Culture, Google

calimaq, 29 novembre 2009 | 0 commentaires

Règlement Google Book Acte II : le grand bal des chimères



Depuis le commencement, l’Affaire Google Book Search pose cette question : la force parviendra-telle à revêtir les habits du droit ?

Google a écrasé tous ses concurrents dans la course à la numérisation, grâce à sa puissance technologique et financière.

Mais il ne sera pas le maître tant qu’il n’aura pas obtenu l’onction du droit.

Un nouvel accord de règlement négocié entre Google et les parties au procès américain est intervenu le 13 novembre dernier.

Il modifie en profondeur certains points essentiels, manifestant une réelle volonté de la part de Google de tenir compte des critiques formulées à son encontre.

Mais malgré tout, la question primitive revient toujours : celle de la légitimité du “coup de force” originel de Google.

Et derrière elle, celle de la possibilité pour une puissance privée de mettre en place de nouvelles règles que seule une loi serait en mesure de faire advenir.

Cet espoir est la chimère juridique de Google, mais il y en a bien d’autres dans cette affaire et ne sommes-nous pas tous en train de nous laisser entraîner dans un grand bal des chimères ?

(The Vampire. Chimere. Par jrover. CC-BY. Source : Flickr)

D’abord remonter un peu le fil du temps…

Le 18 septembre dernier, le Department of Justice américain adressait au juge Denis Chin en charge du procès Google Book Search un Statement of interest qui désapprouvait en profondeur l‘accord de règlement négocié en novembre 2008 entre le moteur de recherche et les auteurs et éditeurs américains, notamment sur la base de la violation des lois anti-trust. Cette intervention avait été précédée début septembre par des objections déposées par les gouvernements français et allemand au nom de la défense du droit d’auteur (et nous verrons que ces interventions ont eu un impact décisif sur le nouveau règlement). Face à cette charge, le juge avait décidé d’accepter à la demande des parties d’ajourner le jugement pour leur permettre de soumettre une nouvelle version de leur accord. Le suspens fut haletant puisque la date limite fut d’abord fixée au 6 novembre, puis au 9, puis au vendredi 13 (sic !) et c’est seulement à minuit (Midnight Madness ! comme dit James Grimmelman), à la dernière minute, que la nouvelle mouture du texte a été révélée, avec cet art consommé du story telling dont les américains ont le secret !

A six heures du matin le vendredi (avec le décalage horaire), je pêchais dans le flux grâce à Twitter (et @kcrews – excellente source sur la question)  un poisson informationnel bizarre qui s’avéra bien être la nouvelle version de la chimère… heu… du règlement. Depuis, le déluge des commentaires s’est abattu et j’essaie de ne pas me noyer… c’est déjà beaucoup…

Maintenant tâcher de comprendre et de se repérer…

Plus facile à dire qu’à faire… le texte du nouveau règlement est ici (368 pages absolument indigestes). On trouve là un document dit Amended Settlement Redline, qui permet de repérer exactement toutes les modifications (guère plus praticable). Pour commencer à appréhender l’étendue des changements, on peut se reporter utilement à cette synthèse en 3 pages ou à cette FAQ en deux pages (attention, ce sont des documents relativement objectifs, mais proposés par Google et ils sont en anglais – nous préparons avec Marlene une traduction en français).

Pour une première approche “en douceur”, j’ai un faible pour la synthèse sous forme de mots-clés réalisée par Michèle Battisti sur le site de l’ADBS. Si vous n’avez qu’une seule chose à lire et que vous voulez une présentation objective et d’une grande clarté, allez là-bas.

On pourra également lire (en anglais, mais très instructif) le troisième volet du Guide for The Perplexed, publié par les trois principales associations de bibliothécaires américains, qui permet de cerner plus en détail la nature des changements.

Et ensuite, se faire une opinion…

Pour cela, il n’y a pas de secret : il faut se plonger dans les commentaires américains. Il est d’ailleurs fascinant de voir, quelques jours à peine après l’intervention du nouveau règlement, à quel point ce texte si complexe a déjà été fouillé, décortiqué, “déplié” par les analystes américains – juristes (James Grimmelman, Kenneth Crews, Pamela Samuelson), bibliothécaires (Karen Koyle, Peter Hirtle) , association de défense des libertés (EFF, ACLU). Depuis que je suis l’affaire Google book Search, j’ai pris conscience de la qualité et de la richesse du débat public aux Etats-Unis et il n’est pas abusif de dire que ce nouveau règlement est aussi quelque part un peu le fruit de cet esprit critique qui a su depuis des mois mettre à nu les failles et les risques inhérents à la précédente version du Règlement.

Rien de tel n’existe hélas vraiment en France et j’ai eu bien de la peine à trouver quelque chose de consistant écrit dans la langue de Molière à me mettre sous la dent…

J’ai essayé de rassembler un panorama de ces analyses et réactions américaines sous la forme d’un arbre de perles Pearltrees (excellent moyen de dompter l’infobésité). Vous pourrez y accéder en cliquant sur la perle ci-dessous, qui vous permettra de consulter des liens organisés de manière thématique (je continuerai à alimenter cet arbre au fil des évolutions).

Règlement GBS V2//

Pour se repérer dans le dédale de commentaires que génère le nouveau Règlement, un arbre de perles sur Pearltress

Vous constaterez que les débats outre atlantique font toujours rage et que le nouveau règlement, malgré de significatives concessions réalisées par Google, est loin d’avoir apaisé toutes les critiques… Il pouvait difficilement en être autrement…

Et maintenant entrons dans le grand bal des Chimères !

Ce nouveau règlement est avant tout le produit de la confrontation entre puissance privée et puissance publique. Pamela Samuelson, professeur de droit à l’Université de Berkeley, a écrit dans les colonnes du Huffington Post un article lumineux qui montre à quel point a été décisif l’impact des interventions dans la procédure des gouvernements américain, français et allemand. Il en résulte deux séries de modifications principales dans le nouveau règlement : l’une concernant la portée internationale de l’accord et l’autre la limitation des exclusivités reconnues au profit de Google.

Google, king of the World

C’était l’un des effets les plus surprenants du premier Règlement. Par le biais de la procédure américaine très particulière du recours collectif (class action), le premier accord avait une portée internationale très large et s’appliquait à tous les pays membres de la convention de Berne (c’est-à-dire quasiment le monde entier). De nombreuses objections ont été émises à ce sujet par les titulaires de droits et gouvernements étrangers, et plusieurs analyses pointaient les risques d’une inégalité de traitement entre les titulaires américains et le reste du Monde.

Tenant compte de ces critiques, le nouveau règlement ne s’appliquera plus à présent qu’à un petit nombre de pays, “partageant une tradition juridique commune et une organisation similaire de leurs industries du livre” : les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie. On reste donc dans l’aire des pays de copyright (comprise de manière étroite puisque la Nouvelle Zélande en est exclue). Les titulaires de droits anglais, australiens et canadiens font maintenant partie intégrante de l’action en tant que plaignants désignés et ils obtiennent d’être représentés au comité d’administration du futur Registre des Droits du Livre.

Pour Google, une première chimère s’évanouit, avec l’espoir de pouvoir régler par le biais du règlement une bonne fois pour toute la situation pour le monde entier. On sent bien poindre cette déception dans l’annonce officielle de Google :

“We’re disappointed that we won’t be able to provide access to as many books from as many countries through the settlement as a result of our modifications, but we look forward to continuing to work with rightsholders from around the world to fulfill our longstanding mission of increasing access to all the world’s books”.

On pourrait y voir une sorte de victoire pour les titulaires de droits qui se sont opposés au premier règlement, mais les choses sont bien plus complexes en réalité d’un point de vue tactique, et Google conserve une position très forte – peut-être même paradoxalement plus forte qu’auparavant.

Enfermés dehors !

Première conséquence : les auteurs et éditeurs n’appartenant pas aux quatre pays couverts par l’accord ne peuvent plus revendiquer l’indemnité de 30 à 300 dollars par livre scanné proposée par Google à titre de dédommagement. Ils conservent en revanche la possibilité d’engager une nouvelle procédure contre Google devant la justice américaine pour faire valoir leurs droits.

