistance de Pétain et de son équipe" relève de la falsification de l’Histoire.
Falsification qui s’étale de façon édifiante lorsque l’on constate par exemple que le colonel Payolle est totalement ignoré des sites Internet. Nommé par Weygand sur demande de Pétain pour reconstituer les services secrets français au lendemain de l’armistice, il a apporté de tels services à la cause alliée que sa mort dans le plus total silence il y a quelques années démontre une fois de plus la bassesse du monde politique. Ses services ont permis l’arrestation en zone sud de 1 500 agents allemands dont la présence était contraire aux accords d’armistice. Une cinquantaine d’entre eux ont été fusillés malgré les protestations allemandes. Il a également branché un câble d’écoute sur le câble Paris-Berlin qui a permis aux Alliés de bénéficier de renseignements de première importance. On comprend alors pourquoi de Gaulle a refusé qu’il témoigne en faveur de Pétain à son procès.
Un de Gaulle qui n’a même pas attendu la fin des combats pour se réfugier avec sa famille en Angleterre, dans les luxueux appartements de Carlton Gardens. Un peu plus confortable que le face à face quotidien avec l’occupant. Une lueur pourtant lorsqu’il a déclaré en 1950 : "le Maréchal était trop grand pour les Français qui ne le méritaient pas".
Alors on peut voir l’histoire au travers des discours de Chirac ou les propos de Klarsfeld ou les écrits de l’amiral de Gaulle. Prénommé Philippe en l’honneur de Philippe Pétain au temps où le pouvoir n’était pas encore à prendre ! Un Chirac qui ne savait même pas que l’étoile jaune n’avait pas été portée en zone sud après l’invasion suite au refus de Pétain !
Pour ma part, je préfère l’honnêteté de l’Histoire même si ce n’est guère dans l’air du temps !
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 6 septembre 2008 00:58, par P.-Y. D.
C’est bien gentil de vouloir faire de l’histoire, mais ne faites pas dire à l’histoire ce qu’elle ne dit pas. La théorie du bouclier pétainiste ne tient pas.
N’est-ce pas la Police française qui à la demande des autorités allemandes a arrêté des juifs lors de la tristement célèbre raffle du Vel’d’hiv ? Sous les ordres d’un certain René Bousquet, secrétaire général de la Police nationale et de Philippe Darquier de Pellepoix, commissaire général aux questions juives. Etait-ce en l’occurence un moindre mal que d’agir de la sorte ? En pareille circonstance, membre d’une administration ou pas, le devoir de désobéissance aurait dû s’imposer. Mais le fait est que des hommes du gouvernement vichyste et certains de leurs subalternes dans l’administration (des milliers de policiers) ont passé par pertes et profits les vies de milliers d’êtres humains. Plus de 10000 lors de la raffle du Vel’ d’hiv. Cette raffle représente à elle seule le quart des déportés vers Auschwitz. Les policiers français ne connaissaient peut-être pas la destination finale des déportés mais la vie des juifs rafflés ne valait rien à leur yeux, puisque à la moindre tentative d’évasion des centres de transit ou des convois, les récalcitrants étaient abattus. Rappelons que l’antisémitisme était répandu à l’époque et que donc les exécutants français des basses besognes commandées par les autorités allemandes n’avaient pas beaucoup à se forcer pour faire ce qu’on attendait d’eux. Qui plus est le régime de Vichy fut un vecteur zélé de l’antisémitisme.
Pétain a promulgué des lois antijuives et la création d’un fichier juif a bien été réalisée sous son autorité, en 1940. Un double des fichiers préfectoraux état remis à la Gestapo. En octobre 1940 Pétain signe de sa main une loi portant sur le statut des juifs ouvrant ainsi légalement la voie à la discrimination puis à l’élimination des juifs. Bref, la responsabilité du régime de Vichy est on ne peut plus avérée.
Chirac a eu raison de reconnaître la responsabilité de l’Etat français en ces heures sombres de notre histoire. N’en déplaise à Mitterand, ami de Bousquet. Cela pour dire que cette affaire dépasse les clivages gauche-droite. Il y eut des justes à droite comme à gauche et tous ces justes ne s’embarassaient pas de savoir s’il y avait un péril communiste guettait la France. Il s’agissait avant tout de sauver des vies humaines. Et l’ennemi c’était les nazis et non pas Staline, lequel, que je sache, n’occupait pas le pays. Seule la conscience d’un devoir impérieux d’humanité dictait leur conduite. L’urgence c’était l’ignominie qui se faisait sur le territoire national, à l’heure de l’occupation allemande, laquelle bénéficia de l’étroite collaboration du régime de Vichy.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 7 septembre 2008 02:51, par avril
"En pareille circonstance, membre d’une administration ou pas, le devoir de désobéissance aurait dû s’imposer." Ces propos ne reflètent guère une bonne appréhension des réalités de l’époque. Nous sommes en 42. Les autorités allemandes ont encore durci leurs positions. Désobéir se serait soldé au minimum par la déportation.
"des hommes du gouvernement vichyste et certains de leurs subalternes dans l’administration (des milliers de policiers) ont passé par pertes et profits les vies de milliers d’êtres humains". Pourquoi parler de pertes de vies ? Personne ne connaissait la destination des convois. Même si les évasions conduisaient à la mort, personne ne pouvait dire que les personnes arrêtées ne reviendraient pas pour la plupart. Il est aisé de juger après les événements.
Le chef de la police allemande Knochen, dans un rapport daté du 12 février 1943, accuse le Maréchal et le secrétaire général de la police de "faire tout ce qu’ils peuvent pour empêcher la déportation des Juifs français" et déclarera après-guerre (1950) que « Le maréchal Pétain a été bien vite considéré comme étant en réalité resté un ennemi dangereux pour l’Allemagne. Tous les rapports de nos services (...) reflétaient la même opinion."
Affirmer que "le régime de Vichy fut un vecteur zélé de l’antisémitisme" est en totale contradiction avec les faits et les déclarations de nombreuses personnalités, notamment juives, que j’ai citées dans un autre message. Qu’il y a ait eu des sentiments antisémites provient en grande partie de la lourde responsabilité de politiciens qui ont fait partie du Front populaire.
Comment oublier notamment les propos du chef du parti socialiste, Léon Blum, qui déclarait en 1933 : "Du moment qu’on démolit l’armée, j’en suis." ou le 19 décembre 1933, à la Chambre : "Nous pensons, déclare-t-il, que si sérieuses et si graves que soient les conjonctures dans lesquelles l’Europe est aujourd’hui plongée, quelle que soit la gravité de la période dans laquelle nous entrons, l’effort de désarmement général est plus que jamais nécessaire.". Propos d’irresponsable de la même veine que ceux de ses complices communistes. Le défaitisme a été largement propagé par les communistes et les socialistes, sans parler des francs-maçons… Difficile après cela de ne pas comprendre les réactions de l’opinion après la débâcle et les lois qui visaient à imposer des quotas notamment dans certaines professions sensibles. Sans pour cela conduire à l’élimination !!!
Et si l’occupant vous avait demandé la constitution d’un fichier juif, qu’auriez-vous fait ?
Vous dites que "l’ennemi c’était les nazis et non pas Staline, lequel, que je sache, n’occupait pas le pays". On peut avoir une vision un peu plus lointaine de la guerre. L’avenir montrera que le sort de la France aurait pu être celui de la Pologne ou de la Hongrie. Les épouvantables massacres staliniens des années 30 n’avaient rien à envier à ceux de Hitler et ceux qui voyaient arriver la défaite de l’Allemagne pouvaient envisager les risques d’un déferlement de l’Armée rouge sur l’Europe. L’histoire a d’ailleurs montré que cette invasion était imminente en juin 42.
Les accusations de Chirac, renouvelées par Sarkozy, sont inadmissibles de la part d’un chef d’état. D’ailleurs sa méconnaissance de l’histoire est telle qu’il a cru devoir demander de corriger l’absence de l’étoile jaune en zone libre au mémorial juif de New-York !
Et puis, comme le souligne le général Le Groignec, jamais, au cours du procès, en 1945, du maréchal Pétain devant la Haute Cour de justice qui entendit la déposition de Léon Blum parmi les témoins à charge, et les trente interventions du juré le plus ardent que fut Pierre Bloch, jamais ne fut évoquée une responsabilité quelconque de l’État français dans le génocide juif.
Il faudrait donc que l’on cesse de propager le manichéisme imposé par politiciens et médias et que l’on cherche un peu plus dans la littérature des éléments de réflexion afin d’obtenir des jugements sur l’histoire plus conformes à ce que l’on pourrait attendre lorsque l’on bénéficie potentiellement de toute l’information disponible.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 8 septembre 2008 01:54, par P.-Y. D.
Votre propos ne me semble pas très cohérent. D’un coté vous objectez que les organisateurs des raffles et leurs exécutants ne savaient pas la destination finale de ceux qui étaient rafflés se donnant alors toute latitude pour penser que les déportés étaient simplement déportés vers des camps de concentration (et non pas d’extermination). Mais d’un autre coté, vous insistez sur le coté gravissime de la déportation lorsque vous dites : Nous sommes en 42. Les autorités allemandes ont encore durci leurs positions. Désobéir se serait soldé au minimum par la déportation.
De deux choses l’une. Ou bien la déportation était un acte sans conséquences vitales aux yeux de ceux qui en étaient à l’origine, ce que vous semblez affirmer s’agissant des juifs rafflés, et alors pour le régime vichyste désobéir aux ordres des nazis n’avait pas les conséquences dramatiques que vous dites, puisqu’on pouvait en réchapper en y contrevenant. Et alors on se demande aussi bien pourquoi on a pas plus désobéi ! OU bien la déportation était une chose si affreuse et lourde de conséquences, pour les organisateurs français et leurs exécutants, que tout refus d’optempérer aux injonctions de l’ennemi signifiait sans doute la mort et alors ceux qui avaient organisé les raffles auraient dû être pleinement conscients qu’il en irait de même pour les juifs qui étaient, au premier chef, sujets à la déportation.
IL semble que vous n’accordez pas le même sens au mot déportation selon qu’il s’agit de juifs ou bien des organisateurs français des raffles.
Je maintiens que le régime de Vichy fut un vecteur zélé de l’antisémitisme. Pétain était antisémite et un aspect de sa Révolution nationale qu’il aurait voulu faire aboutir — mais qu’il ne put réaliser faute de soutien populaire — était de bannir les valeurs de la République, dont celle, cardinale, qui proclame l’égalité entre les hommes. En 1941 se tint au palais Berlitz, boulevard des Italiens à Paris, une exposition antisémite intitulée : « Le Juif et la France » où étaient exposés au public tous les poncifs éculés sur les juifs, plus ceux qui étaient étayés sur des considérations purement biologiques (distinction des juifs selon des critères morphologiques) faisant écho à la propagande nazi. Si cela n’est pas une preuve tangible de l’antisémitisme actif de Vichy, qu’est-ce que c’est ? Certes les premières lois antijuives comportaient certaines dérogations, mais cela n’empêcha pas de mener à la mort l’avocat au barreau de Paris et sénateur de l’Héraut, Pierre Masse, lequel ne bénéficia que de timides interventions de Pétain auprès des autorités allemandes.
Vous atténuez la gravité des actions menées par Vichy au pretexte que l’antisémitisme était bien antérieur, que le pacifisme avait préparé le désastre. S’agissant de Blum que vous citez, son procès intenté par Vichy tourna court, car le même Blum eut vite fait de pointer du doigt la responsabilité de la hierarchie militaire dans le désarmement français. Le pacifisme aveugle prépara la défaite mais je ne vois pas en quoi ils exonèrerait les agissements du régime de Vichy, lequel, entre parenthèses, promulgua des lois antijuives plus sévères que celles du régime faschiste italien.
Que Pétain, ici ou là, ait tenté de mener des actions visant à atténuer la persécution des juifs de France, pourquoi pas, mais le fait massif est là, il a collaboré avec l’ennemi pour appliquer une politique raciste. Des historiens ont montré au reste que cette collaboration était plus une demande expresse de Vichy qu’un désir du régime nazi. A ce titre de nombreux enfants furent envoyés en déportation sans que les autorités allemandes ne l’ait même requis.
