Refondation de la gauche , Quinquennat Sarkozy
Pépère | 12 juillet 2007 | | 2 commentaires
Rénovation du PS : relisez Marx
Contribution personnelle à la rénovation du PS : pour un parti MARXIEN !
La décomposition morale du PS semble le résultat :
de la déconnexion de ses adhérents d’avec le peuple réel
de la nullité des dirigeant(e)s qu’il se donne
d’une énorme carence THEORIQUE.
La déconnexion me semble liée à la classe dominante au PS : la classe des fonctionnaires.
Les fonctionnaires sont des salariés, et font donc partie de la grande classe sociale laborieuse en opposition avec la classe des grands financiers. Mais ils ont la garantie de l’emploi, et sont de plus assujettis à l’obligation de réserve : toutes les illusions sur la bonne volonté de la classe grande capitaliste gisent ici. En fait , la classe sociale grande capitaliste (avec ses annexes petites capitalistes) ne répond vraiment positivement qu’à une chose : un solide rapport de force (ce qui est exactement la loi du marché , il faut se le rappeler) !
La nullité des dirigeant(e)s a des causes qui m’échappent, et qui peut être découlent du désert qui a suivi la déconfiture mitterrandienne jamais analysée (passé pétainiste, génocide du Rwanda, autocratie…) .
Je note que Laurent Fabius est tout à la fois celui qui ne s’est pas trompé (le « non »à la constitution oligarchiste européenne) , qui a répondu efficacement à la Tva sociale devant la TV (100 députés PS de plus) et qui vient de dire un « non » cinglant aux propositions de « débauchage » de Sarko.
Or c’est le plus mal aimé des dirigeants du PS chez les militants ! Comprenne qui pourra !
La carence théorique est pour moi le nœud du problème.
Je propose une réponse en fin de document.
Sarkozy veut DSK au FMI, et Lang dans sa commision 20Minutes.fr, éditions du 07/07/2007
Nicolas Sarkozy a affirmé qu’il voulait que « Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France à la direction générale du FMI » car « il m’a paru être le plus apte à ce poste », dans une interview au Journal du dimanche.
Le Président précise avoir « déjà présenté » la candidature de l’ex-ministre socialiste des Finances « à Zapatero, à Prodi, à Gordon Brown, à Bush... », les Premiers ministres espagnol, italien, britannique et le président américain.
« Lui et moi avons la même vision »
« Je sais que c’est un poste très convoité. Pour obtenir ce poste, il faut avoir une forte crédibilité, une expérience incontestable, être polyglotte. Dominique Strauss Kahn a ces qualités. Lui et moi avons la même vision du fonctionnement du FMI », a ajouté le chef de l’Etat. « Et je devrais priver la France de sa candidature parce qu’il est socialiste ? Comment serais-je le Président de tous les Français si je raisonnais comme ça. »
« Je n’ai pas demandé à Dominique Strauss-Kahn de ne plus être socialiste. Le Président de la République doit rassembler », a-t-il insisté alors qu’on lui demandait s’il ne s’agissait pas là d’un « calcul politique ».
Lang pique une crise Par Frédéric WARINGUEZ leJDD.fr Vendredi 06 Juillet 2007
Soupçonné de trahison dans son camp parce qu’il est pressenti pour intégrer la commission sur la réforme des institutions créée par le gouvernement, Jack Lang a réagi avec véhémence aux menaces à peine voilées de Jean-Marc Ayrault. Ce psychodrame est une nouvelle illustration de la façon dont le PS se déchire face à l’ouverture prônée par Nicolas Sarkozy. Un ancien rival aux prises avec la justice, des adversaires qui se déchirent... Nicolas Sarkozy peut rire sous cape. La victoire du chef de l’Etat avait été nette et sans bavure le 6 mai dernier. Deux mois plus tard, les répliques du séisme se font encore ressentir dans les rangs d’un Parti socialiste complètement déboussolé par l’ouverture. Comme si le fait d’avoir réussi à enrôler six personnalités de gauche dans le gouvernement, ce qui a largement semé le trouble au PS, ne suffisait pas, Nicolas Sarkozy continue de tendre la main vers l’opposition et peut se délecter des remous qu’il provoque.