La belle affaire ! Car à présent, le recours collectif (class action) est fermé. Il n’est plus possible pour les titulaires du reste du monde de s’attaquer collectivement à Google, plus possible non plus d’agir par le biais des objections que recevait le tribunal de New York. Il faudrait s’attaquer au géant californien en ordre dispersé et on voit mal qui aurait les reins assez solides pour se lancer dans une telle entreprise. Honnêtement, quel éditeur, quelle société de gestion collective – ne parlons même pas des auteurs – pourrait se payer le luxe d’un tel procès…

Or la portée limitée du nouvel accord n’implique pas que Google retirera de sa bibliothèque numérique les ouvrages protégés qu’il a déjà numérisés ou même qu’il cessera de scanner les livres étrangers qu’il trouvera dans les fonds des bibliothèques américaines partenaires. Google s’en tient à son “coup de force” initial : il continue à revendiquer le bénéfice du droit américain et du fair use (usage équitable) pour se garder de l’accusation de contrefaçon. Les titulaires de droits qui verraient quelque chose à redire dans cette façon de faire sont toujours invités à se manifester pour demander le retrait de leurs ouvrages (système de l’opt-out).

Google n’a donc en aucun cas consenti une concession aux titulaires de droits étrangers en modifiant le règlement, comme l’explique Pamela Samuelson dans les colonnes du Huffington Post :

That GBS 2.0 will take foreign rights holders out of the settlement class does not necessarily mean that Google will no longer scan foreign books. Nor does it mean that foreign books already scanned by Google will be deleted from the corpus (…) Being dropped from the settlement is also no guarantee that foreign books will not be commercialized. If foreign rights holders want to be certain that Google will stop scanning their books, remove the books from the GBS corpus, or cease commercially significant uses, they may have to sue Google to achieve their objectives.

La Fédération des Éditeurs Européens a pourtant accueilli plutôt favorablement cette modification, mais tel n’a pas été le cas du SNE en France qui a immédiatement réagi à ce nouveau texte en réaffirmant avec force son rejet du modus operandi suivi par Google (les éditeurs allemands sont aussi sur la même ligne) :

Le Syndicat National de l’Édition considère que le projet d’accord conclu aux États-Unis “ne marque aucun progrès sur la question essentielle de la protection des oeuvres non anglo-saxonnes piratées par Google” pour son projet de bibliothèque numérique. “Le Syndicat National de l’Édition reste constant dans sa position consistant à demander à Google de respecter le principe essentiel du consentement préalable des auteurs et des éditeurs avant l’utilisation de leurs oeuvres“.

Sans manquer de rappeler que tout ne se joue pas devant la Justice américaine, puisque les auteurs et éditeurs français ont eu aussi leur procès “bien de chez nous”, dont le verdict doit tomber au TGI de Paris avant le 18 décembre.

Certes… mais c’est justement une chose qui m’angoisserait beaucoup si j’étais un membre du SNE !

Car le nouveau règlement a mécaniquement pour effet de décupler l’enjeu du procès français, dont l’issue est tout sauf certaine. Comme j’ai essayé de le montrer à plusieurs reprises (ici ou ), l’incertitude est à son comble et Google pourrait bien gagner en France s’il parvient à faire appliquer la loi américaine pour bénéficier du fair use.

Si cela devait se produire, ce sont les éditeurs français qui auront poursuivi une belle chimère et l’on imagine mal qu’ils puissent aller tenter leur chance à nouveau devant la Justice américaine. Ce serait prendre le risque de se jeter à nouveau tout droit dans la gueule du fair use ! Si c’est ce scénario qui se réalise, le monde de l’édition français sera contraint à la négociation avec Google, dans des conditions de faiblesse évidentes. Il faut quand même beaucoup aimer les vieux principes du droit d’auteur de Beaumarchais pour oser courir un tel risque…

Au final, difficile de dire si la limitation de la portée internationale du nouvel accord est une chance pour les titulaires du reste du monde. On a plutôt l’impression qu’ils se retrouvent comme “enfermés dehors”, dans une quadrature judiciaire insoluble. Et c’est d’autant plus regrettable que l’accord commençit justement à devenir presque acceptable, tant Google a reculé sur la question des exclusivités.

Exclusivités en berne

Le DoJ américain avait reproché au précédent règlement de contrevenir aux lois anti-trust et on ne plaisante pas avec ces choses-là aux Etats-Unis, même lorsqu’on s’appelle Google ! Les principaux concurrents de Google comme Amazon, Microsoft ou Yahoo !, réunis sous la bannière de l’Open Book Alliance ne se sont pas privés de leur côté de jeter de l’huile sur le feu fédéral, en demandant à Google de vider son nouveau règlement de toute trace d’exclusivité.

Google est allé très loin sur ce terrain pour prouver sa bonne volonté. Le nouveau règlement prévoit que tous les distributeurs de livres (que ce soit Amazon, Barnes & Noble ou n’importe quel libraire) pourront avoir accès au contenu de Google Book Search et vendre à leurs clients l’accès aux ouvrages en conservant la plus grande part des 37 % des revenus qui reviennent normalement à Google.

D’un certain côté, on peut se dire que Google fait confiance à son modèle publicitaire et à la compétitivité de son propre système de vente des ouvrages, au point d’accepter de jouer le jeu de la concurrence. Mais il faut reconnaître que l’exclusivité commerciale a été réduite à peu de chose dans le nouveau texte.

Cela n’a pourtant pas suffit à calmer l’opposition de l’Open Book Alliance qui reste vent debout contre le nouveau Règlement. Mais c’est surtout à propos de l’épineuse question des oeuvres orphelines que se déchaînent les critiques.

La nécromancie juridique a ses limites…

Depuis le début, la manoeuvre de Google est avant tout un extraordinaire tour de passe-passe juridique pour mettre la main à titre exclusif sur les oeuvres orphelines (celles qui sont protégées par des droits, mais dont on ne peut identifier ou localiser les titulaires). Cette forme d’exclusivité avait été fortement critiquée par le DoJ dans son Statement of Interest et plusieurs analyses convergentes (ici ou ) considéraient qu’il n’était pas possible d’utiliser la procédure de recours collectif pour accorder un tel droit à Google. Seule l’intervention d’une li votée par le Congrès pourrait être en mesure de produire un effet aussi puissant.

Ici encore, Google a fait de très grandes concessions, c’est peut-être même que ce point que le nouveau règlement opère les plus grands changements. Dans la précédente version, les oeuvres orphelines (jamais nommées comme telles) étaient traitées par prétérition. Le règlement contenait en fait des dispositions relatives aux oeuvres épuisées, autorisant Google à les commercialiser, sauf si les titulaires de droits venaient à se manifester pour s’y opposer. Or il est évident qu’une partie significative des oeuvres épuisées correspondent en fait à des oeuvres orphelines, pour lesquelles le lien avec les titulaires s’est rompu. Dès lors, ceux-ci ne risquaient pas de se manifester et le pouvoir nécromantique de l’accord transformait ses oeuvres en bons petits soldats aux ordres de Google. Pire encore, il était prévu que les 63 % des revenus générés par leur exploitation serait versé au Registre des Droits du Livre (Book Right Registry) chargé de représenter les titulaires et in fine récupérées par ses membres. Nombreux étaient ceux, comme James Grimmelmann, qui dénonçaient dans ce procédé un véritable hold-up opéré par Google (mais aussi par les auteurs et éditeurs parties au procès) sur les oeuvres orphelines. Une sorte d’expropriation feutrée sur fond de collusion d’intérêts …

(…) le Règlement passe outre les droits des personnes qui ne prennent pas part au procès. Et vu le sort réservé aux œuvres orphelines dans la loi sur le droit d’auteur, nous savons qu’il est complètement improbable que ces plaignants absents au procès puissent faire quoi que ce soit pour s’opposer à ce que Google remporte la mise à leur place. Il s’agit d’une nouvelle version du paradoxe de Russel, appliqué au recours collectif. Ce recours regroupe en fait des personnes qui n’ont pas conscience d’y prendre part. Dans le cadre de ce recours collectif, les plaignants actifs ont pu se servir du vaste ensemble des droits d’auteur sur les œuvres orphelines comme d’une monnaie d’échange. Les plaignants actifs ont négocié au nom de tous, alignant tous ces millions de livres pour le seul bénéfice de Google. Les orphelins sont devenus des zombies, rappelés d’entre les morts par la magie noire du recours collectif et transformés en une armée titubante obéissant à la seule volonté de Google.