Pétain a bel et bien cautionné, signé, l’injustifiable en prêtant à cette funeste entreprise son nom "glorieux" de vainqueur de Verdun, créant alors l’illusion qu’il pouvait être l’homme de la situation. La "divine surprise", pour reprendre les mots de Maurras. La tâche de l’occupant nazi a été facilitée par l’existence d’un appareil administratif et policier mis à son service. Le fait incontournable est que l’antisémitisme était officialisé, aucune justification par le moindre mal ne peut donc l’excuser. D’autre part, à la "théorie" du moindre mal on peut légitimement tout aussi bien opposer celle du refus s’agissant de sauver de nombreuses vies humaines, à supposer que le bouclier - percé — de Pétain en ait effectivement sauvé un certain nombre, ce qui est loin d’être avéré. Le manque de lucidité de beauoup des contemporains de Pétain n’enlève rien à la gravité des actes qui furent perpétrés par un régime de Vichy réactionnaire, antirépublicain (le mot République disparaît, la séparation des pouvoirs est abolie) et antisémite.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 8 septembre 2008 11:37
Et de la même manière, Pétain a "baissé le pantalon" devant le régime nazi sur le problème économique. Les archives de la France ne regroupe aucune intervention de sa part pour alléger les sanctions économiques liées à l’armistice. Par contre, lorsque les négociateurs français obtenaient quelques avancées qu’il fallait officialiser, les ministres concernés s’y sont toujours refusés.
Loin du vainqueur de Verdun, ce Pétain là ainsi que son équipe gouvernementale se sont bien soumis à l’allemagne nazie.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 9 septembre 2008 00:27, par avrilPYD, je vous réponds à la fin des messages en raison du rétrécissement trop important du texte.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 6 septembre 2008 14:48
Il est tout à fait vrai que Pétain était opposé à l’étoile jaune et la présence allemande en zone sud procédait des troupes d’invasion et non de celles d’occupation qui n’étaient présentes qu’en zone nord. Cela n’a en rien empêché d’organiser des rafles sous l’autorité française en zone sud.
Si les rafles ont commencé en 1942, elles se sont poursuivies largement en 1943 et des archives se sont ouvertes dans le courant de cette année qui ont révélé le projet de rafles en Afrique du Nord qui n’ont pu aboutir justement en raison de la présence du gouvernement provisoire à Alger. C’est donc bien un fait historique.
Il est possible que le gouvernement de l’Etat français n’ait pas eu connaissance de l’exacte destination des convois mais il faut quand même noter que ce même gouvernement a raflé et enfermé les tziganes dans le camp de Salers. Il n’y a vait pas de solution finale mais il y avait enfermement au prétexte des origines ethniques et des modes de vie.
Vous dites que De Gaulle a prénommé son fils Philippe à la mémoire de Pétain, mais en 1921 c’était à la mémoire du vainqueur de Verdun. Jusqu’en 1940, Pétain est resté dans la mémoire française comme ce vainqueur là.
Vous reprochez à De Gaulle d’être parti en Angleterre. Connaissez-vous un seul pays ou le gouvernement provisoire reste sur le sol national ?
La fin de votre intervention m’interpelle. Insinuez-vous que Klarsfeld serait un manipulateur de l’Histoire ?
Cerla signifierait que la totalité des archives de notre pays pourraient être des faux.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 7 septembre 2008 00:51, par avrilJe réponds à la fin des messages pour éviter le trop grand rétrécissement du texte.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 6 septembre 2008 22:45, par avril
Pour éviter d’écrire un message trop long, je n’avais pas parlé dans mon précédent message de cette petite phrase qui n’a pas manqué de m’étonner :
"Petite question : Staline était un monstre, peu le contestent, McCarthy était-il bien différent ?"
Je ne comprends pas. Vous parlez bien du sénateur McCarthy qui a donné son nom au maccarthysme ? Comment comparer Staline à ce sénateur ? A ma connaissance, McCarthy n’a jamais tué personne. Qu’il se soit impliqué, parfois avec excès, dans la lutte contre l’infiltration communiste aux Etats-Unis n’a rien à voir avec l’assassinat de dizaines de millions d’innocents. Sinon, merci de m’expliquer !
L’infiltration communiste aux Etats-Unis n’avait rien d’une illusion. La culpabilité des Rosenberg n’était-elle pas une réalité malgré les impressionnantes campagnes communistes dans le monde entier pour défendre leur prétendue innocence dans la communication à l’Union soviétique des secrets de la bombe atomique ?
La propre femme de Roosevelt, Eleanor, n’avait-elle pas pour amant un agent de Moscou si l’on en croit Mme de Robien dans le livre qu’elle lui consacre ? Un Roosevelt par ailleurs très influencé par sa femme et qui prenait Uncle Joe (Staline) pour un démocrate. Tant de naïveté à la tête d’un pays comme les Etats-Unis en guerre est impensable.
Le monde du spectacle notamment Hollywood, était très perméable aux idées dites généreuses que le monde communiste utilisait pour manipuler les esprits faibles, ceux que Lénine appelait les "idiots utiles". Des films tendaient à faire croire aux Américains que leur société était comparable à la société soviétique !
Et puis il y a surtout le projet Venona, l’exploitation des très nombreux messages codés, enregistrés pendant et après la dernière guerre, envoyés par les agents de Moscou qui a mis en lumière l’importance de l’espionnage et de l’infiltration communiste aux Etats-Unis.
La "chasse aux sorcières" de McCarthy était bien fondée malgré toute la propagande diffusée à la télévision ou dans les livres par des "intellectuels" ou des pseudo-historiens qui continuent de collaborer, malgré son écroulement, à une idéologie ennemie de l’humanité.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 6 septembre 2008 23:36
Il n’a probablement directement tué personne, pas plus, certainement que Staline. Mais quels dégats humains a t’il fait ?
Il n’a été que le porte-parole d’un anti communisme primaire et irraisonné autant qu’irréfléchi. Heureusement qu’il a été rapidement mis au placard, son passage au sénat américain laisse toujours des traces.
Aller cherché que la femme de untel était un espion communiste, mais qu’est-ce qu’on s’en fout. Le phénomène le plus grave est que de telles personnes arrivent au pouvoir. Elles ne font que refléter une vision très étriquée du monde, tout comme l’était le KKK jusqu’à une période très récente.
Les extrémismes sont le reflet d’un manque d’imagination et représentent ce qu’il peut y avoir de plus ridicule dans la vie d’un pays.
Et ces deux là en font partie.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 7 septembre 2008 01:20, par avril
Ce "untel" n’était il est vrai que le président des Etats-Unis, première puissance mondiale en guerre ! Et l’amant de sa femme l’agent d’une puissance ennemie, propagatrice d’une idéologie particulièrement violente et criminelle dont le but avoué et en cours de réalisation était la domination du monde par la guerre.
Quand je dis que McCarthy n’a tué personne, je sous-entendais évidemment qu’il n’avait également fait tuer personne. Difficile de mettre Staline dans le même sac que McCarthy.
Quant à la "vision étriquée du monde", ne s’applique-t-elle pas à la perfection à l’idéologie communiste ? Son échec flagrant témoigne parfaitement de la nullité des théories qu’elle prétend imposer au monde, théories ignorant totalement les réalités de la nature humaine. Partout les mêmes catastrophes humaines et économiques, la même terreur d’état sur les populations. Et comment peut-on être autrement qu’anti-communiste primaire en constatant ces faits ?
Comment ne pas classer comme extrémistes des personnes qui se font les propagateurs auprès de personnes mal informées ou fortement naïves de telles utopies ? N’est-il pas extrémiste d’excuser les hommes de Guinguoin de massacrer les personnes non communistes ou ayant des affinités pour Vichy ? Décidément le communisme ne connaît que la terreur pour s’imposer. N’est-ce pas cela l’extrémisme ?
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 7 septembre 2008 15:04
Relisez l’histoire des etats unis et vous verrez que l’’abo)minable mccarthy est l’héritier d’une succession de périodes de rafles initiées entre autres par le sinistre KKK. Il a été tellement suivi dans son propre pays qu’il a été mis au rencart par ses propres amis. Il a tellement empuanti l’atmosphère de son pays que pendant la campagne de 1956, un sénateur a déclaré : En politique, notre nation est à la croisée des chemins. L’un deux conduit vers un pays de diffamation et de menace, le pays de l’insinuation sournoise, des phrases empoisonnées, du coup de téléphone anonyme, des manipulations et des pressions ; un pays ou tous les coups sont permis et où tous les moyens sont bons pour gagner.
Celà, c’est Nixonland. L’Amérique, c’est autre chose.
Pour mémoire, Nixon était un ami de maccarthy et l’orateur a été applaudi à tout rompre.
Le maccarthysme correspond a des périodes de rafle, dénonciations calomnieuses, des vagues de suicide, des autodafés, des destructions d’oeuvres artistiques et les ravages n’ont pas eu lieu que dans le domaine du cinéma qui fut même relativemùent épargné mêm s’il fut le plus médiatisé avec notemment la présence d’un certain Ronald Reagan.
Quand à l’hypothétique amant de madame Roosevelt, celà ne relève certainement que du mythe, son président de mari ayant topujours oeuvré pour éliminer ce triste personnage de la vie politique.
Je vous accorde que le communisme à la mode soviétique ne s’est pas montré des plus efficaces dans la vie économique d’après-guerre, mais vous serez obligé de reconnaître que la Russie d’avant-guerre ne s’est pas fourvoyée dans les errements qui ont abouti à la crise de 1929 et dans la "Grande Dépression" qui a suivi.
Vous disiez que McCarthy n’a tué personne ? Encore une façon de réécrire l’Histoire.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 7 septembre 2008 22:40, par avril
L’excès du maccarthysme n’a d’égal que la profonde naïveté du couple présidentiel pendant la guerre. Voilà ce qu’écrit Beata de Robien dans son livre "Les passions d’une présidente" consacré à Eleanor Roosevelt :
" Une cellule du NKVD est dirigée à Washington par Nathan Silvermaster, Juif né en Ukraine, haut fonctionnaire de la Farm Security Administration. Il a su créer tout un réseau d’amis haut placés, proches du Président et d’Eleanor Roosevelt. Quel coup de maître ! C’est lui qui a amené, entre autres, Harry Dexter White, bras droit de Henry Morgenthau Jr, secrétaire d’Etat au Trésor, à photographier pour lui des dossiers confidentiels.
Les avertissements que lancent William Donovan, Harold Ickes, Martin Dies ou Cordell Hull ne provoquent aucune réaction. Les agents soviétiques en exercice à Washington circulent dans cette indifférence comme des poissons dans l’eau, et ne risquent guère d’être démasqués. Edgar Hoover tire de temps à autre la sonnette d’alarme, mais Eleanor veille à ce qu’on ne le prenne pas au sérieux. Car un véritable bras de fer s’est engagé entre elle et le directeur du FBI depuis que l’enquête de ce dernier a empêché Joe Lash de faire carrière dans la Marine."
Joseph Lash n’est autre que celui que vous appelez "l’hypothétique amant" d’Eleanor Roosevelt, leader des Jeunesses communistes des Etats-Unis ! Les confidences sur l’oreiller de la bavarde madame Roosevelt atterrissaient directement chez Staline qui connaissait tout ce qui se passait dans le détail à la Maison blanche et dans la politique américaine. Il devait sourire de la profonde naïveté des milieux politiques et intellectuels américains quant à la véritable nature de Staline, de l’Union soviétique et du communisme en général. Comme cela l’a été et l’est encore en Europe.
C’est lors de la prise de conscience de la guerre froide que la réaction des Etats-Unis a été violente. La possession de l’arme atomique par Staline, qui n’a pu être obtenue que par le vol d’informations, ne peut qu’avoir jeté la panique. C’est dans ce cadre qu’il faut replacer le maccarthysme. Que cet homme vous soit exécrable, la première raison n’en serait-elle pas qu’il a participé à mettre fin à des illusions qui auraient pu conduire à la victoire mondiale du communisme. Je comprends que les communistes ne peuvent guère lui pardonner.
Vous écrivez : "vous serez obligé de reconnaître que la Russie d’avant-guerre ne s’est pas fourvoyée dans les errements qui ont abouti à la crise de 1929 et dans la "Grande Dépression" qui a suivi." Il me serait bien difficile de le reconnaître. Il a fallu attendre les années 1960 pour que le niveau de vie des salariés soviétiques retrouve le niveau de 1913 et les années 1980 pour les paysans. Une "grande dépression" qui surpasse de très loin en durée et en intensité ce que le monde occidental a connu avec la crise de 1929.
Et votre remarque ne manque pas de me surprendre car pendant ces mêmes années 1930, le monde soviétique a connu deux monstruosités : la collectivisation forcée des terres (10 millions de morts) et les grandes purges staliniennes (environ 20 millions de morts). Sans parler des déportations massives au goulag. Je n’ai plus en tête les chiffres concernant le massacre des officiers de l’armée rouge mais c’est très impressionnant. De même que la mort par la faim d’un tiers de la population de l’Ukraine pendant l’hiver 1932-33.
