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Betapolitique est un hébergeur et une plateforme libre de publication politique sur Internet.
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Betapolitique vient du constat du rôle croissant de l’Internet dans le débat politique moderne. Cette évolution signifie heureusement une plus grande implication des citoyens dans la cité. Le croisement des réseaux, du numérique et du public a déclenché un nouvel éveil démocratique.
Mais trop de barrières subsistent encore, notamment le cloisonnement entre les experts et le public. La technique n’est pas neutre et le champ du politique en ligne est en train d’acquérir une structure trop fragmentaire. Il s’organise soit autour de paroles individuelles matérialisées par des blogs, parfois talentueux ; soit autour de sites institutionnels qui reproduisent leur archeo-fonctionnement et leur discours pour occuper l’espace sur le média participatif.
Internet réinsère les citoyens dans la cité, mais leur voix reste fragmentaire et individuelle. À tel point qu’il leur a été nécessaire de se constituer en collectifs imaginaires, comme la blogosphère, dont le seul point commun est de refuser l’appartenance aux formes de communication démocratiques traditionnelles. Quant aux médias, ils interviennent sur le réseau, mais sans repenser leurs structures pour tirer parti de la formidable capacité d’intelligence collective que celui-ci propose.
Face à ces évolutions préoccupantes, l’équipe de Betapolitique souhaite créer un service différent qui ne serait pas un organe de presse. Un intellectuel connectif où il devient possible de créer une mémoire intellectuelle tout en organisant un appareil critique de l’actualité. Une métamorphose éthique et politique.
L’exemple de l’incroyable développement des communautés politiques en ligne aux USA nous incite à penser que c’est le chemin à suivre. Au regard des enjeux, le débat français ne peut pas continuer à se passer de plateformes connectives comme peuvent l’être Dailykos ou campaignwiki.
En pratique, betapolitique est donc d’abord un site internet destiné à permettre à tout le monde de proposer et de sélectionner ensemble des analyses d’experts et des opinions publiques, en les poussant à se nourrir les uns des autres.
Chacun peut obtenir un login et un mot de passe afin d’y envoyer des articles, des vidéos ou des podcasts, ou de participer à leur sélection : inscription
Betapolitique ne comporte aucun comité éditorial. Ce sont les visiteurs qui sélectionnent les articles mis en ligne sur le site parmi la crème de la crème de la blogosphère mondiale ;)
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- Bastien Gentil
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Messages de forum
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31 décembre 2006 23:19, par AA
C’est une superbe initiative ! Longue vie a Betapolitique ! :)
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oui mais une fois de plus ! c’est Ségo Sarko ! et les autres ?
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désolé, les autres, c’est 1°/° par ci, 2°/° par là, avec 86°/° de participation. Donc, les autres ont une existence médiatique en proportion !
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bonjour !
oui je le souhaite aussi ,une longue vie à vous et à ce site.
Voir en ligne : remerciment
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10 janvier 2007 10:54, par sylvie
Moi non plus je ne comprends pas qui vous êtes. Or j’ai besoin de le savoir pour situer le site ou l’évaluer. En plus, je le reçois sur mon adresse professionnelle sans l’avoir demandé. Tout cela ne me donne pas confiance. Mais je demande qu’à être rassurée
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Les questions des lecteurs sur l’identité des rédacteurs sont tout à fait légitimes.
En tant que nouveau rédacteur, je confirme que ce blog est indépendant, les rédacteurs sont libres de choisirs leurs angles. Et pour joindre le geste à la parole, voici quelques lignes sur mon profil :
Raphaël Moran 21 ans,
Etudiant en Journalisme au Celsa-université Paris 4 Sorbonne.
Intéressé par les sujets sociaux, internationaux, écologiques, politiques et plus particulièrement par l’Amérique latine.
Longue vie à Betapolitique !
R. Moran
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11 janvier 2007 01:08, par LucB*
Je le trouve chouette et j’aimerais savoir s’il est possible de le récupérer.
Merci de me faire signe via
luc.beestar.net
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Sur le Who is on a ceci
person : Ano Nymous
liste-r : O
nic-hdl : ANO00-FRNIC
mnt-by : SPAG-MNT
changed : anonymous@nowhere.xx.fr 20060928
source : FRNIC
Ca fait un peu site de warez ...