Le nouveau Règlement s’efforce de conjurer ce type de critiques. Le texte parle à présent explicitement d’une nouvelle catégorie de livres appelées “Oeuvres non réclamées”. Le Registre comportera un administrateur désigné par un tribunal pour représenter les intérêts des titulaires de droits sur ces oeuvres. Les sommes générées par l’exploitation de ces oeuvres ne pourront plus être utilisées par le Registre ou versées aux autres titulaires de droits. Elles seront conservées dans l’attente que les titulaires se manifestent et au bout de 5 ans employées pour les localiser. Au bout de dix ans, elles seront versées à des actions caritatives pour des actions en faveur de la lecture.

Honnêtement sur ce point, beaucoup de la magie noire qui imprégnait le précédent accord a été dissipée. Mais nous verrons plus loin que ces efforts réels consentis par Google sont loin d’avoir fait taire toutes les critiques. Et les oeuvres orphelines pourraient bien rester le grain de sable qui grippera la machinerie du nouveau Règlement.

Soupe à la grimace pour les bibliothèques

Plusieurs Copyright Librarians américains (Karen Coyle, Kenneth Crews, DLT Jester) se sont penchés sur le nouveau réglement et leur sentiment reste mitigé quant aux conséquences du nouveau règlement pour les bibliothèques. Le premier règlement prévoyait que l’intégralité du contenu de Google Book Search pourrait être accessible sur place dans les bibliothèques publiques américaines à partir d’un seul terminal. Par ailleurs, les établissements pouvaient souscrire à titre payant un abonnement institutionnel pour desservir leurs communautés d’usagers.

La première réaction relève visiblement de l’ordre de la déception, car s’en est fini à présent de la possibilité d’accéder par le biais de l’abonnement institutionnel aux ouvrages du monde entier à partir des bibliothèques américaines (voyez Kenneth Crews) :

No longer “worldwide,” the settlement is now only about books registered with the U.S. Copyright Office (which will be dominantly U.S. books), and books originating from the United Kingdom, Canada, and Australia. Gone are all other books from Europe, Asia, Africa, South America, and other regions. Because the settlement is now tightly limited, so will be the ISD. The big and (probably) expensive database is no longer so exciting. Many of the books under GSB 2.0 are likely already available to many libraries.

Non seulement le produit Google Book Search devient beaucoup moins attrayant pour les bibliothèques, mais Google n’a pas cherché à calmer les inquiétudes exprimées par le monde académique quant à la maîtrise du prix de l’abonnement institutionnel.

Le Registre (Google et les titulaires de droits donc) aura à présent la faculté de permettre l’accès gratuit sur place dans les bibliothèques publiques sur plus d’un seul terminal. C’est bien, mais le texte de l’accord est extrêmement prudent et Karen Koyle sur son blog relève que rien ne garantit que cette disposition sera effectivement mise en oeuvre :

So it leaves the options open for giving some public libraries additional (free ?) access. Still, there is no information on whether or how public libraries could subscribe in a way that would allow them to fully serve their communities.

Par ailleurs, Google n’a accepté quasiment aucune concession concernant le renforcement de la protection de la vie privée des utilisateurs de la base, alors même que c’était une revendication très forte portée par les bibliothécaires américains et les associations de défense des libertés publiques. Il faut bien dire que la concurrence promet d’être plus rude et qu’il doit être toujours rassurant de se dire qu’on pourra utiliser les données personnelles à sa guise pour mieux profiler son modèle publicitaire… (Voyez chez EFF)

Unfortunately, the parties did not add any reader privacy protections. The only nominal change was that they formally confirmed a position they had long taken privately that information will not be freely shared between Google and the Registry.

Orphelines, orphelines, grains de sable dans la machine…

Tout cela est bien beau, mais venons-en maintenant au cœur même de la chimère. Certes, Google a fait beaucoup d’efforts, mais seront-ils suffisants pour faire en sorte que par la grâce du Règlement la force se transforme en droit. Rien n’est moins sûr …

Les points d’achoppement qui pourraient conduire la justice américaine à rejeter l’accord sont encore nombreux. Amazon a déjà contesté le fait même que le juge Chin ait pu approuver le dépôt de ce nouveau règlement. Plusieurs analyses estiment que la question de la violation des lois anti-trust reste complètement pendante et le Department of Justice continue visiblement à exprimer des réserves à ce sujet.

Mais ce sont surtout les œuvres orphelines qui demeurent le problème majeur. Car malgré les concessions qu’il contient, le nouveau Règlement continue à conférer à Google, dans les faits sinon en droit, une sorte de monopole pour exploiter les œuvres orphelines. Le DoJ et l’Open Book Alliance ont demandé à Google d’étendre cette faculté à d’autres opérateurs pour respecter les règles de concurrence. Mais c’est plus qu’il n’est possible de faire dans le cadre d’un recours collectif. Google et les parties au procès n’ont vraisemblablement pas le pouvoir d’opérer un tel changement et seule une loi votée par le Congrès des Etats-Unis pourrait avoir cet effet.

Google a bien essayé de se tirer de ce mauvais pas par un nouveau tour de passe-passe. Le Règlement prévoit à présent que le Registre pourra délivrer des licences d’utilisation des oeuvres non réclamées, “dans la mesure où la loi le permet“. Formule très étrange, dont James Grimmelmann nous livre la clé :

Now, it’s true that “to the extent permitted by law” is an obscure phrase in this context. My best working hypothesis is that the parties used to to take account of possible future changes to the law (…) As I understand this, their idea is that the Registry will be in a position for Congress to rely on in any orphan works legislation. All it would take is a wave of Congress’s magic wand, and the Registry will be handing out licenses to Google competitors. Thus, apparently goes the argument, we’re helping facilitate a Congressional orphan works solution. “To the extent permitted by law” leaves the door open for future action of this sort.

Google en réalité invite le Congrès américain à légiférer pour permettre à des tiers d’utiliser les oeuvres orphelines au même titre que Google. C’est une solution assez élégante au fond, mais aussi un véritable aveu d’impuissance que la puissance privée concède à la puissance publique. La machine de Google est grippée et Google est enfermé dans un problème juridique insoluble : pour être valable, son règlement doit respecter les lois anti-trust ; pour ce faire, Google ne doit pas avoir d’exclusivité sur les orphelines ; mais il faut une loi pour donner des droits aux tiers sur ces oeuvres. Donc pas de règlement sans loi…

Dès lors, tout ce ramdam judiciaire risque bien de n’être qu’une chimère inutile. Et c’est encore James Grimmelmann qui le dit le mieux :

(…) if the whole thing depends on Congress, why do we need the class action  ?

Le plus fort ne transformera pas sa force en droit, car il n’est pas une puissance légitime… CQFD (Voyez Pamela Samuelson)

Legislatures are the proper venue for radical restructuring of markets, not private lawsuits where secret negotiations among a few firms can yield a deal that works better for them than for thousands or millions of others who will be bound by the deal if the class action settlement is approved.

Au vu des premières réactions négatives du DoJ, qui peuvent influencer de manière déterminante le juge Chin, certains n’hésitent plus à prédire que Google pourrait en arriver … à jeter l’éponge pour passer à autre chose ! Et arrêter de poursuivre le Google Book Ghost… Mais même sans le droit, il reste encore à Google la possibilité de faire jouer sa force… en douceur, par la voie de la négociation.