Tandis qu’on apprend que Malek Boutih, Jean-Yves Le Drian et jusqu’à Julien Dray et Manuel Valls auraient été sollicités pour rejoindre l’équipe gouvernementale, que Hubert Védrine vient d’accepter une mission sur la mondialisation et alors que Didier Migaud préside la Commission des finances à l’Assemblée, une grande partie des socialistes se cabre face à ce qu’ils estiment être des débauchages qui deviennent de quasi-trahisons quand cela se concrétise.
La rumeur, démentie mollement, de la participation de Jack Lang à la future commission sur la réforme des institutions aura été la goutte qui fait déborder le vase. Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale est donc monté au créneau pour réclamer "de la clarté", enjoignant son collègue à ne pas "se fourvoyer dans une aventure individuelle" et le menaçant, s’il franchissait le Rubicon, de ne plus être membre à part entière du groupe socialiste.
Valls dénonce la "chasse aux sorcières"
Il n’en fallait pas plus pour que le député du Pas-de-Calais monte sur ses grands chevaux, jugeant "indignes" les propos du député-maire de Nantes dans une lettre adressée à l’intéressé mais largement diffusée à la presse. "J’ai pris la décision de ne plus participer aux réunions du groupe socialiste aussi longtemps que tu le présideras avec de telles méthodes.", indique-t-il, plus théâtral que jamais. Pour autant, l’ancien ministre de la Culture est loin de démentir la rumeur. "Personne ne m’interdira de me réjouir publiquement que le président de la République ouvre le chantier de la modernisation des institutions auquel je travaille depuis si longtemps en ma double qualité de professeur de droit public et de militant. La rénovation de la maison commune de la République - notre Constitution - réclame la contribution intellectuelle de tous les démocrates. Ce ne sont pas les menaces que tu profères qui dicteront ma conduite aujourd’hui ou demain.", ajoute celui qui estime n’avoir "aucune leçon de fidélité et de solidarité à recevoir".
En dehors de cette querelle, François Hollande avait tout de même appelé ses camarades socialistes à la prudence face aux offres éventuelles de Nicolas Sarkozy qu’il soupçonne de machiavélisme. "On essaie du côté de l’Elysée non seulement de concentrer tous les pouvoirs mais de créer des confusions dans la vie politique. Ce n’est jamais sain", a ainsi déclaré le premier secrétaire du PS.
Un point de vue qui divise le parti puisque certains élus comme Gaëtan Gorce, Benoît Hamon ou Manuel Valls ont pris leurs distances avec cette ligne pas loin d’être assimilée à celle des tenants de l’immobilisme. "Attention à ce climat de suspicion, de chasse aux sorcières qui sont souvent le signe d’une forme de crispation et de repli sur soi", a ainsi déclaré Manuel Valls qui en a profité pour saluer le travail de Jack Lang au sein du PS depuis trente ans. Ces conflits ne sont "pas à la hauteur du message que les Français nous ont passé", estime le député-maire d’Evry.
Contribution personnelle à la rénovation du PS . Jean Sarfati. 2007. :
La carence théorique du PS :
Allons au fait : le PS est décomposé , morcelé , schizophrène dans ses références théoriques.
D’un côté il s’appelle toujours « socialiste » et de l’autre il est noyé dans les illusions de l’intérêt commun des travailleurs et des grands capitalistes (Jack Lang : « La rénovation de la maison commune de la République - notre Constitution - réclame la contribution intellectuelle de tous les démocrates »).
Je propose comme solution que le PS se définisse comme Parti MARXIEN. Basé sur la recherche de Karl Marx réévaluée de façon critique. Basiquement : ses raisons , ses torts , ses concepts mitigés.