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C’est un peu involontaire ca. Mais en tout cas les rédacteurs sont nommés.
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23 janvier 2007 20:34, par Murdon
Bravo ! Tout ce qui réhabilite le politique, toute initiative favorisant la récupération de la parole par les citoyens est bienvenue. Bon le risque est qu’il finisse par exister un blog par internaute et que l’efficacité s’en trouve réduite.
Je ne sais pas si être indépendant fait avancer le débat, je ne sais même pas si le mot indépendant recèle une vérité mais continuez et Bonne route !
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Félicitation pour cette initiative
Une vraie bouffée d’oxygéne
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Salut !
Pouvez vous rajouter un petit padding dans le conteneur #contenu ?
7 pixels à gauche serait bien, ca aèrerait les pages du site :)
le code css :
#contenu
padding-left : 7px ;
Voir en ligne : SARKOZY pas président
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6 mars 2007 10:23, par grellety
Bonjour,
Le message ci-dessous est posté ici, puisqu’il ne semble pas possible d’envoyer un mail aux rédacteurs, à la rédaction de Bétapolitique, sauf erreur de ma part. Merci de votre compréhension.
Chaque jour ou presque, nos médias nous font entrer par les oreilles et par les yeux une « nouvelle » concernant l’Irak : un nouvel attentat a tué des dizaines de personnes... Et on s’habitue. A tel point que lorsque cette litanie macabre cesse pendant quelques jours, le répit étonne. Et puis, ne vous inquiétez, kamikazes et journalistes reprennent leurs répétitions...
Derrière les mots, derrière les images qui sont volontairement censurées, il y a, il y avait, il y aura, des enfants, des femmes, des hommes, des civils, des gens comme vous et moi. Mais pour eux, l’Irak est devenu un labyrinthe mortel dans lequel le Minotaure terroriste rode.
Nous en savons presque trop, et nous n’en voyons pas assez. C’est pourquoi je viens de mettre en ligne une note spéciale sur mon blog, avec des photos de victimes de ces attentats et crimes barbares.
http://jeanchristophegrellety.typepad.com/lactionlitteraire/2007/03/les_gue rriers_e.html#comments
Le texte qui l’accompagne résume la situation, les faits. Ce que je vous demande, c’est, A VOTRE MANIERE, avec ou sans référence à mon appel, de publier une note, avec des photos, afin de sensibiliser les internautes-citoyens, de transmettre cet email, si vous n’avez pas de blog. Il est certain que les images ne sont pas faciles ni plaisantes à regarder. Mais ces images témoignent de ce que ces attentats provoquent. Pour que les citoyens d’Irak aient la chance et le bonheur d’avoir, à nouveau, une vie plus sûre, comme tous les citoyens paisibles du monde y ont droit, je vous demande, à votre manière, d’en parler, de témoigner.
Pour eux, et en leur nom, je vous remercie déjà de votre bienveillance.
Jean-Christophe
http://jeanchristophegrellety.typepad.com/
Voir en ligne : L’action littéraire
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12 avril 2007 10:05, par alfredmignot
Bonjour,
je me suis inscrit pour vous envoyer un article.
Mais impossible de valider la connection. Bien que mon navigateur soit programmé pour accepter les cookies, j’ai toujours la réponse suivante :
"problème de cookie
Pour vous identifier de façon sûre sur ce site, vous devez accepter les cookies.
Veuillez régler votre navigateur pour qu’il les accepte (au moins pour ce site)."
J’ai essayé avec mes deux navigateurs (Safari, de Mac, et Firefox) sans succès.
Comment faire ?
Cordialement.
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14 avril 2007 12:17, par michel
L’idée est bonne , il faut voir comment se passe au quotidien cela .
Il est évident qu’une forme de structuration par centres d’intérêt va arriver , comment lier cela avec ce que gameone par exemple appelle
le WEB3.0 c’est à dire le développement de l’autohébergement ?
Je vous signale mon blog qui pour l’instant est un peu en campagne électorale
http://www.pasdesarkozy.fr
mail : pasdesarkozy@gmail.com
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18 avril 2007 11:22, par F. Houssier
Bonjour,
Je cherche à joindre M. Serge Portelli ; pourriez-vous me transmettre son mail ?