Je ne comprends pas, sauf lectures trop restrictives et particulièrement partiales de votre part, que vous puissiez mettre sur un même niveau la crise de 29 et l’immense malheur qui a touché les peuples sous domination soviétique pendant les années 30. C’est inconcevable.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 8 septembre 2008 12:44
Un autre petit retour sur l’Histoire américaine.
En détaillant les mémoires de quelques personnages importants de cette période de la guerre froide, il semble bien que le motif réel de celle-ci n’était pas seulement la lutte contre le communisme mais surtout et avant celle-ci : le non-respect par Staline des accords de Yalta, ensuite parceque ces mêmes accords ne prévoyaient aucune prise en charge des colonies européennes et donc autant les Etats-Unis que le bloc soviétique (URSS + Chine) voulaient se les approprier. La lutte contre le communisme comme vous la décrivez apparait donc comme vraiement subsidiaire et comme le motif d’apparence.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 4 septembre 2008 19:25
Dans ses convictions de départ, celui de Jaurès, le Parti Communiste est pacifiste.
Ne pas confondre avec le stalinisme qui est une déviance autoritaire des principes du communisme et des personnages comme lui se retrouvent dans toutes les orientation politiques autoritaires, à ses côtes on pourrait citer Pol Pot, Pinochet, Hitler...
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 5 septembre 2008 22:58, par avril
Mais Jaurès n’était pas communiste mais socialiste. La scission a eu lieu au Congrès de Tours en 1920. Comme il ne faut pas confondre l’Humanité de Jaurès et ce qu’elle deviendra sous la direction communiste après ce congrès.
Connaissez-vous un pays appliquant les principes communistes et qui ne soit pas autoritaire ? Je n’en connais pas. Vouloir appliquer des principes utopiques, contraires à la nature de l’homme, ne peut pas marcher. Pour les appliquer, il faut donc la contrainte ou plutôt la violence. Pour des résultats catastrophiques.
Le stalinisme n’est pas une déviance. Staline est le digne successeur de Lénine. Et si les successeurs de Staline ont été un peu moins criminels, c’est parce que les apparatchiks avaient tant souffert de Staline qu’ils avaient choisi des dirigeants qu’ils pouvaient contrôler.
Quant à citer Pinochet aux côtés de Pol Pot, Hitler ou Staline, je le vois comme une démonstration du pouvoir sur les esprits de médias intellectuellement corrompus. Staline : 30 millions de morts (en dehors de la guerre) – Pinochet : 3 000 morts. Ayant été violemment pris à partie sur ce sujet il y a quelques temps, je m’abstiens de m’exprimer. "Et pourtant elle tourne !" disait quelqu’un de bien connu !
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 1er septembre 2008 20:45, par De La Mata JeanpaulCes communistes seraient donc que de la pourriture ? Quand seront-ils reniés ...comme Hitler en Allemagne ?
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 4 septembre 2008 00:28, par avril
De La Mata Jeanpaul
Certains auraient souhaité un procès de Nuremberg du communisme mais il y a tant de personnes compromises, nos "intellectuels" français et une partie du monde politique pour commencer. Et puis cela reviendrait à remettre en cause un certain pilier du politiquement correct qui est assez puissant pour interdire à quiconque de demander des comptes.
Ce qui m’étonne quand même, c’est l’absence de réactions des citoyens des pays communistes victimes de la perversité et de la bassesse de certains de leurs concitoyens. Comment se comporter lorsque l’on croise l’agent de la STASI ou du KGB ... qui vous a torturé, au moins mentalement ? Comment accepter qu’une minorité hyper privilégiée ait pu entretenir si longtemps un tel régime d’oppression et même de terreur et se retrouve parfois au pouvoir, démocratiquement élue ?
Comment des citoyens de pays occidentaux ont pu suivre aussi aveuglément un tel système en connaissance de cause ? Une énigme comme celle qui conduit certains à se convertir à l’islam le plus dur et à en adopter les aspects les plus rétrogrades. Peut-être que la liberté de mener soi-même sa vie personnelle est trop lourde à porter pour certains d’entre nous ?
On peut par contre pardonner au militant naïf qui, à 20 ans, a cru à un monde meilleur sans connaître les véritables objectifs de ceux qui le manipulaient.
Mais ce que je trouve le moins supportable c’est de voir ceux qui se sont si lourdement compromis faire de la surenchère dans l’application de l’ordre moral exaspérant et étouffant auquel nous sommes soumis.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 1er septembre 2008 12:55, par P.-Y. D.
Je note que vous reconnaissez que tous les communistes ne sont pas à mettre dans me même sac, puisque Guingoin se serait préoccupé de faire liquider ceux des communistes qui n’étaient pas dans la "ligne". Il y aurait donc aussi de bons communistes. Vous voyez, il ne faut désesperer de rien, même des communistes !
D’autre part il semblerait que la ligne du PC lors de la libération n’était pas si prosoviétique que vous le pensez, sinon comment expliquer que les communistes se soient ralliés au régime gaulliste ? Mais vous me direz, De Gaulle était un crypto communiste ! La sécu, un service public fort, évidemment c’est pour vous de la pure idéologie communiste, un régime à proscrire absolument ! Ce n’était pourtant qu’une économie mixte. Du libéralisme bridé, ce à quoi nous devrions songer sérieusement à revenir après deux décénnies de capitalisme sauvage. Evidemment, pas forcément sous la même forme, la nécessité d’une organisation technocratique a vécu, mais, en tous cas, il suffit que les intérêts privatifs méprisent à ce point le bien commun.
Allez, bonne rentrée !
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 4 septembre 2008 01:19, par avril
P.-Y. D.
Bonne rentrée à vous également, merci ! Je ne sais pas si votre humour fera plaisir aux communistes ! L’assassinat des militants qui avaient quitté le parti après la signature du pacte germano-soviétique n’a pu que conduire le parti vers encore plus d’extrémisme puisque ceux qui avait une morale ont été éliminés. Il reste les plus fanatiques, obéissant aveuglément aux directives les plus délirantes. Un peu comme le processus révolutionnaire qui conduisait au pouvoir des plus enragés.
Si les communistes se sont ralliés à de Gaulle, c’est aussi parce que de Gaulle s’était rallié à eux. Pour faire reconnaître son gouvernement de la France libre, il n’avait pas hésité à solliciter Staline dès juillet 41, en pleine débâcle soviétique ! Il fallait oser ! Sans doute avec une lourde contrepartie. Mais il a disposé du soutien de l’URSS ce qui a incité les communistes à se ranger à ses côtés. De Gaulle n’est pas un crypto-communiste et il savait à quel type de régime il s’alliait mais son ambition sans bornes l’aurait sans doute fait s’allier avec le diable s’il l’avait fallu.
Pour le service public, je ne vois pas très bien son efficacité dans les pays communistes !
Si certains secteurs du service public ont bien fonctionné en France, c’est parce que nous y avons mis beaucoup d’argent. Beaucoup trop. Si par exemple nous avions laissé le monopole des télécoms à France Télécom, combien paierions-nous nos communications ? J’ai trouvé des publicités datant de 1986 dans lesquelles FT trouvait très bon marché la minute avec les Etats-Unis à 20 francs, avec l’Angleterre à 4 F …. En actualisant, cela revenait à des prix faramineux. Je sais que la technique a évolué et a fait baisser les coûts mais je doute que le monopole de FT nous aurait permis de téléphoner aujourd’hui gratuitement aux Etats-Unis, au Japon ou en Australie !
Quant à la sécu, son coût est prohibitif pour une efficacité de plus en plus faible.
Beaucoup d’autres exemples où les coûts du monopole public sont intolérables pour un service qui laisse à désirer ou qui n’a rien de supérieur au privé. Quant à parler de deux décennies de capitalisme sauvage, j’aimerais bien savoir où il se niche. Avec un état qui gère près de 60 % de la richesse nationale produite, avec une fiscalité qui dissuade la libre entreprise et l’effort individuel, un état qui se mêle de ce qui ne le regarde pas et qui fait très mal ce à quoi il devrait se limiter, je cherche le capitalisme sauvage !
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès
7 septembre 2008 01:01, par avrilSans vouloir insinuer que les archives soient fausses "dans leur totalité", je trouve tout de même curieux que plus nous nous éloignons de la guerre, plus l’on parle de ces événements et plus l’on trouve de documents. Et plus la guerre semble se résumer au malheur des Juifs et à la culpabilité et à la complicité active de Vichy dans ce malheur.
Cette campagne, il n’y a pas d’autre mot, est parfois menée de façon si maladroite qu’elle ne peut que provoquer le doute dans les esprits de ceux qui essaient de garder un esprit critique et vigilant.
Un exemple : lorsque l’assemblée a élu Pétain le 10 juillet 1940 et s’est ainsi déchargée du lourd fardeau dont elle portait une part de responsabilité, il est de grands esprits pour glorifier les 80 députés qui ont refusé de voter les pleins pouvoirs à Pétain. Et de justifier cette glorification par le fait de la résistance de ces quelques uns à une pré-supposée politique de collaboration du gouvernement de Vichy avec l’occupant.
La réalité est toute différente. Une délégation de ces députés a été reçue le 6 juillet par le Maréchal Pétain. A la proposition faite par l’un des membres de la délégation, au nom de ses collègues, de "lui attribuer la dictature que la Rome antique a plusieurs fois conférée, en ses heures de grand péril, le Maréchal a répondu "Je ne suis pas un César et je n’entends pas le devenir."
Ce que voulaient en réalité ces députés, c’est donner un pouvoir accru au Maréchal avec la condition expresse de signer la paix avec l’Allemagne tant l’espoir de retrouver la souveraineté de la France est perdu après une victoire aussi écrasante de l’Allemagne.
Comment ces députés auraient-ils pu savoir en ce début juillet 1940, à moins de croire à la divination, que Pétain allait collaborer ? C’est absurde. C’est pourtant ce que l’on cherche à nous faire croire.
Aussi absurde que bien d’autres accusations. Comme celle de ces "archives qui se sont ouvertes dans le courant de cette année qui ont révélé le projet de rafles en Afrique du Nord" ou "en zone sud sous son autorité". C’est fou ce qu’on découvre depuis peu dans les archives. Comme si les historiens n’avaient pas eu l’idée de les consulter avant.
Dans son livre "Réponse aux diffamateurs de la France", le général Le Groignec que l’on ne peut guère accuser de collaborationnisme, cite de nombreuses déclarations de personnalités, notamment juives, en faveur du rôle éminent de protection que Pétain a assuré envers la communauté juive.
Des exemples parmi bien d’autres. La philosophe Simone Weil écrit de New York, en novembre 1942, quelques jours avant son départ pour Londres où elle mourra en août 1943 : « .Je n’aime pas beaucoup entendre des gens, parfaitement confortables ici, traiter de lâches et de traîtres ceux qui, en France, se débrouillent comme ils peuvent dans une situation terrible. (...) Je crois que Pétain a fait à peu près tout ce que la situation générale et son propre état physique et mental lui permettaient de faire pour limiter les dégâts. ».
Même la politicienne presque homonyme, Simone Veil, a écrit dans son récent livre que le régime de Vichy avait assuré une protection des Juifs inégalée en Europe (je n’ai plus les termes exacts en tête).
Annie Kriegel écrit en 1991 : « Il y a une jeune école historique qui veut mener une sorte de guerre privée et qualifiée d’héroïque contre le gouvernement de Vichy. Il me paraît absurde de renverser les choses au point de dire que non seulement le gouvernement a été complice mais qu’il a pris l’initiative d’une entreprise de répression des Juifs. Je me demande parfois si, contrairement à l’idée commune, la part de sacrifice dans la politique et la conduite du maréchal Pétain n’ont pas eu des effets plus certains et positifs sur le salut des Juifs que sur le destin de la France."
En reconnaissance pour la ferme opposition de Pétain et Laval aux intentions allemandes d’extraire des camps de prisonniers de guerre français, les juifs, afin de les traiter comme leurs coreligionnaires déportés, le Grand rabbin Julien Weill déclarait que c’est grâce à ces démarches que "nous avons pu éviter le pire en ce qui concerne ceux d’entre nous qui se trouvèrent en captivité".
Comment concilier ces déclarations avec celles dont vous me faites part ? Tant que la liberté d’expression des historiens ne sera pas rétablie, il m’est impossible de croire à de telles accusations, fussent-elles émises par Chirac ou Sarkozy ou faire l’objet d’émissions répétitives à la télévision. Elles comportent trop de contradictions et leur répétition obsessionnelle est particulièrement suspecte.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 7 septembre 2008 10:45
Multiplication de documents d’(archives ?