Marx avait raison, ce sont les travailleurs , dans la division du travail , qui créent la Richesse qui permet d’échapper au poids implacable et mortel du réel quotidien (la Nature est implacable, mais maîtrisable …par le Travail). Toute la vision de l’Histoire doit être renversée en partant d’abord de la valeur Travail , et non plus de la vie des oligarchies appelées « élites » : car c’est là partir de ce qui nous permet de survivre quotidiennement et de nous développer, ce sans quoi il n’y aurait pas de lendemain. L’Histoire des derniers 5000 ans au moins est l’histoire du développement explosif et de la massification de l’Humanité, ceci dans le cadre d’Economies d’exploitation du travail du grand nombre par des oligarchies (successivement esclavagisme, féodalisme et capitalisme) . Pourquoi ? Probablement parce que les humains vivaient antérieurement en tribus confrontées à la loi de la jungle de la Nature, et ont « naturellement » appliqué cette même logique aux groupes humains dont ils devenaient les « prédateurs ». L’Histoire des derniers 5000 ans est celle de l’émergence d’une Humanité unifiée et des Droits de l’Homme de chaque individu. Les société d’exploitation de l’homme par l’homme sont une période temporaire où par tâtonnements évolutifs se sont peu à peu imposé les 2 valeurs princeps : collectivement l’Humanité unique et individuellement le Droit de chaque être humain .
Mais nous sommes toujours dans la 3ème société de Classe, le mode de production Capitaliste : les grands capitalistes achètent la capacité de travail des salariés (ou indirectement pour certains artisans), et s’approprient le fruit du travail. Puis vont sur le marché vendre ce produit au plus offrant selon la loi offre / demande. Dans le cadre de la liberté du capital, ils se font concurrence sur le marché : ça forme un réseau d’échanges où aucune valeur n’est absolue, car elles se déterminent toutes les unes par rapport aux autres. Mais la Valeur fondamentale est donnée par la quantité de travail utilisée pour produire telle marchandise, cette valeur étant latente par rapport à la valeur manifeste du marché exprimée en argent , qui elle mélange la Valeur fondamentale quantité de travail et le coefficient loi offre / demande, le 2ème pouvant moduler en hausse et baisse la première.
Le Capitalisme est paradoxal : occasionnant un gigantesque progrès productif, il détruit en même temps une bonne part de ses bienfaits par ses nuisances sociales et écologiques. Pourquoi ? Pas parce que les capitalistes seraient « méchants ». Mais parce que son moteur de base est la légitimation de la cupidité égoïste, érigée en grande valeur de progrès : « faites du profit ! ». Ce moteur a pour effet positif de pousser à réduire , autant que le nécessite la concurrence sur le marché, la quantité de travail nécessaire à chaque production (augmentation de la productivité) , et autre acquis, d’augmenter sans cesse les capacités technologiques (progrès technique) . Et pour effet négatif de faire sans cesse pression à la baisse sur le salaire, sur le nombre de salariés employés, sur les dépenses d’assurances sociales (maladie , chômage et retraite) .
Cette force de pression contre le Travail (pourtant la poule aux œufs d’or !) provient d’une cause immédiate, le rapport de force inter capitaliste sur le marché, et d’une cause structurelle exerçant une contrainte lente et implacable : la baisse tendancielle du taux de profit , de la profitabilité (le taux de profit moyen à ma connaissance était de l’ordre 100% l’an (et plus) au « temps béni » des conquêtes coloniales, de 50% l’an au milieu du 19ème siècle, et est tombé à 15% l’an aujourd’hui -chiffres à vérifier- ). Ce phénomène découvert par Marx, on peut d’ailleurs l’« expérimenter » en étudiant l’évolution des catégories nouvelles de produits introduits sur le marché : au début la profitabilité explose (« bulle Internet ») , puis selon une courbe sigmoïde, elle tombe en pente plus ou moins douce vers un minimum (est-ce zéro ? je ne sais pas.). C’est la baisse tendancielle du taux de profit qui expliquerait les délocalisations, et qui expliquerait ce fait ignoré des « journalistes » économiques , qui pourtant crève les yeux, que les USA prennent le risque incroyable pour la stabilité du monde capitaliste d’investir massivement dans un pays tenu d’une main de fer par un parti communiste , la Chine : c’est bien que le risque de déstabilisation est considéré comme secondaire par rapport à l’impérieuse nécessité de maintenir un taux de profit suffisamment élevé pour garantir que la concurrence entre capitalistes ne dégénère en guerre sans frein (il est à noter que l’explosion de l’économie criminelle -appelée à représenter 20% de l’économie mondiale d’après Jacques Attali !- est déjà une réalité dans cette guerre sans frein du profit maximum « de tous contre tous ») .
