Raphaël Anglade | 14 mai 2007 | |
12 commentaires
La défaite de la candidate socialiste à l’élection présidentielle n’est pas une bonne nouvelle pour les sympathisants de gauche, et pas non plus pour les républicains, les gaullistes, les centristes, les travailleurs sociaux, les syndicalistes, les ouvriers, les précaires, les mères célibataires, les jeunes des quartiers et de nombreux autres Français.
Elle porte au pouvoir un homme inquiétant, dont les méthodes et la personnalité laissent penser qu’il entend rester au pouvoir pour longtemps. Très longtemps.
Elle s’inscrit dans une séquence longue de défaites du Parti socialiste aux élections nationales.
La participation, élevée, le score, net, montrent qu’il ne s’agit pas, comme en 2002, d’un « accident ».
Sans une analyse rigoureuse de cette défaite et sans un travail de fond, d’autres défaites suivront et la France poursuivra son évolution accélérée vers un atlantisme, une droitisation, et une perméabilité aux valeurs de l’argent et des grands trusts qui ne sont pas de bon augure.
Il serait stupide et vain de se contenter d’incriminer la candidate, ou son parti. Disons-le tout net, nous avons au contraire le sentiment que les autres candidats potentiels du Parti socialiste n’auraient pas fait mieux, et auraient même connu un score pire. Nous pensons en effet qu’à titre personnel, ils n’auraient pas tenu le choc de la campagne de caniveau qui a doublé la campagne apparente. Nous pensons aussi que leurs logiciels respectifs auraient encore accentué la fracture avec l’électorat et auraient échoué à susciter, auprès des jeunes, des quartiers, des entrepreneurs innovants, l’élan d’adhésion qui a été constaté à cette élection.
Les causes de cette défaite sont anciennes, profondes et structurelles, et il faudra les affronter.
Tout d’abord, le Parti socialiste est dominé idéologiquement dans notre pays, et ce, à plusieurs niveaux :
— son image est majoritairement mauvaise. Une majorité de Français pensent que les socialistes sont mauvais gestionnaires, creusent la dette, sont laxistes sur la justice, permissifs, donnent d’hypocrites leçons de morale, prônent un assistanat généralisé. Dans l’ensemble, ils ont tort, et sur certains sujets, ils se plantent même complètement. Il est clair par exemple que l’endettement de l’Etat, ou de la sécurité sociale, provient plus des gouvernements de droite que de gauche. Sur certains sujets, ils ont malheureusement raison. Sur les discours tous ficelés destinés à rassurer les militants et à assurer leur cohésion, ils ont malheureusement bien souvent raison.
— ses valeurs sont battues en brèche. Aujourd’hui, les figures de l’Etranger-qui-bouffe-les-allocs, du Faux-chômeur-qui-profite-du-système, du Dangereux-terroriste, du Voyou-incivique-jeune-de-banlieue, du Dangereux-idéaliste-de-gauche-qui-occupe-les-médias, du Juge-laxiste, du Pauvre-patron-écrasé-par-les-charges, du Fonctionnaire-fainéant, du Multirécidiviste... ces figures saturent l’espace médiatique et laissent peu de place à l’expression raisonnée d’une pensée de gauche.
— Pendant ce temps là, et symétriquement, les valeurs de gauche sont discréditées et perdent du terrain. Comment peut-on encore aujourd’hui oser expliquer que tous n’ont pas la même chance au départ ? Que certaines sécurités coûtent trop cher en termes de libertés publiques ? Que la Justice sociale est un objectif aussi légitime que les profits particuliers ? Que le respect des plus fragiles est un plus pour tout le pays ? Que des valeurs non économiques (environnement, par exemple) nous appartiennent à tous et nous concernent tous ?
— Il manque de réponses modernes et innovantes et peine à établir un nouveau corpus doctrinal réaliste, efficace, convainquant et susceptible de mobiliser les militants.
- Ségolène Royal a plus fait bouger la réflexion au cours de sa campagne que le Parti socialiste dans ces dix dernières années. Mais cela n’est pas le gage d’une campagne réussie et, en tout état de cause, n’a pas réussi...