Le délai de 50 ans qui se termine il y a peu.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 7 septembre 2008 22:52, par avril
A quoi correspond ce délai de 50 ans ? La dernière guerre est de toutes façons finie depuis 63 ans ! Il existe un délai de 60 ans mais pour les documents concernant la défense nationale et la sûreté de l’état. Je ne pense pas que les archives concernant cette époque ne soient pas accessibles depuis longtemps aux historiens.
Et je le répète, la censure concernant la recherche historique, inacceptable dans un pays qui se gargarise de droits de l’homme, laisse la porte ouverte à des abus de la part d’historiens plus sensibles à l’idéologie qu’à l’histoire elle-même.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 7 septembre 2008 22:16, par De La Mata jeanpaulQuand Avril " ne se désintéresse pas de l’humanité de Jaurés " et enquête, cela donne des doutes sur toutes les archives historiques que l’on nous bassine depuis très longtemps,...incroyable ce type ?
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 8 septembre 2008 13:52, par Le bisounours armé
Ouais-ouais c’est ça, la brésilienne !
C’est toujours la sempiternelle tactique habituelle de ces extrémistes : jeter l’opprobe sur tout et n’importe quoi afin de mettre une pagaille sans nom dans les esprits (et je suis poli) pour essayer l’accréditer leur version des faits.
Aucun argument, aucune preuve tangible, des anecdotes de bistrot érigées en vérités évangéliques, le dénigrement systématique de tout document officiel (au profit de la version des copains, évidemment.)
Bref, le non-événement absolu du commentaire. La marque des frustrés, tout simplement.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès
9 septembre 2008 00:54, par avrilP.-Y. D.
Vous écrivez : "IL semble que vous n’accordez pas le même sens au mot déportation selon qu’il s’agit de juifs ou bien des organisateurs français des raffles."
Vous avez raison ! J’ai employé le mot de déportation pour les Juifs parce que c’est le terme consacré. Mais à l’époque, la seule explication retenue par tout le monde était la déportation des Juifs hors de la zone d’influence allemande pour constituer un état juif. Le mot "déportation" est employé dans ce cas au sens de "déplacement" de population, fusse-t-il obtenu par des rafles. Pas dans le sens d’une déportation conduisant à la mort. Rien à voir avec la déportation des individus condamnés comme l’auraient été ceux qui auraient désobéi aux ordres.
A titre d’exemple, pour illustrer le fait que personne ne savait, voici ce qu’écrit Eliahu Ben Elissar, ancien directeur de cabinet de Begin et historien : « Personne ne connaît et sans doute ne pourra jamais déterminer avec précision ni la date où fut prise la décision fatale d’exterminer physiquement les Juifs ni les circonstances réelles dans lesquelles elle intervint. Tout cependant tend à prouver que bien après son accession au pouvoir le Fiihrer poursuivait encore une politique qui ne devait pas obligatoirement déboucher sur une issue de cette nature. »
Une issue que vous accusez sans aucune preuve les autorités de Vichy de connaître, permettant ainsi d’accuser Pétain de complicité (sinon d’incitateur !) dans la politique d’extermination. Je pense que le problème provient de la difficulté de prendre du recul par rapport à nos connaissances actuelles, très déformées, de la situation de l’époque. L’ampleur considérable prise par ces événements dans les années récentes ne permet plus de se replacer dans le cadre réel de l’époque. On juge sans avoir la moindre idée par exemple du formidable choc qu’a été la terrible défaite de la France en 1940. La première armée du monde en 1918 se fait terrasser en 2 mois par l’armée des vaincus de 1918. On oublie le ressentiment du peuple français envers ceux qui ont trahi ou qui ont conduit par bêtise au désastre (et pas seulement la hiérarchie militaire !).
Parler des "valeurs de la République" pendant cette période d’occupation me semble relever de l’anachronisme. Vous semblez oublier le dégoût que pouvait susciter la république en ces temps de malheur. Tous ces scandales, cette corruption, ce mépris de l’intérêt national alors que les nuages s’accumulaient ne pouvaient pas laisser une belle image de cette république.
Quant à cette exposition antisémite, elle se déroulait à Paris, pas dans une ville de la zone sud ! En quoi Pétain avait-il un droit de regard sur une telle exposition ?
Pour illustrer la prétendue collaboration active de Pétain avec l’occupant, "demande expresse de Vichy plus qu’un désir du régime nazi", vous utilisez le fait que "de nombreux enfants furent envoyés en déportation sans que les autorités allemandes ne l’ait même requis.". Voilà bien les méthodes "d’historiens" à la soviétique utilisant les procédés les plus bas. Voilà ce qu’en dit le livre du général Le Groignec :
"Le 18 août 1942, Pinckney Tuck, chargé d’affaires américain à Vichy, est reçu par Pierre Laval. II rend compte de sa visite par message adressé le 26 août à Washington. II souligne qu’il a appelé l’attention de Laval sur le caractère révoltant de la séparation des enfants dont les documents d’identification ont été détruits à dessein, de sorte qu’ils ne pourront jamais rejoindre leurs parents en exil. Il ajoute :"Laval mit aussitôt en doute cette relation des faits, et dit qu’il ne voulait pas admettre que des enfants eussent été séparés de leurs parents. Il me demanda de lui en fournir la preuve. Et Tuck conclut : "Je suis amené à la conclusion que l’arrestation et la déportation de ces Juifs (...) peuvent constituer une tentative partielle de Laval pour satisfaire la demande par le gouvernement allemand de travailleurs. Selon des informations dignes de foi, les Juifs déportés ont été envoyés en Lorraine, Pologne et Ukraine... »
Il s’agit là d’un témoignage historique qui prouve, sans la moindre ambiguïté, que Tuck et Laval, à la mi-août 1942, ignoraient le génocide, pensaient que les déportés allaient peupler un État juif dans l’Est européen, et jugeaient donc qu’il était révoltant de séparer les enfants des parents.
Pierre Laval avait lui-même demandé - et il en avait rendu compte en Conseil des ministres, le 16 juillet 1942 - que "dans une intention d’humanité, les enfants y compris ceux de moins de 16 ans soient autorisés à accompagner leurs parents".
Ce qui lui vaudra, ainsi qu’au Maréchal, la perfide accusation de l’histoire médiatisée (dont vous vous inspirez un peu trop !) qui, sous forme directe ou allusive, verra dans ce geste une manifestation de complicité avec les bourreaux nazis. Commentant cette question, René Rémond cite Asher Cohen, lequel suggère que la proposition de Pierre Laval a été inspirée "par une pensée d’humanité, le souci de ne pas séparer les familles, dans l’ignorance où le président du Conseil était de la destination finale : l’idée ne lui serait pas venue qu’il envoyait ces malheureux enfants à la mort."
Pourquoi tenez-vous tant à vous associer à tant d’accusations mensongères envers Pétain ? Est-ce vraiment pour défendre la vérité historique ?
A suivre car je n’en ai pas terminé avec votre message.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 9 septembre 2008 13:05, par P.-Y. D.
D’un coté vous objectez que les organisateurs des raffles et leurs exécutants ne savaient pas la destination finale de ceux qui étaient rafflés se donnant alors toute latitude pour penser que les déportés étaient simplement déportés vers des camps de concentration (et non pas d’extermination). Mais d’un autre coté, vous insistez sur le coté gravissime de la déportation lorsque vous dites : Nous sommes en 42. Les autorités allemandes ont encore durci leurs positions. Désobéir se serait soldé au minimum par la déportation.
Je ne comprends pas votre raisonnement. Pourquoi dites vous, ce serait soldé "au minimum par la déportation" ? Les juifs étaient déportés dans tous les cas. Après 1942 ils risquaient d’être déportés et éliminés, vouliez-vous dire ? Mais cela ne change rien à l’affaire puisque déjà auparavant ils étaient déportés et éliminés. De plus les allemands furent moins efficaces dans leurs raffles lorsqu’ils se chargèrent de les prendre eux-mêmes en main. De là que je dis, et cela s’applique d’autant plus avant septembre 1942, qu’il fallait désobéir pour qu’ils ne fussent pas déportés, et plus, si l’on avait des soupçons concernant les véritables intentions des allemands ou simplement par souci d’humanité au vu des conditions dans lesquelles les juifs étaient rafflés. Or, il se trouva des gens soupçonneux, puisque des policiers français firent prévenir quelques rafflés potentiels pour leur éviter la déportation. Quand bien même ces justes ne connaissaient pas la destination finale des déportés, leur conscience leur avait dicté leur conduite devant le caractère abject de la besogne qui leur était demandée. Cela devait être un motif suffisant pour désobéir. Toute la rhétorique concernant le coté bénéfique de la collaboration concernant les juifs tombe à l’eau. Cette collaboration tua plus de juifs qu’elle n’en sauva. Sans l’action de l’administration française policière, mieux même, si cette administration avait refusé une collaboration en ce domaine, beaucoup de vies humaines auraient pu être épargnées. Le cas du Danemark est à cet égard tout à fait exemplaire. Ce qui a tué d’abord des juifs de France, c’est finalement d’abord le préjugé raciste contre lequel Pétain n’a pas fait grand chose, et c’est un euphémisme que de le dire. La question juive était un élément de sa Révolution nationale. IL ne pouvait pas l’éluder. On a vu les conséquences.
Concernant Laval qui avait demandé à ce que l’on ne sépare pas les enfants je n’ai pas d’avis sur l’interprétation à donner à son geste. Mais quand on connaît l’antisémitisme viscéral de Laval, on est en droit de se poser des questions.
Pour parler de Pétain et Vichy il faut en effet se replonger dans le contexte de l’époque. Ma perception des choses est évidemment très différente de la votre. Si Pétain et le régime de Vichy ont été demandeur auprès des autorités allemandes pour une politique de collaboration active que ne souhaitait pas au départ les autorités allemandes, lesquelles se voyaient plutôt se charger elles-mêmes des basses besognes, notamment sur la question des juifs, c’est que la dictature pétainiste avait dans ses présupposés idéologiques l’idée que les élites françaises avaient été détruites au cours des décennies précédentes. Dans son discours inaugural à sa Révolution nationale, Pétain ne parle pas expressément des juifs, mais on comprend bien qu’ils sont visés, au même titre que les communistes d’ailleurs. Pétain veut donc assumer pleinement sa politique visant à se débarasser de certaines catégories d’individus pour lui socialement malfaisants. Il ne pensait sans doute pas les éliminer physiquement, mais son idée de restauration des valeurs, les siennes, passait par le déclassement social radical de ce qu’il faut bien appeler des boucs-émissaires, ce qui fut le cas, avec des conséquences plus radicales encore, puisque nombre d’entre eux finirent à Auschwitz !
Pétain a peut-être été débordé par sa base réactionnaire, mais le fait est qu’il a cautionné cette politique discriminatoire à l’égard des juifs puisqu’elle concordait avec les objectifs de sa Révolution nationale. De même il a permis la mise en marche des mécanismes administratifs et policiers qui ont permis la déportation et l’élimination de milliers de juifs. S’agissant de la fameuse exposition "Le juif et la France" si en effet celle-ci a été commandée par les allemands ce sont bien des français qui en ont assuré la réalisation. A aucun moment Pétain n’en a renié l’idée ni les individus qui en étaient les parties prenantes.
Je vous cite un extrait de ce discours et l’effet qu’il a ensuite produit parmi les milieux réactionnaires de l’époque : « Le désastre n’est, en réalité, que le reflet, sur le plan militaire, des faiblesses et des tares de l’ancien régime politique […] Jamais, dans l’histoire de la France, l’État n’a été plus asservi qu’au cours des vingt dernières années […] par des coalitions d’intérêts économiques et par des équipes politiques ou syndicales, prétendant fallacieusement représenter la classe ouvrière. Il faut aujourd’hui reconstruire la France […] On ne saurait davantage y découvrir les traits […] d’une revanche des événements de 1936 […] L’ordre nouveau est une nécessité française. Nous devrons tragiquement réaliser, dans la défaite, la révolution que dans la victoire, dans la paix, dans l’entente volontaire de peuples égaux, nous n’avons même pas su concevoir. » « Le régime nouveau sera une hiérarchie sociale. Il ne reposera plus sur l’idée fausse de l’égalité naturelle des hommes, mais sur l’idée nécessaire de l’égalité des « chances » données à tous les Français de prouver leur aptitude à « servir ». Seuls le travail et le talent redeviendront le fondement de la hiérarchie française. Aucun préjugé défavorable n’atteindra un Français du fait de ses origines sociales, à la seule condition qu’il s’intègre dans la France nouvelle et qu’il lui apporte un concours sans réserve. On ne peut faire disparaître la lutte des classes, fatale à la nation, qu’en faisant disparaître les causes qui ont formé ces classes et les ont dressées les unes contre les autres. Ainsi renaîtront les élites véritables que le régime passé a mis des années à détruire et qui constitueront les cadres nécessaires au développement du bien-être et de la dignité de tous. » Certes, en dépit des déclarations conciliantes du maréchal repoussant toute idée de revanche, ses plus ardents soutiens de la droite cléricale, conservatrice, antidreyfusarde et parfois réactionnaire ne s’y trompent pas en savourant le départ de ceux qu’ils honnissaient. Ainsi, Paul Claudel écrit dans son journal : « La France est délivrée après soixante ans de joug du parti radical et anticatholique (professeurs, avocats, Juifs, francs-maçons). Le nouveau gouvernement invoque Dieu et rend la Grande Chartreuse aux religieux. Espérance d’être délivré du suffrage universel et du parlementarisme. »
Il ne s’agissait pas pour Pétain et affidés de remédier aux excès de la République en l’abolissant de façon transitoire, mais bien d’en saper les bases. C’est tout l’héritage de la Révolution française qui était remis en question. Pétain honissait l’idée même de République. Pétain n’a pas voulu l’extermination des juifs français et étrangers résidant en France, mais, pour le moins, il a crée les conditions pour que ces derniers connussent le sort qui fut le leur.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 10 septembre 2008 00:52, par avril
P.-Y. D.