Cordialement,
F. Houssier
Maître de conférence en psychologie, Université Paris 5
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BOnjour
Pouvez-vous écrire à contact@betapolitique.fr, nous lui transmettrons votre mail...
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Syndicat de la magistrature - 12-14, rue Charles-Fourier, 75013 Paris
Tél. : 01 48 05 xx xx - Fax : 01 47 00 xx xx - syndicat.magistrature@xxxxxxx.fr
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Petinax
25 avril 2007 01:21, par Pertinax
Cher Monsieur Serge Portelli,
Parce qu’l me plaît de suivre d’assez près la vie mondialement expliquée, l’actualité et la politique au quotidien, je vois comme vous, ce que vous voyez et je comprends comme vous, ce que vous comprenez.
Mais d’avance je crains que, si le bonhomme Sarkozy arrive à se faire élire (Dieu nous en préserve) Président de la République, le premeir souci et le premier geste qu’il aura, parmi d’autres, bien sûr, sera de vous déboulonner.
C’est la hargne qui guide ce tip beaucoup plus que la sagesse.
Et ils sont des millons à se laisser pièger...
Avec mon estime.
J.-M. L’Hoste
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1er mai 2007 17:06, par Sam
Bonjour,
je ne sais si j’écris au bon endroit, mais une remarque importante : votre page de projection électorale pour le second tour est une bonne idée, mais malheureusement altérée par le fait que les chiffres utilisés sont faux (cf http://tinyurl.com/34bw4m) et parce que vous ne permettez pas aux "blancs ou nuls" du premier tour de revoter.
Cordialement.
Sam
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7 mai 2007 10:42, par Ramdane ISSAAD< http: //rushes.free.fr>
Le site d’infos alternatives /rushes.free.fr> vient d’être bloqué par free le 06/05/07 à 18heures précises. Ce site créé en 2003par Ramdane ISSAAD est désormais un site fantôme non réactualisable, qui proposait cependant depuis 72 heures un lien direct sur le livre RUPTURES et un pdf caché à télécharger pour les petits curieux. Notre lutte constante contre l’idéologiqe sarkozyste est vérifiable en consultant les archives du Kiosque de rushes Soyez gentils de répercuter l’info afin de nous soutenir si vous considérez notre démarche comme synergique à la votre.
Cordialement
R.I.
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Slt ! Que faut-il pour publier un article dans BETAPOLITIQUE ou en être REDACTEUR ?
GMASCAD
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Bonjour
Tous les internautes peuvent soumettre des articles. Il suffit de cliquer sur le carré orange en haut à droite "Betapolitique diffuse vos idées et vos articles" pour écrire un article "Betanonyme".
Vous pouvez aussi créer un compte auteur en utilisant le bouton orange "Participez" en bas de la page.
A bientôt
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Bonne initiative ! M’autorise à vous proposer de vous pencher sur ce blog "Leçons républicaines à l’attention de M. Sarkozy", dont l’adresse est : http://sarkonorepublic1.canalblog.com/ et dont l’enjeu est de comprendre la rupture engagée par la nouvelle présidence avec les fondamentaux de la République voire de l’humanisme dont nous devrions être les héritiers ! Merci à vous et bravo pour votre travail !
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à la rédaction de Betapolitique :
Pourquoi ne passez-vous pas les messages de réponses que j’envoi, quand par exemple je me fais traiter de racaille comme dernièrement par Démochypte sur le post : "a quoi rime la politique" ? (et autres sujets)...Vous faites donc de la censure .Comment es-ce possible ? Je n’ai jamais insulté qui que se soit ,moi.
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22 février 2008 17:52, par Peretz
Comment se fait-il que malgré les protestations et appels très nombreux sur Internet rien ne s’est produit le 4 février ? Une manifestation à Versailles qui n’a fait peur à personne bien que le site du 29.eu ait recueilli 60.000 signatures ( ?) d’appel à y manifester, là où on aurait pu être un million en France. Pourquoi ? A mon avis cela vient du principe même d’Internet. C’est un outil extraordinaire qui établit des réseaux de rencontre tous azimuts. Mais c’est en même temps un outil imparfait. : il n’y a pas de concentration externe facile. On fait de l’incantation, chacun s’exprime et ça fait pschitt !