Le Parti socialiste est également dominé dans les médias.
— Malgré quelques poches de résistance, il est évident que le traitement médiatique de la campagne n’a pas été équilibré dans les « grands médias » (TF1, France 2, Paris-Match et Europe 1 en étant les exemples les plus flagrants).
— Les grands patrons de presse (qui en France ne sont généralement pas seulement des patrons de presse mais aussi des patrons d’entreprises jouissant de très considérables marchés publics) étaient nettement favorables à l’ancien Maire de Neuilly. Ils l’ont montré en festoyant à ses côtés le 6 mai.
— Mais les journalistes de base sont, pour l’essentiel, des gens honnêtes et faisant leur travail. S’ils n’ont pas relayé équitablement la campagne (du point de vue de la gauche), c’est pour un ensemble de raisons : prolétarisation accélérée de leur profession qui leur laisse peu de temps pour fouiller les sujets, caractère inaudible de propositions trop improvisées et parfois difficiles à cerner. Ajoutons à cela, parce que c’est la vérité aussi, un manque de réel travail à destination des journalistes. Comme pour toute communauté humaine, si les socialistes souhaitent un jour être compris de cette communauté là, ils doivent s’y investir, nouer des relations de confiance, suivies, régulière, faire connaissance, prouver leur crédibilité, etc.
Le Parti socialiste a été dominé dans sa cohérence idéologique. À un socle de programme fondamentalement social-démocrate (et un peu ennuyeux) il a ajouté, à l’occasion des synthèses de ses congrès, tout un ensemble d’amendements sans rapport. Il a ensuite donné sa confiance à une candidate de rupture, extrêmement moderne sur certains sujets (environnement, éducation, place des entreprises dans le projet de société). L’amalgame n’a pas pris a temps et a perturbé la campagne, les militants, les observateurs...
Le Parti socialiste a également été dominé dans son organisation. Disons-le tout net : il n’était pas prêt pour une campagne de cette intensité. Il a pour cela quelques excuses : sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy et de son équipe, le niveau de jeu s’est élevé à un niveau jamais atteint en France. Etudes qualitatives, organisation militaire de la prise de parole, discours profilé pour chaque communauté... On peut ne pas aimer cette vision de la politique. On peut même en inventer une autre. Mais il est indispensable d’atteindre le même niveau de professionnalisme. Notons en particulier :
— la connaissance de l’opinion des Français, grâce à une floppée d’études « qualitatives », grâce à un travail assidu entamé 18 mois avant l’élection autour d’Emmanuelle Mignon ;
— un socle de programme cohérent, maîtrisé, chiffré, qui a permis au candidat de la droite de se payer le luxe, ensuite, de ne pas le communiquer (trouve-t-on quelque part une liste précise et finie des engagements de Nicolas Sarkozy ? Non, mais la cohérence était pourtant perceptible) ;
— Un parti qui, sans doute parfois pour des raisons peu recommandables (voir les cas Chirac et Villepin) a fait bloc, est rentré dans le rang, et a servi le chef. En face, la Parti socialiste qui sortait d’une campagne d’investiture âpre et tardive a étalé le spectacle de sa désunion.
Certes, il serait malhonnête de ne pas mentionner aussi certaines lacunes de la candidate elle-même, bien compréhensible quand on songe à la vitesse de la préparation de cette campagne et à l’énergie déployée our affronter les problèmes mentionnés plus haut. Mais elles ont existé et compté elles aussi.
Ces quelques rappels ne sont pas pour accuser la campagne socialiste, mais pour tracer la route qui l’attend maintenant. Un socle de valeurs et de programme clair et cohérent. Une reconquête de l’opinion et des médias. une organisation plus rigoureuse, un professionnalisme accru, un leader plus respecté, un(e) candidat(e)choisi plus tôt et disposant du bloc des militants.