Vous écrivez : "les organisateurs des raffles et leurs exécutants ne savaient pas la destination finale de ceux qui étaient rafflés se donnant alors toute latitude pour penser que les déportés étaient simplement déportés vers des camps de concentration (et non pas d’extermination)"
Pourquoi vers des camps de concentration ? L’idée qui régnait alors était la création d’un état juif voulu aussi bien par l’Allemagne hitlérienne que par les sionistes. Des pourparlers n’ont-ils pas eu lieu depuis 1933 pour faciliter cette création notamment en autorisant les émigrants juifs allemands à emporter leurs avoirs vers la Palestine ? C’est bien pour cela que le terme de "déplacement" de population serait sans doute plus approprié. Par contre, dans le cas de refus d’obéissance par la police française, il s’agit bien de menaces de déportation vers les camps de concentration et si j’ai écrit "au minimum", c’est parce que l’exécution des récalcitrants pouvait être envisagée.
Vous écrivez : "De plus les allemands furent moins efficaces dans leurs raffles lorsqu’ils se chargèrent de les prendre eux-mêmes en main."
J’aimerais connaître si possible la source d’une telle affirmation et des exemples. En réponse, je cite de nouveau le général Le Groignec :
"Au début de l’été 1942, Knochen, commandant de la police de sûreté et des services de sécurité (BdS), informe Laval que le Führer a décidé de déporter tous les Juifs, hommes, femmes et enfants, résidant en France. Aucune distinction ne sera faite entre les Juifs de nationalité française et les étrangers ou apatrides. Cette décision a déjà été notifiée au Préfet de police de Paris.
Telle est la situation devant laquelle le chef du gouvernement se trouve brutalement placé. Il réagit immédiatement auprès du chef des SS et de la police en France, Oberg. Ce dernier lui propose un compromis aux termes duquel les juifs français seraient épargnés, pour l’instant, si la police française participait à l’opération. "Les trains sont prêts, explique Oberg. Ils doivent être remplis coûte que coûte. Le problème juif n’a pas de frontières pour nous. La police doit nous aider, sinon nous procéderons aux arrestations sans faire de distinction entre les juifs français et les autres." Et il certifie que les Juifs doivent être envoyés en Pologne où l’on créerait pour eux un "Etat juif".
Chantage odieux devant lequel le chef de gouvernement et le Maréchal, après avoir tenté d’exclure la police française d’une opération déshonorante, ne peuvent que s’incliner. Non pas, comme le clament leurs détracteurs, en donnant leur aval à l’arrestation des Juifs étrangers et apatrides, mais, affirme Laval, pour protéger les Français juifs : "Je ne pouvais agir autrement que je l’ai fait, sans sacrifier nos nationaux dont j’avais d’abord la garde. Le droit d’asile n’a pas été respecté. Comment pouvait-il l’être dans un pays occupé par l’armée allemande, et comment les Juifs pouvaient-ils être protégés dans un pays où sévissait la Gestapo ?". Hilberg reconnaît qu’en "renonçant à épargner une fraction, on sauva une grande partie de la totalité."
Le 16 juillet 1942, à Paris, la police municipale participe à une rafle ordonnée par l’appareil SS qui, pour exiger son intervention, se réfère aux droits de la puissance occupante et à l’article III de la convention d’armistice. Elle devient ainsi l’instrument aveugle de l’entreprise nazie dont elle ignore la finalité. …. Leur intervention se traduit par l’arrestation de 12 884 Juifs dont 3 031 hommes, 5 802 femmes et 4 051 enfants. L’objectif des SS n’est pas atteint. Il était de 22 000 arrestations. Lors du procès de Xavier Vallat qui fut, à Vichy, Commissaire aux affaires juives, le docteur Nora, israélite, témoignera : "Xavier Vallat se considérait certainement comme obligé de défendre les Français israélites et, en particulier, les anciens combattants qui, pour lui, ne devaient pas être dissociés de la collectivité française. Par lui, j’ai pu connaître la date de certaines grandes rafles et, en particulier, celle du 16 juillet 1942, indiscrétion voulue par lui et qui nous permit de sauver environ 10 000 israélites. L’ordre allemand était l’arrestation de 25 000 Juifs. Douze à treize mille seulement furent arrêtés."
Croire que le refus de la police française de participer à ces rafles auraient épargné des vies me paraît totalement illusoire. C’est la police allemande sinon l’armée qui aurait effectué les rafles et les objectifs auraient été atteints.
Vous me donnez le cas du Danemark pour illustrer le fait que "sans l’action de l’administration française policière, mieux même, si cette administration avait refusé une collaboration en ce domaine, beaucoup de vies humaines auraient pu être épargnées."
C’est ignorer que le cas du Danemark est très différent de celui de la France. D’abord parce que la communauté juive était environ 10 fois moins nombreuse en proportion qu’en France et surtout que la Suède a accepté, suite à un accord avec l’Allemagne, d’accueillir les Juifs danois qui ont été transférés en Suède par les bateaux de pêche.
J’arrête ici car il m’est difficile de nouveau de répondre à l’intégralité de votre message, faute de temps. Ce n’est que partie remise ! Je m’étonne toutefois de l’acharnement de la classe politique contre un homme qui a hérité d’une situation dramatique. Il aurait sans doute pu faire mieux mais pire aussi. Les chiffres concernant les victimes juives devraient pourtant faire cesser des accusations particulièrement injustes et suspectes.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 10 septembre 2008 03:36, par P.-Y. D.
Je ne peux pas vous suivre lorsque vous opposez la mort qui attendait ceux désobéissaient et le fait que les juifs étaient simplement déportés vers un territoire, la Pologne, qui leur serait destiné. Comme si ces convois étaient destinés à envoyer les juifs concernés en camps de vacances !! Comment expliquez-vous alors que des français, au péril de leur vie, aient désobéi, si l’on pensait alors unanimement que la destination finale des juifs était si peu dangeureuse ?! D’autant plus que les désobéissants étaient des français lambda. Alors, imaginez un peu ce que pouvait savoir la haute hierarchie vichyssoise ? Vous prenez vraiment les membres du gouvernement et de la haute administration vichyssoise pour des enfants de coeur !! Le passé de l’Europe de l’est, avec ses pogroms, auraient dû leur mettre la puce à l’oreille ! De plus Hitler n’était pas spécialement connu pour être un ami des juifs.
Non, le fait est que dans son aveuglement, au mieux, le régime de Vichy n’a pensé qu’à se débarasser d’une catégorie d’individus jugée par lui malfaisante, comme je l’ai expliqué dans mon précédent message. L’idéologie discriminatoire et raciste de Vichy était en phase avec le discours de l’Allemange hitlérienne. Vichy n’a même pas eu besoin de prendre des leçons avec Hitler, puisque l’antisémitisme existait déjà dans notre pays, et oh combien depuis l’affaire Dreyfus. L’arrivée de Vichy c’est aussi la revanche sur les dreyfusards. La France réactionnaire a pu s’en donner à coeur joie. Bref, tous les ingrédients étaient présents pour un crime d’Etat.
Je ne juge pas Pétain en tant qu’homme, car je ne lis pas dans les tréfonds de sa conscience, mais le fait est que son idéologie et sa politique ont permis des actions criminelles. Je vous rappelle aussi que ce sont les fichiers concernant les juifs qui ont permis l’arrestation de ces mêmes juifs, notamment lors de la raffle du Vel d’hiv. Sans ces fichiers, l’occupant aurait eu beaucoup de difficultés pour procéder aux arrestations. Si ensuite les allemands ne réussirent pas à procéder à autant d’arrestations qu’ils le voulaient c’est parce qu’entre temps un grand nombre de juifs s’étaient cachés. Après les grandes raffles et devant le port de l’étoile jaune, beaucoup de français prirent conscience de l’ignominie des mesures discriminatoires. Si beaucoup de juifs purent échapper à la mort, ils le doivent plus à cette saine réaction des justes de France qu’à Vichy !! A supposer, comme vous le dites, que Vichy ait essayer de limiter les dégâts à un certain moment, cela n’empêche pas que, de par sa politique discriminatoire, sa constitution de fichiers, son idéologie de base, il a enclenché la machine infernale qui a permis la liquidation d’une partie des juifs de France. Un refus de collaborer était possible. Evidemment, je ne peux refaire l’Histoire, mais, admettez au moins que c’était une possibilité. Il n’y avait certes pas de pays prêt à recueillir les juifs de France, mais tout aurait pu être fait pour les protéger. Si Pétain et ses collaborateurs, ses alliés n’eussent point eu leurs préjugés antisémites, leur horreur de la République, il est bien évident que l’Histoire n’eût point été la même et que beaucoup plus de juifs eussent pu être épargnés !
Vous prêtez des intentions humanistes à Pétain et certains de ses collaborateurs. Pourquoi pas, chaque humain peut avoir ses contradictions. Mais l’important est ailleurs, c’est l’enchaînement des causes matérielles et finales qui importe avant tout. Or les motivations idéologiques et les politiques qui furent poursuivies par le régime de Vichy vont dans le sens d’une persécution des juifs plutôt que dans le sens de leur protection. Dire le contraire c’est faire des seuls individus avec la toute puissance de leur volonté les acteurs de l’Histoire. A l’instant Y Pétain peut devenir compatissant (pure supposition et cas d’école) mais à l’instant X il a enclenché un mécanisme tel qu’il n’en a plus le contrôle à l’instant Y, si bien que ses états d’âme à l’instant Y ne sont d’aucun effet sur le cours des évènements, ou alors tout à fait à la marge. Or toute la série des causes vont dans le sens que j’ai décrit plus haut. Pétain n’a pas été la divine surprise qu’attendait Maurras, il avait un programme, une idéologie, des motivations et ce sont elles qui ont abouti à la catastrophe qu’a été Vichy. Il s’est certainement vu en sauveur, mais on ne sauve pas un pays au détriment d’une partie de sa population, en faisant de cette partie un bouc émissaire.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 11 septembre 2008 02:12, par avril
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Les extraits de discours de Pétain que vous reproduisez ne me choquent pas outre mesure. Je n’ai personnellement pas la foi républicaine ni révolutionnaire. La Corée du nord ou Cuba sont aussi des républiques ! Et au vu des crimes et des scandales qui jalonnent la vie républicaine française depuis ses débuts, au vu de l’exemple donné à certains systèmes totalitaires dans le domaine de la terreur sur les populations, comment peut-on avoir cette foi républicaine et se réclamer des valeurs de la révolution française ? Ces valeurs qui ont abouti à l’extermination d’une bonne partie des Vendéens et de nombreux innocents à travers la France entière. J’attends toujours la repentance du clergé républicain qui nous gouverne pour tous ces crimes.
Au vu de l’accumulation de trahisons et de sabotages qui ont accompagné le pouvoir pendant l’entre-deux-guerres, comment ne pas comprendre la colère d’une large frange de la population après la défaite ? A quoi a servi le terrible sacrifice de la guerre de 14 ? Ce sont les anciens combattants qui manifestaient leur colère le 6 février 1964 dans les rues de Paris. Pas des "fascistes" comme l’enseignent les profs d’histoire. Ou alors il faut expliquer pourquoi l’une des manifestations de ce jour tragique était menée par les anciens combattants communistes.