Deal or Die !

Finalement, l’avenir de Google Book Search passera peut-être par la voie de la négociation. Même sans Règlement, Google possède des atouts certains pour arriver à ses fins par ce biais, à commencer par son programme partenaires Google Livres qui s’adresse directement aux éditeurs. Mais il lui faudra faire tomber les dominos un par un, plutôt que de faire basculer l’univers du livre en bloc dans son système. Ce qui prendra du temps… beaucoup de temps…

Avec l’exclusion de la majorité des titulaires de droits étrangers, la négociation d’accords séparés par pays est également une voie que pourrait explorer Google (il l’annonce explicitement dans son communiqué).

Google remains interested in working directly with international rightsholders and organizations that represent them, including those in countries excluded from the settlement, to reach similar agreements to make their works available worldwide. Authors and publishers from around the world can also enter into promotional andrevenue-generating programs through Google’s Partner Program.

On imagine très bien que l’Europe constituera une cible prioritaire pour Google et que des offres seront faites aux représentants des titulaires de droits au niveau national. Il faut espérer que les pays de l’Union parviendront à ne pas se diviser sur cette question et à présenter un front uni pour être en mesure de peser au mieux dans ces négociations. On pourrait même imaginer que la Commission européenne reçoive un mandat pour négocier avec le moteur de recherche au nom des Etats de l’Union. Mais pour l’instant, alors que Viviane Reding avait multiplié ces dernières semaines les déclarations à propos de la numérisation, force est de constater que la Commission reste muette sur le nouveau Règlement et que les réactions proviennent surtout de l’échelon national.

La négociation demeure donc un atout majeur pour Google, mais elle peut aussi se retourner contre lui. C’est un peu ce qui est en train de se passer en Chine actuellement, où Google a préféré la voie du dialogue suite aux plaintes exprimées par les auteurs chinois dont les livres ont été scannés sans autorisation, soutenus par le gouvernement. Comme je l’ai écrit ici, une chose très importante est en train de se passer dans ces négociations : Google paraît avoir accepté de fournir une liste des oeuvres des livres chinois figurant dans Google Book. Ce geste constitue un aménagement substantiel de l’opt-out qui implique normalement que les titulaires se manifestent et indiquent à Google les titres qu’ils veulent retirer de la base. Imaginons un instant que Google soit obligé de faire cela pour chaque pays ou chaque éditeur, on peut penser que la situation deviendrait rapidement ingérable pour lui, ne serait-ce qu’en terme de gestion de l’information (et on sait que les métadonnées de Google Book sont loin d’être reluisantes…).

Si Google fait une concession aux Chinois, pourquoi ne devrait-il pas la faire à tous ? D’où le piège que peut revêtir la négociation…

Et moi au fond, quelle est ma chimère ?

Depuis le début dans cette affaire, la question des exclusivités a toujours été ma principale préoccupation. Quelle que soit l’utilité de Google Book Search, je persiste à voir dans ces exclusivités un danger majeur que l’on ne peut tolérer. Or avec ce nouveau règlement, on parvient presque au stade où les exclusivités sont quasiment neutralisées. De mon point de vue, cet accord devient acceptable et il n’existe presque plus que des raisons idéologiques de s’y opposer. Des sujets d’inquiétude demeurent encore : la position des bibliothèques qui n’est pas encore assez garantie et les problèmes liés à la protection de la vie privée.

Pour le reste, je dois avouer que je n’ai jamais considéré que l’opt-out constitue à lui seul un motif de rejeter l’action de Google en matière de numérisation. Le fair use américain constitue à mes yeux une mesure bénéfique qui joue un très important facteur d’équilibre du régime de la propriété intelectuelle. C’est un système qui fait cruellement défaut en droit français et qui pénalise notre pays que ce soit en matière d’accès à l’information et à la connaissance ou en matière d’innovation technologique. Dès lors, je considère que Google Book Search satisfait aux conditions du fair use et devrait pouvoir en bénéficier, y compris, en France comme il est demandé au Tribunal de Grande Instance de juger.

Lors de l’audience de ce procès à laquelle j’ai pu assister, j’ai entendu les avocats des titulaires de droit français défendre une conception tellement dure et idéologique des droits d’auteur qu’elle détruit littéralement les conditions de possibilité d’une bibliothèque numérique. L’avocate de la SGDL en particulier s’est appuyée sur une conception extrême du droit moral, estimant qu’un mauvais taux de reconnaissance des caractères constituait une atteinte à l’intégrité des oeuvres, y compris celles du domaine public, ou que l’ordre de classement des oeuvres par le moteur devait présenter une cohérence absolue sous peine d’enfreindre le doit moral. En l’état actuel des technologies, aucune bibliothèque numérique ne peut satisfaire de telles exigences. Il a également été reproché à Google de faire usage des titres des oeuvres ou d’indexer les contenus, ce qui constituent à mes yeux des pratiques documentaires essentielles pour l’accès à l’information. Comment rester solidaire d’une conception aussi “fixiste” du droit d’auteur ?

Google Book Search pose en réalité LA bonne question : celle de la nécessité d’une adaptation du droit d’auteur aux exigences de l’accès au savoir dans l’environnement numérique. Mais il apporte de mauvaises solutions, dans la mesure où existe un risque de dérive vers un monopole au profit d’une puissance privée. Ce risque est moindre avec le nouveau Règlement, mais il sera toujours présent si on consent à abandonner à Google l’effort de numérisation.

Je veux continuer à croire qu’une alternative européenne existe encore, qui conjuguerait l’initiative privée et l’initiative publique, dans un esprit de conciliation du droit d’auteur et des droits à la connaissance et à la culture.

C’est peut-être ma chimère, mais je la poursuivrai encore longtemps…





Posted in L'affaire Google Book Search

Un article issu de : Règlement Google Book Acte II : le grand bal des chimères

À voir en ligne ici : http://scinfolex.wordpress.com/2009/11/25/reglement-google-book-2-0-le-grand (...)


Commenter cet article

Sélectionné sur le web [rss] [email]

France | La rigueur à contrec ?ur

5 septembre 2010 19:51

La colère gronde

5 septembre 2010 14:55

La colère gronde

5 septembre 2010 14:55

"petits papiers" de Serge à Besson

5 septembre 2010 11:58

Les petits papiers contre Besson

5 septembre 2010 10:51

Retraites : pugilat annoncé

5 septembre 2010 09:27

Les mots de tête

5 septembre 2010 05:50

Bah !? by CC : L'honneur...

4 septembre 2010 21:28

totems et têtes de roms...

4 septembre 2010 19:04

L'honneur...

4 septembre 2010 14:09

Merci Apathie

4 septembre 2010 07:38

Eric Woerth

Woerth face en perspective ?

4 septembre 2010 03:09

Le peuple, la police et nous

4 septembre 2010 02:00

Le déterminisme par les jeux

4 septembre 2010 00:44

Le crime était presque parfait

3 septembre 2010 23:23

Le 4 septembre, on manifeste.

3 septembre 2010 19:39

Ronald Mc Halal

3 septembre 2010 18:52

« Le vilain petit canard »

3 septembre 2010 16:26

L’UMP fait du FN mot pour maux

3 septembre 2010 09:02

La République bouge encore !

3 septembre 2010 07:30

Deux peuples pour une même terre

2 septembre 2010 17:21

Les aveux de Woerth

2 septembre 2010 15:04

Nos articles [rss]

C’est la rentrée : Et Vlan, dans les molaires !

Nosotros incontrolados, 5 septembre 2010 22:49

Nous, qui ne sommes ni profs ni élèves, cancres obstinés par choix, avons regardé à la Tv nos jeunes caboches prendre le chemin grillagé et bitumé des cours d’écoles, collèges et autres lycées…. Bien nous en a pris de n’être ni d’un côté ni de l’autre de la cage. Nous nous tiendrions plus volontiers hilares du côté de « la (...)

dialogue social, "ouverture", actualité

Eva Joly à Koh Lanta

Corto 74, 5 septembre 2010 22:35

Eva Joly. Une nouvelle étoile brille dans la galaxie écolo. Week-end dernier, elle fut adoubée lors de l’université d’été d’Europe Ecologie-Les Verts comme la candidate naturelle pour l’élection présidentielle de 2012. Un “incroyable” succès ces journées écolos : 2300* visiteurs, la belle affaire ! Et une couverture médiatique (...)