Il y a des raisons d’y croire. La France est plus clivée après cette campagne et les sympathisants de gauche sont très mobilisés. Les Français vont sentir le prix de la vision du monde (compétition, amour de l’argent, alignement atlantiste) de leur nouveau président.
Il y a des raisons de craindre : leur adversaire est un homme politique de tout premier plan. Il dispose d’hommes et de femmes de qualité. il maîtrise tous les leviers du pouvoir. Il veut être aimé des Français. Il veut profondément vaincre définitivement la gauche (sa campagne de débauchage le prouve).
Il n’y a donc qu’un moyen : une reconstruction patiente, méthodique, professionnelle, qui commence dès aujourd’hui...
- Anglade
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Messages de forum
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14 mai 2007 16:33, par olive
Une analyse fine et très juste : voilà le genre de texte qui fait chaud au coeur.
Voilà le genre de texte qui a la mérite de la réflexion et de la nuance. J’entends à travers
ce texte ce que je ressens depuis cette "défaite" (qui a le plus perdu ?) : une rénovation de la pratique
politique initiée par Ségolène Royal ; une mise au clair des personnalités et des projets ; une véritable pratique
démocratique au sein du parti : que le PS serve pour les élections et non pas contre. Aux pratiques non-démocratiques
et infâmantes de l’UMP opposer une pratique de la politique par la preuve. Je retiens ainsi l’idée de Ségolène Royal de se
rapprocher des mairies/département/régions pour mettre en place certaines idées de son pacte présidentiel. Ainsi, nous allons tenter
sur Arles la mise en place d’un soutien scolaire gratuit effectué par les enseignants militants. Car nous ne voulons pas laisser les électeurs de Royal sur le bord de la route.
Merci pour ce texte.
Merci pour ce site.
Marc - http:r//res2007.free.fr/site
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14 mai 2007 18:00, par patrice
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15 mai 2007 00:01, par Proximarc
Pour moi ségoléne n’a pas eu une défaite, mais bien au contraire une victoire sur le parti socialiste.
Courrir vers la victoire avec 3 boulets derrière elle, handicap était énorme.
Ce fût une magnifique pouliche qui gagnera les prochaines élections après la déconvenue des français dans 5 ans.
Il est vrai que les français sont masos !
On leur fait une politique avec des bilans négatifs en majorité, et, ils en redemandent !
Après 10 + 5 ans de droite, ils finiront peut par se réveiller.
C’est vrai quand on a des actionnaires patrons de médias derrière soit ça aide et l’intox passe mieux. Bizarre personne se rappelle de Berlusconi.
Je me demande pourquoi ce type de réflexion qui ce serait pas fait à un homme.
Prions mes frères mdr
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Super Ségolène a gagner contre le PS, résultat les electeurs de gauche ont voter contre Sarozy et pas pour le projet de la candidate en majorité et on va en chier pendant 5 ans (et surtout les plus pauvres). Mais c’est pas grave dans 5 ans elle va gagner contre Sarko et on sera sauvé. Il faudra reconstruire une société en entier sur des valeurs de solidarités (absente de la campagne) et républicaines, mais c’est pas grave, Ségolène est là et fera regretter à ces masos leur acte. Car tout ça c’est la faute des électeurs, pas des partis et des personnalités de gauche qui se battent en coulisse et son prete à travailler avec celui qu’elles ont "insulter" durant la campagne.
Parier à se point sur l’avenir dans cette situation déplorable de la gauche, pratiquer avec une telle aisance la méthode Coué et la politique du pire, chapeau bas, vraiment...
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15 mai 2007 02:02, par Olivier
C’est bien joli tout ce que vous dites et votre analyse est effectivement assez fine. Mais ce parti de notables de province ne saura jamais prendre en compte cette exigence de travail acharné que vous dessinez. Ils se préoccupent de leurs investitures et jouent l’alternance. Ils n’ont plus faim, ne s’insurgent plus contre la misère. Si Ségolène Royal a touché les quartiers et les jeunes, c’est parce qu’il lui restait de la révolte.
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Cet article est bien monté mais tout de même réellement partisant.