Au sujet des Juifs, vous invoquez le racisme et l’antisémitisme. Rien n’a changé après tant d’années ! Mais je ne crois pas à la génération spontanée de ces comportements. Le comportement de Blum et de son entourage, leurs propos anti-nationaux irresponsables, ne pouvaient que heurter un pays composé d’une majorité de patriotes. Patriotes parce que deux guerres avaient déjà ravagé le pays avec une ampleur considérable. Facile aujourd’hui de se moquer de cette réaction nationaliste quand la majorité des Français croient que tout danger de guerre ou de perte des libertés est écarté pour toujours parce qu’ils n’ont connu que la paix.
En dehors de l’attitude des gouvernants, il faut aussi prendre en compte l’arrivée massive de Juifs quittant l’Allemagne et l’Europe centrale. Et si l’on en croit Annie Kriegel (cité par Henri Amouroux dans "Pour en finir avec Vichy"), cet afflux a créé une réaction également chez les juifs français. "Ils nous font du tort." répétait son père. Dans un pays qui devait faire face au danger, arrivaient de nombreuses personnes qui n’avaient aucun respect pour le pays d’accueil. De plus, elles achetaient des commerces ou des appartements dont les prix augmentaient. Des raisons concrètes qui rendent les notions de racisme et d’antisémitisme inutiles et inadaptées pour expliquer les comportements.
Malgré la réaction à ces comportements, 70 % des Juifs étrangers et 90 % des juifs français ont été sauvés. Sans parler des Juifs d’Afrique du nord qui n’ont jamais été inquiétés. Des chiffres qui parlent plus que les présupposés contre Pétain.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 11 septembre 2008 14:03, par P.-Y. D.
Dans son message au pays Pétain parle des élites détruites. Et sont implicitement accusés les juifs, les francs-maçons, les communistes (pour la lutte des classes). Pourtant, en la matière, s’il est une cause indiscutable de la disparition d’une partie de l’élite française de l’entre-deux guerres, c’est bien la guerre 14-18, laquelle décima toute une génération de jeunes hommes et à laquelle le même Pétain fut associé, et qui montra d’ailleurs une absence de compassion à l’égard des soldats français qui n’en pouvaient plus du bain de sang. Tout le reste n’est qu’accusastions fondées sur des partis pris idéologiques, ultra nationalistes. Et à ce propos, n’est-ce pas d’une certaine façon l’humiliation de l’Allemagne après sa défaite qui a suscité la réaction nationaliste du peuple Allemand qui a abouti, entre autres causes, à la seconde guerre mondiale ? Vous trouvez que c’est en raison du manque de nationalisme qu’il y a eu Vichy, je pense au contraire que c’est d’un excès de nationalisme, de part et d’autre, que le désastre est venu. Car le nationalisme c’est quoi ? C’est la vision essentialiste de l’histoire d’un pays. Le culte des origines. La prééminence de valeurs nationales supposées intangibles sur l’indentité comprise comme processus jamais achevé. L’ethnie, voire la "race" avant le politique. J’entends ici politique au sens d’élaboration collective et contradictoire du sens de l’histoire et de l’ordre social. Contradictoire car c’est précisément lorqu’il n’y a plus de débat contradictoire possible que vient l’exclusivité d’une histoire officielle. L’éducation nationale véhicule bien entendu des programmes, sorte d’histoire officielle. Mais cette histoire est le produit du débat des historiens. Et qui plus est en dehors du système éducatif d’autres opinions, telle que la votre par exemple, peuvent s’exprimer. Or tout régime qui se réclame du nationalisme a tendance à écarter, voire brûler, tout ce qui ne rentre pas dans sa vision nationaliste. Et il ne peut en être autrement, puisque c’est le propre du nationalisme que de fondre dans un même moule Histoire et politique.
S’agissant de la République, je pourrais lui reprocher une chose, c’est notamment d’avoir par le biais de l’institution éducative nourri un esprit de revanche qui a coûté les millions de morts de la première guerre mondiale. Evidemment coté allemand il en fut de même.
Vous imputez à la République des crimes. C’est un fait, mais on pourrait en dire autant de tout autre régime, et à une échelle cette fois industrielle s’agissant des régimes hitlériens et staliniens. Pour ma part je suis républicain mais j’estime que la République, réduite à sa plus simple expression, ne constitue pas le fin du fin en matière politique. L’idée républicaine ne recouvre pas totalement l’idée démocratique. Quand des intérêts privés débordent sur le domaine public, on est plus très loin de la ploutocratie, et c’est ce qui fut reproché notamment à la République d’entre deux guerres. Comme aujourd’hui les intérêts économiques de certains intérêts privés orientent largement les décisions politiques au détriment du bien commun et de la justice sociale. Je n’exclue donc pas que des causes économiques aient pu entraîner la guerre. Mais le crime de Vichy et de certains nationalistes de l’époque, donc bien avant que ne s’établisse Vichy, c’est d’avoir instrumentalisé une question juive (pour eux les juifs, avec d’autres, étaient responsables de la "faillite" de la République) pour prendre le pouvoir et établir un régime antidémocratique et antisémite. Ce régime du pouvoir absolu n’eut à se justifier d’aucune constitution et d’ailleurs Vichy n’eut pas de constitution. L’Etat ne doit sa légitimité qu’à la seule manifestation de sa puissance effective fondée sur l’existence d’un ennemi. Telle était la théorie du juriste Carl Schmitt en Allemagne pour justifier le régime hitlerien. Vichy, de fait, a établi lui aussi son pouvoir en constituant des ennemis, et en particulier l’ennemi juif. Certes l’antisémitisme préexistait à Vichy, mais c’est bien sur ce terreau que Pétain et ses "amis" ont pris le pouvoir, précisément en l’exploitant, avec les conséquences dramatiques que l’on sait.
Ni la République ni la démocratie ne garantissent de façon absolue, c’est à dire en toutes circonstances, le respect des valeurs humaines fondamentales. Tous les régimes politiques sont le fait des hommes, y compris les régimes de droit divin. Ils sont donc tous faillibles, sans exceptions. La République comme la démocratie ne souffrent pas de leurs excès mais au contraire d’une insuffisance du respect de leurs principes cardinaux : la balance ou séparation des pouvoirs pour la République et le manque de vitalité des débats pour la démocratie. La démocratie n’est pas un état de fait, mais un combat permanent pour le maintien et le renforcement de l’égalité, de la liberté et de la fraternité. On ne le voit que trop bien aujourdhui en Sarkozie où le pouvoir présidentiel sert plus les intérêts de quelques amis bien fortunés que ceux du pays. De même l’indépendance éditoriale de la presse n’est pas le souci principal du locataire de l’Elysée. Or, donc, Vichy voulait remédier à une soit disant décandance française en abolissant les principes qui justement auraient permis une moindre emprise de l’économique sur le politique. De façon symptomatique la seule mesure économique d’importance que prit Vichy fut de confisquer les biens des juifs. Quel progrès économique !! (22 juillet 1941 : aryanisation économique = spoliations. Loi concernant la liquidation des biens juifs et leur passage sous contrôle d’administrateurs non juifs. Cette tâche est confiée au CGQJ qui, en 3 ans, « aryanise », c’est à dire confisque, tous les biens, y compris les plus modestes. ) Le programe de la Révolution nationale était voué à l’échec, d’ailleurs elle ne suscita pas l’adhésion populaire. Demeura une dictature criminelle. Ce qui est un pléonasme. Car une dictature est toujours criminelle et celle-ci le fut particulièrement puiqsue des milliers d’êtres humains qui n’avaient que le tord d’être juifs furent de fait éliminés.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 11 septembre 2008 23:58, par avril
P.-Y. D.
Vous écrivez : "Vichy, de fait, a établi lui aussi son pouvoir en constituant des ennemis, et en particulier l’ennemi juif. Certes l’antisémitisme préexistait à Vichy, mais c’est bien sur ce terreau que Pétain et ses "amis" ont pris le pouvoir"
On ne peut pas écrire que Pétain a pris le pouvoir dans la mesure où on lui a servi sur un plateau, plateau qu’il n’avait pas demandé et où il avait tout à perdre. Il était au calme en Espagne et je ne pense pas qu’à 85 ans, son objectif était de prendre le pouvoir et de faire régner une dictature sur la France !
Quant à constituer des ennemis pour établir son pouvoir, je n’en vois guère la nécessité. Le pouvoir de Pétain était établi en 1940 par sa seule personnalité. Pourquoi aller chercher des ennemis quand il y a deux ennemis évidents, l’occupant et ceux qui ont provoqué l’invasion du pays ?
Quant à l’existence d’une certaine méfiance envers les juifs, pourquoi utiliser à tout instant le terme d’antisémitisme ? Ce terme me paraît abusif. Si j’ai horreur des idées d’Attali, suis-je antisémite ? Les Juifs étant très représentés dans le gouvernement, il était inévitable que les juifs pâtissent de sa gestion catastrophique. Et dans un pays inquiet de la menace d’une nouvelle guerre, il est normal que des juifs exilés d’Allemagne suscitent la méfiance. Sans parler de l’implication très active des juifs dans la révolution bolchevique et sa forte représentation dans le pouvoir communiste en Russie qui n’a pas dû atténuer la méfiance.
Dans un pays confronté à une menace extérieure, tout groupe humain ayant des tendances mondialistes ne peut être ressenti que comme un danger. Et quand des représentants de l’un de ces groupes au pouvoir compare le drapeau français à un "torche-cul" (Jean Zay, ministre de l’éducation nationale) ou dit "Du moment qu’on démolit l’armée, j’en suis" (Blum), il faut imaginer la fureur de ceux qui étaient préoccupés par la situation du moment. Il faudrait aussi intégrer tous ces aspects dans le contexte de l’époque et ne pas juger de façon trop manichéenne.
Vous considérez que dans son discours, lorsqu’il parle des "élites détruites", Pétain accuse implicitement "les juifs, les francs-maçons, les communistes (pour la lutte des classes)". On ne peut pas mettre sur un même plan d’une part les communistes et les francs-maçons qui adhèrent à une idéologie et d’autre part les juifs qui sont un groupe humain. Ou alors il faut parler du groupe restreint des politiciens juifs du Front populaire qui, il est vrai, ont été nombreux autour de Blum à qui Mauriac reprochait "d’avoir un penchant pour les siens".
Vous avez là la même attitude que Amouroux dans le domaine des accusations implicites. Lorsque Pétain dit : " Seuls le travail et le talent redeviendront le fondement de la hiérarchie française. Aucun préjugé défavorable n’atteindra un Français du fait de ses origines sociales." Amouroux lui reproche de ne pas avoir ajouté "…et religieuses", sous-entendant ainsi, d’après lui, que Pétain excluait les juifs. Et pourquoi pas la sempiternelle expression "ou de leur orientation sexuelle" ! On peut accuser implicitement n’importe qui de n’importe quoi.
Et par "élites détruites", Pétain pense peut-être plutôt, à mon avis, à toutes celles qui ont été écartées du pouvoir par la mainmise de groupes plus préoccupés par l’intérêt de leur groupe respectif, que cet intérêt soit financier ou idéologique, que par l’intérêt du pays.
Vous écrivez que j’ai tort de penser que "c’est en raison du manque de nationalisme qu’il y a eu Vichy". Qu’auriez-vous fait en constatant que le pays voisin s’armait ? Quelles qu’aient été les causes, fondées, que vous donnez, de cette exacerbation du nationalisme allemand, était-il bien judicieux d’instaurer les congés payés et les 40 heures sans souci du niveau de notre économie et des besoins de notre défense, de déclencher des grèves massives ou de saboter nos armements ? Au lieu d’adapter l’appareil militaire au niveau des périls. Il était un peu tard en 1936 pour se poser des questions sur les méfaits du nationalisme. D’autant plus que les causes de la deuxième guerre n’étaient pas que du seul ressort de la France. Si l’on veut rester libre, il ne faut pas être seul à vouloir désarmer.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 12 septembre 2008 22:49, par P.-Y. D.
On ne peut pas dire que l’Allemagne constituait un réel ennemi pour Pétain dès lors qu’il y a eu collaboration étroite. Je maintiens donc que les ressorts idéologiques du régime de Vichy sont à chercher ailleurs. Et d’abord dans l’ultranationalisme associé au conservatisme dans le sens que j’évoquais dans mon message précédent. La collaboration servait d’abord les objectifs de la Révolution nationale : fondre le pays dans un nouveau moule, celui d’une France régénérée car débarassée de ses élements jugés désintégrateurs : juifs, communistes, francs-maçons.