Eva Joly

Qui connaît Carlos Monsiváis en France ? Qui ne connaît pas Carlos Monsiváis au Mexique ?

Nonfiction, 5 septembre 2010 11:36

Carlos Monsiváis reste très peu connu en France alors qu’il est un intellectuel des plus importants dans le milieu culturel mexicain. Né en 1938 au Mexique, il s’oriente vers le journalisme et notamment vers la rédaction de chroniques de la société mexicaine. Cet auteur prolifique est connu et reconnu pour sa relecture (...)

Amérique Latine

Léonardo Di. et Nicolas S. : par ces motifs de justice fiction

Raphaël Jornet, 5 septembre 2010 07:42

Léonardo Di. et Nicolas S. : par ces motifs de justice fiction Par Raphael JORNET Attendu d’une part que Monsieur Léonardo DiCaprio a demandé qu’une injonction d’éloignement soit prise à l’encontre de Madame Livia Bistriceanu pour permettre que la police le protège, Qu’en effet, le demandeur a déclaré qu’il avait peur de (...)

Justice

Rentrée des classes en saignant ; Vive l’Ecole buissonnière !

Nosotros incontrolados, 5 septembre 2010 00:43

C’est la rentrée : Et Vlan, dans les molaires ! Nous, qui ne sommes ni profs ni élèves, mais cancres obstinés par choix, avons regardé à la Tv nos jeunes caboches prendre le chemin grillagé et bitumé des cours d’écoles, collèges et autres lycées.... Bien nous en a pris de n’être ni d’un côté ni de l’autre de la cage. Nous (...)

Education, Institutions, colère, actualité

"On achève bien les chevaux",

Betablog, 4 septembre 2010 11:41

Demi-part supprimée dès maintenant pour les veuves depuis le 1er janvier 2009 (et les veufs) ayant élevé des enfants et en 2012 pour tous. demi-part supprimée (sur 10 ans) pour les personnes ayant élevé seules pendant au moins cinq ans 1 ou plusieurs enfants.Les veuves n’étant plus veuves de guerre il fallait rétablir (...)

Justice sociale

Le "bling bang" imminent de l’affligeante UMP (zaz)

Ocsena, 4 septembre 2010 09:38

Avertissement Comme le lecteur le sait déjà, la mention "zaz" accompagnant nos textes indique une manière de faire délibérément décalée, qui ambitionne par un éclairage oblique à plus de perspicacité dans le traitement des questions politiques. ******************************* Abstract : Malgré notre gap flagrant dans (...)

UMP, zaz

Wikileaks, mini-site mais il fuite le maximum

Romain Pigenel, 4 septembre 2010 06:40

C’est une histoire digne d’un épisode de Jason Bourne ou d’un roman d’espionnage cyberpunk. Un hacker génial, fils de babas australiens, conçoit une forteresse numérique pour exposer, à la vue de tous, les cadavres des placards des gouvernements, des multinationales, des sectes, etc. Son credo ? La nécessité démocratique (...)

Liberté d’expression

Manifestation du 4 septembre contre la xénophobie.

Mathieu L., 4 septembre 2010 00:42

Voici la liste des points de rendez-vous, trouvée sur le site de la LDH. A relayer. « Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité ! ». Consultez ici la liste des manifestations qui se déroulerons partout en France le 4 septembre. Cette liste est mise à jour régulièrement. (Dernière mise (...)

démocratie

Shoah interdite d’enseignement ?

par Mémorial 98, 3 septembre 2010 11:02

L’histoire est à peine croyable et pourtant elle est absolument vraie. Mme Pederzoli, professeur d’histoire du lycée Loritz de Nancy ,est suspendue pour quatre mois. On lui reproche d’avoir bafoué la laïcité et la neutralité de l’École en organisant un voyage autour de la mémoire de la Shoah. Nous publions ci-dessous le (...)

mémoire de la Shoah

Compte-rendu de la réunion du 22 août (collectif contre la xénophobie)

Citoyen actif, 3 septembre 2010 08:37

Ce 22 août 2010, le collectif contre la xénophobie d’État a tenu sa deuxième réunion, de 15h à 18h, 38 rue Keller, à Paris ( a laquel j’ai participé, découvert par Démosphère : agenda alternatif de la région parisienne Un agenda pour aider les habitants de la région parisienne à se rencontrer, à agir, et à se réapproprier la (...)

crise du politique

Center Parcs abandonne la Loire et jette son dévolu sur la Vienne

Sabazios sur Betablog, 3 septembre 2010 08:23

Après avoir, selon sa méthode désormais éprouvée, mis en “concurrence” deux départements afin de choisir celui qui aura fait la proposition de subventions la plus importante et aura su le mieux assurer la promotion du projet et éliminer les oppositions, Center Parcs annonce sa décision de s’implanter dans la Vienne et (...)

Environnement

Appels contre la pénalisation du mouvement social

Les mots sont importants, 3 septembre 2010 06:30

Alors que les « quatre de Tours » s’apprêtent à comparaître, le 10 septembre prochain, nous republions, en solidarité, deux appels contre une même tendance, plus que préoccupante, à la pénalisation de la solidarité et de liberté d’expression. Soutien aux six de de Pau La justice poursuit pour délit d’outrage, sur plainte (...)

luttes sociales, Liberté d’expression

Tous dans la rue le 4 Septembre !

par Mémorial 98, 2 septembre 2010 09:52

Avec l’ensemble des associations, nous dirons : Halte à la xénophobie d’Etat ! Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels (...)

Mouvement social

RSA jeune, les débris d’un dispositif

Betablog, 2 septembre 2010 08:40

Je déplore le manque d’ambition du RSA jeune qui sera lancé le 1er septembre prochain. Marc-Philippe Daubresse révèle que loin des 160 000 jeunes ciblés par le projet de Martin Hirsch, les 20 millions d’euros budgétisés pour les mois d’octobre à décembre 2010 n’offriraient une aide financière qu’à 14 492 jeunes ! Pour (...)

Jeunesse

C’était bien le septennat, non ?

Corto 74, 2 septembre 2010 06:27

C’est bien, c’est la rentrée et tous les cadors de la politique sont de retour. Les universités d’été se succèdent et rien ne change : A gauche, on cogne sur Sarko ; à droite, on cogne sur la gauche. Mais, que ce soit en se rasant ou en s’épilant, force est de constater que nos z’élites de la politique n’ont plus qu’une (...)

Institutions

Accord UMP-Chirac-Mairie de Paris : Delanoë s’explique, Hidalgo menace Joly

Acturevue, 1er septembre 2010 09:23

Interviews de Anne Hidalgo, Delanoë, Royal et Holande pour Acturevue Reportage et interviews recueillis par Cédric Merlaud et David Perrotin pour Acturevue. Plus d’articles sur le site Acturevue.com UMP-Chirac-Mairie de Paris :Le PS assume et menace ! La délinquance financière semble être à la mode. L’affaire Woerth, (...)

Jacques Chirac, Paris

« L’étrangeté du monde Mode d’emploi » ?

Betablog, 1er septembre 2010 06:39

Dernièrement, « l’ampleur et la violence de la crise » ont-elles « ébranlé vos repères » ? « L’accélération brutale des mutations » aurait ébranlé vos « habitudes » ? « Le déplacement des centres de gravité économiques" » a t’il ébranlé "vos certitudes" ? C’est KPMG, partenaire de l’attendue 12ème édition de l’Université d’Été du (...)