Par un effet boomerang, le fait de s’exprimer dégonfle en même temps la contestation car il n’y a pas de rassemblement physique qui suit. Certes les cafés repaires de « là-bas s’y j’y suis » ont permis de rassembler à travers la France ceux qui parmi les classes théoriquement populaires (il doit y avoir également des gens des classes moyennes) se révoltent contre les injustices sociales. Mais le problème est qu’il n’a pas de relais médiatique du niveau de la télé. La radio, quelques revues et journaux, quelques émissions politiques de télé, souvent le soir, maintiennent à peine les téléspectateurs hors des émissions de télé réalité ou de jeux. Les rédacteurs des journaux télévisés sont ligotés par le quotidien où le fait divers l’emporte.
L’exceptionnel soulève l’attention parfois, mais sur le fond rien ! A la télé, comme sur Internet c’est l’éphémère. Les producteurs d’émissions diverses envahissent l’espace télévisuel, et ce n’est probablement pas la suppression de la publicité qui changera grand chose. Les valeurs républicaines et démocratiques disparaissent progressivement aux yeux de tous sans qu’il y ait de révolution, pas même de soulèvement.
Comment se fait-il qu’on continue à courber l’échine ? . « Panem et circenses » toujours d’actualité ? Qui est responsable de la lassitude, du sentiment d’incapacité : « de toute façon, on peut rien faire… ». En fait on n’est pas encore arrivé au seuil de l’indépassable. Personne ne peut dire quand pourrait se produire un crash auquel les protestataires, les laissés pour compte, aspirent. Dans l’inconscient collectif, il existe deux tendances antagonistes : la synchronisation des forces d’opposition qui se disperse dans la pluralité des motivations, et la peur d’un passage à l’acte, hors de la légalité, peur de l’inconnu en réalité.
Pour surmonter cette peur, il faut avoir préparé un nouvel état (dans les deux sens du terme), c’est-à-dire une nouvelle République, une nouvelle démocratie qui, appuyée par une révolution, changerait totalement la donne, à commencer par les institutions, et permettrait de canaliser les forces en reconstruisant une nouvelle société. Pour faciliter le passage à l’action, il faut rassembler géographiquement, département par département, ville par ville sur un site dédié, les groupes hétéroclites des républicains laïques et démocrates contestataires qui s’expriment sur Internet, sur les forums, et organiser des rencontres : face aux politiques de tous bords, il n’y a que les citoyens et la Rue pour gagner.
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Votre analyse est excellente.
Internet est un formidable outil pour diffuser et échanger des informations, des idées, mais dans la pratique Internet n’est pas très mobilisateur. Il peut même être un facteur de dispersion des énergies comme vous le dites très bien. Des dizaines de pétitions circulent actuellement sur Internet, mais combien aboutissent et atteignent une masse critique susceptible de renverser le cours des choses ? Cela peut se produire, mais les exemples sont rares.
Un peu comme le principe de Peter qui veut que plus on est proche d’un lieu où l’on doit se rendre, plus on a tendance à partir de chez soi au dernier moment, et donc à rater son rendez-vous, plus il est facile de signer une pétition, plus cette signature nous apparaît peu significative, nous faisant sans doute la réflexion que d’autres le feront à notre place. Les pétitions servent plus à cristalliser des idées — -ce qui n’est tout de même pas rien — qu’à stimuler l’action proprement dite. Bref, la tendance à l’atomisation et l’individualisme de la société est toujours à l’oeuvre, et ne fait que s’amplifier sous la présidence Sarkozy, lequel mène une politique qui vise précisément à dissoudre toujours un peu plus le politique dans l’économique, la technologie dissociée et le divertisssement. Effectivement, pour tous ceux qui ont une certaine conscience politique, l’époque est assez déprimante. On voit mal comment les choses peuvent évoluer autrement qu’en attendant les prochaines échéances électorales, lesquelles ramèneront, un peu comme la mer ramène toujours les cadavres, les mêmes figures déjà vues et dont on connaît les rengaines sur la politique qui doit être proche des gens, alors qu’il faudrait des politiques qui motivent les gens, les projettent dans un avenir, avec de vraies idées et non pas des politiques tantôt compassionnelles — style Royal — ou tantôt portées par les peurs de toutes sortes ou le repli individualiste, catégoriel, communautariste — style Sarkozy.