Marx avait tort : la Démocratie n’est pas un simple subordonné de superstructure par rapport à l’infrastructure économique. Comme le Corps et la Parole, la Démocratie est une BASE , une condition NECESSAIRE , à l’exercice par les Travailleurs ET du Travail ET du pouvoir politique. Ce qui est une superstructure subordonnée est le CONTENU de la politique et du droit d’une époque. A l’extrême il y a la Démocratie directe où chacun dirige à chaque instant la vie sociale ; la démocratie participative est la forme approchante aujourd’hui ; et la démocratie représentative (par élection pluraliste) la forme courante actuelle. Que les laborieux s’emparent de, et se responsabilisent dans, la démocratie est impératif ; non pas comme dans le mouvement communiste en tant qu’opportunité d’alliance temporaire en attendant l’instauration d’un régime dictatorial, mais au contraire comme forme organique , valeur de base du mouvement des travailleurs.
Marx avait et raison et tort : raison , car la société capitaliste ne sera pas éternelle (comme elle ne fut pas de toujours) : elle sera dépassée par un mode de production plus performant pour la survie et le développement de l’immense majorité des êtres humains ; et ceci risque de se passer de façon fort cahotique puisque le comportement capitaliste est foncièrement égoïste et que cette classe est férocement (et le mot est faible) attachée à ses privilèges (d’autant qu’elle s’aveugle sur les souffrances des exploités , autant que nécessaire au maintient de son illusion de légitimité historique et de sa bonne conscience : la logique du « deux poids , deux mesures » lui est naturelle !) .
Tort de ne voir que le Salariat comme classe révolutionnaire « qui n’a à perdre que ses chaînes » et libératrice de l’Humanité pour instaurer la société sans classe : le salariat a pour idéal de trouver un emploi, si possible de fonctionnaire. Et lors de sa domination sous tutelle des partis communistes, on n’a vu QUE des sociétés totalitaires et tyranniques, au lieu des sociétés humaines et libres annoncées. Il est fort possible que cette partie de l’analyse de Marx soit forcée et historiquement fausse . L’hypothèse du renversement du mode de production capitaliste par le mode de production du Savoir (sapientique) peut résoudre , à mon avis , cette contradiction et dépasser l’erreur de Marx : ce pourquoi je nomme ce mouvement le mouvement marxien , et non plus marxiste , d’autant plus que pour la classe du Savoir , la Liberté est une valeur fondamentale .
La question marxiste de « la dictature du prolétariat », qui de fait n’a jamais été que la dictature d’une oligarchie, se pose alors de 2 façons : soit elle est antidémocratique, soit elle ne concerne que les mesures défensives exceptionnelles que la Démocratie doit opposer à des forces fascistes.
Mon opinion est que
la société capitaliste est à son apogée historique : elle entreprend sa « globalisation » qui prendra quelques décennies. Ceci implique que le « dépassement » du capitalisme est un cul de sac politique pour qui veut agir maintenant, et que la seule voie est celle de Blum et de Jospin : être les « gérants loyaux du capitalisme » en imposant et organisant sa régulation dans l’intérêt premier des travailleurs et de leurs familles , donc de promouvoir la performance concurrentielle mais en corrigeant la nuisance sociale et écologique dès le départ dans le contrat social .
Cette politique est possible et nécessaire dans les pays développés, à commencer par l’Europe ; mais dans les pays paupérisés par les grands capitalistes, les socialistes savent qu’une révolution peut être nécessaire. Ils refusent donc de crédibiliser la désinformation orchestrée par les grands capitalistes et leurs agences ou Etats subordonnés , par exemple ils refusent de vilipender outrancièrement les mouvements communistes et reconnaissent leurs acquis historiques , principalement pour avoir réussi à amorcer la libération des femmes à l’échelle internationale ou l’accumulation économique dans de grands pays sous développés comme l’Inde ou la Chine . Ceci n’empêche pas une critique ouverte contre l’antidémocratisme du mouvement communiste et ses excès criminels directement liés à l’absence de démocratie pluraliste et donc de vrais contre pouvoirs.