Société

Appel pour une dénonciation collective de la Nazionalité française

Nosotros Incontroados, 1er septembre 2010 00:37

(Et au passage de toutes les autres aussi !) ON NE VEUT PLUS DE PAPIERS DU TOUT ENSEMBLE DECHIRONS TOUT ... DRAPEAUX, CARTES D’IDENTITE, CARTES D’ELECTEURS, CARNETS DE "GENS DU VOYAGE", http://www.betapolitique.fr/local/cache-gd2/fbf23ef5e13ab6c238cb87a7b0ba4aa4.jpg NOUS NE REVENDIQUONS RIEN D’AUTRE QUE LE (...)

citoyenneté, actualité

France, Roms : Vers la standing ovation négative (zaz)

Ocsena, 31 août 2010 10:09

Avertissement Comme le lecteur le sait déjà, la mention "zaz" accompagnant nos textes indique une manière de faire délibérément décalée, qui ambitionne par un éclairage oblique à plus de perspicacité dans le traitement des questions politiques. ******************************* "Expulsions de Roms : Kouchner indigné par (...)

zaz

Eric Woerth n’y est pour rien

L’UMP fait oeuvre de bienfaisance, 31 août 2010 09:08

Le Canard nous révèle que ce mouvement populaire exemplaire, dont est issu l’actuel défenseur du pouvoir d’achat des déshérités, vole au secours de Jacques Chirac. Il s’agit d’éponger les ¾ d’une ardoise de 2,2 millions d’Euros réclamée par la Mairie de Paris dans une affaire d’emplois présumés « fictifs » que d’autres (...)

UMP, Jacques Chirac

PS : objectif 2012

Laurent Bouvet, 31 août 2010 06:19

Le Parti socialiste est aujourd’hui soumis à un double paradoxe auquel il devra échapper s’il veut à nouveau gouverner durablement la France. A l’instar de ses homologues sociaux-démocrates européens, il peine à conquérir le pouvoir alors que les fondements doctrinaux du socialisme démocratique – la régulation de l’économie (...)

Présidentielles 2012

173ème semaine de Sarkofrance : un président déséquilibré, agacé, et mauvais joueur.

Juan de Sarkofrance, 30 août 2010 15:20

Il s’est rasé, a remis son costume de rigueur et ses chaussures de ville. Après 20 jours de vacances et de communiqués célébrant les victoires sportives de certains athlètes français, Nicolas Sarkozy est revenu secoué par une cascade de critiques. Début août, il pensait avoir dégagé l’horizon, et déminé les (...)

Quinquennat Sarkozy

Pourquoi les Roms ? Décryptage

par Mémorial 98, 30 août 2010 12:07

Quand on écoute attentivement les portes-parole du gouvernement et de l’UMP tenter de justifier l’offensive anti-Roms en cours, on est frappé par un constat : ils ne formulent aucune argumentation spécifique à la campagne d’expulsions mise en œuvre. Leurs discours et « éléments de langage » font référence aux événements (...)

Racisme, manipulation de l’opinion

La France scandalise le monde

Olivier Pagès, 30 août 2010 06:05

Pour celles et ceux qui n’ont pas lu les dernières éditions du Courrier International, voici quelques extraits des articles que le précieux hebdomadaire a sélectionnés dans la presse étrangère. À l’exception unique d’un article de Maurizio Ferrera dans le droitier Corriere delle sera (CI du 19/08/2010), tous les autres (...)

France ridiculisée

Nicolas Sarkozy s’est trouvé un nouvel adversaire

Jean-Louis Bianco, 29 août 2010 05:20

En déplacement dans les Alpes de Haute Provence, Nicolas Sarkozy a tenté de prouver qu’il savait lui aussi -il n’y a pas que Chirac !- manger des spécialités locales et flatter le museau des brebis, à défaut de la croupe des vaches. Malgré tout, il n’a pas le savoir-faire de son prédécesseur : ce n’est pas follement habile (...)

Nicolas Sarkozy

L’acharnement contre les Roms est-il l’oeuvre d’un baveux ?

Voix militante, 28 août 2010 11:36

Le démantèlement de 51 camps de Roms s’inscrit dans une bien triste tradition : celle de la stigmatisation et la persécution d’un peuple qui s’exprimât en Europe dès le milieu des années 1920 ! Nouveau coup de menton d’hommes qui songent à leur réélection en 2012 ou bien mouvement tectonique au sein de la droite française (...)

Droits de l’homme

Le balconing risqué de l’UMP 2e : Suivi de "La salul cel negru (zaz)

Ocsena, 27 août 2010 11:30

Avertissement Comme le lecteur le sait déjà, la mention "zaz" accompagnant nos textes indique une manière de faire délibérément décalée, qui ambitionne par un éclairage oblique à plus de perspicacité dans le traitement des questions politiques. ********************************* Réf anté : Subject : Le balconing risqué (...)

Israël au risque de la barbarie

par Mémorial 98, 27 août 2010 01:59

La publication par une soldate de photos la montrant souriante devant des prisonniers palestiniens en situation humiliante révèle la dérive d’un secteur important de la société israélienne La jeune femme à l’origine du scandale, Eden Aberjil,s’est étonnée de la polémique provoquée par la publication et a affirmé ne pas la (...)

Israël

Déchéances de nationalité : quand Pétain sévissait

par Mémorial 98, 26 août 2010 17:34

Saviez-vous que De Gaulle avait été déchu de la nationalité française par un décret de Pétain ? Voici le document : « Journal Officiel de la République Française, édition du 10 décembre 1940, p. 6043. Décret du 8 décembre 1940 portant déchéance de la nationalité française. “Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français, (...)

Droits de l’homme

Voir la France et pleurer

Olivier Pagès, 26 août 2010 15:28

Un pape, réactionnaire de surcroît, qui condamne la fille aînée de l’Eglise pour défaut d’humanisme, quand notre Mère Patrie se targue d’être le pays des droits de l’homme… Je pourrais dire à mes enfants que j’ai été témoin de cet événement extraordinaire. Miracle ! Anathème sur ce pays hypocrite ! Condamnation par le Vatican de (...)

Racisme, France ridiculisée

172ème semaine de Sarkofrance : du coup d’éclat au coup dans l’eau.

Juan de Sarkofrance, 23 août 2010 12:32

Depuis le fameux discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, le 30 juillet dernier, quelques jours avant la mise en congé du gouvernement - à l’exception de Brice Hortefeux -, les proches du chef de Sarkofrance se frottaient les mains : la polémique sécuritaire lancée par leur patron semblait leur garantir un été (...)

Quinquennat Sarkozy

L’indemnité parlementaire et la situation matérielle des députés (zaz)

Ocsena, 21 août 2010 12:27

Vous voulez tout savoir en cet été sur le fric versé aux députés, vous allez bien sûr direct sur le site de l’Assemblée, bien que ce soit, on doit vous le dire, une très médiocre idée qui en a piégé plus d’un. http://www.assemblee-nationale.fr/c... Vous y apprenez, comme les journalistes, car c’est écrit pour eux en gros, (...)

zaz

Estrosi : quand il cherchait l’alliance avec le Front National

par Mémorial 98, 20 août 2010 11:24

Celui qui prétend punir les maires considérés comme insuffisamment répressifs a un passé de compagnonnage avec le Front National. Lors de la grande vague d’alliances entre la droite et le FN dans les conseils régionaux en avril 1998 (voir Eric Woerth : quand il s’alliait avec le Front (...)

UMP, extrême droite

l'abandon de toute forme de déontologie

Rimbus, 19 août 2010 11:53

L’UMP, par la voix de son porte-parole adjoint Dominique Paillé, a dénoncé lundi "une fois de plus l’acharnement abject dont Eric Woerth est la cible". "Ce comportement est proprement scandaleux tant il repose sur des montages farfelus, fabriqués de toutes pièces et qui n’ont qu’un objectif abattre un ministre qui fait (...)