La difficulté de l’époque actuelle est que nous n’avons pas quitté complètement le monde de l’action politqiue in situ — il y a toujours des manifestations, des grèves, des actions dans la rue —, et que nous n’avons pas trouvé un nouveau moyen d’expression politique qui remplacerait l’agora, ce lieu où les divergences, les revendications du peuples peuvent s’exprimer, se confronter. Nous ne savons pas si c’est seulement qu’ Internet , dans son état actuel, ne permet pas la prise en charge de l’ancienne agora ou bien si Internet est effectivement une impasse du coté politique, et qu’il ne remplacera jamais la présence physique, in situ.
La déficience actuelle d’Internet ne concerne d’ailleurs pas que le domaine politique. Dans le domaine purement relationnel, les mutiples contacts que permettent l’outil ne sont pas si nombreux que d’aucuns de prétendent, du moins s’il s’agit de nouer des contacts, des relations qui vont au delà de l’échange superficiel et souvent éphémère, voire illusoire. S’ajoute à cela le problème de la marchandisation de ces relations. Le relationnel en tant que tel a été accaparé par une industrie du relationnel, laquelle fait de gros profits, souvent sur la misère sociale, affective, et qui plus est en diffusant des stéréotypes sexuels, sociaux. Ces sociétés qui monopolisent ce secteur sur Internet assèchent aussi les sites dits gratuits, les gens préférant aller sur les sites payants, les seuls à même de mener un profilage et un filtrage efficace, rassurant pour la plupart de nos contemporains.
Pour revenir au politique, et le paragraphe précédent était le lien qui m’amène à la conclusion, on peut se demander si la raison pour laquelle il n’y a pas via Internet la constitution de nouveaux partis politiques, ne vient pas du fait qu’Internet ne favorise pas les investissements affectifs, le suivi, indispensables à toute action politique. Internet favorise l’essaimage intellectuel, mais, en l’état, il ne permet pas de réunir dans une synergie relationnel affectif et simple échange d’idées.
Il y a manifestement un manque au niveau des prolongements possibles pour la constitution de groupes de réfléxion ou d’actions, via les blogs, les sites web des journaux, les sites politiques comme Bétapolitique même. Un penseur français, Bernard Stiegler, mais aussi d’autres avec lui (cf. http://www.arsindustrialis.org/activites/podcasting ) à réfléchi sur ces sujets d’actualité brûlante, notamment lorsqu’il développe un de ses c oncepts fondamentaux, de milieu technique associé. Selon cet auteur Internet présente de par la nature de son dispositif, ce caractère associé, chacun, par définition, opérativement, peut y être autant lecteur qu’éditeur, comme par exemple, maintenant en publiant ce commentaire, ou que d’autres créent leur blog, etc... Il nuance tout de même aussitôt, et c’est très important, qu’une certaine imbrication d’Internet dans le système capitaliste néo-libéral actuel tend à dissocier certaines de ses fonctions. Ainsi par exemple, l’industrie du divertissement y est très présente, laquelle est bien peu interactive, tout au plus télécharge-t-on des films, des CD, mais on ne coproduit pas en amont ses contenus culturels. La culture reste subie et non pas créative. Elle n’est pas l’objet d’une appropriation collective. Le consommateur est d’abord visé et non pas le producteur d’une culture possible, à plusieurs, à des dizaines, des milliers, des millions, et ainsi de suite, selon une sorte de maillage à géométrie variable et en évolution constante qui pourrait donner à l’humanité une autre figure que celle actuelle, du tout individualiste et du tout consumériste.
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Bonjour,
J’ai découvert Betapolitique au printemps 2007 et depuis je le consulte plusieurs fois par jour. J’apprécie beaucoup certains articles que vous publiez. Cela fait du bien dans la période politique difficile que nous vivons. Je me permets seulement une remarque (constructive j’espère) : le site me paraît "bordélique" car j’aime les choses bien classées. Difficile de s’y retrouver et de le consulter comme un journal. Mais c’est une question de forme simplement.
Très fidèlement votre.
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25 février 2008 15:58, par Le lecteur masqué
On n’a pas le droit à la totalité du comité éditorial... en voila bien des mystères.... mais qui se cache donc derrière BetaPolitique ?
Voir en ligne : On nous cache tout ?
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