Je ne comprend pas vraiment les français :
Jospin a plutôt fait du bon boulot, en tout cas pendant son mandat, le chômage a baissé et la croissance était bonne. Peut être grâce à la conjoncture mondiale en attendant la France se portait bien mais les électeur l’on viré dès le 1er tour...
Le bilan du précédent gouvernement n’est pas mauvais non plus il faut arrêter de dire cn’importe quoi. Le chômage a baissé même avec sans doute des chiffres truqués, des réformes indispensables que tout le monde se rejetait ont été attaquée : retraites et secu.
Royal a perdu c’est vrai. Pouvais t elle gagner ? Avec une majorité des tetes du PS contre elle c’était vraiment compliqué.
Elle s’est complètement démarquée du projet socialiste. Bonne ou mauvaise idée ? le fait est que les dirigeant défendaient le projet et que les idées de Royal étaient parfois opposées. On a donc eu une cacofonnie d’idées opposées venant du PS ...... De plus de réelle idées et un réel programme était absent, donc face à des idées claires et à un dynamisme d’action le choix était logique. On préfère savoir ou l’on va même si l’on adhère pas à tout que de voir la France restée dans l’mmobilisme qu’elle présente depuis 25 ans...
Peut être qu’un mouvement s’est levé avec Royal, mais il va falloir qu’elle fasse son poutch au PS que l’on voit de nouvelle têtes influentes et que l’on ait des idées clair précises et modernes
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15 mai 2007 17:28, par diotima
Parlons valeurs de gauche.. Et demandons : quel rapport ont encore avec la gauche des personnes comme Michel Rocard, puis Strauss Kahn, puis Kouchner et autres membres ou ’’sympatisants’’ du genre ( qui ont vite fait de s’allier avec Sarko, tel Kouchner, Gallo et cie ) ??
DSK N’A PAS ETE BATTU avec les autres de l’equipe Jospin aux elections precedentes, qui ’’nous’’ ont obliges de voter Chirac pour pas que Le Pen arrive au pouvoir ?? Pourquoi ont ils ete battus ?? Pourquoi sont-ils reapparus en force - et avec quels airs !!!!Quelle fut la politique interieure, quelles positions en politique etrangere ( guerre de l’OTAN en Yougoslavie, rapports avec les Etats Unis etc..) ??Quelle autocritique par rapport aux scandales financiers qui ont secoue le pays ( ELF etc..) ??
Quelle fut leur strategie face a la degradation du systemme de sante ?
Qui a vendu des hopitaux au prive ? Combien ont-ils ete fermes ?
Qui a privatise la poste - au lieu de la transformer ??Qui a prepare plein d’ autres privatisations ??
Qui a supprime les psychologues des ecoles publiques ??
Qui ne s’est pas soucie des conditions de vie ( ou plutot de mort ) dans les guettos des banlieux ?? Qui s’est meme deplace pour aller constater comment des centaines de milliers de gens y vivent ?
Qui a transforme la culture en bazard mediatique et en regne du kitch - bad paintings et autres avatars du mauvais gout ; de la fieste mondaine et du star system ?’( demander a Lang).
Qui a construit des temples de prestige ( nouvelle BN, arche, etc,,) et transforme les musees en lieux de finance, de commerce et de tourisme ?
Qui a perverti le premier les media - et installe une cencure lors d’evennements deplaisants pour la politique au pouvoir( plein d’exemples.).
Pourquoi les ’’ socialistes’’ n’ont ils pas tire les lecons qui s’imposaient apres le NON au soit disant ’’Traite Constitutionnel Europeen", ET LA VICTOIRE DES PARTIS DE GAUCHE, plus la moitie du PS, REUNIS AUTOUR DU NON ? ( DSK et compagnie comptaient parmi les autres, du oui..)..
Quelles ont ete les positions du PS face a la ’’mondialisation’’, a la fermeture des usines, au chomage - lors du gouvernement socialiste ?Qu’en est- il aujourd’hui ??