Eric Woerth

Sarkozy : l’escalade jusqu’où ?

par Mémorial 98, 18 août 2010 11:05

C’est la question qui est désormais posée : jusqu’où Sarkozy veut-il aller dans son escalade ? Veut-il rejoindre le projet de Giscard d’Estaing qui, à la fin des années 1970, tenta l’expulsion de centaines de milliers de travailleurs immigrés maghrébins, avant de devoir reculer face aux protestations y compris dans son (...)

manipulation de l’opinion

L’étrange assomption de l’UMP, toujours par chance aussi foirée (zaz)

Ocsena, 17 août 2010 12:04

Avertissement Comme le lecteur le sait déjà, la mention "zaz" accompagnant nos textes indique une manière de faire délibérément décalée, qui ambitionne par un éclairage oblique à plus de perspicacité dans le traitement des questions notamment politiques. ******************************** 1. Nous avons, par rapport à la (...)

zaz

Question de sécurité

Osiris, 15 août 2010 12:05

S’ils étaient libres Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, enlevés le 30 décembre 2009 avec leurs accompagnateurs Afghans Mohamed Reza, Ghulam et Satar, n’oublieraient surement pas les affaires Woerth, Karachi, Wildenstein et consorts actuellement mises sous séquestre sous prétexte sécuritaire. Nous ne les oublions (...)

manipulation de l’opinion

La sobriété heureuse de Pierre Rabhi

Betablog, 14 août 2010 11:02

Année : 2010 Durée : 53’ 28’’ Dans cet enregistrement disponible en libre accès ici, l’agroécologiste et philosophe Pierre Rabhi développe sa vision de la vie, fondée sur son expérience pluri décennale d’agriculteur bio et de simplicité volontaire. Pierre Rabhi, reprenant les concepts fondamentaux de l’économiste Nicholas (...)

Société

Quand va-t-on ouvrir la chasse aux « Enfoirés » qui se payent nos tronches ?

Duboubou, 13 août 2010 12:00

Montmartre-Duboubou Par Duboubou 1er - Humeur ? Moutons de France savez-vous qu’un bulletin de vote peut être au final plus efficace qu’un flingue à condition de bien l’utiliser ? Mais il est vrai qu’en France le suffrage universel a eu de tels effets pervers, que nous n’avons pas cessé de régresser pour cause de (...)

Justice sociale

Réforme des retraites

Christophe Sirugue, 12 août 2010 09:58

Député de Saône et Loire, Responsable de l’évaluation de l’Etude d’impact du Projet de loi Retraites, j’ai rendu un avis défavorable. Cette étude ne répond pas aux exigences organiques. Les 3 premiers chapitres sont un exposé des motifs enrichi. La compilation orientée des conclusions des rapports du COR ne forme pas une (...)

Retraites

{{La saloperie est partout ! La critique de ce monde nulle part !!!}}

Nosotros incontrolados, 11 août 2010 01:01

A un point tel parfois que ceux qui s’y opposent à partir de la misère seule en seront peuà peu arrivés à ressembler par les moyens utilisés étonnamment à leurs oppresseurs INTOX-PROPAGANDE-INFO Le recours au falsifier-vrai Vidéo : "Je suis Israël" http://www.youtube.com/watch ?v=tlerk_WAB54&feature=player_embedded (...)

Israël, colère, Intox, actualité

Une grève générale de la consommation ?

Nonfiction, 5 août 2010 13:00

Paul Ariès est connu pour ses travaux et ses prises de position en faveur de la décroissance et de la gratuité. Il nous livre ici une réflexion sur la simplicité volontaire, qu’il oppose au mythe de l’abondance. Ariès commence par résumer les enjeux du "capitalisme vert", dont il souligne à juste titre les (...)

Société de consommation

Ce que pourrait faire le PS sur l’insécurité

Romain Pigenel, 4 août 2010 14:42

L’offensive sécuritaire menée par Nicolas Sarkozy ne laisse pas beaucoup de doute, la campagne du second mandat a déjà commencé. Les bénéfices attendus sont probablement multiples : sortir par le haut du désastreux épisode Woerth-Bettencourt ; rebâtir l’image d’homme à poigne et de premier flic de France du président ; (...)

Sécurité, Présidentielles 2012

Pourquoi ne pas voir le visage « vrai » du mondialisme et de l’argent roi ?

Duboubou, 3 août 2010 14:37

Montmartre-Duboubou Par Duboubou 1er - Bon à savoir... Le lobbying fait fureur partout, ou il ya du pouvoir donc aussi, auprès des instances européennes et porte apparemment des fruits bien juteux. De fait l’Europe est dirigée par des fonctionnaires supranationaux qui sont -on le ressent ainsi- des intermédiaires (...)

Mondialisation

Le Service européen pour l’action extérieure : l’outil d’une politique étrangère commune ?

Terra Nova, 31 juillet 2010 11:46

Les ministres des affaires étrangères de l’UE ont adopté hier la décision du Conseil dotant l’Union européenne d’un Service Européen pour l’Action Extérieure. Né d’intenses négociations entre le Parlement, la Commission et le Conseil européen, ce service devait répondre au besoin d’une UE forte face aux nouveaux défis mondiaux. (...)

Europe

Passer à l’action

CAC 69, 30 juillet 2010 16:34

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses crises ont touché la France et son gouvernement, entre l’affaire Woerth, les violences à Grenoble et dans le Loir-et-Cher, les 21 000 euros partis en fumée avec les cigares de Christian Blanc, le permis de construire d’Alain Joyandet et bien sur l’élimination de l’équipe de (...)

Solidarité, Mouvement social

Qui a peur du grand méchant web ?

Romain Pigenel, 30 juillet 2010 15:22

Cataclysme dans l’Internet politique : Jean-François Kahn suspend son jeune blog. La raison ? « La violence des échanges, la rémanence des querelles personnelles, la banalisation de l’injure » dans les commentaires de son site, qu’il espérait, convoquant Levinas, être un lieu d’échange et de progrès intellectuel partagé, (...)

Numérique

Quetzalcóatl, le serpent à plumes

Nonfiction, 29 juillet 2010 12:00

Carmen Bernand est professeur émérite à l’université de Paris X et membre de l’Institut universitaire de France. Elle est également anthropologue et historienne des sociétés métisses de l’Amérique Latine. Elle nous offre aujourd’hui un ouvrage consacré au Dieu serpent à plumes : Quetzalcóatl. En balayant l’Histoire du Mexique, (...)

Amérique Latine

Pause technique

La Rédaction, 29 juillet 2010 06:33

Betapolitique existe depuis bientôt quatre ans, et, pour la premiere fois, on va se faire une petite pause. Betapolitique a été créé en pleine campagne présidentielle pour les élections 2007, pour tenter d’apporter une modeste réponse à l’acharnement des médias institutionnels contre Ségolène Royal. Par la suite, comme (...)

Betapolitique

Suite >>>

Betavideo
<

Merci Apathie

Tout betapolitique par email :

Notre sélection
Derniers commentaires

Les dérives de l’aide sociale à l’enfance - 5 septembre

bonjour, Votre lettre m’a profondément émue car nous vivons ce problème actuellement. Et quel que soit la région , les décisions et les agissements (...)

Usine à fric - 5 septembre

Bonsoir. Je ne suis pas tout a fait d’accord. ce sit est certe payent, mais bon, si on est une personne honnete est sympa et que l’on n’a de la (...)

Serge Hefez, psychiatre, analyse Nicolas Sarkozy - 5 septembre

Ce texte est signé et ne manque pas de courage,tu plaisantes j’espère,la preuve c’est rentrer dans les moeurs de tous les jours de critiquer mon cher (...)

Le "bling bang" imminent de l’affligeante UMP (zaz) - 4 septembre

"Y a plus que le Medef pour sauver le soldat Woerth" (l’Humanité - ‎Il y a 4 heures) On ne sait pas très bien comment ils vont s’y prendre pour (...)

Télécharger en contournant HADOPI - 4 septembre

Heuu, le VPN c’est de loin ce qui est le plus sure (en OpenVPN de préférence), a condition qu’il soit bien évidement localisé à (...)