Les juifs formaient bien une catégorie à part, mais pas celle que vous dites, car ils étaient tous visés, qu’ils fussent politiciens ou pas. Pétain n’alla jusqu’à déclarer publiquement son antisémitisme, mais les résultats désastreux de sa politique parlent pour lui. Fichiers, arrestations, spoliation, déportations, élimination pour des milliers d’entre eux. L’Allemagne fut perçue par les tenants les plus idéologues et influents de la collaboration comme une sorte de catalyseur pour la transformation sociale et politique, idéologique, qu’appelait de ses voeux le nouveau régime. Et ce sont bien ces ultras qui furent suivis. Dans la lutte commune de Vichy et du régime Hitlérien contre des ennemis, intérieurs, avec les juifs comme les plus grands ennemis, il s’agissait d’une rive à l’autre du Rhin de revivifier les deux nations, également considérées de part et d’autre du Rhin comme des nations dégénérées. Les intérêts de Vichy et de Berlin étaient donc de ce point de vue convergents par delà la question de la défaite de la France, qui passait ainsi au second plan aux yeux des collaborationnistes.
Quant à Mauriac, que vous citez, c’est un mauvais exemple car après une brève admiration pour Pétain qu’il voit en sauveur, dès l’automne 40, il condamne le régime de Vichy pour sa collaboration et son antisémtisme. Non, Vichy ne visait pas seulement quelques politiciens juifs, mais tous les juifs. Des lois en ce sens furent appliquées, des milliers de juifs furent éliminés, conséquence d’une politique qui faisait de la question d’une soi disant décadence nationale son obsession, au lieu de s’évertuer à préserver la nation française dans toute sa diversité. C’est au nom de la patrie que Pétain se présentait en sauveur, mais à cause de la conception essentialiste qu’il en avait, il sacrifia une partie des français ainsi que certains étrangers (les juifs étrangers) qui vivaient sur le territoire français. Son régime était donc bien criminel. Parler de la France de l’entre-deux-guerre n’explique pas, et surtout ne peut justifier cette politique discriminatoire et criminelle. Les références à cette période par le régime de Vichy n’ont été que les prétextes de son application. Il faut rendre à Vichy ce qui est à Vichy.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 13 septembre 2008 13:20, par avril
P.-Y. D.
Je trouve que vos accusations ne sont pas toujours fondées et sont même en totale contradiction avec certains faits.
Si les lois "portant statut des juifs" étaient des lois antisémites, elles se seraient appliquées à tous les juifs sans exception. Or la loi du 3 octobre 1940, article 3, précise :
"L’accès et l’exercice de toutes les fonctions publiques autres que celles énumérées à l’art. 2 ne sont ouverts aux Juifs que s’ils peuvent exciper de l’une des conditions suivantes :
a. Être titulaire de la Carte de combattant 1914-1918 ou avoir été cité au cours de la campagne 1914-1918 ;
b. Avoir été cité, à l’ordre du jour au cours de la campagne 1939- 1940 ;
c. Être décoré de la légion d’honneur à titre militaire ou de la Médaille militaire."
La loi du 2 juin 1941 qui la remplace ajoute :
"d) Être pupille de la nation ou ascendant, veuve ou orphelin de militaire mort pour la France."
Cette loi précise aussi dans son article 8 :
"Peuvent être relevés des interdictions prévues par la présente loi, les juifs :
1° Qui ont rendu à l’État français des services exceptionnels ;
2° Dont la famille est établie en France depuis au moins cinq générations et a rendu à l’Etat français des services exceptionnels."
Vous pouvez m’objecter que l’article 2 en question interdit à tous les juifs (y compris ceux qui ont rendu des "services exceptionnels") l’accès à un certain nombre d’emplois comme ceux de membre du gouvernement, d’officier ou d’enseignant ainsi que ceux qui sont liés aux médias. Il y a malgré tout dans l’article 3 une volonté de distinguer ceux des Juifs qui ont montré leur attachement à la France.
Je doute que l’affaire Dreyfus aient joué un grand rôle dans une telle attitude. D’autre part, je doute que Pétain et les membres du gouvernement qui signent ces lois ne soient que des primaires obsédés par un antisémitisme spontané. Je n’ai rien lu qui pourrait justifier une telle attitude, excepté les provocations de certains membres du Front populaire. Certains faits ont dû instiller le doute sur la loyauté de certains envers leur pays. La France n’est pas le seul pays dans ce cas.
En tous les cas, ce n’est pas parce que Vichy éloigne les Juifs de certaines professions que vous pouvez écrire que "il sacrifia une partie des français ainsi que certains étrangers (les juifs étrangers) qui vivaient sur le territoire français" (sous-entendu les "éliminer"). Actuellement, vous ne pouvez pas travailler dans certaines professions intéressant la défense si vous êtes originaire de certains pays. Cette "discrimination" est tout à fait explicable. Peut-être l’est-elle dans le cas du gouvernement de Vichy, de plus dans un pays sous la coupe d’un occupant et traumatisé par la défaite ? Même si en pareil cas, des innocents paient pour les actes répréhensibles d’une minorité.
Parler de "s’évertuer à préserver la nation française dans toute sa diversité", c’est un langage très à la mode en 2008 mais en 1941, je doute fort que ce soit le cas. La priorité est la survie d’une nation et la mise à l’écart de personnes susceptibles de trahir. Après l’entrée en guerre des Etats-Unis contre le Japon, tous les citoyens américains d’origine japonaise ont été privés de leur liberté et détenus dans des camps. L’écrasante majorité de ces personnes était sans doute parfaitement loyale mais on ne peut appliquer en état de guerre les grands principes du temps de paix.
Attention, je ne veux pas dire par là que ces détentions ou ces discriminations étaient justifiées. Mais je trouve qu’il n’est pas raisonnable de proférer des accusations sans prendre en compte le contexte de l’époque et sans chercher à en comprendre les causes.
Pour Mauriac, peu importe qu’il ait plus tard condamné Vichy, il n’en a pas moins dit la phrase que j’ai rapportée.
Dans mon prochain message, je répondrai à votre affirmation que je trouve totalement infondée : "On ne peut pas dire que l’Allemagne constituait un réel ennemi pour Pétain dès lors qu’il y a eu collaboration étroite."
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 22 septembre 2008 22:58, par P.-Y. D.
avril, Je résume votre thèse.
Celle-ci consiste à dire que la pacifisme de l’entre-deux-guerres, le manque de conscience nationale de certaines catégories de population (dont un certain nombre de juifs, dans certains professions), mais aussi les communistes, grèvistes, voire saboteurs, ont désarmé la France face à une Allemagne qui, elle, s’armait, poussée qu’elle était par un réel nationalisme. Partant de ces considérations, certes, vous ne justifiez pas les crimes commis par Vichy, vous admettez même que des innocents ont péri, mais sous semblez dire que les mesures prises par Vichy à l’encontre d’une "minorité" étaient des réactions expliquables étant donné le contexte de l’époque, à savoir celui d’un l’affaiblissement de la nation, y compris moral. Pour moi cette thèse est absurde car on ne voit pas pourquoi il a fallu arrêter tant de juifs innocents — qui ne faisaient manifestement pas partie des mauvaises élites — pour en mettre hors d’Etat de nuire seulement quelques uns qui seraient , de votre point de vue, responsables de l’affaiblissement du pays.
Ce que vous ne voyez pas, ou plutôt que vous ne prenez pas en considération, c’est que la persécution, les raffles n’étaient pas simplement des mesures pratiques : celles consistant à mettre hors d’état de nuire certains individus qui auraient trahi le pays. Cette persécution, ces arrestations, ces raffles, avaient d’abord une portée idéologique, car c’est bien en tant que juifs que ceux-ci étaient visés. Et d’ailleurs, sauf exceptions, Blum par exemple, dont le procès tournal court, il n’y eu pas de procès à leur encontre. Si en effet certains juifs avaient été visés, en tant qu’individus responsables, pour trahison envers le pays, c’est tous les juifs rafflés qui auraient dû être traduits devant la justice. Or il n’en a rien été, ce qui montre bien, démontre même, le caractère antisémite de la politique menée par Vichy. Je ne parle pas donc ici du caractère primaire ou non des sentiments qui animaient les différents acteurs du régime. Ce qu’il importe de savoir c’est si la politique de Vichy visait les juifs en tant que juifs ou en tant qu’individus coupables de haute trahison pour des raisons x ou y. De même, c’est Vichy qui a conduit cette politique, et pas tous les autres — Jaurès, Front populaire, communistes .. - que vous pointez du doigt. Ou bien personne n’est responsable de rien et alors tout le monde est excusable, ou bien il existe bien un principe d’imputabilité des crimes commis, et alors il y peut y avoir des responsables.
D’un point de vue intellectuel il n’est pas satisfaisant de faire de Vichy, comme de tout évènement politique inscrit dans une durée et impliquant un certain nombre de personnes, une simple réaction dont les décisions s’expliqueraient par des causes extérieures. Tout phénomène humain, politique, s’insère dans un contexte, c’est bien évident, mais les caractéristiques dudit phénomène, ici les décisions prises par l’entité politique Vichy, ne peuvent se ramener entièrement à des causes extérieures, car alors le phénomène perd de sa spécificité et ne ressortit plus à la politique et aux affaires humaines. Aussi bien, expliquer les agissements de Vichy en les ramenant à une cause extérieure consistant en l’affaiblissement de la nation n’explique rien du tout. On fait alors de Vichy une simple réaction, au lieu de rechercher les causes idéologiques, finales, qui l’explique. Cela peut paraître prosaique d’y insister, mais la distinction entre causes efficientes et causes finales est essentielle pour la compréhension de mon raisonnement. L’histoire est tissée de causes efficientes et finales car tout phénomène humain s’inscrit à la fois dans une causalité physique et dans une causalité projective. Et c’est bien pourquoi l’Histoire est tout autant la recherche d’une vérité factuelle qu’un débat autour du sens à donner aux évènements historiques.
Le propre de Vichy c’est quoi ? C’est je le répète, l’idéologie nationaliste hyper conservatrice et antisémite. Sauf à considérer que les causes finales n’existent pas, que donc le facteur idéologique n’entre pas en ligne de compte dans l’explication historique, il faut bien reconnaître que Vichy s’explique d’abord par une dynamique qui lui est propre irréductible à des causes extérieures, laquelle dynamique puise son énergie dans l’idée nationaliste telle que je l’ai explicitée dans un précédent message. Et la tradition antidreyfusarde en est un aspect. Autrement dit, sans l’idéologie nationaliste dont l’antisémitisme est un des éléments consituant, on ne comprend pas pourquoi Vichy aurait mené une politique qui a visé tous les juifs —" race juive disent les textes"" — et a abouti à l’élimination d’une part d’entre eux plutôt que de considérer les actions individuelles effectivement menées par les juifs dans le sens de l’affaiblissement du pays. Car il ne s’agit pas de quelques innocents juifs qui auraient "’payé" pour quelques juifs estimés par vous fautifs, mais d’un nombre écrasant, la totalité des juifs, juifs, juifs qui, je vous la rappelle, avaient été préalablement fichés. je précise, je fais ce raisonnement pour démontrer le caractère absurde de la thèse des innocentes victimes collatérales, et non pas pour dire que ces procès en eux-mêmes auraient eu quelque légitimité, surtout s’agissant d’un régime qui avait abandonné les principes de la séparation des pouvoirs indispensable à l’exercice d’une Justice digne de ce nom. De même, je ne veux pas dire que les motifs d’inculpation retenus contre eux auraient pu être recevables. Le procès de Blum et de quelques autres juifs, qui tournèrent court, montrèrent d’ailleurs que les griefs qui étaient reprochés pouvaient se retourner contre ceux qui étaient à l’origine des dits procès. Notamment en ce qui concerne la défaite militaire.
Non, la persécution des juifs ne fut pas un aspect secondaire de la politique de Vichy, mais constituait un des ressorts fondamentaux de sa politique nationaliste. Selon la doctrine propre à Vichy la dégénérescence du pays ne s’appliquait pas simplement aux domaines politiques, sociaux, économiques, militaires, mais concernait aux yeux des idéologues de Vichy et de leurs virulents soutiens, la nation, entité d’essence morale, que les juifs, avec d’autres, comme les francs-maçons, avaient affaibli, ce pourquoi ils furent persécutés.