Et face a l’ ’’elargissement’’ de l’Europe( CETTE Europe, de la finance et du commerce,de Bruxelles, a la quelle une majorite a vote NON, pas l’autre, de l’egalite , de la solidarite et de la justice sociale, a laquelle nous aspirons..) ??
Voila quelques unes, en vrac, parmi les TRES NOMBREUSES questions que nous nous attendions, nous autres de gauche, laiques et republicains, voir posees.
La, on aura le temps.. Peut etre.. Mais il est preferable qu’on le fasse tout de suite..Qui sait..
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à diotima : bien contente de lire enfin quelque chose qui vienne d’un autre socialiste qui se pose des questions et essaie d’ouvrir le débat.Et qui dise clairement la vérité.Merci
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La voix vers un gouvernement d’une gauche de ce type n’existe pas. Cela s’appelle de l’utopie. On doit aider ceux qui en ont besoin mais pas pour autant les assister. Quel est l’impact d’une poste publique sur la vie des gens ? Le prix des timbres augmente + que l’inflation, le service est très mauvais. La "gauche majoritaire au NON" comptait une bonne moitié d’électeurs de droite voir d’extrême droite. La seule voie possible, c’est celle d’une gauche humaniste qui ne nie pas le monde tel qu’il est partout. C’est, ne vous en déplaise, celle qui est proche de DSK et peut-être Ségolène. Il ne faut pas oublier que ce sont les entreprises qui paient les gens et les charges sociales. Le Monde est comme ça. On peut rêver très fort et même à plusieurs d’un monde différent, il ne changera pas pour autant.
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18 mai 2007 13:14, par JG
Bonne synthèse sans blablas.
La faiblesse de la candidate Ségolène est, à mon avis, insuffisamment développée.
A son actif, on peut quand même noter un engouement ; le peuple de gauche peut se mobiliser.
Mais la préparation programmatique de la candidate était beaucoup trop faible et a peu progressé dans la campagne. On ne peut pas dire indéfiniment que les 35 n’ont pas été un succès partout mais qu’il faut quand même les généraliser mais que des aménagements seront nécessaires... Les gens qui essayent de comprendre les programmes ne s’y retrouvaient pas. Et cela était vrai pour la plupart des sujets. Comme elle ne rentrait pas dans le programme du PS et qu’en plus elle ne s’appuyait que sur ses proches peu compétents économiquement, le résultat est là. L’incantation ne suffit pas.
Plus profondément il est apparu que pour elle, le programme n’était que secondaire. Que les français devaient lui signer un chèque en blanc. Elle a donc gâché une occasion unique de renvoyer la droite dans les cordes. Car seulement 50% de ses électeurs ont voté pour elle par adhésion. Il n’était donc pas possible de lui donner un chèque en blanc. C’est ce que j’ai fait et ne le regrette pas.
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Attention ! Vous présentez les choses de façon psychologique et personnelle en disant que "pour elle" le programme était secondaire.
Le programme, il aurait fallu passer les 4 années précédentes à l’écrire... comme l’a fait l’ump ! Au lieu de ca, les 4 années précédentes ont été le fruit des tentatives avortées de fabius, puis de dsk, de mettre la main sur le PS.
De son coté, Ségolène Royal a essayé de trouver une solution de rechange en "externalisant" la reflexion vers les masses grâce à Internet. Succès correct disons. Il a manqué la plateforme intellectuelle qui aurait permis de calibrer le résultat obtenu.
Mais on ne peut pas dire qu’elle n’ait pas essayé de construire un programme.
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18 mai 2007 17:17, par Brionne 27
Eléments de réflexion supplémentaires
Le Parti Socialiste a perdu, par conservatisme, sa capacité à absorber les idées nouvelles, la créativité militante, la diversité, par calcul, par une professionnalisation excessive.
Une campagne électorale ne se fait pas comme une campagne de vendeurs de machine à laver
Et les courants du Ps... des écuries à perdre ! Abandonnons cette logique malsaine qui donne du PS une bien piètre image.
Plus d’explication sur le blog
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