"On achève bien les chevaux", - 4 septembre

La logique du sarkozysme est simple : malheur aux vaincus, sus aux plus faibles. Un jour cela se retournera contre lui. On ne lui souhaite pas (...)

Tricastin - Va t-on vers un accident nucléaire majeur (...) - 4 septembre

Pour comprendre la situation sur les sites EDF : http://mazonecontrol ee.wordpress.co m/ venez voir

Le "bling bang" imminent de l’affligeante UMP (zaz) - 4 septembre

"Présidentielle : Baroin et Copé pressent l’UMP" (leJDD.fr - ‎Il y a 16 heures)‎ "Deux membres du gouvernement et deux anciens ministres UMP invitent (...)

Serge Hefez, psychiatre, analyse Nicolas Sarkozy - 4 septembre

Revoir sa copie...ce qui voudrait dire qu’il s’est trompé ? Tu rigoles,ce genre d’individu préfère mettre les gens en prison,ça paye mieux (...)

Le "bling bang" imminent de l’affligeante UMP (zaz) - 4 septembre

"A l’UMP, la tension monte entre modérés et "sécuritaires" LEMONDE.FR | 31.08.10 "Un chef de file de la majorité critiquant le premier ministre, des (...)
Afficher tous les commentaires
À lire absolument
ADN


Afficher tous les mots-clés
Débat
Les 5 dernières vidéos

La crise du capitalisme en dessin


La succession Wildenstein, une future affaire Woerth ?


A Movie for Anyone On FaceBook par Casey Neistat
Via : « Everything You Need To Know About Facebook And Privacy In Six Minutes » (Business Insider)

[->] « Tout ce que vous devez savoir sur Facebook et la Vie privée en 6 minutes »


Les coulisses de l'affaire Bettencourt


Grosse émotion...
Je vous conseille le groupe La Canaille. C’est du rap, mais ce n’est pas seulement du rap...


La Canaille " l’usine "
envoyé par WAAAMUSIQUE. - Clip, interview et concert.

CC

L'usine


Raphaël Anglade

Bonne nouvelle pour la gauche ? - 22 mars

Plus de 54 % de score national pour des partis de gauche unis. Je n’ai aucun souvenir d’un tel résultat. Mais la gauche aurait bien tort de se (...)

Epilogue - 14 mars

Ce texte d’Aragon, chanté par Ferrat... cherchez-le et écoutez-le. S’il existe une espérance sans Dieu, il l’a trouvée. La vie aura passé comme un (...)

Vous n’avez pas comme un problème avec l’Islam ? - 21 février

Je suis quand même surpris par l’intensité que prennent quelques débats concernant l’Islam, en ce moment... Le plus frappant, c’est qu’on a des (...)

Note aux tenants du il-ne-faut-pas-confondre-antisionisme-et-anti - 12 février

Je supprime régulièrement, unilatéralement et arbitrairement des posts que je juge racistes, antisémites ou seulement complètement nuls. Ca arrive (...)

La ritournelle des retraites - 21 janvier

Le gouvernement a décidé de remettre un couvert sur les retraites. On peut donc s’attendre à une série de chiffres apocalyptiques dans les médias (...)

Afficher tous les textes de Raphaël Anglade
Christian Sautter

Le Sorcier de l’Elysée - 19 juillet

Le sorcier en question n’est pas le Président de la République, dont les grigris ne font plus illusion, mais un homme très secret, Jacques Pilhan, (...)

La peur divise l’Occident - 12 juillet

Tel est le constat inquiet fait par Dominique Moïsi dans son ouvrage qui laisse perplexe au premier abord : « La géopolitique de l’émotion » (...)

Une Asie plus discrète - 5 juillet

Comment survivre lorsqu’on est coincé entre deux géants de plus d’un milliard d’habitants, la Chine et l’Inde, et quand on appartient à la catégorie (...)

Les associations dans l’étau - 28 juin

L’univers lisse des services à la personne est l’enjeu d’une guerre impitoyable. Je visitais la semaine dernière une jeune entreprise qui fait des (...)

Retraites glissantes - 21 juin

Comment parler des retraites après une journée d’émotion nationale, commémorant l’appel du 18 juin 1940, après avoir vu l’immense portrait du Général De (...)

Afficher tous les textes de Christian Sautter
Sarkofrance

173ème semaine de Sarkofrance : un président déséquilibré, (...) - 30 août

Il s’est rasé, a remis son costume de rigueur et ses chaussures de ville. Après 20 jours de vacances et de communiqués célébrant les victoires (...)

172ème semaine de Sarkofrance : du coup d’éclat au coup dans (...) - 23 août

Depuis le fameux discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, le 30 juillet dernier, quelques jours avant la mise en congé du gouvernement - à (...)

168ème semaine de Sarkofrance : comment Sarko veut faire (...) - 26 juillet

Nicolas Sarkozy s’était octroyé un très long weekend de repos. On a pu le croiser au Cap Nègre, chevauchant sa bicyclette. Puis on l’a lu fustiger la (...)

167ème semaine de Sarkofrance : la République reprochable de (...) - 19 juillet

La contre-offensive a fait choux blanc. Empêtré dans ses affaires, Sarkozy s’est résolu à parler à la télévision. Il a pris son air indigné et grave, et (...)

166ème semaine de Sarkofrance : les 7 jours qui ébranlèrent (...) - 12 juillet

Il était satisfait de sa tactique, content de sa concertation. En quelques mois, à force d’annonces officieuses et de démentis officiels, de faux (...)

Afficher tous les textes de Sarkofrance
Josh Lyman

Mission impossible - 20 juillet

Le rapport de l’IGF sur le comportement de l’ex Ministre du Budget à l’égard de la situation fcale de Mme Bettancourt est une triple incongruité (...)

Sommets - 21 juin

D’accord, la France a battu l’Afrique du Sud 4 buts à zéro dont deux de Thierry Henry et se qualifie d’extrême justesse pour le tour suivant Certes, (...)

Double contact - 4 juin

Mme Le Pen se fait un prénom. Sur le registre de l’habileté, elle n’aura pas tardé à dépasser son maître et concepteur. En déclarant qu’elle ne se (...)

Match nul - 1er juin

Aubry a-t-elle fauté en comparant Sarkozy à Madoff ? Au regard des objectifs qu’elle se fixait sans doute, le bilan est mitigé : elle a eu (...)

Retraites et flambeaux - 27 mai

Le jeu de cache-cache actuel autour de la réforme des retraites est assez croquignolet. On voit venir les ballons d’essai du pouvoir comme autant (...)

Afficher tous les textes de Josh Lyman
Aline

Medvedev vient faire ses courses à Paris : La France (...) - 1er mars

Le collectif Free Caucasus rappelle qu’en dépit des accords de cessez-le-feu du 12 août 2008, signés sous l’égide de Nicolas Sarkozy, la Fédération de (...)

M. Poutine muselle les libertés - 19 février

Dans les capitales européennes, des dirigeants épris de liberté annoncent fièrement une nouvelle ère de coopération avec la Russie. A Berlin, on se (...)

Lettre ouverte : Il faut rétablir la diffusion de la première (...) - 17 février

Monsieur le Directeur d’Eutelsat, Abritée par la télévision publique géorgienne, Perviy Kavkazskiy, ou « Première Caucasien » a été lancée à (...)

Moscou n’aime pas la nouvelle chaîne transcaucasienn e - 27 janvier

Depuis quelques jours, Perviy Kavkazky (1K-First Caucasian), la première chaîne de télévision régionale en langue russe non contrôlée par le Kremlin, (...)

Le Caucase attend Ioulia Timochenko - 19 janvier

Cette situation pourrait-elle laisser planer l’idée d’un éventuel et étrange revirement pro-russe, emmené par Ianoukovitch et stratégiquement suggéré (...)

Afficher tous les textes de Aline
Charte et Mentions Légales | Participez | Espace rédacteurs | RSS 2.0

contact, signaler un contenu ilicite ou faire une suggestion : contact@betapolitique.fr

Réalisé par Happy Content | Hébergé par powered by typhon | Développé sous SPIP