Je veux préciser aussi que je n’ai jamais dit que, formellement, les lois antisémites n’établissaient pas des distinguos. J’ai dit que la politique menée par Pétain était antisémite de facto et que ces lois ont fourni le cadre légal d’un mécanisme qui a enclenché la persécution des juifs aboutissant à leur élimination pour un certain nombre d’entre eux. 80OOO, soit 27 % de la population juive de France. Si Pétain se garde bien de ne pas mettre dans le même sac les juifs qui avaient rendu des services à la France, c’est pour rester fidèle à son image de défenseur du pays, de la nation. C’eût été incompréhensible pour les français que Pétain, qui se posait en sauveur du pays, ne fît pas des exceptions pour services rendus à la Nation. Ceci dit ces lois étaient plus sévères que celle du régime mussolinien ! De même Certes il y eut peut-être dans l’esprit de Pétain une contradiction, à savoir la contradiction qu’il y avait à vouloir mener une politique antisémite tout en faisant des exceptions, ce qui impliquait que tous les juifs n’étaient pas mauvais. Mais ceci est insignifiant au regard de ce qui c’est effectivement produit et du processus global. Par volonté ou aveuglement idéologique Pétain a permis que s’enclenche la logique infernale d’un crime d’Etat. Mon propos n’est pas d’accuser Pétain en particulier, mais la logique infernale dans laquelle il a été partie prenante. Et l’idéologie constitue le facteur explicatif le plus pertinent si l’on veut bien comprendre quelque chose au crime d’Etat qui fut alors commis. C’est parce que Vichy avait désigné des ennemis intérieurs — parmi lesquels les juifs avaient la première place —, et au nom d’une idéologie de l’essence morale de la nation, qu’il a été conduit à adopter les mesures extrêmes qui furent les siennes. Et si Vichy a préféré conduire lui-même les raffles demandées par l’occupant ce n’est pas pour limiter les pertes humaines, mais essentiellement pour pouvoir revendiquer la paternité de sa politique nationale. Laisser l’occupant mener les raffles aurait signifié la disparition de l’Etat français et l’impossibilité de Révolution nationale qu’il était censé réaliser.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 13 septembre 2008 18:53, par avril
Un complément à mon message. Vous écrivez : "Pétain n’alla jusqu’à déclarer publiquement son antisémitisme, mais les résultats désastreux de sa politique parlent pour lui."
Les résultats de sa politique parlent en effet pour lui. Si seulement 7% des Juifs des autres pays d’Europe occupée ont survécu, 100% des Juifs d’Afrique du Nord, 86% des Français juifs de métropole et 70 % des étrangers juifs résidant en France ont été sauvés. Vous attribuez cela aux "justes" mais comment 2 000 personnes auraient-elles pu cacher ces centaines de milliers de personnes et pourquoi les pays voisins n’auraient-ils pas eu aussi leurs "justes" ?
Je pense que vous commettez une très grave injustice. Il est vrai que la conjonction d’intérêts politiques, gaullistes et communistes, a conduit à créer et amplifier cette injustice. L’histoire ne peut être utilisée et déformée pour régler des comptes avec des opposants politiques.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 13 septembre 2008 20:47, par PIERROT13Avril, les 100% de juifs d’Afrique du Nord qui ont été sauvés sont dus à la concommitance des déisions de rafles par le gouvernement de Pétaion et l’implantation du Gouvernement Provisoire à Alger en 1943. Pétain n’y est strictement pour rien, le Gouvernement Provisoire pour beaucoup.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 14 septembre 2008 01:32, par avril
Pierrot13
Pourriez-vous me donner vos sources concernant des "décisions de rafles par le gouvernement de Pétain" en Afrique du nord ?
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 14 septembre 2008 10:41, par PIERROT13
Les sources sont un peu plus bas dans les commentaires. Deuxième série de lois anti-juives de 1942 qui concernaient nomémment la zone sud, les rafles ont commencé début 1943, et l’Afrique du Nord.
Quand aux autres pays européens qui ont été visés par les rafles, celles-ci étaient réalisés sous responsabilité allemande.
Vous parlez de bombardements de voies ferrées, il y en a eu, mais d’une part le maillage du réseau français était tel que des voies de déviation étaient existantes, d’autre part la flotte aérienne n’avait pas des moyens exceptionnels et visait avant tout les sites industriels allemands (d’ailleurs souvent hors de portée) ou les depots de carburant et de munitions.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 14 septembre 2008 11:40, par avril
Pierrot13
Si par "Deuxième série de lois anti-juives de 1942", vous entendez la "loi du 2 juin 1941 remplaçant la loi du 3 octobre 1940 portant statut des Juifs", effectivement elle s’applique à l’Afrique du nord. Cette loi, comme celle de 1940, précise les professions interdites ou autorisées sous conditions ainsi que les peines de prison encourues en cas de non respect.
Mais la référence que j’aimerais connaître c’est celle des projets de rafles en Afrique du nord décidés par Pétain qui, d’après vous, n’ont pas pu être exécutés "en raison de l’arrivée du gouvernement provisoire à Alger". A ma connaissance, les seules rafles qui ont eu lieu en Afrique du nord sont celles de Tunisie pendant la brève occupation par l’armée allemande.
Vous ne répondez pas à mon objection concernant la proportion de Juifs sauvés en France dans un pays où le gouvernement soi-disant collaborait avec l’occupant et la proportion très faible des Juifs ayant survécu dans les autres pays occupés d’Europe. Comment expliquez-vous cette énorme différence sans faire intervenir le rôle protecteur de Pétain ?
Vous écrivez que la flotte aérienne n’avait pas de moyens exceptionnels et visait avant tout les sites industriels allemands. Elle avait quand même suffisamment de moyens pour raser Hambourg à la mi-1943. Quant aux sites industriels allemands, ils étaient largement épargnés au détriment des centres-villes, le but étant de massacrer le plus possible de civils. Curieux tout de même que les Alliés rasaient, en parfaite connaissance, des villes françaises sans objectif militaire (cas du Havre par exemple), alors que les trains circulaient pour déporter les Juifs. Le maillage des voies ferrées n’est tout de même pas aussi serré à moins de faire des détours invraisemblables.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 14 septembre 2008 19:27, par PIERROT13
Il s’agit de la loi du 11 décembre 1942 qui étend les lois de 1940 à la zone non-occupée et aux colonies d’Afrique du Nord.
Les rafles ne sont pas plus mentionnées dans ce texte que dans celui de 1940. Elles se sont réalisées en zone sud (dont celle de Marseille de janvier 1943) mais n’ont pu se réaliser hors du territoire métropolitain en raison de divers débarquements alliés. Le débarquement allié sur Alger, s’est réalisé le 11 novembre 1942.
Quant à l’état de l’aviation, je ne puis que vous conseiller de lire "une vie dans son siècle" de John K. Galbraith qui a réalisé comme envoyé de F. D. Roosevelt une étude sur ce sujet en Allemagne pendant la fin de la guerre. Il en parle très bien.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 15 septembre 2008 00:17, par avril
Pierrot13
Le 8 novembre 1942 a vu les Alliés débarquer en Afrique du nord entraînant l’invasion de la zone sud le 11 novembre. La loi du 11 décembre est donc postérieure à cette invasion. On ne peut donc plus parler de "zone non occupée" à propos de cette loi.
D’autre part, la loi de 1940 (remplacée par celle de 1941) n’avait pas besoin d’être étendue à la zone sud et à l’Afrique du nord puisqu’elle s’y appliquait déjà.
Et en quoi consiste cette loi du 11 décembre 1942 ? Elle est "relative à l’apposition de la mention « Juif » sur les titres d’identité délivrés aux Israélites français et étrangers. Toute personne de race juive est tenue de se présenter dans un délai d’un mois au Commissariat ou à la Gendarmerie de son domicile pour faire apposer la mention « JUIF » sur sa carte d’identité et sur sa carte individuelle d’alimentation.". Cette loi est un additif à la loi de 1941 mais non une extension à la zone sud.
La rafle de Marseille de janvier 43 a eu lieu après l’invasion de la zone sud donc sous occupation allemande. Je ne vois donc pas la moindre preuve comme quoi ce serait Pétain qui aurait pris l’initiative de telles rafles. Même si les rafles de la zone sud ont vu la participation active de membres du gouvernement de Vichy imposés par l’occupant (comme Darquier de Pellepoix).
Je ne vois donc aucune preuve laissant penser que Pétain aurait pris l’initiative de rafles en zone non occupée. Celles de la zone sud ont eu lieu après l’invasion de cette zone et aucune n’a eu lieu avant. Il n’y en a eu aucune en Afrique du nord et rien ne prouve, jusqu’à preuve du contraire, que des rafles étaient prévues.
Que les Italiens aient pu s’opposer à la déportation dans leur zone d’occupation ne signifie nullement qu’ils ont été plus fermes que Pétain. Les Italiens étaient simplement les alliés de Hitler et n’avaient donc pas la même position que la France, pays occupé.
Je n’ai pas assez de temps pour lire dans l’immédiat le livre que vous me conseillez, ce dont je vous remercie. Mais je constate que l’aviation alliée a effectué de nombreux bombardements massifs au cœur même de l’Allemagne dès 1943. A fortiori pendant la fin de la guerre puisque pendant les 6 derniers mois de guerre, plus un train ne pouvait rouler sur le territoire allemand en raison de la totale suprématie aérienne des Alliés. Empêchant notamment tout ravitaillement alimentaire des villes et des camps.
Il est donc pour le moins tout à fait étonnant que l’aviation alliée n’ait pas eu la possibilité dès 1943 de mettre fin aux déportations.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 13 septembre 2008 23:23, par PIERROT13
Juste deux précisions à votre commentaire.
La première, ce ne sont pas des pourcentage mais bien des dizaines de milliers de femmes, d’enfants et d’hommes qui ont été massacrés au simple regard de leur appartenance religieuse et cela avec la participation active de l’Etat Français.
La deuxième, ne trouvez-vous pas troublant que l’Italie de Mussolini, alliée de l’Allemagne d’Hitler ait rejeté de façon formelle tout action visant à contraindre les Juifs ? De toute l’Europe, la France, qui rappelons-le n’était pas vaincue mais sous le régime de l’armistice, est le seul pays à avoir collaboré avec l’Allemagne dans la réalisation de la "solution finale". Dans les discussions de la commission d’armistice, la France a demandé (pour une fois) et obtenu (pour une fois) la pleine et entière responsabilité de ses forces de Police qui n’avait à recevoir d’ordres et à rendre compte qu’aux représentants de l’Etat Français.
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 14 septembre 2008 01:30, par avril
Mais Pierrot13, l’Italie de Mussolini n’était pas occupée par l’Allemagne.
Quant à accuser la France d’être le "seul pays à avoir collaboré avec l’Allemagne dans la réalisation de la "solution finale"", expliquez-moi donc pourquoi c’est en France que le nombre de Juifs sauvés a été de loin le plus grand. J’aimerais comprendre votre logique : si les autres états n’ont pas collaboré, pourquoi le pourcentage de victimes y est-il beaucoup plus élevé ?
Parler en pourcentage permet de comparer la situation entre états. S’il y a eu "participation active de l’Etat français" dans le massacre dont, d’après vous, il avait connaissance, on peut se demander pourquoi personne n’a agi dans la résistance pour arrêter les déportations. Pourquoi, au lieu de bombarder les populations civiles des villes françaises, les avions alliés n’intervenaient-ils pas pour couper les voies ferrées conduisant aux camps ? Pourquoi aucun pays n’a accepté de recevoir de réfugiés juifs ?
Il est aisé de refaire l’histoire, bien confortablement installé et libre de deviser sur ce qu’il fallait faire, à partir d’une histoire largement falsifiée par ceux qui interdisent le débat historique. Et il est plus que curieux de voir cet acharnement sur un homme qui a dû gérer la défaite comme il a pu quand les véritables responsables du désastre, non seulement n’ont pas été jugés, mais se font les juges de cet homme. Et quelle justice !
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès 9 septembre 2008 13:20, par Sam’suffitAh non alors, à ne pas suivre !
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Quand les élus communistes se désintéressent de l’ Humanité de Jaurès
9 septembre 2008 23:21, par PIERROT13Petit rappel de dates :
1940 : Premières lois anti-juives en France signées Pétain, elles concernent la zone occupée.
1941 : Début des rafles en zone occupée.
Aout-Septembre 1941 : La commission d’Armistice entérine la demande du gouvernement français (donc Pétain) dereconnaître la responsabilité de la Police Française devant le seul Gouvernement Français.
1942 : Deuxièmes lois anti-juives en France, elles concernent la zone non-occupée et notemment l’Afrique du Nord. Début des convois.
Mai 1942 : Nomination de Darquier (dit de Pellepoix) commissaire aux questions juives. Il est commu comme militant anti-juif, président du "Rassemblement Anti-Juif de France".
Oberg et Kochen, représentants du gouvernement allemand avec titre de conseillers visitent les camp de la mort déjà en activité.
D’une part, rien qu’à la lecture de ces dates, il est extrèmement délicat d’avancer que Pétain et son gouvernement n’étaient pas anti-sémites.
D’autre part, bien que je n’en ai pas la preuve formelle, je trouve très difficile à croire que les deux dignitaires allemands n’aient pas fait part à Pétain, Laval, Bousquet ou Darquier des destinations des convois.







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