La société capitaliste sera dépassée dans le futur pour 2 raisons :
D’une part parce que sa logique de base est égoïste et ne peut donc à terme répondre à des questions d’intérêt général sociologiques et écologiques.
Et d’autre part parce que , quoiqu’ aujourd’hui seul le capitalisme (privé ou d’Etat) fonctionne efficacement à l’échelle mondiale, s’annonce déjà le mode de production futur : le mode de production sapientique basé sur le savoir .
C’est dû à ce que le noyau vital du Travail est le Savoir . Or nous sommes entrés dans l’Age de la science depuis plus de 2 siècles . L’effet qui en a découlé est une révolution du rapport au monde de l’être humain .
De plus c’est la relation même au savoir qui a changé : les techniques informatiques et de communication installent peu à peu les outils robotiques (le PC en est une forme), annonçant les futurs robots.
L’idée est que le mode de production (mdp) du Savoir dominera et contrôlera le mdp capitaliste en son sein (et les résidus de mdp féodal ; ainsi que la fonction parentale , seule trace licite du mdp « esclavagiste »où une personne, l’enfant, « appartient » à une autre, le parent) , grâce à des rapports de production similaires à ceux qui règnent dans des équipes techniques, éducatives ou de chercheurs, où le savoir est la première valeur. Et le moyen matériel qui en assurerait la possibilité serait justement la robotique (de « main d’œuvre », de communication, d’informatique…) . Bien entendu , le Savoir s’assurera toujours de la rentabilité en terme de productivité du travail humain , mais en prenant intrinsèquement en compte les conséquences sociales et environnementales dans l’évaluation de la « rentabilité réelle ». Et le Savoir impliquera la prospective pour envisager dès le départ des développements possibles, même si la rentabilité capitaliste à court terme peut sembler négative.
Ces idées ne sont plus utopiques : elles sont déjà à l’œuvre aujourd’hui, et on constate sans cesse le développement du conflit entre les intérêts des classes capitalistes et ceux des couches « diplômées ».
Il est donc logique du point de vue marxien d’envisager la Démocratie comme le lieu de la lutte des classes , avec ses affrontements et ses compromis , entre d’une part les capitalistes , et d’autre part les « diplômés » et les salariés, ainsi que les artisans exploités par les capitalistes .
Autrement dit, nous sommes irréductiblement partisans de la démocratie (représentative, participative, et autant que possible à l’époque, directe) , et en même temps, partisans d’une lutte des classes dominées pour imposer leur propre logique à la classe dominante.
C’est sur la base de l’alliance fondamentale entre la classe du Savoir et la classe Salariée que doit se construire le grand parti de la gauche, pour entraîner avec lui l’ensemble de la Gauche. Et sur cette base peuvent alors se développer les alliances et les compromis avec les autre forces sociales et politiques connexes, ou plus , avec tel ou tel patronat dans le cadre d’une politique de négociation et de contrat donnant-donnant .
Sinon, ce sera comme lors de la présidentielle de 2007 où on a mis la charrue avant les bœufs : on a soit traité le tactique (les alliances conjoncturelles ; les amitiés personnelles) avant le stratégique (l’analyse et les alliances de classe ; les compétences) , soit pour certain(e)s on a calculé délibérément de faire basculer le PS vers le centre en abandonnant le rôle, indispensable aux travailleurs de France, d’un « Parti du Travail » (ni d’Albanie ! et ni à la Blair !) aux infantiles ou irresponsables de l’extrême gauche spécialisée dans l’impuissance ou la division de la Gauche . C’est à partir de la position marxienne de « Parti ‘Travailliste’ » que le PS pourra renaître et rassembler la Gauche , et au delà , pour gagner en 2012.
On a besoin en France et en Europe d’une Gauche de combat pour promouvoir les intérêts de classe des travailleurs ET d’une Gauche de négociation pour trouver les compromis acceptables dans le cadre républicain , pas d’une Gauche extrémiste « de combat SANS compromis » , et pas d’une ‘‘Gauche’’ centriste « de compromission oubliant les intérêts de classe des travailleurs » .
- pépère







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